PENSÉE

LA DÉMOCRATIE QUI NE FAIT PAS DU PEUPLE LE RESPONSABLE DE SES DÉCISIONS EST UNE TROMPERIE.

LA RELIGION QUI NE RECONNAÎT PAS LA FOI COMME UN DON PERSONNEL DE DIEU EST UNE MANIPULATION.

LE BIEN COMMUN QUI NE SE FONDE PAS SUR LA JUSTICE ET LA VÉRITÉ EST UNE ESCROQUERIE.

Oscar Fortin

Blog espagnol

dimanche 20 novembre 2005

J'AI CHERCHÉ DIEU

Je l’ai cherché dans la Consommation, dans le Pouvoir, dans le Prestige :
Je ne l’ai pas rencontré.
Je l’ai cherché là où se manifeste et croît ce qu’il y a d’humain :
Et je l’ai vu.

Je l’ai reconnu dans les humbles et les pauvres,
Dans les orphelins et les exclus.
Je l’ai reconnu dans les persécutés pour la justice,
Dans les psaumes et poèmes d’Ernesto Cardenal.
Je l’ai reconnu dans les compromis sociaux de Chavez,
Dans la mort prophétique de Mgr Romero.
Je l’ai reconnu dans le désir profond de vérité des peuples,
Dans le désir d’une vie digne pour tous.
C’était Jésus de Nazareth, présent dans l’humanité.

Je l’ai aussi reconnu dans l’inspiration humaniste de Fidel,
Dans la promotion de l’éducation, de la santé, de l’entraide.
Je l’ai reconnu dans la sueur des travailleurs,
Dans l’honnêteté et les sacrifices des humbles.
Je l’ai reconnu dans la démocratie participative des peuples,
Dans le respect des différences de chacun.
C’était l’Esprit, présent au cœur de l’Amérique.

Également, je l’ai reconnu dans la bonté de ceux qui pardonnent,
Dans l’accueil gratuit et généreux des exclus.
Je l’ai reconnu dans la douleur des mères qui cherchent leurs disparus,
Dans la foi de ceux qui donnent tout pour que d’autres aient la vie.
Je l’ai reconnu dans le partage des uns avec les autres,
Dans l’amour des parents pour leurs enfants.
C’était le Père, présent en tous

Plus que tout je l’ai reconnu dans la solidarité humaine,
Dans la fraternité qui s’étend à toutes les personnes de la terre.
Je l’ai reconnu dans la recherche de la vérité, de la sincérité,
Dans le désir partagé d’UNITÉ vraie.
Je l’ai reconnu dans la créativité des artistes,
Dans la fraîcheur du vent, dans le cantique des oiseaux.
C’était Dieu présent à toute personne de bonne volonté.

Oscar Fortin
Cuba, le 15 novembre 2005 (original écrit en espagnol)

2 commentaires:

le païen a dit...

Mon cher Oscar je suis arrivé sur votre blog par hasard et votre texte "j'ai cherché dieu" m'a intéressé par sa simplicité et comme une profonde honnêteté envers l'humain.

Je respecte votre foi en dieu et Jésus de Nazareth; vous semblez avoir beaucoup d'empathie pour vos semblables et c'est tout à votre honneur. C'est avec des hommes comme vous que l'humanité réalise sa destinée.
Votre prémisse "j'ai cherché dieu" moi aussi je l'ai vécue et d'innombrables humains avant nous!Mais alors pourquoi ce besoin de chercher? Si dieu était aurions-nous à le chercher?Je ne crois pas; par contre le besoin de dieu est réel,alors qu'est-ce à dire? He bien je crois que c'est une nécessité qui nous habite depuis notre naissance; nécessité que nous cherchons à accomplir au cours de notre vie et ultimement rejoindre à notre mort physique.
Mais dans tous et chacun de vos propos je reconnais bien-là l'humanisme révélé par la divinité de votre être, votre ÂME. Gardez-là bien, choyez-là et parlez-lui, de grandes plénitudes vous attendent.
Merci de me lire

Oscar Fortin a dit...

Votre commentaire rejoint le sens profond de la recherche de dieu et confirme que c'est dans les choses et les personnes les plus simples que nous le rencontrons.bonne chance et amitié fraternelle.

oscar