PENSÉE

LA DÉMOCRATIE QUI NE FAIT PAS DU PEUPLE LE RESPONSABLE DE SES DÉCISIONS EST UNE TROMPERIE.

LA RELIGION QUI NE RECONNAÎT PAS LA FOI COMME UN DON PERSONNEL DE DIEU EST UNE MANIPULATION.

LE BIEN COMMUN QUI NE SE FONDE PAS SUR LA JUSTICE ET LA VÉRITÉ EST UNE ESCROQUERIE.

Oscar Fortin

Blog espagnol

dimanche 16 décembre 2012

DES ENFANTS SONT TUÉS









Depuis que s’est produite cette tragédie dans une école du Connecticut où près de 20 enfants ont été bêtement assassinés, nos radios, nos télévisions, nos journaux témoignent de l’horreur d’un tel évènement. Les mots manquent pour exprimer la douleur des parents et des amis. De partout en Occident les chefs d’État font entendre leur désarroi et disent ne pas comprendre que de tels crimes peuvent se commettre si gratuitement, brisant la vie de ces jeunes porteurs d’avenir.

Témoignages de ces autorités recueillis sur un site internet :

"Le Président des États-Unis, M. Barack Obama, est en larmes.

Le Président de la République française, M. François Hollande, a éprouvé un "choc profond" et s'est dit "horrifié". Son ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, a tout de suite exprimé sa "solidarité" et "présenté ses » ses condoléances aux familles des victimes et à leurs proches".

Le premier ministre anglais, David Cameron, a "le cœur brisé" par le "destin volé" de jeunes enfants qui "avaient encore toute la vie devant eux".

Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, "prie" pour les familles "touchées par cette violence insensée".

La chancelière d'Allemagne, Mme Angela Merkel a constaté, un peu platement, il faut le reconnaître, que "juste avant Noël" cet évènement a provoqué "un chagrin indescriptible à de nombreuses familles". Et après Noël, cela aurait été moins grave ?

La responsable de la diplomatie européenne, Mme Catherine Ashton a fait part de son "choc" et a informé les familles qu'elle "pensait" aux victimes.

Quant au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, il a éprouvé, lui aussi, un "choc profond et une horreur" de ce que "de jeunes vies porteuses d'espérance ont été détruites".

Même sa sainteté le pape Benoît XVI, "informé rapidement" par le Saint-Esprit, a fait part de son "chagrin sincère et de l'assurance de sa proximité en prière avec les victimes et leurs familles et toutes les personnes affectées par cet évènement choquant".

Sans diminuer en rien la tragédie inacceptable de la tuerie au Connecticut, il y a lieu d’ajouter la mort tragique d’enfants tués par nos armées ou encore par celles de nos alliés ou de groupes qui agissent en leur nom. Ces morts ne sont pas moins tragiques et révoltantes. La douleur et la souffrance n’ont pas de couleur, ni de statut social. Pourtant nous les passons sous silence chaque fois qu’elles nous mettent en cause.

Il n’y a pas si longtemps, il y a eu une invasion de l’armée d’Israël à Gaza laquelle a fait des dizaines de morts chez les enfants innocents. En Syrie, des terroristes, soutenus militairement par ceux-là mêmes qui pleurent aujourd’hui avec beaucoup d’émotion les morts du Connecticut, tuent également des enfants. D’ailleurs, les photos qui coiffent cet article représentent les morts d’enfants, victimes de ces conflits.

Toute cette douleur exprimée par nos dirigeants m’a rappelé cette réponse, en 1996, de Madeleine Albright, alors Secrétaire d’État des États-Unis, à la journaliste Lesly Stahl qui lui demandait si l’embargo alimentaire, imposé par les États-Unis à l’Irak, lequel avait occasionné à ce jour la mort de plus de 500 000 enfants, en valait le prix.

Albright a répondu, « Je crois que c'est un choix très difficile, mais le prix... nous croyons que le prix en vaut la peine. »

UNICEF évalue à 1 million 300 milles, le nombre d'enfants irakiens morts à cause de l'embargo. »

Cette réponse de Mme Albright serait sans doute celle de nos dirigeants actuels concernant tous ces morts d’enfants en Palestine, en Syrie et dans d’autres pays du monde où il y a encore du pétrole, du gaz et d’autres richesses à récupérer pour le mieux-être de "notre" humanité.

Je ne puis m’empêcher, en tant qu’humaniste croyant, de rappeler ces paroles du Nazaréen : « Ce que vous faites aux plus petits des miens c’est à moi que vous le faites. »

Que de sépulcres blanchis qui se donnent au dehors les apparences de bonnes âmes, mais qui au dedans n’ont que pourriture. 


Oscar Fortin
Québec, le 16 décembre 2012


2 commentaires:

Anonyme a dit...

Après avoir lu cet article je ne puis me passé de vous remercier pour se témoignage lucide et humain qui me redonne espoir en le genre humain quel que puisse être leur religion.

Étant moi même musulman, je n'ai jamais ressentie d'hostilité envers les juifs les chrétiens ou autres, mais envers les sionistes Dieu sait que jamais ils/elles ne trouveront une once de pardon dans mon cœur.

Oscar Fortin a dit...

Merci