PENSÉE

LA DÉMOCRATIE QUI NE FAIT PAS DU PEUPLE LE RESPONSABLE DE SES DÉCISIONS EST UNE TROMPERIE.

LA RELIGION QUI NE RECONNAÎT PAS LA FOI COMME UN DON PERSONNEL DE DIEU EST UNE MANIPULATION.

LE BIEN COMMUN QUI NE SE FONDE PAS SUR LA JUSTICE ET LA VÉRITÉ EST UNE ESCROQUERIE.

Oscar Fortin

Blog espagnol

jeudi 6 mars 2014

Le vol commis par le pape François








À ses prêtres du diocèse de Rome dont il est l’évêque, le pape François leur a raconté l’anecdote où il a volé la croix du rosaire des mains d’un prêtre décédé. Je me permets de traduire dans mes mots cette narration du pape François que je viens de lire dans sa version espagnole.

Alors qu’il était Vicaire général du diocèse de Buenos Aires, un vieux prêtre, reconnu pour être un grand confesseur, meurt. Le ministère de la Confession était au centre de sa vie pastorale. On l’appelait le père Aristide. Lors de la visite du pape Jean-Paul II en Argentine, c’est à lui qu’on fit appel pour être le confesseur du pape.

Toujours est-il que ce bon père Aristide meurt et que le Vicaire général, qu’est devenu George Bergolio, informé de ce décès, se rend à la chapelle ardente où il est exposé pour y faire une prière. Là, il réalise qu’il n’y a personne si ce n’est quelques retraitées. Voyant que le pauvre prêtre n’avait aucune fleur, il sort en acheter et revient les déposer sur sa tombe.

Une  fois accompli ce geste de respect et d’affection, il s’agenouille pour une prière et c’est à ce moment qu’il voit la médaille de la croix que le père Aristide tient entre ses doigts. C’est plus fort que lui. Il ne peut résister à la tentation de la lui prendre. Il se met donc discrètement à l’œuvre en y allant avec ses doigts d’abord pour la saisir puis la lui retirer. Il raconte que pendant toute cette manoeuvre, il disait, en son for intérieur, au vieux prêtre, inerte dans sa tombe,  « j’espère seulement avoir la moitié de la miséricorde que tu as eue. »

 Une fois, la médaille en sa possession, il fallait lui trouver une place pour la dissimuler. Or la soutane qu’il portait n’avait pas de poches, sauf sur le devant à la hauteur du cœur où il y avait une petite poche. Il la plaça donc dans cet espace, avant de se lever et d’aller saluer les quelques vieilles personnes présentes. Puis il sortit, satisfait de son méfait.

Il poursuit sa narration en disant que depuis ce jour, il porte cette médaille au niveau de son cœur et, dit-il,  lorsqu’il lui vient une mauvaise pensée sur quelqu’un, il met sa main sur son cœur pour la toucher.

Cette médaille volée au vieux père Aristide est devenue pour lui la médaille de la miséricorde.

Personnellement, en lisant cette histoire, j’ai ri, de ce rire qui vient du merveilleux de celle-ci. La simplicité avec laquelle elle est racontée, les précautions prises par ce haut dignitaire pour que personne ne le voie, les paroles qu’il dit à ce vieux prêtre en lui retirant sa médaille et cette façon de confesser les motifs pour lesquels il est amené à toucher cette médaille, tout cela, venant de ce pape si simple et si humain, est pour moi une histoire qui me fait penser à Don Camilo.

Une belle histoire, toute à l’honneur du pape François qui nous rappelle l’humain qui nous habite et la miséricorde qui nous accompagne.

Il ne fait pas de doute qu’après cette histoire, il devra faire attention aux fois où il mettra sa main sur son cœur.


Oscar Fortin
Québec, le 6 mars 2014


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