PENSÉE

LA DÉMOCRATIE QUI NE FAIT PAS DU PEUPLE LE RESPONSABLE DE SES DÉCISIONS EST UNE TROMPERIE.

LA RELIGION QUI NE RECONNAÎT PAS LA FOI COMME UN DON PERSONNEL DE DIEU EST UNE MANIPULATION.

LE BIEN COMMUN QUI NE SE FONDE PAS SUR LA JUSTICE ET LA VÉRITÉ EST UNE ESCROQUERIE.

Oscar Fortin

Blog espagnol

mardi 1 mai 2012

QUEL EST L'AGENDA DE NOS GOUVERNEMENTS





Cette question devrait normalement nous conduire aux grandes attentes et priorités du Peuple Québécois ainsi qu’aux moyens les plus efficaces et les mieux adaptés pour y répondre.  Un agenda entièrement orienté tout à la fois à la satisfaction des besoins en santé, en éducation, en environnement, en transport, en alimentation, en habitation ainsi qu’à la mise en valeur maximale de toutes les richesses en ressources naturelles et en solidarité fiscale pour répondre à ces attentes. À toute fin pratique, un agenda fondé et défini par les besoins et les attentes du peuple, fondement de toute démocratie. En d‘autres mots l’agenda d’un gouvernement, élu par le peuple pour assurer la gérance de l’État en fonction des exigences du Bien commun.

Mais voilà que tout n’est pas aussi limpide et transparent. Je termine présentement la lecture d’un livre que tous les Québécois et Québécoises devraient lire. Ceux et celles qui fréquentent assidument Vigile.net en auront lu plusieurs extraits. Il s’agit du dernier né de Richard Le Hir, « Desmarais, La dépossession tranquille » (2012).

Ce qu’on y découvre c’est que l’agenda de nos gouvernants ne s’appuie plus sur les impératifs du bien commun, mais sur les intérêts de cette super puissance financière aux mille tentacules et dont le nom qui en couvre toute la réalité est nul autre que Paul Desmarais, père.  On y découvre que le glissement progressif de nos richesses et de nos sociétés d’État vers le privé est subtilement planifié et exécuté par des acteurs et actrices aux doubles visages qui ont pris place aux endroits les plus stratégiques et décisionnels de l’État et de ses Sociétés. On y découvre également, à travers ces mouvements, que le peuple y perd au change et que les déficits accumulés lui sont refilés par le moyen de coupures dans les services et par l’augmentation des coûts dans certains autres, comme c’est actuellement le cas avec la hausse des frais de scolarité. Nous réalisons que nos gouvernements ne font pas de la gérance des biens du peuple pour le peuple, mais, plutôt, de la « régence » de ces biens en fonction des intérêts de cette super puissance financière.

Cette réalité n’est plus une vision de l’esprit, inspirée par des idéologies de gauche ou des suppositions d’esprits en mal de publicité, mais elle surgit de faits bien documentés et la mise à nue de ceux et celles qui se prêtent à cette trahison.

Lorsque les étudiants demandent, dans la situation actuelle, une trêve pour permettre, d’une part, le retour aux classes et d’autre part, pour prendre le temps de regarder l’ensemble du problème du financement de l’éducation, ils se fondent finalement sur le fait qu’ils sont partis de ce peuple et que les dirigeants politiques se doivent d’analyser avec eux les diverses alternatives qui permettraient de résoudre les problèmes en suspens. Supposons un seul instant que ce soit Paul Desmarais, père, qui demande cela à Jean Charest.  Ce dernier s’empresserait d’y acquiescer.

Lorsque nous parlons de démocratie oligarchique, nous parlons de cette démocratie où ceux qui ont véritablement le pouvoir n’ont pas besoin de se rendre aux urnes pour voter. Ils savent à l’avance sur qui compter, tout simplement parce qu’ils les y ont placés par des moyens autres que les votes.
Il en va différemment avec la véritable démocratie qui se fonde sur la volonté et le pouvoir du peuple. Ce dernier n’est pas là seulement pour voter, mais également pour participer à la gouvernance et à suivre ce qui s’y passe. Cette démocratie ne plaît pas aux premiers et l’on comprend pourquoi. Ils veulent occuper toute la place.

Bonne fête à tous les travailleurs et travailleuses du monde

Merci également à M. Richard Le Hir pour son excellent livre.

Oscar Fortin
Québec, le 1er mai 2012

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