PENSÉE

LA DÉMOCRATIE QUI NE FAIT PAS DU PEUPLE LE RESPONSABLE DE SES DÉCISIONS EST UNE TROMPERIE.

LA RELIGION QUI NE RECONNAÎT PAS LA FOI COMME UN DON PERSONNEL DE DIEU EST UNE MANIPULATION.

LE BIEN COMMUN QUI NE SE FONDE PAS SUR LA JUSTICE ET LA VÉRITÉ EST UNE ESCROQUERIE.

Oscar Fortin

Blog espagnol

jeudi 21 septembre 2017

VENEZUELA :INCUBATEUR DE DÉMOCRATIE POUR LES PEUPLES

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Le Venezuela de la Révolution bolivarienne s’est transformé en un véritable incubateur qui donne naissance à une nouvelle démocratie, la démocratie, caractérisée par la participation directe du peuple au pouvoir. À ce jour, la démocratie à laquelle l’Occident s’est fait le grand promoteur, la démocratie représentative, s’est révélée être davantage la démocratie des élites que celle du peuple. 

Ainsi, l’air de rien, nos États démocratiques sont devenus des États dominés et dirigés par des élites dont les intérêts occupent la première place. Les processus électoraux sont tels qu’ils permettent facilement à ces élites d’agir tout autant au niveau des partis politiques qu’au niveau des processus électoraux. Nous avons tous et toutes à l’esprit de ces exemples de fraudes électorales soigneusement mise à exécution pour que les élus soient ceux et celles qui sauront le mieux répondre prioritairement aux intérêts de ces élites. Il suffit d’interpeller « Google » ou « Yahoo »  sur « fraudes électorales » pour  se convaincre, si besoin était, de ce cancer qui a contaminé et continue de contaminer cette « démocratie » que les dictionnaires définissent comme étant « le pouvoir du peuple pour le peuple ». Pas surprenant que ces spécialistes de la fraude électorale ne soient pas pressés pour faire appel, entre autres,  aux plus hautes technologies pour assurer la fiabilité de l’identité des électeurs et électrices ainsi que de la crédibilité du dépouillement des bulletins de vote. À ceci, il faut évidemment ajouter le plein contrôle des investissements qui rendent possibles les élections.

Lorsque les chefs d’État se présentent à la Tribune des Nations Unies, le discours qu’ils  tiennent ne fait écho, pour la plupart, qu’à la vision dominante de l’État le plus puissant auquel ils se soumettent.  C’est le cas de plusieurs pays de l’Amérique latine  et de l’Europe qui ne  parlent que de ce dont les États-Unis leur autorisent de dire, ce qui, dans plusieurs cas, va  à l’encontre de ce que leur propre peuple pense. Par exemple, lorsque le président de la Colombie, Juan Manuel Santos, à la tribune des Nations Unies, parle du Venezuela comme d’une dictature et d’un pays en ruine, il ne parle pas au nom de son peuple, mais il le fait au nom de l’État qui lui donne des millions de dollars pour ses bases militaires en Colombie. Que d’États et de gouvernements ont perdus leur indépendance et souveraineté avec des gouvernants vendus à l’avance à l’Empire qui s’incarne dans les États-Unis d’Amérique.

Aujourd’hui, nous réalisons plus clairement que nos démocraties ne sont qu’une façade à un État profond concentré dans ceux qui détiennent les grands pouvoirs économiques, politiques, militaires. Ils sont les véritables détenteurs du pouvoir et tous les acteurs qui les entourent n’en sont que des couvertures, au large sourire, qui sacrifient les intérêts prioritaires du peuple au profit des intérêts prioritaires de ces maîtres de l’État profond et de tous ses acolytes. C’est triste à dire, mais la démocratie représentative du peuple s’est vite transformée en une démocratie représentative, avant tout, de ces élites de l’État profond. Ces derniers sont présents dans tous les pays et dans tous les États.

HUGO CHAVEZ ET LA RÉVOLUTION BOLIVARIENNE

Pour comprendre Hugo Chavez et cette révolution bolivarienne dont il s’est fait porteur, il est important de comprendre ce qui est advenu véritablement de cette démocratie représentative à laquelle tous les peuples de l’Occident et d’Afrique sont invités à participer. Elle est l’outil par excellence des élites de l’État profond pour prendre le contrôle des États et de leurs richesses sans devoir le faire par la force de la guerre. Hugo Chavez a compris cela et il a également compris que ce scénario ne saurait être modifié sans une participation consciente et responsable d’un peuple sachant se tenir debout. Il a compris que tant que les Constitutions des pays seraient le produit des élites et non des peuples, tout changement ne saurait se réaliser. Ainsi, lors de l’élection présidentielle de 1998,  il a promis qu’en étant élu président, il convoquerait une assemblée constituante du peuple pour l’élaboration d’une nouvelle constitution pensée et voulue par le peuple.

Assermenté comme président, en janvier 1999, il convoqua aussitôt à une Assemblée nationale constituante à laquelle s’est joint le peuple.

« Après l'élection d'Hugo Chávez à la présidence de la République en décembre 1998, une Assemblée constituante élue démocratiquement a été convoquée, à la suite d'un référendum, comme promis lors de la campagne présidentielle. Cette décision a été motivée parce que, selon Chávez, le système politique hérité de l'ancienne Constitution de 1961 isolait les institutions du peuple. Cette initiative a reçu un large soutien populaire, en particulier parmi les classes les plus pauvres du Venezuela, qui avaient connu une baisse significative de leur niveau de vie au cours de la dernière décennie et demie. L'Assemblée nationale constituante (ANC), composée de 131 élus au suffrage universel direct, a été convoquée en août 1999 pour commencer la rédaction d'un nouveau texte constitutionnel. Les chavistes dominant largement l'Assemblée, les travaux ont été brefs et le 15 décembre 1999, la nouvelle constitution est approuvée par référendum à une large majorité. Elle est entrée en vigueur le 20 décembre de la même année. »

C’est dans le cadre de cette constitution que la Révolution bolivarienne se définit comme  socialiste, anti-impérialiste et de « démocratie participative.» Cette nouvelle constitution, rédigée par 131 personnes, élues par vote direct et universel, et voulue par le peuple. Cette nouvelle constitution, comme il fallait s’y attendre, n’a pas trouvé grâce auprès des élites de l’État profond et de leurs acolytes. Ce fut le début d’une guerre qui dure jusqu’à aujourd’hui. Les décisions du peuple sur l’usage à faire des immenses revenus des plus importants gisements de pétrole au monde, des mines d’or et autres, contrevenaient à l’usage qu’en faisaient les multinationales étasuniennes et les oligarchies nationales. Il était devenu impensable, pour ces derniers, que les intérêts du peuple passent avant ceux des élites.

Je vous invite à lire ce que fut le coup d’État militaire de 2002. Je vous invite à lire également ce que furent les dernières élections de Chavez et l’arrivée de Maduro.


Nous pouvons entrer maintenant dans ce qui fait l’actualité autour du Venezuela et le combat héroïque que mène le peuple contre cette offensive criminelle de toutes ces forces de l’État profond de Washington, du Venezuela, de leurs alliés, mettant à contribution tous leurs médias. Je me dois d’ajouter ici le fait que l’épiscopat vénézuélien fait également partie de cette offensive.

Tous les moyens deviennent bons pour déloger ce gouvernement et avec lui ce peuple qui se tient debout. : Guerres économiques visant à créer la rareté des biens et à indisposer le peuple contre un gouvernement qui n’arrive pas à leur fournir les biens essentiels.  Guerres de violence et de haine visant à créer la peur et l’insécurité. Pendant les mois de mars jusqu’au 30 juillet, des mercenaires et terroristes, à la solde de l’opposition, financée par Washington, ont créé le désordre, en tuant, en blessant, en détruisant des biens publics, tout cela mis au compte du gouvernement par les médias de l’empire. Guerre de désinformation et de diabolisation visant tout autant le gouvernement que son président, en la personne de Nicolas Maduro. On parle de ce dernier de dictateur, du gouvernement de dictature. On présente le peuple comme un peuple opprimé, affamé, sans médicament. En somme, l’idée d’un peuple victime d’un gouvernement en faillite et au secours duquel la communauté internationale doit se porter.

Ce que le président Trump a dit à la Tribune des Nations Unies ne fait que reprendre ce scénario de diabolisation du Venezuela, passant sous silence cette démocratie participative qui a fait l’émerveillement de plus de 160 représentants de 72 pays  en visite au Venezuela ces jours derniers, pour constater en direct ce qui se vit dans ce pays. Pour plusieurs, ce fut une grande surprise de découvrir un peuple bien en vie, structurée, organisée et sachant chanter et se solidariser.

Le premier mai 2017, le président Maduro, face à la violence soutenue par l’opposition et Washington, s’est prévalu du pouvoir que lui accorde la constitution de convoquer à une Assemblée nationale constituante pour qu’elle apporte la paix et permette de constitutionnaliser les acquis de la révolution bolivarienne. Cette fois-ci, ce furent 545 personnes appelées par vote secret et universel à former cette Assemblée  nationale constituante. Ce vote a eu lieu le 30 juillet et ce sont plus 8 089 239 électeurs et électrices qui se rendirent, contre vent et marée, à déposer leur bulletin de vote pour l’ANC. Une très grande victoire pour le gouvernement et pour le peuple, surtout si on prend en considération toutes les menaces dont furent victimes un grand nombre de ces gens. À titre de comparaison, l’opposition qui a pris le contrôle de l’Assemblée nationale législative lors des élections de 2015 avait totalisé 7 707 422 votes.

Je conclus en insistant sur le fait  que l’existence de cette ANC est une innovation unique au monde et qu’elle a pour effet de mettre « jaque mat »  les maîtres de la démocratie représentative. C’est ce qui dérange le plus ces grands démocrates qui n’avaient qu’à venir chercher leurs votes en utilisant argent et divers autres subterfuges et repartir avec le pouvoir de l’État et de ses richesses pour en faire ce que bon leur semblait.   Le Venezuela fait la démonstration que ce temps est terminé et qu’un peuple conscient, responsable et organisé est en mesure de faire face à ces élites aux ambitions insatiables.

Le Venezuela a généralisé l’éducation gratuite à tous les échelons, du primaire à l’universitaire, il en a fait de même avec la santé accessible gratuitement dans tout   le pays. Il a construit plus d’un million de résidences pour les familles en besoin. Avec toutes ces réalisations, il devient un mauvais exemple pour les autres pays qui n’arrivent pas à assurer ces biens essentiels. Le néo-libéralisme et la démocratie représentative, faite sur mesure pour ce dernier, feront tout   pour que ce régime démocratique du peuple pour le peuple ne survive pas. Le Venezuela et son peuple sont prêts à livrer ce combat, si nécessaire, d’autant plus qu’ils ne sont pas seuls. Les pays non alignés au nombre de 120 se rangent du côté du Venezuela. La Russie, la Chine et l’Inde sont là pour contrer les sanctions imposées par Donald Trump et confirmer leur solidarité stratégique avec le Venezuela et la révolution bolivarienne..

Il reste encore beaucoup à dire et je compte sur vous pour en ajouter ou en préciser les termes.


Oscar Fortin

Le 21 septembre 2017

http://humanisme.blogspot.com             


mardi 12 septembre 2017

EPISCOPADO VENEZOLANO CON EL PAPA FRANCISCO EN COLOMBIA




La foto que vemos es la que se tomo en Columbia con ocasión del encuentro oficial de unos obispos venezolanos con el papa Francisco. Una foto en la cual la expresión del papa no refleja gran esperanza. Unos días antes de su viaje, el Vaticano había declarado que no habría encuentro oficial del papa con obispos venezolanos.  

No es la primera vez que estos obispos encuentran al papa. Tienen un propósito bien concreto y altamente político: poner fin al régimen de la revolución bolivariana que encabeza, elecciones tras elecciones, desde 1998, el gobierno bolivariano de Venezuela. El motivo de que se reclaman es su ideología socialista y anti imperialista, confundida, sin mas consideraciones, con el marxismo y el comunismo del siglo pasado. Es así que este episcopado se transforma en un aliado natural de una oposición anti socialista, neoliberal y totalmente sometida al imperialismo encabezado por Estados Unidos. Para ellos, obispos y oposición, la Revolución bolivariana debe desaparecer de una manera o otra de América latina. He aquí su reacción a la convocatoria del Presidente para una Asamblea nacional constituyente. Les refiero a los comentarios que hice al respecto. Para ellos, el socialismo del siglo XXI, conduce a un sistema totalitario, militarista, policial, violento y represor, que ha originado los males que hoy padece nuestro país.” (Punto 4 )

No se sabe si este episcopado se dedico a profundizar su comprensión del socialismo del sigloXXI al cual se identifica, de forma general, el “chavismo”. Tampoco, se sabe si se dieron la pena de confrontarlo con la doctrina social de la Iglesia. Desde 1999 hasta hoy, la revolución bolivariana hizo mucho para aliviar la vida de los pobres y humildes en los sectores de la salud, de la educación, del alojamiento, de la participación a la vida social y política del país. De esas conquistas de la Revolución bolivariana, nunca hablan.

Para ellos, todos los problemas que vive el país es culpa del gobierno. No existen para ellos, fuerzas internas y externas que pudieran provocar muchos de esos males que tocan a los pobres y humildes. No vieron las manos oscuras maneando la violencia en los 4 últimos meses. Para ellos, mercenarios, terroristas, todos actuaban por orden del gobierno. Los muertos, los heridos, las destrucciones de los bienes públicos (hospitales, Metro, escuelas etc.) todo era culpa del gobierno. Llegaron hasta promover la desobediencia civil.

Nunca denunciaron las irregularidades de la oposición en sus comportamientos frente a las leyes electorales, a los juicios del TSJ que rehúsa acatar, de sus llamados para un intervención directa del exterior para sacar por la fuerza este gobierno que siguen diciendo illegitimo. Por ejemplo no hablaron al papa del bloqueo económico de Donald Trump cuyos efectos tocan directamente los pobres y humildes de los cuales se reclaman para que le papa diga a Maduro ya basta. No realizan que le papa tiene otras fuentes de información que las suyas. El padre Numa Molina es una de ellas. No hay que olvidar que una gran mayoría de los que militan dentro de la revolución bolivariana son católicos. Mas de 8 089 329 de estos (as) venezolanos (as) votaron por la Asamblea nacional constituyente. Es mas de lo que recibió la oposición por sus elecciones a la Asamblea nacional legislativa (7 707 422).

¿ Como puede sentirse el papa Francisco, autor de la Exhortación apostólica Evangelii gaudium, ante un episcopado que se solidariza con el capitalismo salvaje para hacer guerra a los gobiernos que se presentan como una alternativa a este capitalismo salvaje? No hay como alegrarse del comportamiento de eso obispos. A través de uno de ellos Chavez dijo lo que pensaba de ese comportamiento.


Oscar Fortin


El 12 de septiembre 2017

jeudi 31 août 2017

LORSQUE LE PEUPLE DEVIENT UNE DICTATURE



QU’ADVIENT-IL DE LA DÉMOCRATIE ?



Le président français, Emmanuel Macron, accuse le Venezuela d’être une dictature. Son principal péché serait d’avoir convoqué à une Assemblée nationale constituante plénipotentiaire.  dont le mandat principal est de ramener la paix dans le pays et de rafraîchir la Constitution de 1999 de manière à garantir les acquis de la Révolution bolivarienne dans les secteurs de la santé, de l’éducation, du logement, etc. 

L’Assemblée nationale constituante comprend 545 personnes, élues par vote secret et universel, qui auront les pleins pouvoirs de l’État de manière à ramener la paix dans le pays et d’apporter les modifications nécessaires à la Constitution pour protéger les grands acquis de la révolution bolivarienne dans les secteurs de la santé, de l’éducation, du logement, etc. Je vous réfère à un excellent article qui décrit bien tout le processus de mise en place de cette Assemblée nationale constituante qui suscita un grand intérêt au sein de la population.

Dès l’annonce, par le Président légitime du Venezuela, de cet appel au peuple comme ultime alternative pour ramener la paix dans le pays, l’opposition et ses alliés s’y sont aussitôt opposés. Elle a dit non à toutes les invitations du président pour qu’elle prenne part à cette convocation et à sa réalisation. Elle ne s’est pas investie pour faire la promotion de ses candidats à cette Assemblée nationale constituante. Elle a choisi la stratégie de la chaise vide, tout en mettant en œuvre tous les moyens possibles pour faire échouer l’élection de cette dernière.  Le jour de l’élection, il y eut de nombreux attentats, ici et là, pour dissuader les citoyens et citoyennes d’aller voter. Je vous invite à lire le compte rendu de cette journée électorale mémorable du journaliste de l’Humanité.

Les  8 089 329 de personnes  qui ont pu atteindre les urnes pour y déposer leur bulletin de vote représentent 41.63% de l’électorat vénézuélien en date du 30 juillet 2017. Pour donner une idée comparative de cette participation, l’opposition qui fut élue majoritaire à l’Assemblée nationale législative, en 2015, avait obtenu 7 707 422 votes, représentant 39.6% de l’électorat. C’est avec ce pourcentage que les nouveaux élus à cette l’Assemblée nationale avaient décidé de destituer le président légitime, Nicolas Maduro, dans les six mois qui allaient suivre leur prise de pouvoir. C’est également avec ce pourcentage de l’électorat qu’elle a orchestré les actes de violence qui ont fait plus de 160 morts et des centaines de blessés, sans parler des dommages matériels de plusieurs millions de dollars.

La présente ANC repose sur un vote ferme de plus de huit millions d’électeurs et d’électrices et sur un appui populaire qui dépasse les onze millions de personnes qui n’ont pu, pour une raison ou une autre, se rendre aux urnes. Sa représentation régionale et sectorielle en fait une mosaïque vivante du peuple qui prend en main son propre destin. C’est ce que le président français appelle la dictature. Depuis quand, le pouvoir du peuple pour le peuple est devenu une dictature ? Qui sont donc ceux et celles qui voient dans ce pouvoir du peuple une dictature ? Pourquoi craindre autant le peuple qui décide de prendre en main son propre destin ?

Cette émergence de cette véritable démocratie, pouvoir du peuple pour le peuple, pose de nombreux problèmes à ceux qui étaient parvenus à déguiser en démocratie leur propre dictature impériale. Ne demandez surtout pas à ces maîtres de la fausse démocratie de convoquer une assemblée nationale constituante plénipotentiaire, formée d’élus en provenance de toutes les régions et de tous les secteurs de la société avec pour mandat de reformuler la constitution de leur pays. L’exemple du peuple vénézuélien est un très mauvais exemple pour ces faux « démocrates » qui n’agissent que sous les ordres de leurs maîtres qui sont tout autre que le « peuple ».

Je vous invite à lire les liens que je vous propose dans cet article. Ils permettent de mieux saisir et comprendre ce qui se passe au Venezuela, père de la démocratie participative.

Oscar Fortin
Le 31 août 2017




lundi 28 août 2017

LA DICTATURE IMPÉRIALE




Comment peut-on qualifier un gouvernement qui décide du sort des autres peuples en s’y imposant, soit par la force militaire, soit par les sanctions unilatérales, soit par la corruption de certains de ses membres ? Comment peut-on appeler un gouvernement qui défie les lois internationales des Nations Unies et les droits fondamentaux des personnes et des Peuples ? S’il ne s’agit pas là d’une dictature, aussi bien-dire que les dictatures n’existent tout simplement pas.

Maintenant, ceci dit, comment pouvons-nous qualifier de démocratiques les gouvernements qui abdiquent aux intérêts prioritaires de leur peuple pour se soumettre prioritairement aux diktats de la dictature impériale ? 

La réponse à ces deux questions nous conduit directement au monde dans lequel nous vivons : un monde dominé par la puissance impériale dont le siège politique et économique se trouve à Washington. Le Collège des grands électeurs s’assure que la démocratie des votes populaires lui soit subordonnée. Pas question, pour la dictature, de prendre les risques  d’un renversement par votes populaires du régime dictatorial pour un régime du peuple pour le peuple.

Un des principaux problèmes que rencontre cette dictature impériale est que de nombreux peuples prennent conscience de cette domination et décident, par des voies démocratiques, non soumises à un Conseil des grands électeurs, à s’affranchir de l’emprise de ce pouvoir dictatorial impérial. Les pays émergents de l’Amérique latine en sont un bel exemple, dont Cuba fut l’un des premiers à s’affranchir de cette dictature impériale. Dans tous les cas, il y a un prix élevé à payer, car l’empire vit de ces peuples qui mettent à sa disposition leurs territoires et leurs richesses. Que l’Amérique latine soit la Cour arrière de l’Empire est plus qu’une figure de style. Ce fut et c’est toujours pour un certain nombre de ces pays, la Cour arrière de l’empire dictatorial. De nombreux autres pays en Europe, en Asie, en Afrique, au Moyen-Orient sont soumis à cette dictature impériale.

Nous avons en elle le monde unipolaire et le nouvel ordre mondial fait sur mesure pour répondre  à ses attentes et ambitions. À 90%, sinon plus, il a le contrôle de tous les médias qui lui permettent de formater les esprits des personnes et des peuples. Dans le sens biblique du terme, il a la connaissance du bien et du mal,  à savoir qu’il peut créer lui-même ce qui est bien et ce qui est mal. Il s’approprie, pour ainsi dire, le pouvoir créateur de Dieu. Ceux qui sont avec lui sont les bons et ceux qui sont contre lui sont les mauvais, comme l’exprimait si bien GW. Bush.

Cette usurpation du pouvoir divin, unie à cette autre usurpation du pouvoir des peuples, explique en grande partie le drame que vit notre humanité et la grande majorité des peuples de la terre. Nous découvrons que celui qui se fait l’apôtre et le grand défenseur de la démocratie dans le monde est celui-là même qui en fait une prostituée à son service. C’est le cas de plusieurs démocraties en Amérique latine. Colombie, Argentine, Chili, Brésil, Mexique, Honduras, Guatemala, Panama, Paraguay, entre autres, en font partie. Le dictateur impérial peut y installer les bases militaires qu’il veut bien y installer et faire de leurs gouvernants de fidèles serviteurs.

Par contre, certains peuples ont pris en main leur destin en s’imposant par la voie électorale. Les gouvernements qui en ont émergé ont goûté et goûtent toujours de la  médecine amère dont sait si bien faire usage le dictateur impérial : guerres économiques, désinformation à grande échelle, assassinats de dirigeants et leaders sociaux, corruption à grande échelle des représentants de l’opposition interne. Même les épiscopats sont mis à contribution pour influencer le peuple et en faire un ennemi de ces gouvernements. Le Venezuela est un bel exemple de cette mise en scène comme le fût et l’est toujours la Bolivie.

La dictature impériale qui ne saurait s’appeler démocratie en raison, entre autres, de ce Conseil des grands électeurs qui filtre et décide qui sera Président des États-Unis, ne peut tolérer la dictature du peuple, pouvoir du peuple pour le peuple. Cette démocratie du peuple pour le peuple n’est pas la démocratie qui lui convient. Il la qualifie de dictature comme il le fait avec le gouvernement du peuple pour le peuple. La seule démocratie qui lui convient est celle de la soumission totale à ses volontés.

Dans les jours qui viennent, les pays du BRICS vont se réunir à l’invitation de la Chine en y ajoutant de nouveaux participants. Déjà, nous savons que ce regroupement de pays fait la promotion d’un monde multipolaire fondé sur le respect des nations et des peuples. Une approche qui va entièrement à l’encontre de ce monde unipolaire sous la gouverne d’une dictature impériale.



Oscar Fortin
Le 28 août 2017