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vendredi 8 novembre 2013

QUE SONT-ILS DONC CES GRANDS LIBÉRATEURS DE L’HUMANITÉ?







Chaque année, le Président des États-Unis se présente devant les membres des deux chambres ainsi que de nombreux invités pour dire au monde tous les efforts déployés par le peuple étasunien et ses représentants pour que le monde soit toujours plus libre et plus heureux.

L’éloge qu’il fait des multiples interventions de son pays dans le monde pour combattre, entre autres, le terrorisme et les tyrans qui maltraitent leurs peuples, soulève l’enthousiasme de cette noble assemblée qui entrecoupe par de longs applaudissements les paroles du Président. L’émotion atteint son comble lorsqu’il évoque ces milliers de soldats, morts au combat pour la liberté des peuples, pour la sécurité et les intérêts des États-Unis. Là, ce sont les larmes qui apportent à tous ces applaudissements l’humanité de tout un peuple dont le destin n’est rien de moins que de diriger le monde. C’est ce qu’exprimait Condoleezza Rice, la secrétaire d’État d’alors, à des baptistes réunis en congrès en juin 2006. Ce qu’elle y disait vaut pour tous les présidents.




« Le président Bush et moi-même partageons votre conviction que l’Amérique peut et doit être une force du Bien dans le monde. Le Président et moi croyons que les États-Unis doivent rester engagés comme leader d’événements hors de nos frontières. Nous croyons cela parce que nous sommes guidés par le même principe persistant qui donna naissance à notre propre nation : la dignité humaine n’est pas un don du gouvernement à ses citoyens, ni un don des hommes les uns aux autres ; c’est une grâce divine à toute l’humanité. »


On ne peut s’y tromper. Les États-Unis d’Amérique ont pour mission divine de guider le monde et d’assurer à l’humanité le bonheur de la paix, tout en poursuivant les grands objectifs de leur sécurité et de leurs intérêts nationaux, ces derniers, comme cela va de soi, devant primer sur le reste.

C’est l’histoire qu’une grande majorité de citoyens et citoyennes de nos sociétés de consommation continue de croire. C’est également celle que nos médias officiels propagent comme une vérité divine.

QU’EN EST-IL DANS LES FAITS?

À les écouter, on pourrait penser qu’ils sont des libérateurs d’humanité, mais à les regarder de plus près on se rend compte qu’ils sont plutôt des fossoyeurs d’humanité. Voyons cela en ce qui concerne leurs relations avec l’Amérique latine. Voyons jusqu’où va leur amour pour les grandes valeurs humaines de justice, de liberté, de respect, de démocratie.


BLOCUS ÉCONOMIQUE APPLIQUÉ AU PEUPLE CUBAIN DEPUIS PLUS DE 50 ANS





Il faut savoir ce que signifie dans les faits ce blocus économique et surtout ce qui en est l’inspiration.

Dès le tout début de la victoire des révolutionnaires cubains sous la direction de Fide Castro, les principales préoccupations des États-Unis furent que cette révolution devienne vite une grande déception pour le peuple cubain. Pour Eisenhower, le président d’alors, et également pour tous ses successeurs, il ne faut surtout pas que cette révolution porte ses fruits et que le peuple cubain y trouve son compte.
Dans un mémorandum secret remis au président Eisenhower, le 6 avril 1960, l’adjoint du sous-secrétaire d’État d’alors, Lester Mallory écrit ceci :
« La majorité des Cubains appuient Castro (…) Il n’existe pas une opposition politique effective. (…) L’unique moyen possible pour lui faire perdre l’appui interne est de provoquer la désillusion et le mécontentement en provoquant l’insatisfaction économique (...) et la pénurie. (…) Il faut mettre rapidement en pratique tous les moyens possibles pour affaiblir la vie économique (…) refusant à Cuba argent et biens de toute nature de manière à réduire les salaires et l’emploi, provoquant ainsi la faim, le découragement et la chute du gouvernement. »
Ce plan est ce qui donne naissance au « blocus économique contre Cuba  » qui dure depuis plus de 52 ans. Chaque année, l’Assemblée générale des Nations Unies vote à très forte majorité une motion condamnant ce blocus et demandant aux États-Unis d’y mettre fin. Pour l’année en cours, ce vote s’est réalisé le 29 octobre dernier. Encore une fois, plus de 188 pays se sont prononcés contre ce Blocus et demandez que les États-Unis y mettent fin. Les deux pays qui ont voté contre la proposition sont, comme à l’habitude, les États unis et Israël.
Nous savons depuis longtemps que l’oncle SAM n’a pas pour habitude d’obtempérer à la volonté de la communauté internationale et qu’il va continuer d’agir comme s’il n’en était rien. Loin d’en diminuer la rigueur, il en durcit les mesures. J’invite les lecteurs et lectrices à lire ce texte.
Ce sont des dizaines de milliards de dollars que ce blocus coûte à Cuba. Ce sont des milliers de Cubains, hommes, femmes et enfants qui sont privés de médicaments, d’équipements de santé sans parler de toutes les pertes au niveau du développement économique de l’Île. Un véritable combat de David contre Goliath.
Au lieu de se réjouir des solidarités de ce peuple à travers ses médecins et ses professeurs auprès des plus défavorisés du Continent, l’oncle SAM chercher par tous les moyens à lui rendre la vie plus difficile encore. Plutôt que de choisir les voies du dialogue respectueux pour résoudre les différends, il choisit de se comporter comme un empire qui n’accepte de dialogue qu’à condition de lui être soumis, de lui manger dans la main. Pour qui se respecte, il ne saurait en être question.
Que dire de la condamnation à de longues peines de prison de ces cinq Cubains pour avoir infiltré des terroristes de Miami et révélé leurs sombres projets de sabotage contre le peuple cubain? C’est Fidel Castro lui-même, par l’intermédiaire de son grand ami et prix Nobel de littérature, Gabriel Garcia Marquez, qui en a informé Bill Clinton, alors président des États-Unis.
Plutôt que de mettre en prison les terroristes, Bill Clinton a choisi, à travers un système de justice manipulé, de faire condamner les cinq Cubains.

DICTATURES ET MILITARISATION DE L’AMÉRIQUE LATINE ET DES ANTILLES.



L’histoire des dictatures en Amérique latine est une longue histoire de complicité de l’oncle SAM avec ceux qui, dans le Continent, lui ouvrent toutes grandes les avenues pour qu’il y circule en toute quiétude avec ses multinationales et ses armées. Ces dictatures sont bénies des dieux parce qu’elles savent réprimer les récalcitrants que sont en général les peuples et qu’elles permettent, entre autres, l’exploitation des richesses, le commerce florissant des armes et surtout cette paix si précieuses pour les puissants.

Pour n’en nommer que quelques-uns de ces grands hommes pour lesquels la Maison-Blanche a manifesté beaucoup de respect : Batista qui a fait de Cuba le Casino de la mafia étasunienne; Somoza qui fit du Nicaragua son domaine aux riches cultures; Pinochet qui remit le Chili sous contrôle étasunien; Banzer, un des nombreux dictateurs de la Bolivie,     Stroessner, l’homme à la poigne de fer qui mit le Paraguay à ses ordres; Videla, l’homme de main pour faire le grand ménage de la gauche argentine. Ce sera sous le règne des quatre derniers que le fameux plan Condor révèlera toute l’humanité qui les inspire. De quoi combler de joie Washington et ses acolytes.

Le seul dictateur à ne pas faire partie du club sélect de Washington est Fidel Castro.   Ce dernier a ceci de particulier qu’il se porte avant tout à la défense des intérêts de son peuple. Sa dictature réprime ceux et celles qui l’attaquent et commettent des actes terroristes pour remettre le pays entre les mains de l’oncle Sam. On comprendra que pour lui , il ne saurait en être question.


LA REMILITARISATION DE L’AMÉRIQUE LATINE

L’émergence de nouvelles démocraties qui reposent sur la participation consciente des peuples n’est pas de nature à tranquilliser l’oncle Sam. Ces démocraties nouvelles lui révèlent que l’intérêt des peuples concernés ne coïncide pas toujours avec ses propres intérêts. Il ne saurait laisser ces démocraties faire la pluie et le beau temps dans son arrière-cour. D’où l’importance de renforcer sa présence militaire, confortant, là où il y a déjà une alliance stratégique, ses appuis aux oligarchies nationales et sabotant, là où la résistance des peuples est coriace, les infrastructures existantes. Loin de présenter ses luttes comme antidémocratiques, il les présente plutôt comme une lutte héroïque contre les narcotrafiquants, les terroristes et pour la liberté des peuples.

Déjà, nous connaissons les sept bases militaires É.-U. en Colombie, celle au Honduras et au Paraguay, mais, à se fier aux dernières délibérations de la Première Conférence sur les Études stratégiques organisées par le Centre d’Investigations de Politique internationale dépendant de l’Institut Supérieur de Relations internationales (ISRI) du Ministère des Relations extérieures de Cuba, il y en aurait plus de 75. Pour la plupart, elles sont « officiellement » justifiées pour lutter contre les narcotrafiquants. Dans certains pays, comme au Honduras et au Guatemala, les soldats étasuniens peuvent, en toute impunité, circuler avec leurs armes dans le pays et tuer, en toute impunité, des civils.

Cette militarisation ne semble pas encore suffisante. Il faut en ajouter et surtout y apporter des dispositifs qui assureront tous les pouvoirs, à ceux qui en sont les maîtres, pour diriger et contrôler ce Continent, leur arrière-cour.

Pour couvrir ce dernier volet de la remilitarisation de l’Amérique latine, je vous réfère à quelques articles récents.






QUE DOIT-ON EN CONCLURE?

Lorsque nous levons le voile sur les grands idéaux, vantés par les présidents successifs des États-Unis dans leurs discours annuels sur l’état de l’Union, nous découvrons des objectifs moins nobles que ceux annoncés et proclamés avec la passion du sauveur d’humanité.

On ne peut s’y tromper : les grands objectifs de l’oncle Sam sont tous liés à ses intérêts nationaux et à sa sécurité nationale dont il est le seul à en connaître les avenants et aboutissants. Sa puissance militaire, jointe au pouvoir de l’argent, lui permet de s’imposer là où il y voit ses intérêts et sa sécurité.

Les intérêts et la sécurité des autres peuples, des autres nations, de l’humanité doivent s’ajuster et se subordonner à ses intérêts et à sa sécurité. Même le droit international et les institutions qui en sont garantes doivent s’ajuster à sa volonté. Un Empire ne saurait faire mieux. L’image du bon samaritain qui va au secours d’une humanité blessée, pratiquement agonisante, en prend tout un coup.


Oscar Fortin
Québec, le 7 novembre 2013


samedi 9 juin 2007

ARMAGUEDON UNE GUERRE À FINIR

NOTE: En 2007 j'avais écrit cette réflexion sur l'Armaguedo. Depuis lors bien des évènements se sont succédés. Nous avons assisté à des coups d'État militaires en Amérique latine, à la fin du calendrier Maya en 2012, des guerres en Libye, en Syrie et dans diverses parties du monde, à l'arrivée d'un pape de "la fin du monde" en 2013. Au moment de reproduire ce texte, l'Ukraine est pris en otage par les puissances occidentales pour repousser la Russie dans ses derniers retranchements. Rien n'est négligé pour discréditer Poutine, le président, et la Russie comme force politique, économique et militaire. J'ai donc pensé remettre à la UNE cet article qui garde encore toute son actualité.



Serait-il venu le temps de ce grand combat dont nous parle le livre de l’Apocalypse au chapitre 16 ? Bien des signes donnent à penser que ce jour approche et que déjà les deux armées se préparent à l’affrontement final. Nous pouvons penser à la mondialisation des relations politiques, économiques, sociales et culturelles. Ces dernières nous rendent tous responsables, bien qu’à des degrés divers, de ce qui se passe dans le monde. Que dire du développement extraordinaire des moyens de communication qui nous mettent en contact direct avec les mille et un visages du monde dans lequel nous vivons ? Plus que tout, il y a ce développement d’une conscience planétaire qui décode avec de plus en plus de clarté les antagonismes qui sous-tendent les grands problèmes qui affectent l’humanité et les dessous des guerres menées un peu partout à travers le monde. Les voiles tombent, les visages apparaissent dans leur nudité, la tricherie n’arrive plus à convaincre. Dans cette perspective l’enjeu de cette guerre à finir serait le suivant : LA SOLIDARITÉ ET LE PARTAGE ENTRE TOUS LES HUMAINS, FONDÉS SUR LA VÉRITÉ ET LA JUSTICE, OU LE CONTRÔLE DU MONDE ET LA SAUVEGARDE DES PRIVILÈGES, FONDÉS SUR L’AMBITION ET LA TROMPERIE.

Ceux qui dominent actuellement le monde et qui disposent des principaux leviers de son devenir social, politique, économique et religieux se retrouvent un peu partout, mais tout particulièrement dans certaines organisations secrètes, comme Illuminati, et dans les organisations politiques, économiques et religieuses qui en émanent. (http://syti.net/Organisations.html) Ils font partie des 33% de la population mondiale qui contrôlent plus de 80% des richesses du monde. La table à laquelle ils sont conviés n’a rien de comparable avec celle à laquelle sont condamnés les 66% de l’humanité qui en sont exclus. Ces derniers, en dépit de toutes les promesses, n’ont toujours pas accès aux besoins fondamentaux de subsistance et de dignité. Ils ont en partage, entre autres choses, la sous-alimentation, la mortalité infantile, l’analphabétisme, l’isolement et la dépendance.


Chacun des camps se mobilisent avec les ressources qu’il a. Ceux qui dominent le monde disposent de ressources inimaginables leur permettant d’assurer leur hégémonie non seulement militaires, mais également psychologique. Le contrôle des industries militaires et des moyens de communication leur assure cette domination sur les peuples et les personnes. Les églises, pour leur part, entraînées dans des alliances subtiles, donneront bonne conscience aux premiers et contiendra la résistance des autres.

Le second groupe, beaucoup plus démuni militairement et sans beaucoup d’emprise sur les moyens de communication, pourra toutefois compter sur ce réveil d’une conscience planétaire davantage soucieuse de solidarité et de justice que de domination et de privilèges. Cette dernière se développe au fur et à mesure qu’elle comprend avec plus de clarté les mécanismes politiques, économiques et même religieux qui expliquent en grande partie la situation dans laquelle se trouvent plus des deux tiers de l’humanité. Des leaders, par la profondeur de leurs convictions et l’héroïcité de leur engagement, font naître une espérance nouvelle, fondée sur la justice et la conscience d’une dignité retrouvée. De véritables prophètes surgissent ici et là pour témoigner, au prix de leur vie, de l’action libératrice du Christ ressuscité, actuellement à l’œuvre dans cet extraordinaire projet d’un monde fondé sur la justice, la vérité et l’amour. Ils ne craignent pas de dénoncer les tricheries des envahisseurs qui ne sauraient s’imposer pour toujours.


Les stratégies se dessinent et peuvent être détectées à travers les initiatives des uns et des autres. En Amérique latine, par exemple, nous avons le cas de Cuba qui mène un combat qui dure depuis plus de 50 ans. Même s’il est un petit pays d’à peine 9 millions de personnes, il a su résister à ce jour à son voisin qui est le pays le plus puissant, militairement et économiquement, de la terre. En dépit de toutes les initiatives prises pour mettre un terme à cette révolution, elle est toujours là et bien vivante. « David » a non seulement résisté à « Goliath », mais l’a déstabilisé en Amérique latine et l’a rejoint dans plusieurs autres parties du monde. Le mouvement amorcé par Cuba se prolonge maintenant au Venezuela, en Bolivie, en Équateur et au Nicaragua. Le Brésil, l’Argentine et l’Uruguay s’en inspirent. Cette montée de ces nouveaux acteurs, de plus en plus affranchis, conduit les États-Unis et ses alliés à contenir ce mouvement qui menace leur hégémonie en développant des stratégies tantôt de sabotage des uns, tels le Chili d’Allende, Cuba de Fidel, le Venezuela de Chavez tantôt de contrôle politique et économique des autres, tels le Chili de Pinochet, le Pérou, la Colombie et le Mexique dont on ne saura jamais si l’actuel Président, Calderon, a bien été celui que le peuple Mexicain a choisi. Les efforts pour contourner le vote des masses, majoritairement en faveur d’une société plus juste, sont sans limite.http://www.voltairenet.org/auteur121290.html?lang=fr


Dans cette confrontation de plus en plus musclée, les moyens de communication jouent un rôle de premier plan. On applique systématiquement les principes de propagandes de guerre qu’un ancien diplomate britannique, Lord Arthur Ponsoby (1871-1946), avait élaborés:


• Le camp adverse est le seul responsable de la guerre

• Le chef du camp adverse a le visage du diable (ou l'«affreux» de service)

• C'est une cause noble que nous défendons et non des intérêts particuliers

• L'ennemi provoque sciemment des atrocités, et si nous commettons des bavures c'est involontairement.1


Cet extrait est pris d’un article qui en dit long sur la manipulation de l’information de guerre. Pour justifier leurs actions tous les moyens sont bons. Les mots vérité, justice, paix, démocratie ne sont plus que des paravents permettant de mieux dissimuler et tromper. La bonne conscience en arrive à envelopper tous ces crimes et la seule morale qui compte est celle qui répond à leurs ambitions.
http://www.alterinfo.net/Guerres-mediatiques-Le-role-des-agences-de-communication-dans-les-guerres-actuelles_a9058.html?TOKEN_RETURN


Dans le livre de l’Apocalypse, aux chapitres 16 et 19, les deux belligérants sont présentés de la façon suivante :


LE CONQUÉRANT

« Puis, de la gueule du Dragon, et de la gueule de la Bête, et de la gueule du faux prophète, je vis surgir trois esprits impurs, comme des grenouilles - et de fait, ce sont des esprits démoniaques, des faiseurs de prodiges, qui s'en vont rassembler les rois du monde entier pour la guerre, pour le grand Jour du Dieu Maître-de-tout. Ils les rassemblèrent au lieu dit, en hébreu, Harmagedôn. » (Ap.16)

LE LIBÉRATEUR

« Alors je vis le ciel ouvert, et voici un cheval blanc ; celui qui le monte s'appelle » Fidèle » et » Vrai », il juge et fait la guerre avec justice. Ses yeux ? une flamme ardente ; sur sa tête, plusieurs diadèmes ; inscrit sur lui, un nom qu'il est seul à connaître; le manteau qui l'enveloppe est trempé de sang ; et son nom ? le Verbe de Dieu. » (Ap.19)


L’ISSUE de cette guerre nous est révélée au chapitre 18 de ce même livre :
2.
« Il s'écria d'une voix puissante : « Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la Grande ; elle s'est changée en demeure de démons, en repaire pour toutes sortes d'esprits impurs, en repaire pour toutes sortes d'oiseaux impurs et dégoûtants.
3.
Car au vin de ses prostitutions se sont abreuvées toutes les nations, et les rois de la terre ont forniqué avec elle, et les trafiquants de la terre se sont enrichis de son luxe effréné. »
4.
Puis j'entendis une autre voix qui disait, du ciel : « Sortez, ô mon peuple, quittez-la, de peur que, solidaires de ses fautes, vous n'ayez à pâtir de ses plaies !
5.
Car ses péchés se sont amoncelés jusqu'au ciel, et Dieu s'est souvenu de ses iniquités.
6.
Payez-la de sa propre monnaie ! Rendez-lui au double de ses forfaits ! Dans la coupe de ses mixtures, mélangez une double dose !
7.
A la mesure de son faste et de son luxe, donnez-lui tourments et malheurs ! Je trône en reine, se dit-elle, et je ne suis pas veuve, et jamais je ne verrai le deuil...
8.
Voilà pourquoi, en un seul jour, des plaies vont fondre sur elle : peste, deuil et famine ; elle sera consumée par le feu. Car il est puissant, le Seigneur Dieu qui l'a condamnée. »
9.
Ils pleureront, ils se lamenteront sur elle, les rois de la terre, les compagnons de sa vie lascive et fastueuse, quand ils verront la fumée de ses flammes,
10.
retenus à distance par peur de son supplice : « Hélas, hélas ! Immense cité, ô Babylone, cité puissante, car une heure a suffi pour que tu sois jugée ! »
11.
Ils pleurent et se désolent sur elle, les trafiquants de la terre ; les cargaisons de leurs navires, nul désormais ne les achète! »


CONCLUSION


Il est toujours hasardeux de prétendre déchiffrer un livre qui utilise autant d’images et de symboles pour nous parler d’un « moment » de l’histoire du monde dont on ignore effectivement le commencement et la fin. Une chose, toutefois, demeure : les forces qui s’inspirent de la justice et qui se font un devoir de se laisser guider par la vérité et la transparence ont de bonnes chances de se reconnaître dans le cavalier qui monte le cheval blanc et dont le nom est Fidélité et Vérité.


Par contre, ceux qui s’enveloppent de tricheries, de mensonges, de manipulations, se reconnaîtront plus facilement dans la figure du Dragon, de la Bête et du faux prophète. Leur fidélité ne dure que le temps de leurs intérêts et leur vérité est celle qui correspond à leurs ambitions.


Je laisse la dernière parole à Jésus citant le prophète Isaïe : Mt, ch.13, 14-16)


14 « Vous entendrez de vos oreilles, et vous ne comprendrez point; Vous regarderez de vos yeux, et vous ne verrez point.15 Car le cœur de ce peuple est devenu insensible; Ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, De peur qu'ils ne voient de leurs yeux, qu'ils n'entendent de leurs oreilles, Qu'ils ne comprennent de leur cœur, Qu'ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse.16 Mais heureux sont vos yeux, parce qu'ils voient, et vos oreilles, parce qu'elles entendent »


Oscar Fortin
9 juin 2007

mercredi 6 août 2014

ARMAGUEDON UNE GUERRE À FINIR



NOTE: En 2007 j'avais écrit cette réflexion sur l'Armaguedon. Depuis lors, bien des évènements se sont succédés. Nous avons assisté à des coups d'État militaires en Amérique latine, à la fin du calendrier Maya en 2012, à des guerres en Libye, en Syrie et dans diverses parties du monde, à l'arrivée d'un pape de "la fin du monde" en 2013. Au moment de reproduire ce texte, l'Ukraine est pris en otage par les puissances occidentales pour repousser la Russie dans ses derniers retranchements. Rien n'est négligé pour discréditer Poutine, le président, et la Russie comme force politique, économique et militaire. J'ai donc pensé remettre à la UNE cet article qui garde encore toute son actualité.




Serait-il venu le temps de ce grand combat dont nous parle le livre de l’Apocalypse au chapitre 16 ? Bien des signes donnent à penser que ce jour approche et que déjà les deux armées se préparent à l’affrontement final. Nous pouvons penser à la mondialisation des relations politiques, économiques, sociales et culturelles. Ces dernières nous rendent tous responsables, bien qu’à des degrés divers, de ce qui se passe dans le monde. Que dire du développement extraordinaire des moyens de communication qui nous mettent en contact direct avec les mille et un visages du monde dans lequel nous vivons ? Plus que tout, il y a ce développement d’une conscience planétaire qui décode avec de plus en plus de clarté les antagonismes qui sous-tendent les grands problèmes qui affectent l’humanité et les dessous des guerres menées un peu partout à travers le monde. Les voiles tombent, les visages apparaissent dans leur nudité, la tricherie n’arrive plus à convaincre. Dans cette perspective l’enjeu de cette guerre à finir serait le suivant : LA SOLIDARITÉ ET LE PARTAGE ENTRE TOUS LES HUMAINS, FONDÉS SUR LA VÉRITÉ ET LA JUSTICE, OU LE CONTRÔLE DU MONDE ET LA SAUVEGARDE DES PRIVILÈGES, FONDÉS SUR L’AMBITION ET LA TROMPERIE.

Ceux qui dominent actuellement le monde et qui disposent des principaux leviers de son devenir social, politique, économique et religieux se retrouvent un peu partout, mais tout particulièrement dans certaines organisations secrètes, comme Illuminati, et dans les organisations politiques, économiques et religieuses qui en émanent. (http://syti.net/Organisations.html) Ils font partie des 33% de la population mondiale qui contrôlent plus de 80% des richesses du monde. La table à laquelle ils sont conviés n’a rien de comparable avec celle à laquelle sont condamnés les 66% de l’humanité qui en sont exclus. Ces derniers, en dépit de toutes les promesses, n’ont toujours pas accès aux besoins fondamentaux de subsistance et de dignité. Ils ont en partage, entre autres choses, la sous-alimentation, la mortalité infantile, l’analphabétisme, l’isolement et la dépendance.



Chacun des camps se mobilisent avec les ressources qu’il a. Ceux qui dominent le monde disposent de ressources inimaginables leur permettant d’assurer leur hégémonie non seulement militaires, mais également psychologique. Le contrôle des industries militaires et des moyens de communication leur assure cette domination sur les peuples et les personnes. Les églises, pour leur part, entraînées dans des alliances subtiles, donneront bonne conscience aux premiers et contiendra la résistance des autres.

Le second groupe, beaucoup plus démuni militairement et sans beaucoup d’emprise sur les moyens de communication, pourra toutefois compter sur ce réveil d’une conscience planétaire davantage soucieuse de solidarité et de justice que de domination et de privilèges. Cette dernière se développe au fur et à mesure qu’elle comprend avec plus de clarté les mécanismes politiques, économiques et même religieux qui expliquent en grande partie la situation dans laquelle se trouvent plus des deux tiers de l’humanité. Des leaders, par la profondeur de leurs convictions et l’héroïcité de leur engagement, font naître une espérance nouvelle, fondée sur la justice et la conscience d’une dignité retrouvée. De véritables prophètes surgissent ici et là pour témoigner, au prix de leur vie, de l’action libératrice du Christ ressuscité, actuellement à l’œuvre dans cet extraordinaire projet d’un monde fondé sur la justice, la vérité et l’amour. Ils ne craignent pas de dénoncer les tricheries des envahisseurs qui ne sauraient s’imposer pour toujours.



Les stratégies se dessinent et peuvent être détectées à travers les initiatives des uns et des autres. En Amérique latine, par exemple, nous avons le cas de Cuba qui mène un combat qui dure depuis plus de 50 ans. Même s’il est un petit pays d’à peine 9 millions de personnes, il a su résister à ce jour à son voisin qui est le pays le plus puissant, militairement et économiquement, de la terre. En dépit de toutes les initiatives prises pour mettre un terme à cette révolution, elle est toujours là et bien vivante. « David » a non seulement résisté à « Goliath », mais l’a déstabilisé en Amérique latine et l’a rejoint dans plusieurs autres parties du monde. Le mouvement amorcé par Cuba se prolonge maintenant au Venezuela, en Bolivie, en Équateur et au Nicaragua. Le Brésil, l’Argentine et l’Uruguay s’en inspirent. Cette montée de ces nouveaux acteurs, de plus en plus affranchis, conduit les États-Unis et ses alliés à contenir ce mouvement qui menace leur hégémonie en développant des stratégies tantôt de sabotage des uns, tels le Chili d’Allende, Cuba de Fidel, le Venezuela de Chavez tantôt de contrôle politique et économique des autres, tels le Chili de Pinochet, le Pérou, la Colombie et le Mexique dont on ne saura jamais si l’actuel Président, Calderon, a bien été celui que le peuple Mexicain a choisi. Les efforts pour contourner le vote des masses, majoritairement en faveur d’une société plus juste, sont sans limite.http://www.voltairenet.org/auteur121290.html?lang=fr



Dans cette confrontation de plus en plus musclée, les moyens de communication jouent un rôle de premier plan. On applique systématiquement les principes de propagandes de guerre qu’un ancien diplomate britannique, Lord Arthur Ponsoby (1871-1946), avait élaborés:



• Le camp adverse est le seul responsable de la guerre


• Le chef du camp adverse a le visage du diable (ou l'«affreux» de service)


• C'est une cause noble que nous défendons et non des intérêts particuliers


• L'ennemi provoque sciemment des atrocités, et si nous commettons des bavures c'est involontairement.1



Cet extrait est pris d’un article qui en dit long sur la manipulation de l’information de guerre. Pour justifier leurs actions tous les moyens sont bons. Les mots vérité, justice, paix, démocratie ne sont plus que des paravents permettant de mieux dissimuler et tromper. La bonne conscience en arrive à envelopper tous ces crimes et la seule morale qui compte est celle qui répond à leurs ambitions.
http://www.alterinfo.net/Guerres-mediatiques-Le-role-des-agences-de-communication-dans-les-guerres-actuelles_a9058.html?TOKEN_RETURN



Dans le livre de l’Apocalypse, aux chapitres 16 et 19, les deux belligérants sont présentés de la façon suivante :



LE CONQUÉRANT

« Puis, de la gueule du Dragon, et de la gueule de la Bête, et de la gueule du faux prophète, je vis surgir trois esprits impurs, comme des grenouilles - et de fait, ce sont des esprits démoniaques, des faiseurs de prodiges, qui s'en vont rassembler les rois du monde entier pour la guerre, pour le grand Jour du Dieu Maître-de-tout. Ils les rassemblèrent au lieu dit, en hébreu, Harmagedôn. » (Ap.16)

LE LIBÉRATEUR

« Alors je vis le ciel ouvert, et voici un cheval blanc ; celui qui le monte s'appelle » Fidèle » et » Vrai », il juge et fait la guerre avec justice. Ses yeux ? une flamme ardente ; sur sa tête, plusieurs diadèmes ; inscrit sur lui, un nom qu'il est seul à connaître; le manteau qui l'enveloppe est trempé de sang ; et son nom ? le Verbe de Dieu. » (Ap.19)



L’ISSUE de cette guerre nous est révélée au chapitre 18 de ce même livre :
2.
« Il s'écria d'une voix puissante : « Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la Grande ; elle s'est changée en demeure de démons, en repaire pour toutes sortes d'esprits impurs, en repaire pour toutes sortes d'oiseaux impurs et dégoûtants.
3.
Car au vin de ses prostitutions se sont abreuvées toutes les nations, et les rois de la terre ont forniqué avec elle, et les trafiquants de la terre se sont enrichis de son luxe effréné. »
4.
Puis j'entendis une autre voix qui disait, du ciel : « Sortez, ô mon peuple, quittez-la, de peur que, solidaires de ses fautes, vous n'ayez à pâtir de ses plaies !
5.
Car ses péchés se sont amoncelés jusqu'au ciel, et Dieu s'est souvenu de ses iniquités.
6.
Payez-la de sa propre monnaie ! Rendez-lui au double de ses forfaits ! Dans la coupe de ses mixtures, mélangez une double dose !
7.
A la mesure de son faste et de son luxe, donnez-lui tourments et malheurs ! Je trône en reine, se dit-elle, et je ne suis pas veuve, et jamais je ne verrai le deuil...
8.
Voilà pourquoi, en un seul jour, des plaies vont fondre sur elle : peste, deuil et famine ; elle sera consumée par le feu. Car il est puissant, le Seigneur Dieu qui l'a condamnée. »
9.
Ils pleureront, ils se lamenteront sur elle, les rois de la terre, les compagnons de sa vie lascive et fastueuse, quand ils verront la fumée de ses flammes,
10.
retenus à distance par peur de son supplice : « Hélas, hélas ! Immense cité, ô Babylone, cité puissante, car une heure a suffi pour que tu sois jugée ! »
11.
Ils pleurent et se désolent sur elle, les trafiquants de la terre ; les cargaisons de leurs navires, nul désormais ne les achète! »



CONCLUSION



Il est toujours hasardeux de prétendre déchiffrer un livre qui utilise autant d’images et de symboles pour nous parler d’un « moment » de l’histoire du monde dont on ignore effectivement le commencement et la fin. Une chose, toutefois, demeure : les forces qui s’inspirent de la justice et qui se font un devoir de se laisser guider par la vérité et la transparence ont de bonnes chances de se reconnaître dans le cavalier qui monte le cheval blanc et dont le nom est Fidélité et Vérité.



Par contre, ceux qui s’enveloppent de tricheries, de mensonges, de manipulations, se reconnaîtront plus facilement dans la figure du Dragon, de la Bête et du faux prophète. Leur fidélité ne dure que le temps de leurs intérêts et leur vérité est celle qui correspond à leurs ambitions.



Je laisse la dernière parole à Jésus citant le prophète Isaïe : Mt, ch.13, 14-16)



14 « Vous entendrez de vos oreilles, et vous ne comprendrez point; Vous regarderez de vos yeux, et vous ne verrez point.15 Car le cœur de ce peuple est devenu insensible; Ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, De peur qu'ils ne voient de leurs yeux, qu'ils n'entendent de leurs oreilles, Qu'ils ne comprennent de leur cœur, Qu'ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse.16 Mais heureux sont vos yeux, parce qu'ils voient, et vos oreilles, parce qu'elles entendent »



Oscar Fortin
6 août 2014