PENSÉE

LA DÉMOCRATIE QUI NE FAIT PAS DU PEUPLE LE RESPONSABLE DE SES DÉCISIONS EST UNE TROMPERIE.

LA RELIGION QUI NE RECONNAÎT PAS LA FOI COMME UN DON PERSONNEL DE DIEU EST UNE MANIPULATION.

LE BIEN COMMUN QUI NE SE FONDE PAS SUR LA JUSTICE ET LA VÉRITÉ EST UNE ESCROQUERIE.

Oscar Fortin

Blog espagnol

jeudi 7 février 2019

LE CANADA DÉLINQUANT INTERNATIONAL




Eh bien oui, le Canada, par ses engagements solidaires avec les États-Unis et le groupe de Lima pour intervenir dans les affaires internes du Venezuela, se transforme en délinquant  international. De fait, il existe une charte international des droits de la personne et des peuples que tous les membres de l’Assemblée des Nations unies ont adoptée. 

Que dit cette Charte au sujet du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes : 

Conformément au paragraphe 2 de l’Article premier, l’un des principaux buts des Nations unies, et partant du Conseil de sécurité, consiste à développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes.
Le paragraphe 4 de l’Article 2de la Charte interdit la menace ou l’emploi de la force contre la souverainetél’intégrité territoriale et l’indépendance politique de tout État.

Le 26 novembre dernier, le Conseil de sécurité des Nations Unies s’est réuni, à la demande des États-Unis, pour discuter d’une proposition d’intervention au Venezuela. Les 35 pays présents ont exprimé leurs points de vue. Le représentant du Venezuela, également présent, a pris la parole pour dire la vérité sur son pays et la vérité sur les actions interventionnistes de certains pays contre le Venezuela. Comme bien d’autres, il a rappelé la Charte des Nations Unies sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Dans ce contexte, il a parlé des sanctions et de la guerre économique dont son pays était victime de la part des États-Unis et des pays qui lui sont soumis. Il a indiqué que le gouvernement du Venezuela voulait la paix tout en insistant sur le caractère irréversible de sa souveraineté et de son indépendance. 

Une fois le débat terminé, il y eut un vote sur la proposition des États-Unis. Le résultat fut de 19 contre et de 16 pour.  Ainsi prenait fin cette rencontre du Conseil de sécurité avec une déclaration claire pour la non-intervention et le respect total de la Charte des droits des peuples. Elle suggérait que les solutions soient trouvées par les Vénézuéliens eux-mêmes et que certains pays puissent les y accompagner.

Qu’a retenu le Canada de cette décision du Conseil de sécurité ? Le 4 février dernier, il recevait, à Ottawa, le groupe de Lima, allié inconditionnel de Washington dans son projet de coup d’État au Venezuela. Nous savons qu’il a la détermination d’interférer au Venezuela pour mettre "son monde" à la tête du pays et pour prendre le contrôle des richesses dont il déborde. À la suite de cette rencontre du groupe de Lima,  il y a eu une conférence de presse.  Nous aurions pu nous attendre à ce qu’il y ait une référence à la décision du Conseil de sécurité des Nations Unies de non-intervention sous quelque forme que cela puisse être : sanctions, guerre économique, appui indirect à des mercenaires internes, etc.  Pas un mot n’a été dit sur cette décision fort importante du Conseil de sécurité. Ils ont plutôt parlé amplement de ce député disqualifié par le tribunal suprême de justice, un jour avant qu’il se proclame lui-même Président transitoire du pays. À peine, son spectacle terminé, Donald Trump le reconnait comme unique président du Venezuela et envoie la consigne à tous ses subordonnés, y inclue le Canada, à faire de même.  Tout cela en dépit du fait que les Nations Unies et la grande majorité des pays du monde reconnaissent Nicolas Maduro comme seul et légitime président du Venezuela.  Il en va de même pour tous les pouvoirs constitutionnels de l'État, à l'exception du pouvoir législatif, qui ont renouvelé leur pleine adhésion au président Maduro.

Malgré tous ces faits, le Canada a choisi de faire appel à l’armée vénézuélienne pour qu’elle aille rejoindre leur faux président, comme si cela était de son ressort. À ceci s'ajoute, comble d'hypocrisie, l'offre de 53 millions de dollars, sachant très bien tous les dommages criminels que produisent les sanctions économiques.  et le gel de plus de 24 milliards de dollars, devenus non utilisables par le gouvernement vénézuélien.  Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau qui soutient ces crimes, a l'audace de se présenter en bon samaritain pour, soi-disant, apaiser la souffrance du peuple. Il a également l'audace de préciser que cet argent ne sera pas remis au gouvernement, mais au président fantôme, devenu leur homme de main..  Tout cela dans le cadre d’une stratégie de guerre psychologique et d’une volonté de renverser le gouvernement légitime.

Je pense que nous en savons suffisamment pour déclarer le Canada délinquant international. Il ne respecte ni les Nations Unies ni la Charte des droits de cette même institution à laquelle il adhère quand ça lui convient.


Oscar Fortin

Québec, le 7 février 2019



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