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mercredi 11 avril 2012

UN PEUPLE À LA DÉFENSE DE SA DÉMOCRATIE



UN COUP D’ÉTAT MILITAIRE QUI N’AURA DURÉ QUE 48 HEURES




Le 11 avril 2002, le Venezuela, son peuple et son Président, furent victimes d’un coup d’État, orchestré et planifié depuis plusieurs mois par les oligarchies nationales, les États-Unis, la cupule hiérarchique de l’Église catholique et de nombreux intermédiaires, fragiles à l’appât de millions de dollars qu’on leur a fait miroiter.  

La formule qui avait donné de bons résultats au Chili d’Allende, en 1973, fut appliquée en achetant des dirigeants syndicaux et des militaires hauts gradés. Le tout, dans le but de créer le chaos que les médias privés de communication ne manqueraient pas d’amplifier et de véhiculer à l’échelle nationale et internationale.

Le problème de ces oligarchies est à l’effet que le gouvernement d’Hugo Chavez, l’élu du peuple, ne semble pas comprendre les lois de la démocratie oligarchique.  Il agit comme si le peuple était souverain et maitre de ses richesses et de son destin. Pour eux, les véritables maitres doivent demeurer les puissances oligarchiques, dominantes tant à Washington qu’au Venezuela. Donc pas question de laisser ce Chavez poursuivre ses objectifs de bien commun au service de tout un peuple et au diable la démocratie au service du peuple.  
Voici ce qu’en dit Wikipédia :

« Le coup avait été planifié durant six à neuf mois, et a été exécuté après l'entrée en vigueur d'une série de lois controversées en novembre 2001 et que le gouvernement ait tenté de renforcer son contrôle sur la compagnie pétrolière de l'État vénézuélien, PDVSA. Une grève générale a eu lieu en décembre 2001, et, pendant les premiers mois de 2002, plusieurs hauts officiers ont publiquement appelé Chávez à démissionner. Au début du mois d'avril, le bras de fer entre le gouvernement et l'opposition a débouché sur une grève à PDVSA, qui s'est transformée en grève générale du 9 avril 2002, soutenue par le syndicat (Confédération des travailleurs du Venezuela, CTV) et par la principale fédération patronale Fedecámaras. La grève a été prolongée pendant plusieurs jours, et le 11 avril, une manifestation de l'opposition a été déviée vers le palais présidentiel, où avait lieu un rassemblement pro-Chávez. Lorsqu'elle a atteint le centre-ville, des affrontements violents ont eu lieu, laissant un bilan de plusieurs morts et des dizaines de blessés par balle.
Les média privés vénézuéliens ont joué un rôle important en fournissant une couverture médiatique en continu de la grève générale et en soutenant et en diffusant l'appel à rediriger la manifestation vers le palais présidentiel. Le siège de Venevisión, propriété de Gustavo Cisneros, a notamment été l'endroit choisi par les principaux leaders de l'opposition pour se réunir après la manifestation du 11 avril, et de là, appeler les militaires à intervenir. Les média privés ont par ailleurs refusé d'interviewer des membres du gouvernement après la manifestation, et n'ont pas couvert les manifestations pro-Chávez qui ont suivi sa détention par les militaires. Des tentatives des partisans de Chávez pour déclarer qu'il n'avait pas démissionné ont été ignorées. La tentative d'une division de l'armée de rendre public son rejet du coup a été ignorée et diffusée uniquement par CNN. Lorsque les partisans de Chávez ont repris le palais présidentiel, les principaux média privés vénézuéliens ont interrompu la couverture des évènements et deux des trois principaux journaux du pays ont annulé leurs éditions du dimanche. »

Avec le recul, les enquêtes ont permis, entre autres,  d’identifier ce tireur solitaire comme faisant parti du complot, et dont le mandat était de tirer sur les partisans de Chavez tout en relayant la nouvelle à l’effet que les partisans de Chavez  tiraient sur la foule, tuant ainsi des dizaines de personnes. Si au Chili, l’armée a joué le rôle principal, au Venezuela, cet honneur revient aux médias privés qui ont manipulé l’information sans égard à la vérité des faits et sans scrupule dans l’usage de montages et de mensonges, tous destinés à convaincre le peuple vénézuélien que Chavez avait atteint la limite du tolérable et qu’il était temps qu’il disparaisse. Certains commentateurs actuels parlent même du premier coup d’État réalisé principalement par les médias privés. Sans ces derniers, ce coup d’État ne se serait jamais produit.

C’est dire toute la force que représente ce pouvoir de contrôler l’information et d’en faire un outil de désinformation selon les besoins des objectifs poursuivis. Aujourd’hui, nous sommes de plus en plus conscients de ces manipulations, mais, à l’époque, le Venezuela ne comptait pas sur une véritable présence de médias alternatifs et le privé y occupait toute la place. À tout ceci il faut ajouter cet appui actif des hiérarchies catholiques aux putschistes, au point d’être sur place pour célébrer le couronnement du représentant du patronat, Pedro Carmona, en tant que nouveau Président du Venezuela. Comme disait, en son temps, Pinochet : la démocratie autoritaire a sa raison d’être». En somme une démocratie imposée qui remet les pouvoirs de l’État et ses richesses aux puissances oligarchiques.

Malheureusement, pour ces derniers, la fête n’a pas duré bien longtemps. Le peuple est descendu des collines et appuyé par une partie de l’armée, demeurée fidèle à la constitution et au Président, il a mis à la porte ces personnages, véritables bouffons et prédateurs du pouvoir du peuple, et il a exigé le retour de leur Président, détenu quelque part sur une Ile. Pour la première fois dans l’histoire contemporaine, un peuple conscient et déterminé, a fait reculer les traîtres et a repris la place qui lui revenait dans une véritable démocratie.

Deux vidéos nous font vivre, la première, la prise du pouvoir par les putschistes et  la seconde,  le retour du peuple et de son Président. Au total 25 minutes qui permet de saisir tout à la fois l’hypocrisie et la perfidie des premiers et la seconde, nous fait vibrer à la grandeur et à la détermination d’un peuple. Ne manquez pas le détour, surtout vous qui croyez qu’un peuple peut se lever et agir.





Les masques tombés, plusieurs ont choisi de s’expatrier, alors que d’autres poursuivent leur mascarade en toute impunité. C’est le cas, entre autre, de l’actuel candidat de l’opposition pour les présidentielles d’octobre prochain. Il s’était fait remarquer par ses actions terroristes contre l’ambassade de Cuba et sa participation active au putsch médiatique-militaire.

« Ainsi, lors du coup d’Etat d´avril 2002 contre le Président Chavez, Henrique Capriles, alors maire de Baruta arrondissement huppé de Caracas, participe activement à la répression contre le camp chaviste : il envoie la police municipale arrêter le ministre de l’intérieur de l’époque, Ramon Rodriguez Chacin, qui échappera de peu au lynchage par une foule d’opposants [2].
Capriles ne s´arrête pas là. En compagnie d’exilés cubains d’extrême-droite, Salvador Romani et Robert Alonso [3], et du Vénézuélien Henry Lopez Sisco (ancien bras droit du terroriste Posada Carriles), il participe au siège de l’ambassade de Cuba à Caracas. Au mépris des règles élémentaires du droit international, il menace les diplomates et leur fait couper l’électricité et l’eau. Lors de l´enquête sur le coup d´Etat du 11 avril 2002, le procureur Danilo Anderson décide de poursuivre Capriles qui passera plusieurs semaines en détention préventive. Après l’assassinat du procureur, il bénéficie d’un acquittement en décembre 2006. »

Que conclure ? Il faut nous inspirer  de ce peuple qui a eu le courage de dire non aux tyrans et aux oligarchies et de dire oui à la démocratie et à ses dirigeants qui répondent à l’appel du Bien commun de tout le peuple. Chaque peuple a son histoire et il ne faut pas démissionner devant les défis qui nous attendent comme peuple. Plus nous deviendrons conscients, plus nous deviendrons plus forts devant les manipulateurs et les prédateurs. Les moyens de communications sont d'une importance primordiale. Il faut y voir.

Un dixième anniversaire que je ne pouvais passer sous silence.


Oscar Fortin
Québec, le 11 avril 2012
http://humanisme.blogspot.com




samedi 19 janvier 2019

J’ACCUSE L’ÉTAT DU VATICAN ET L’ÉPISCOPAT VÉNÉZUÉLIEN


DE SOUTENIR UN COUP D’ÉTAT AU VENEZUELA

Il s’agit, évidemment, d’une accusation très grave qui trouve toutefois ses fondements dans les faits que je me propose de mettre en évidence dans le présent article. Je me considère comme un croyant qui donne valeur au message évangélique et au témoignage de ce Jésus que nous ont transmis les Évangiles. Mon intervention se dirige directement au pouvoir de l’État du Vatican qui décide de ses représentants politiques dans le monde, comme c’est le cas pour tous les États, membres des Nations Unies. C’est également ce même État qui voit aux nominations des évêques et cardinaux. Ces derniers sont nommés en fonction de leurs prédispositions, non seulement à l’action pastorale, mais également à l’action politique.

En Amérique latine, plus que partout ailleurs, les pouvoirs de cet État du Vatican  sont mis à contribution, de façon toute particulière, pour contrer, sur le terrain politique, tout mouvement, parti politique et gouvernement aux prétentions socialistes et anti-impérialiste. Le seul fait de se déclarer socialiste et anti-impérialiste constitue un motif suffisant pour se joindre à toutes les autres forces politiques et économiques qui sont directement visées par ces gouvernements émergents dont, évidemment, les Etats-Unis et ses alliés en Amérique latine. 

Dans les faits, que représentent-ils ces gouvernements qui se présentent dans le cadre des démocraties existantes et qui se retrouvent démocratiquement élus pour mener à bien le mandat reçu du peuple? 

Ils deviennent, dès le départ, des gouvernements à abattre, à détrôner d’une façon ou d’une autre. C’est que l’État, sous ces nouveaux venus, n’est plus l’état des oligarchies et encore moins des États-Unis pour qui l’Amérique latine est sa cour arrière sur laquelle il a tous les droits. On se souviendra du sort réservé à Salvador Allende lorsqu’il a accédé au pouvoir de l’État chilien. À ce moment, tous les moyens ont été mis en place, d’abord pour qu’il n’arrive pas au pouvoir, mais ce fut sans succès, puis par diverses autres mesures, connues aujourd’hui sous l’expression , de guerres économiques, pour finalement se transformer en un Coup d’État militaire des plus sanglants de l’époque. Ceci se passait dans les années 1969 à 1973. Les persécutions et les tortures se poursuivirent durant plusieurs années, donnant lieu et place au Plan Condor visant à faire disparaitre tous les acteurs sociaux engagés en faveur de plus de justice et de respect des droits des personnes et des peuples. 

À peu près à la même période, des généraux de l’armée argentine, s’improvisèrent à la demande de Washington pour se substituer au  Président légitime et prendre en main le destin de la nation. Ils furent, également, impliqués dans les persécutions et l’assassinat de nombreuses personnes oeuvrant au service des intérêts de leur peuple.

Dans les temps que sont les nôtres, l’émergence, de nouveaux gouvernements aux ambitions démocratiques, sociales, économiques et politiques ont réveillé l’ours impérial et ses acolytes pour couper court à ces gouvernements. Je pense au Venezuela de Chavez, au Brésil de Lula, à l’Argentine des Kirchner, à l’Équateur de Correa, à la Bolivie d’Évo Morales, au Nicaragua de Daniel Ortega et à Cuba de Fidel et de Raoul, toujours harcelé par un blocus économique qui dure depuis plus de 58 ans. 

QUEL EST LE RÔLE QUE JOUENT L’ÉTAT DU VATICAN ET LES ÉPISCOPATS LOCAUX À L’ENDROIT DE CES PAYS ÉMERGENTS?

Dès le départ, il importe de signaler que les révolutions amorcées par les pays émergents , plus haut mentionnés, ne s’attaquent d’aucune manière à la foi chrétienne et que, dans de nombreux cas, les leaders de ces derniers sont profondément chrétiens. Ce fut le cas de Chavez, de Lula, de Correa,  et de bien d’autres. Maduro, à la manière de Chavez, se démarque par ses références à la foi, à l’amour, au Christ rédempteur, etc. Il a souvent les allures d’un pasteur évangélique, se référant souvent aux principaux préceptes des Évangiles. Evo Morales, pour sa part, s’est félicité d’avoir, en la personne du pape François, un « papa » avec odeur d’Évangile.

Par contre, ceux qui sont les plus interpelés par ces gouvernements émergents, ce sont les oligarchies locales qui bénéficiaient d’avantages économiques des  gouvernements précédents, plus que tout, les États-Unis et ses multinationales, qui y perdent leur ascendant et leur pouvoir de domination. Le socialisme et la démocratie participative auxquels se nt ces gouvernements visent la reprise en main des richesses du pays pour les investir au profit du mieux-être de la population. L’éducation, la santé, le logement, accessibles à tous, sont des priorités auxquelles ils s’adonnent. Lorsqu’on regarde de près ces politiques, on y retrouve les grands objectifs de la doctrine sociale de l’Église.

Washington a su, tout au long des années passées, vendre l’idée aux autorités ecclésiales que ces gouvernements n’étaient que du maquillage derrière lequel se cache le communisme totalitaire et dictatorial. Avec l’arrivée du pape Jean-Paul II, ce raisonnement trouvait un bon accueil, lui qui sortait d’une Pologne communiste. C’est d’ailleurs, avec ce dernier qu’un premier Pacte a été signé en vue de travailler main dans la main pour empêcher l’émergence d’un tel communisme, maquillé en gouvernement démocratique. Ce fut à l’époque, la condamnation de la théologie de libération et la présence d’une certaine complaisance avec le dictateur Pinochet au Chili et des généraux en Argentine.  

Il est évident que dans le cadre d’une telle alliance, les nominations des Nonces apostoliques, des évêques et des cardinaux se réalisaient en conformité avec les objectifs poursuivis de part et d’autre. Sous Benoît XVI ce fut le même scénario qui a été maintenu. 

L’arrivée du pape François a généré beaucoup d’espoir de la part des artisans pour le soutien  et l’émergence de nouveaux gouvernements aux préoccupations sociales prononcées et pour une plus grande indépendance. Il semblerait que l’enthousiasme des premières années se soit transformé en une victoire des forces conservatrices et alliées de Washington. En 2014, le pape François a signé un nouveau un Pacte avec Obama, allant dans le même sens que l’antérieur, avec le pape J.P. II.

Toujours est-il que les épiscopats latino-américains s’unissent pour condamner le chavisme du Venezuela, le socialisme du Nicaragua et qu’ils font tout ce qui est en leur pouvoir pour discréditer les gouvernements légitimes en place. Ils font partie de l’arsenal stratégique de Washington dont l’objectif principal est de reprendre le contrôle de ces États et de leurs richesses. Dans le cas du Venezuela, ces richesses sont énormes.

Les menaces de coups d’État et d’interventions ne manquent pas. Bien que ces menaces aillent à l’encontre du droit international, le Vatican et les épiscopats ne disent rien.

Que font les évêques pour créer un climat de coup d’État?

D’abord, ils se font visibles le plus possible pour dénoncer à l’international un Venezuela en ruine, délaissée et gouvernée par des incompétents marxistes, communistes, socialistes, dictateurs, autoritarisme et j’en passe. C’est le message qu’ils diffusent autant de fois qu’ils en ont l’opportunité. 

En second lieu, il faut s’arrêter à ce qu’ils ne disent pas.

D’abord, en relation avec les réalisations du gouvernement : Pas question pour eux de parler des gains en éducation, gratuite à tous les niveaux pour tous et toutes, de ceux  en service de santé,également gratuit. Pas question, non plus, de parler des deux millions de logements, mis à la disposition des familles humbles. En parler, ne serait pas bon pour les objectifs qu’ils poursuivent.

En second lieu, en relation avec les préparatifs d’un coup d’État : ils se garderont de parler des guerres économiques auxquelles le Venezuela est soumis, des sanctionsqui ont pour objectifs de limiter les capacités d’achat à l’international des biens essentiels pour le peuple, dont, par exemple, les médicaments. Tout cela dans le seul but de susciter le mécontentement du peuple à l’endroit du gouvernement considéré comme le grand responsable de tous ces maux.Ils ne dénonceront surtout pas les préparatifs d’un coup d’Étatqu’ils désirent tout autant que celui désiré, en avril 2002, contre Chavez.

Ce comportement transforme l’épiscopat en complice  de Washington et, sous des dehors de bonne foi et de sincérité, il participe à la grande tromperie conduisant à l’intervention extérieure.

Il y a, en Amérique latine,  un dicton qui dit« qu’aucun coup d’État militaire ne serait possible sans le soutien des évêques et du Vatican ».

Nous en sommes là, et s’il y a coup d’État au Venezuela, il y aura guerre et des milliers de morts. Le peuple vénézuélien ne se laissera pas écraser sans résister et sans se battre. Il ne sera d’ailleurs pas seul. 

Le Vatican et les évêques devront assumer leur responsabilité dans ce coup d’État et les morts qui en auront été les victimes. Tout cela pour remettre le pouvoir et les richesses de ce pays aux mains de Washington.

Nous sommes bien loin des Évangiles et des pasteurs témoignant de celles-ci.

Oscar Fortin

19 janvier 2019


samedi 11 avril 2009

À VISAGE DÉCOUVERT

L’histoire récente nous enseigne que les complots ourdies dans le plus grand secret et mis à exécution sous les bannières les plus nobles telles celles de la démocratie et du respect des droits humains sont vite démasqués et leurs auteurs mis à nue. L’hypocrisie de leurs discours et la rapacité de leurs ambitions n’arrivent plus à tromper comme ils parvenaient à le faire il n’y a pas encore si longtemps.

Plusieurs se souviendront de ce 11 avril 2002 : le Président Hugo Chavez, élu à la tête du Venezuela en 1999, est enlevé par un « commando » et amené comme prisonnier à un endroit tenu secret. Ce coup d’État, commandité par Washington et l’oligarchie nationale, leur permettra de reprendre le contrôle de l’État et du pays. Pedro Carmona Estanga, président du Conseil du patronat, est aussitôt désigné pour prendre la direction du nouveau gouvernement. Sans tarder, il destitue de leurs charges, qu’il qualifie d’illégitimes, le Président et les autres magistrats du Tribunal Suprême de Justice, le Fiscal Général de la République, le Contrôleur Général de la République, le Défenseur du Peuple et les membres du Conseil National Électoral Consultatif ». Comme on pouvait le soupçonner, ces gens savent où se trouvent les véritables leviers du pouvoir.

Les médias de communication, tous sous la gouverne de ceux-là mêmes qui ont fomenté ce coup d’État, traitent et diffusent les nouvelles de manière à renforcer la crédibilité et la justification de ce renversement de gouvernement : Chavez était devenu un dictateur, jaloux d’un pouvoir qui le plaçait au dessus de toute démocratie et qu’il savait exploiter pour ses ambitions personnelles.

La Maison blanche a été la première à se réjouir de ce départ de Chavez. Je me souviens de la déclaration du Président Bush disant que Chavez avait lui-même provoqué cette situation. Qu’il n’avait finalement que ce qu’il méritait. Cette position a été adoptée par le Canada et tous les pays soumis aux politiques de Washington. Le slogan était que Chavez avait provoqué cet état de chose par ses politiques et ses déclarations intempestives. D’ailleurs tout avait été préparé minutieusement entre les principaux acteurs de cette intervention : la Presse, l’Église, l’oligarchie et la Maison blanche.

Mais voilà, au grand dam des putschistes et de leurs alliés, le peuple vénézuélien se lève et, en appui au bras armé de l’État, resté fidèle au Président et à la Constitution du pays, reprend le contrôle du Parlement, arrête les intrus et exige la libération de son Président qui n’avait à aucun moment donné sa démission, contrairement aux bulletins officiels des putschistes. On l’avait plutôt menacé de mort.

Depuis lors, sept ans ont passé. Des référendums et des élections ont été réalisés. Chavez est toujours là et plus populaire que jamais auprès de son peuple. Il faut dire que les vénézuéliens ont connu un bond qualitatif important au niveau de l’alphabétisation, de l’éducation, de l’accès aux soins de santé, de la participation politique et d’une amélioration de la qualité de vie chez les classes les plus défavorisées.

La justice a pris tout son temps pour donner suite aux accusations portées contre les putschistes et les responsables du massacre du 11 avril 2002. Ce n’est que maintenant que les premières condamnations commencent à sortir. Aussitôt les opposants et la Conférence épiscopale en tête, complice du coup d’État de 2002, crient au scandale et à une atteinte à la démocratie. Dommage que leurs discours ne passent plus. Ils sont maintenant à « visage découvert ».

Ce qui fut vrai pour le Venezuela, voilà que ce l’est actuellement pour la Bolivie. Au moment d’écrire ces lignes, le Président Évo Morales, légitimement élu et appuyé par plus de 62% de la population fait une grève de la faim. Le motif est de forcer les sénateurs de l’oligarchie, majoritaires au Sénat, de sanctionner une loi déjà votée par les députés et déjà prévue dans le référendum de la nouvelle constitution votée à 67% par le peuple Bolivien, loi qui prévoit des élections en décembre prochain. Ces derniers ne veulent pas que des élections aient lieu, sachant que le peuple va de nouveau voter pour Evo Morales. Ils le font encore en invoquant la démocratie comme si la démocratie à laquelle ils pensent n’avait rien à voir avec le pouvoir du peuple. Toutes les tactiques dilatoires sont bonnes pour faire échouer ce vote.

Nous avons entendu parler, au cours des deux dernières années, des nombreuses actions mises en œuvre pour déloger cet indien élu Président de cet État en majorité indienne. Il y eut des tentatives d’assassinat, des actions de déstabilisation de l’État et de l’économie, des affrontements qui ont fait des dizaines de morts, tout cela visant évidemment un coup d’État permettant de se débarrasser de l’indien et des politiques mises de l’avant par ce dernier.

Évo Morales a toujours répondu à ces actions par des moyens pacifiques, comme c’est encore le cas actuellement avec sa grève de la faim. C’est ainsi qu’il a vaincu chacune de ces initiatives visant à se débarrasser de lui, à empêcher la mise en place d’une nouvelle constitution et plus que tout leur permettant de garder le plein contrôle sur les richesses du pays et l’exploitation d’une partie importante de la population. Ils savent que les prochaines élections, prévues dans la nouvelle constitution, vont donner un large appui à cet homme et aux politiques qu’il défend.

Dans ce dernier combat, il a reçu l’appui du Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, de plusieurs organismes internationaux et de gouvernements. Le Venezuela et Cuba suivent de très près ce qui se passe et savent d’expérience quelles sont les forces et les intérêts qui soutiennent ces opposants à la véritable démocratie du peuple. Encore là, les masques tombent et derrière les beaux discours de ceux qui ont vécu des dictatures qu’ils ont soutenues tout au long des 50 dernières années, il y a la mesquinerie, la manipulation et les ambitions personnelles qui passent avant les intérêts du peuple.

La presse, servile à ces prédateurs, met tout son savoir et ses habiletés à convertir les véritables serviteurs du peuple en ennemis du peuple, et à faire apparaître comme sauveurs ceux-là mêmes qui n’ont d’autres ambitions que celles de leurs propres « poches ». Combien de ces Présidents ont fait la grève de la faim pour protéger les intérêts du peuple ou qui ont risqué leur vie et leurs intérêts pour défendre ce même peuple? Pour plusieurs, les côtes de la Floride sont plus attrayantes.

Messieurs, vous êtes maintenant « à visages découverts » et vos discours ne prennent plus. Les peuples apprennent de plus en plus à lire, mais encore plus à discerner le vrai du faux.

Étant croyant en ce Jésus de Nazareth dont les chrétiens commémorent, ces jours-ci, la mort sur la croix et la résurrection, je souhaite au Président Évo Morales persévérance et ténacité car de son sacrifice surgira la lumière qui aura raison des ténèbres. Son geste s’ajoute à celui de tous ceux et celles qui ont lutté et luttent toujours pour que le règne de la justice, de la vérité, du respect et de la compassion deviennent réalité pour tous les peuples de la terre.


Oscar Fortin

11 avril 2009

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mercredi 6 novembre 2013

LE PAPE FRANÇOIS, COMME CHEF D'ÉTAT, AU SERVICE DE L’EMPIRE










Incroyable, mais vrai, le pape François, comme chef d’État du Vatican, vient de recevoir le candidat défait à la dernière élection présidentielle au  Venezuela, Henrique Capriles, l'homme de Washington pour déstabiliser le Venezuela.

Qui est Henrique Capriles? Il fut d’abord et avant tout un acteur important du coup d’État militaire qui renversa, en 2002, pour quelques jours seulement, le gouvernement démocratique et légitime d’Hugo Chavez. Lors de ce coup d’État, à l’encontre du droit international qui protège toute représentation diplomatique à travers le monde, il avait assailli avec l’extrême droite, l’ambassade de Cuba, y causant de nombreux dommages : de véritables actes terroristes

C’est, ce même Henrique Capriles qui a incité ses partisans, suite à sa défaite électorale d’avril dernier,  à aller se défouler en saccageant des centres de santé, des centres communautaires, tuant plus de 17 personnes et en faisant plus de 65 blessés. Il est l’homme de main de Washington pour créer le chaos et créer les conditions pour un coup d’État militaire en vue de permettre à Washington et aux oligarchies nationales de reprendre le contrôle du pays, de ses richesses et de ses institutions politiques.  En recevant Henrique Capriles, le pape François reçoit exactement les porteurs de ce projet diabolique.

De cela, le pape François ne peut pas feindre l’ignorance, son nouveau Secrétaire d’État étant l’ex-nonce apostolique  au Venezuela, Pietro Parolin. De plus, comme cardinal argentin, il a pu suivre à travers ses contacts et les divers médias de communication, tous ces évènements qui ont marqué le règne du président Chavez.

Le seul fait de recevoir ce candidat qui s’est refusé, à ce jour, de reconnaître les résultats des dernières élections présidentielles, lesquels furent confirmés par la communauté internationale, le Conseil électoral national, le Tribunal supérieur de justice, est un affront à l’État vénézuélien sous la gouvernance légitime et constitutionnelle du président Maduro. Le seul autre chef d'État à avoir reçu officiellement Capriles est le président de Colombie, Juan Manuel Santos et ça donné lieu à la suspension des relations diplomatiques, le temps que le président Santos explique son geste au président Maduro. Le président Pinera du Chili n'a pas reçus Capriles suite aux pressions de la population et de la communauté internationale.

Quelle autorité morale a Henrique Capriles  pour discuter avec le pape François de l’avenir du Venezuela? Quel message envoie le pape François au peuple vénézuélien et aux peuples émergents de l’Amérique latine, en recevant ce candidat défait, auteur de nombreux crimes et sans respect pour la Constitution de son pays?

A-t-il pris le temps de lui parler de son condo, acheté 5 millions de dollars à New York, peu de temps avant la dernière campagne électorale? Lui a-t-il parlé de l’importance de changer les cœurs avant de vouloir changer les structures, comme ils ont l'habitude de le dire aux mouvements de gauche? Lui a-t-il rappelé qu’il était contre toutes les tentatives de coup d’État et contre tout usage de la violence? Lui a-t-il rappelé l’importance d’agir dans le cadre des institutions existantes et de l’actuelle constitution, voulue et votée par le peuple?

Imaginons un seul instant que Lopez Obrador, candidat défait aux élections présidentielles mexicaines (2006 et 2012) ait demandé une audience au Pape pour y dénoncer la corruption, les irrégularités, etc. Nous pouvons être certains que cette demande n’aurait pas franchi les murs de la nonciature apostolique de ce pays.

Mieux encore, supposons que Xiomara Castro, soit la candidate défaite au Honduras, suite au scrutin du 25 novembre prochain, et qu’elle demande à être reçue par le Pape pour faire état des assassinats politiques, de la corruption et des nombreuses fraudes électorales ayant marqué cette élection. Sera-t-elle reçue les bras ouverts par le Pape, alors que son parcours politique est sans tache? Je peux en douter.

Ce ne sera certainement pas le cardinal Oscar Andres Rodrigues Maradiaga, collaborateur des putschistes qui ont  renversé, en 2009, le président légitime d’alors, Manuel Zelaya, époux de Xiamora Castro, qui va lui ouvrir les portes pour qu’elle aille tout dire au Pape.

Cette audience, accordée par le pape François, est un jour sombre qui marquera encore pour longtemps la dépendance de l’État du Vatican de l'Empire étasunien et des oligarchies nationales. Ce fait démontre, mieux que tous les discours, que le Vatican est toujours une marionnette au service de l’Empire.

Le pasteur François, lorsqu’il devient chef d’État, perd beaucoup de son indépendance et de sa liberté. Il y perd également beaucoup de son charme et de sa crédibilité. Avec l’entourage qu’il s’est donné, pas surprenant que de tels évènements puissent se produire.

L'Église ne pourra servir indéfiniment deux maitres: Dieu et Mammon


Oscar Fortin

Québec, le 6 novembre 2013 

vendredi 13 février 2015

VENEZUELA: Coup d'état militaire démonté


VENEZUELA; Tentative de coup d’État démontée


Le 12 février dernier marquait le premier anniversaire des actions violentes enclenchées par les forces de l’opposition d’extrême droite pour déstabiliser et renverser le gouvernement de Nicolas Maduro. Comme nous le savons tous, cette opération avait été soigneusement préparée et financée par des fonds venant de Washington et de l’oligarchie nationale. Malheureusement pour eux, le gouvernement a survécu à ces actions « terroristes » et ses principaux instigateurs dans le pays furent arrêtés et faits prisonniers. Une défaite amère qui donna lieu à l’élaboration d’un nouveau plan, cette fois pour janvier et février 2015. C’est de ce plan qu’il est question dans cet article.

Il faut dire que l’ambition du pouvoir, mais surtout des richesses qui tombent sous la coupe de ce pouvoir est persistante et tenace. Depuis que Chavez a pris le pouvoir, en 1999, par des élections, tout ce qu’il y a de plus démocratique, et qu’il dota le pays d’une Constitution, reconnue et acceptée par le peuple, les oligarchies nationales, la cupule épiscopale et Washington ne font qu’un pour mettre un terme à cette aventure d’un peuple à la conquête de son indépendance et du contrôle de ses richesses.

Ce club des forts et des puissants peut compter sur une presse qui couvre le pays et le monde dont les journalistes sont devenus des spécialistes de la manipulation et de la désinformation. Un instrument indispensable pour diaboliser ceux qui doivent l’être et diviniser ceux qui doivent agir. Il faut que l’opinion publique nationale et internationale voie et comprenne que leurs actions de reconquête du pouvoir n’est que pour mieux servir les intérêts de ces pauvres gens soumis à un régime inhumain d’un gouvernement socialiste, marxiste, communiste, etc. Les déclarations de l’épiscopat viendront renforcer le rejet moral de ces idéologies «populistes» qui n’auront été que des échecs là où ils ont voulu prendre racine. À ces déclarations s’ajouteront des millions de dollars pour corrompre, acheter et payer des mercenaires et des volontaires pour créer le désordre et commettre des crimes sous fausses bannières.

Certains se souviendront du coup d’État militaire d’avril 2002 qui nous révéla à visage découvert certains de ces acteurs ainsi que leur projet funeste de remettre le peuple là où il aurait dû toujours resté et pour reprendre, à leur compte, un pourvoir qui n’aurait jamais dû leur échapper.

Suite à cette expérience ratée de coup d’État, une alternative de déstabilisation se présenta du côté des dirigeants et syndicats anti-Chavez de l’entreprise nationale du pétrole vénézuélien PDVSA dont les principaux responsables avaient été nommés par le gouvernement précédent. Ce fut d’abord une grève qui s’étendit sur plusieurs mois, affectant ainsi la principale source de revenus du Venezuela, mais sans donner les résultats escomptés. C’est alors que l’opposition oligarchique se tourna vers cette disposition de la Constitution qui permet de révoquer par référendum un dirigeant qui n’est pas à la hauteur des fonctions qu’il se doit d’assumer. Ce fut alors la grande mobilisation pour obtenir les signatures nécessaires pour enclencher ce référendum révocatoire contre Chavez. Encore là, aucune chance. Le peuple est avec Chavez.

Tout au long des années qui vont suivre, le gouvernement Chavez sera harcelé, élection après élection,  par Washington et une opposition qui n’ont pas l’intention de démordre, peu importe les moyens à utiliser. En février 2014, les activités de sabotages ont fait plus de 60 morts et plus de cent blessés, sans compter les dommages matériels avoisinant les cent millions de dollars.

Cette année, 2015, n’allait pas échapper à ces actions criminelles, toujours présentées par les médias meanstream comme des luttes pour la liberté et le respect des droits humains. Voici en quelques mots le scénario prévu pour janvier et février 2015.

Déjà au début de janvier, il y a eu une première déclaration d’un cardinal important de l’Amérique centrale et qui occupe également un poste de grande influence au Vatican. Il s’agit du cardinal Oscar Andres Rodriguez Maradiaga du Honduras qui agit également comme secrétaire du G-9, groupe qui a pour mission de conseiller le pape sur les réformes de la Curie. Ce n’est donc pas n’importe qui. Or, au début de , il a parlé du socialisme de Chavez comme d’une idéologie populiste et en voie de s’écrouler. Une semaine plus tard, ce fut autour de la Conférence épiscopale de dénoncer le socialisme et d’accuser le gouvernement pour les problèmes de distribution des produits de première nécessité. Sur ce type d’interventions, je vous réfère à cet article.

Ce fut comme un signal de départ pour amplifier la rareté des biens de première nécessité en contrôlant leur distribution. Il faut savoir que cette distribution est  à 70% sous le contrôle d’entreprises privées. Cette rareté a donné naissance à des files d’attente pouvant durer des heures aux portes des centres de distribution, tout pour exaspérer la population et  la soulever contre le gouvernement, présenté par les médias meanstream comme l’unique responsable de cette rareté.

Des groupes mobilisés et financés par cette même oligarchie avaient pour mission de faire monter la colère des gens et de les inciter à des actions de sabotages contre les centres de distribution et édifices publics, l’objectif étant de créer le chaos ouvrant la voie à une intervention militaire.

Il faut reconnaître au gouvernement de Nicolas Maduro d’avoir bien saisi la nature de ces évènements et de les avoir affrontés pour ce qu’ils étaient. Les entrepôts gonflés de ces biens essentiels ont été découverts et portés à la connaissance du public. Le gouvernement a pris le contrôle des principaux centres de distribution pour rendre accessibles des tonnes d’aliments et de biens essentiels. Il a également pris des mesures pour contrer le commerce au noir de ces biens qui se revendaient à haut prix.

Là ne s’arrêtait toutefois pas ce plan de coup d’État. Grâce au service d’intelligence et de jeunes officiers de l’armée, fidèles à la Constitution, le gouvernement a pu démonter, ces derniers jours, ce qui aurait pu devenir un véritable coup d’État militaire réalisé en concertation avec certains membres de l’armée, ayant choisi la corruption et la trahison.

Ces militaires ont été identifiés et mis en prison. Leur arrestation a permis au gouvernement d’en savoir plus sur ce plan. L’action militaire devait se dérouler le 12 ou le 13 février, ayant pour objectif principal le  bombardement de la Résidence officielle du Président ou de l’endroit où il se trouverait à ce moment, également la destruction du Centre d’information nationale et internationale de telesur.net., entre autres. Ces militaires disposaient d’un visa leur donnant accès en tout temps aux États-Unis. Le gouvernement a également mis la main sur la liste des candidats pour former le gouvernement intérimaire, sur les décisions d’annulation de la constitution dans ses éléments essentiels, etc.

Pendant que les militaires procéderaient, des manifestations programmées se réaliseraient dans les principaux centres du pays de manière à créer le désordre et à justifier une loi de couvre-feu de la part des nouveaux gouvernants.

En somme, une opération qui emprunte ses bombardements à ceux du Chili d’Allende, qui procède pour la gouvernance sous le modèle du coup d’État militaire de 2002 et qui met à la disposition de la presse nationale et internationale des montages vidéo et des déclarations, créés spécialement pour la circonstance.

C’est sans doute en pensant à ce coup d’État militaire qui était planifié pour le lendemain qu’Obama  glissa cette phrase lors d’une longue entrevue à Vox: « On est bien obligé de tordre le bras des pays qui ne font pas ce que nous voulons. » Une phrase qui s’appliquerait bien à un gouvernement vénézuélien renversé par un coup d’État militaire soutenu par Washington. Malheureusement pour lui et ses alliés oligarchiques et épiscopaux, le Gouvernement de Maduro est toujours là et ces criminels immédiats de cette autre aventure de coups d’État prennent le chemin de la prison.

Ma seule conclusion est celle de dire que les chantres de la démocratie et du néo-libéralisme, de l’humanisme chrétien sont trop souvent, à mon goût, des hypocrites, des menteurs, des manipulateurs qui n’ont pour objectifs que leur prestige et pouvoir personnel.

Je suis pour la démocratie, celle qui fait participer le peuple. Je suis pour le néo-libéralisme, soumis aux exigences du bien commun dont l’État est l’ultime responsable. Je suis pour l’humanisme chrétien, celui qui met l’institution ecclésiale au service des Évangiles et qui fait des Évangiles une source d’inspiration pour les peuples.


Oscar Fortin

Québec, le 13 février 2015