PENSÉE

LA DÉMOCRATIE QUI NE FAIT PAS DU PEUPLE LE RESPONSABLE DE SES DÉCISIONS EST UNE TROMPERIE.

LA RELIGION QUI NE RECONNAÎT PAS LA FOI COMME UN DON PERSONNEL DE DIEU EST UNE MANIPULATION.

LE BIEN COMMUN QUI NE SE FONDE PAS SUR LA JUSTICE ET LA VÉRITÉ EST UNE ESCROQUERIE.

Oscar Fortin

Blog espagnol

mercredi 11 mai 2016

LA RUSSIE DÉCLARE UNE GUERRE SAINTE CONTRE LE TERRORISME

EST-CE UNE BONNE NOUVELLE POUR L’OCCIDENT ? 



Les États-Unis et ses alliés dans leur lutte contre le terrorisme

Depuis la tragédie du 11 septembre 2001, les États-Unis et tous ses alliés ont fait de la lutte contre le terrorisme le motif principal de leurs interventions, particulièrement en Asie et au Moyen-Orient. Déjà, dans son discours au Congrès, le 21 septembre 2001, le président GW. Bush avait établi de nouvelles règles de conduite dans les relations internationales : «Qui n’est pas avec nous est contre nous ». En d’autres termes, nous sommes l’axe du bien, et tous les autres qui s’opposent à nous  sont l’axe du mal. Ce fut le cas, entre autres des guerres en Afghanistan, en Irak, en Libye et maintenant en Syrie. C’est dire toute l’importance accordée par l’Occident chrétien à cette lutte contre tous ces États et Peuples qui s’opposent à l’axe du bien. Ces derniers ne peuvent être que des délinquants et des terroristes qui contaminent la sécurité des peuples et des nations solidaires des États-Unis.

L’histoire des 15 dernières années nous apprend toutefois que l’usage fait de la lutte contre le terrorisme a été plus souvent que moins un prétexte pour mener des opérations militaires aux objectifs tout à fait différents. Ce n’est plus le droit international, formulé dans la Charte des Nations Unies, qui prédomine, mais l’axe du bien, incarné par les États-Unis.  Sur le même sujet, il faut lire également la réflexion de Noam Chomsky qui décode, dès décembre 2001, les pièges de cette suprématie des États-Unis sur le bien et le mal. Le cas actuel de la guerre en Syrie en est une bonne illustration : le président Bachar al Assad doit partir pour laisser la place à un élu de l’axe du bien. C’est d’ailleurs dans ce contexte que les terroristes qui combattent également le régime du Président syrien deviennent des alliés et non des ennemis à combattre. Cette situation illustre bien l’ambiguïté des politiques de l’Occident dans sa lutte contre le terrorisme. Cette utilisation du terrorisme à des fins politiques n’est pas nouvelle. Sur ce dernier point, un article tout récent qui en dit long.

La Russie déclare une guerre sainte conte le terrorisme

Le président Vladimir Poutine a décodé depuis longtemps ce double jeu des États-Unis et de ses alliés dans leur soi-disant lutte contre le terrorisme. La Syrie aura été le théâtre tout indiqué pour suivre de près les multiples interventions de ceux qu’il appelle toujours ses  partenaires. Ce que l’aviation russe, en relation étroite avec l’armée syrienne, a pu réaliser en quelques semaines de combat, les États-Unis et leurs alliés n’ont pu le réaliser en une année. Non pas qu‘ils aient été démunis en armements et logistiques, mais du fait que leurs cibles ont toujours été celles de renverser le gouvernement légitime de Bachar el Assad. Il a pu ainsi décoder les supports logistiques apportés aux terroristes de même que leur soutien sous diverses formes. En somme, ils se révèlent des partenaires peu fiables dans cette lutte contre le terrorisme.

C’est à l’occasion du jour de la commémoration de la grande victoire contre l’Allemagne nazie, en 1945, que le Patriarche orthodoxe Kyrill promulgue une  guerre sainte contre le terrorisme. Voici un extrait de cette déclaration qui donne le ton et le sens à cette guerre.

« C’est un combat contre un Mal redoutable qui ne menace pas seulement le Moyen-Orient, mais l’ensemble de l’Humanité […] C’est pourquoi la guerre contre le terrorisme est une Guerre Sainte. Je prie Dieu pour que l’ensemble du monde comprenne ceci et cesse de différencier les terroristes entre ‘bons’ et ‘mauvais’, et cesse par ailleurs d’utiliser cette guerre avec leurs propres objectifs cachés ».

Voilà ce qui résume bien l’irritation que doit ressentir l’Occident devant cette déclaration de guerre sainte contre le terrorisme. En quelque sorte, c’est qu’il en fait partie. Sa grande tricherie est de nouveau mise à jour et ses acteurs deviennent la cible de cette guerre sainte. Nous n’en sommes plus à une guerre idéologique, mais à une guerre qui vise à apporter la paix à chaque peuple, à chaque nation dans le respect du droit international. Les acteurs invisibles qui financent et soutiennent de diverses manières ces terroristes devront prendre bonne note qu’ils sont sur la liste des terroristes à éliminer.

Une anecdote qui m’est venue à l’esprit en rédigeant ce texte

Cette anecdote se réfère au croyant que je suis. Au début du siècle dernier, trois jeunes bergers ont vécu l’expérience de visions de personnages se présentant comme venant du ciel. Un de ces personnages s’est présenté, le 13 mai 1916, comme étant l’ange de la paix.

Cet événement m’a aussitôt ramené à cette visite au Vatican du président Poutine, en juin dernier, qui fut alors reçu par le pape François. À cette occasion, il y eut échanges de cadeaux. Celui remis par le pape François consista en un médaillon représentant  l’ange de la paix. En le lui remettant, il aurait alors dit : "L'Ange de la paix" peut "vaincre toutes les guerres.»

Espérons qu’il en soit ainsi quant à l’action de la Russie pour la paix dans le monde.


Oscar Fortin
Le 13 mai 2016

http://humanisme.blogspot.com


PS. À ce jour je n’ai vu nul part dans nos medias meanstream cette information d’une guerre sainte de la Russie contre le terrorisme.



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