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samedi 1 juin 2013

JOSE MUJICA AVEC LE PAPE FRANÇOIS


UNE RENCONTRE HISTORIQUE





 L’incroyant, l’athée, l’agnostique devenu Président d’Uruguay et le croyant, le pasteur, le catholique, devenu Pape de l’Église universelle se sont accueillis mutuellement avec affection et ont partagé pendant plus de 45 minutes leur vécu et leur vision du monde. La plus longue audience, à ce jour, consentie par le pape François à un président.

Il s’agit incontestablement d’une rencontre historique et transcendante tant par son contenu et que par l’authenticité des deux personnages. Déjà, nous avons une idée du pape François qui avait troqué son palais épiscopal pour un petit appartement et sa limousine pour le transport en commun, mais peu connaissent, dans nos milieux, Jose Mujica. Qui est-il donc ce personnage?


Je résumerai ce que vous pouvez lire sur le lien plus haut indiqué, ainsi que sur certains autres sites que j’indiquerai dans cette brève présentation. 

 Jose Mujica est un ex-guérillo du Mouvement de libération nationale — Tupamaros [une guérilla urbaine d’extrême gauche des années 1960, menée contre un régime autoritaire puis écrasée par l’armée en 1973]. Arrêté, il passera les 15 années suivantes en prison dans les pires conditions de détention. Amnistié au retour de la démocratie en 1985, il s’incorporera à la vie politique. Il sera élu député et deviendra par la suite sénateur, puis ministre de l’Agriculture, avant de devenir président de son pays.

Il se caractérise par une vie simple, sans prétention et sans luxe. Il continue de vivre sur sa petite ferme avec sa conjointe dont la trajectoire de vie rejoint la sienne. Voici quelques anecdotes relevées ici et là.

Suite à son élection comme président, il fait don de 90 % de son salaire, fixé en dollars des États-Unis à environ 12.500 $, à des fonds de bien-être. Chaque mois, Pepe Mujica reçoit 250.000 pesos pour son travail en tant que président de l'Uruguay et commandant en chef de l’armée, ne gardant pour lui-même et ses besoins de subsistance que 20.000 pesos par mois. Le reste est distribué à partir du Fonds de Raul Sendic, qui gère sa plate forme politique, le Mouvement de participation populaire. Cet argent sert au développement de petites entreprises de productions, à des collaborateurs dans le besoin, à des ONG qui travaillent au développement de logements. Il dit, à qui veut l’entendre, qu’«avec cet argent il a tout ce qu’il faut et que cela doit lui suffire parce qu’il y a beaucoup d’autres concitoyens et concitoyennes qui vivent avec beaucoup moins. ». Il est considéré et reconnu comme le Président le plus pauvre de l’Amérique latine.

Suite à son élection comme président, il offre le Palais présidentiel comme refuge pour les mendiants et les sans-abri. Il propose de donner les jubilations présidentielles, pensions astronomiques versées par obligation constitutionnelle, aux anciens présidents du pays, à des organismes d’aide aux plus nécessiteux.

Il utilise, dans le cadre de ses fonctions présidentielles, une simple Chevrolet Corsa. Depuis le jour où il s’était présenté avec sa moto Vespa au Parlement, à la fin de la dictature, pour y être assermenté comme député, Mujica n’a rien changé à ses habitudes. Fini le toilettage de l’époque du prosélytisme politique. Il en va de même pour le  protocole qui est bien loin de ses préoccupations habituelles.

Le dernier exemple en date est celui de sa visite à la quincaillerie du quartier Paso de la Arena, pour y acheter un couvercle de toilette. Ayant acheté ce qu’il fallait, il accepta sur le champ une invitation informelle de la jeunesse de la région, regroupée dans un petit Club de football, Huracan. Sans sécurité, sans euphémismes, Mujica a fait un petit discours d'encouragement aux joueurs qui participent au tournoi de Seconde Division professionnelle ..., tenant bien en main le couvercle de toilette qu’il venait d'acquérir.

Peu de temps après, une Volkswagen Fusca, bien conservée, arrive et se stationne juste en face du gymnase du Club. Avec des sandales et en tenue sportive, le Président passe plusieurs minutes avec les jeunes athlètes, et leur promet une plus grande attention à l'institution en plus de leur promettre de venir «manger un barbecue avec eux si le club passe au premier rang. Ils ont pris des photos, il a accepté des photos, leur donna l’accolade et est reparti sous les applaudissements de tous, portant dans ses bras, Manuela, sa chienne, qui comprend tous les sujets à ce stade du mandat.

De retour à sa ferme, protégée discrètement par quelques policiers à distance qu’il souhaiterait ne pas avoir, le président uruguayen Mujica poursuit sa journée.

Conformément à sa dernière déclaration soumise au Conseil de la transparence et l'éthique publique, Mujica  n’a, comme bien personnel, que sa voiture, alors que la ferme où il vit est au nom de la première dame et sénatrice Topolansky, qui a également fait un don d’une partie de son salaire. Sans compte bancaire, sans dettes, il dort tranquille, et déclare espérer terminer son mandat pour se reposer avec encore plus de tranquillité sur sa petite ferme de Rincon del Cerro.

Le président Mujica qui se dit non croyant a pensé que son vice-président, profondément croyant, saurait apprécier mieux que lui d’être présent à l’assermentation du nouveau pape François. Aujourd’hui, c’est à sa demande que le pape François le reçoit comme un grand sage.

DEUX AMOUREUX DE LA SIMPLICITÉ ET DEUX PASSIONNÉS POUR SERVIR LES PAUVRES ET LES PLUS DÉLAISSÉS. EN EUX SE RENCONTRENT, CROYANTS ET NON-CROYANTS, POUR UNE HUMANITÉ TOUJOURS PLUS JUSTE ET PLUS HUMAINE. CEUX ET CELLES QUI S’OPPOSENT À CETTE VISION DU MONDE SONT LES VÉRITABLES ENNEMIS DE L’HUMANITÉ. LEURS NOMS SONT MENSONGE, CUPIDITÉ, HYPOCRISIE, VIOLENCE, POUVOIR ET DOMINATION.

Le bien vivre doit s’imposer aux ambitions du mieux vivre. Dans ce dernier cas c’est la porte ouverte à la cupidité et aux ambitions de conquêtes qui sont sans limites.

Nous n’en sommes plus à une confrontation entre croyants et non-croyants, mais entre humanistes et sapeurs d’humanité, entre artisans de paix, de justice et fauteurs de troubles et prédateurs.

Oscar Fortin
Québec, le 1er juin 2013






  

mardi 1 décembre 2009

ÉLECTION EN URUGUAY: 29 NOVEMBRE 2009

Jose « pepe » Mujica a été élu avec plus de 51% des suffrages à la Présidence de l’Uruguay pour les cinq prochaines années. L'homme, âgé de 74 ans, était l'un des dirigeants de la guérilla urbaine, les Tupamaros, qui opérait dans le pays dans les années 60 et 70. Ses antécédents peu conventionnels ont attiré un certain nombre d'électeurs. Son engagement à poursuivre les chantiers économiques entrepris par son prédécesseur en a également séduit plus d'un.

Qui est donc ce personnage aux allures paysannes?

Né à Montevideo, Uruguay, le 20 mai 1932, il incorpore, au début des années 1960, le Mouvement de Libération Nationale (MLN), TUPAMARUS. En tant que membre de cette organisation, il participe à des activités de guérilla, tout en poursuivant son travail sur sa petite ferme. Un jour, apprenant que la police le recherche, il prend le chemin de la clandestinité pour y poursuivre ses activités au sein du MLN. Lors d’un affrontement armé, il est atteint de six projectiles, mais aucun ne sera mortel. À quatre reprises, il sera fait prisonnier et à deux occasions il parviendra à s’enfuir. Au total, il passera près de 15 ans de sa vie en prison dans des conditions où le respect du droit des personnes, surtout révolutionnaires, ne volait pas très haut dans la conscience des dictateurs. La torture et les humiliations, il connaît ça.

Lorsqu’en 1985, la démocratie est de retour et que les prisonniers politiques, dont José Mujica, sont libérés, les militants du MLN décident de renoncer aux armes et de passer à l’arène du combat politiques et de celui des idées. Avec d’autres forces politiques de gauche, ils forment le Mouvement de Participation Populaire (MPP). En 1994, José Mujica est élu député. En 1999, il est élu sénateur. En 2005, il incorpore le Gouvernement du nouveau Président élu, Tabaré Vasquez, comme ministre de l’agriculture et des pêches. En 2009, il se présente à la Présidence et y est élu, le 29 novembre 2009. Une grande victoire pour le Peuple et la confirmation d’une espérance toujours vivante.

RÉFLEXION

Si les régimes répressifs et dictatoriaux ont donné naissance, dans les années 1960, à des mouvements de résistance et de libération nationale, leurs auteurs, souvent confondus avec des criminels délinquants, n’en étaient pas moins les porteurs d’un idéal ne souffrant aucun compromis avec les usurpateurs d’un pouvoir revenant entièrement au peuple.

Le retour de l’espace démocratique a ouvert la porte à une reprise de ce pouvoir par les débats politiques. Il est intéressant de noter jusqu’à quel point les peuples en arrivent vite à reconnaître leurs véritables alliés et représentants. Au Nicaragua, Daniel Ortega, ancien chef de la guérilla, est maintenant Président élu de son peuple. Au Salvador, Mauricio Funès, journaliste et membre du Front Farabundo Marti de Libération Nationale (FMLN), a été élu Président du Salvador en mars dernier. Et maintenant, en Uruguay, Jose Mujica des TUPAMAROS des années 1960.

Il en va de même pour les militants syndicaux qui parviennent à se hisser jusqu’à la Présidence de leur pays. C’est le cas du Président du Brésil, Ignacio Lula et de celui de la Bolivie, Evo Morales. S'ajoutent à ces derniers, au Paraguay, Fernando Lugo, ex-obispo, au Venezuela, Hugo Chavez, militaire fait prisonnier en 1992 pour redonner le pouvoir au peuple, en Équateur, Rafael Correa, jeune économiste qui a épousé la cause du peuple.

La démocratie qui a ouvert ces espaces pour le débat des idées et la conquête des pouvoirs de l’État à travers du processus électoral, commence à inquiéter certains milieux qui s’en faisaient, autrefois, les grands apôtres, surtout en ces temps où leur pouvoir n’était pas menacé. Aujourd’hui, ils se sentent menacés et sans vouloir perdre complètement la face, ils essaient d’en modifier subtilement les règles. Le cas du Honduras illustre ces nouvelles méthodes qui visent à écarter les « indésirables » pour les remplacer par des alliés inconditionnels. On le voit également avec ce qui se passe aux frontières avec le Venezuela et l’arrivée massive des sept bases militaires dans la région. On ne veut surtout pas accorder une amnistie aux Forces Armées Révolutionnaires Colombiennes (FARC) en échange de l’abandon des armes et de leur incorporation à la vie démocratique. Ils pourraient éventuellement prendre le pouvoir. Les peuples, s'ils sont bien informés, savent reconnaître ceux qui leur sont fidèles.

Heureusement que nous pouvons compter sur Radio Canada pour nous maintenir informés sur tout ce qui se passe dans cette région du monde. N’allez surtout pas voir ailleurs, vous pourriez être frustrés.


Oscar Fortin

Québec, le 1ier  décembre 2009

http://humanisme.blogspot.com

jeudi 30 janvier 2014

FIDEL EST TOUJOURS VIVANT ET CUBA TOUJOURS LÀ






 
Après ces 635 tentatives d’assassinat desquelles le destin l’a chaque fois sauvé, Fidel poursuit son combat pour l’indépendance des peuples, mais plus que jamais pour une humanité libérée des armes nucléaires et des causes profondes des changements climatiques qui mettent en danger l’avenir même de cette humanité.
Sur cette photo, prise en marge du second sommet de la CELAC, on le voit dans sa résidence en compagnie du président de l’Équateur, Rafael Correa, de Daniel Ortega, président du Nicaragua et d’Évo Morales, président de la Bolivie. Y sont également l’épouse d’Ortega y le ministre des Relations extérieures de l’Équateur.

Sur ces deux photos on y reconnait la présidente du Brésil, Dilma Roussef ainsi que la présidente de l’Argentine, Cristina Fernandez de Kirchner. Elles représentent plus de 230 millions de personnes sur un total de 600 millions que représentent les 33 peuples de l’Amérique latine et des Caraïbes.

Ici on voit Fidel en compagnie du Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon. Ce dernier s’est dit enchanté de cette rencontre amicale où il a pu constater la grande lucidité de son hôte. 
 
Là nous voyons Fidel avec Rafael Correa, président de l'Équateur et sur la seconde photo nous le voyons avec le Président de Sainte Lucie.

On voit sur la première photo Fidel avec le président  d'Uruguay, Jose Mujica, un homme à l’itinéraire unique. Sur la seconde photo on y voit le président du Nicaragua, Daniel Ortega

Dans la première photo on y voit le président de Surinam, Desiré Delano Bouterse, avec sa délégation. Sur la seconde photo, il s’agit du président du Venezuela, Nicolas Maduro.



Il faut regretter que nos médias officiels aient si peu couvert cet évènement transcendant et historique. Un moment impensable il n’y a encore que quelques années : Cuba amphitryon des 33 pays de l’Amérique latine et des Caraïbes en présence du Secrétaire général des Nations Unies et de nombreux autres représentants internationaux. 

Cuba que l’on donne comme un fiasco et que l’on présente comme isolé se révèle plus que jamais vivant et respecté par des pays et des organismes internationaux toujours plus nombreux. Au cœur de ce peuple, que les puissances impériales cherchent par tous les moyens à isoler et à démolir, il y a un homme, toujours là, non pas pour faire état de ses mérites, mais pour partager avec ceux et celles qui ont à cœur l’avenir d’une humanité libérée des puissances impériales, des armes nucléaires et  surtout sonner l’alarme contre les changements climatiques pouvant entrainer cette même humanité à sa disparation complète.
Je vous laisse avec un article écrit en 2010 sous le  titre « L’homme que l’on voudrait mort".

Oscar Fortin
Québec, le 29 janvier 2014

lundi 17 juin 2013

LE PRÉSIDENT MADURO AVEC LE PAPE FRANÇOIS





C’est la première photo officielle, à 8h30 de notre heure, de la rencontre du Président du Venezuela avec le pape François. Je fus évidemment heureux de voir cette photo surtout que sur un autre site figurait une autre photo, de toute évidence résultat d’un montage n’ayant rien à voir avec ladite rencontre, coiffant l’article faisant état des échanges entre le pape François et le président Nicolas Maduro. Je suppose que les plaintes ont fait réagir l’éditeur du site, car à peine deux heures plus tard, elle fut remplacée par à une photo officielle. Sans m'en accorder le mérite, j'avais toutefois écrit dès les premiers instants à l'éditeur du site pour lui mentionner la bévue. Au même moment j'ai transmis l'information à http://www.telesurtv.net/ qui m'ont aussitôt répondu. Toujours est-il que les changements ont été faits comme il se devait.









Une photo qui montre un Maduro  plutôt « mauvais garçon et de mauvaise humeur », en chemise, qui ne se jette pas dans les bras du pape François qui lui entrouvre sa porte. les mains tendues comme un père à la rescousse d’un enfant perdu.

La photo qui coiffe le présent article est une photo de vérité qui montre le président, vêtu de son complet foncé, échangeant avec le pape. La seconde en est une de mensonge. Une photo qui vise à tromper le lecteur et la lectrice sur la personnalité du président Maduro et sur la manière dont s’est déroulée cette rencontre. Une photo construite plus pour dénigrer que pour valoriser, plus pour tromper que pour refléter la réalité.

Je me permets de vous transmettre les véritables photos de cette rencontre historique.









On remarque une certaine retenue du pape François, lui habituellement si chaleureux avec ses visiteurs. Qu’on se souvienne de sa rencontre avec le président Correa de l’Équateur ou de celle avec le président d’Uruguay, Jose Mujica. Dans le cas présent, il se comporte comme quelqu’un qui ne doit pas exprimer trop d’enthousiasme à l’endroit de son visiteur. De toute évidence, il a été préparé par l’épiscopat vénézuélien et le nonce apostolique qui ne cachent pas leur sympathie pour l’opposition, en taisant les crimes de cette dernière et en ramenant à la « UNE » des médias qu’au Venezuela il faut qu’il y ait réconciliation et que celle-ci doit se faire à l’initiative du gouvernement, véritable responsable des divisions qui règnent dans le pays.

Un album complet de photos donne à penser que le pape François a passé un bon moment avec la délégation gouvernementale vénézuélienne.

http://www.sibci.gob.ve/2013/06/encuentro-del-presidente-maduro-con-el-papa-francisco-foto/

Demain, mardi et mercredi, ce sera une délégation de l’opposition officielle qui prendra d’assaut le Vatican. Il y aura, mardi, une rencontre avec le responsable des relations extérieures du Vatican et, mercredi, ils participeront, comme d'authentiques apôtres de l'Évangile, à l'audience générale du pape. Voici quelques références de lecture de la presse officielle qui couvre bien les intérêts de cette opposition.






Les vrais défis commencent pour le pape François. Il sait qu’il ne peut servir deux maîtres.

Oscar Fortin
Québec, le 17 juin 2013