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mardi 12 janvier 2010

"LES FAUX-POSITIFS"

Cette expression nous vient directement de l’Amérique latine, plus particulièrement de la Colombie. En espagnol, on parle de « falsos positivos ». De quoi s’agit-il ?

Vous vous souvenez de ce policier de Montréal qui affirmait, l’automne dernier, que lors de la crise d’octobre 1970 et des évènements violents qui l’avaient précédée et suivie, la Police de Montréal s’était avérée d’une grande inefficacité. Pour redorer sa réputation, elle avait alors décidé, en 1971, de monter de toute pièce une opération visant à démontrer son efficacité. Ce fut le cas du vol des gains d’un bingo par une cellule felquiste qu’elle avait infiltrée. En l’espace d’un rien de temps, les coupables furent arrêtés et condamnés. La Police de Montréal venait de retrouver son efficacité. S’il eut fallu, à ce moment, que quelqu’un fasse allusion à un pareil montage, il eût été accusé d’être obsédé par la théorie du complot.


Actuellement, en Colombie, il y a un procès contre 17 militaires qui ont procédé à l’enlèvement de jeunes innocents, les ont amenés au loin dans les bois et les ont froidement assassinés. Ils sont revenus en annonçant qu’ils avaient abattu, lors d’un affrontement armé, des combattants des Forces armées révolutionnaires (FARC). De criminels qu’ils étaient, ces soldats devenaient ainsi des héros et permettait à l’armée de renforcer ses forces de répression dans certains milieux. Or les familles de ces jeunes ont découvert la tromperie et ont dénoncé les coupables qui sont actuellement mis en accusation. Voici, en traduction libre, ce qu’on en dit :

« Les effectifs militaires sont impliqués dans l’assassinat de jeunes qui ont été enlevés et conduits dans une région du nord-est du pays où ils furent exécutés et présentés par les militaires comme des « guérilléros » abattus lors d’un affrontement. Cette manière d’agir est connue en Colombie comme de « faux-positifs ».

Or ces militaires, en instance de procès, ont été libérés et placés dans une « garnison de l’artillerie N.13 ». Les familles des jeunes victimes reçoivent quotidiennement des menaces de mort et les organismes humanitaires dénoncent par tous les moyens cette façon de faire. Le procès doit se poursuivre, mais avec une lenteur telle que les principales victimes ne savent pas quand il aboutira. Entre temps ils vivent sous le règne de la peur et de l’insécurité. Ce n’est pas la première fois que de telles méthodes sont dénoncées. « Quand l’armée colombienne assassine des jeunes pour faire monter les statistiques ou encore cette déclaration d’un sénateur Colombien qui se réfère aux 100 jeunes assassinés sous la bannière de la lutte contre le terrorisme.

Ce sont deux exemples qui ne sont que la pointe d’un iceberg. Deux exemples qui ne relèvent d’aucune théorie, mais qui reposent sur le témoignage réel des victimes et des autorités. Si déjà en 1970, nous connaissions au Québec cette procédure, comment ne pas croire que nous n’étions pas les seuls à en connaître les rudiments. Aujourd’hui, en Colombie, un cas, sans doute sur mille, est mis à nu et nous en sommes scandalisés et avec raison. Mais que dire de tous les autres que nous ignorons, qu’on nous dissimule ?

Sur le 11 septembre 1973, au Chili, nous savons maintenant ce qui s’est véritablement passé. Nous connaissons le rôle joué par le Président Nixon et celui de son conseiller Kissinger de même que tout le support reçu des Services secrets étasuniens. Sur le 11 septembre 2001, les arguments ne manquent pas pour nous suggérer ce qui s’est véritablement passé. Les références sur youtube et internet sont multiples et souvent autrement plus documentés que les rapports officiels. La version la plus plausible est celle qui veut que ce soit un coup monté par le Mossad (sionisme) qui contrôlait des cellules d’Al Quaïda et l’extrême droite étasunienne avec Dick Cheney comme trait d’union entre les forces occultes, l’administration officielle et les médias. L’objectif : entre autres, prendre le contrôle du Moyen Orient et des principales ressources qui s’y trouvent.

« Les faux-positifs » deviennent de plus en plus objets de recherche et d’analyse. Seuls, de véritables chercheurs indépendants parviendront à les reconnaître et à les dénoncer. Nous vivons dans un monde où le réel et l’irréel se confondent dans l’esprit de bien des gens, de quoi laisser la porte grande ouverte aux aventuriers de haut voltige.

Actuellement, le Président Chavez dénonce des scénarios qui viseraient à créer au Venezuela de « faux positifs » en y créant des cellules que l’on ferait passer pour des cellules des FORCES ARMÉES RÉVOLUTIONNAIRES COLOMBIENNES (FARC) de même que des caches de drogue, tout cela pour justifier, aux yeux de la Communauté internationale, une intervention musclée des États-Unis sur la base de la lutte contre le terrorisme et les narcotrafiquants. Ce n’est pas pour rien que le Président Chavez déploie actuellement ses forces armées tout le long de la frontière avec la Colombie. C’est justement pour contrer la création de ces « faux réels ».

Voilà où nous en sommes. Il ne fait pas de doute que les médias « officiels » nous tiendront bien informés et qu’il n’y aura pas à s’y méprendre sur les belligérants, sachant déjà qui est ce méchant Chavez qui n’a d’autre ambition que celle de conquérir la Colombie et l’ensemble de l’Amérique Latine. Toute autre interprétation sera évidemment biaisée et surtout inspirée de la théorie du complot, donc suspecte et sans valeur.

Oscar Fortin

Québec, le 11 septembre 2010

http://humanisme.blogspot.com

jeudi 10 mai 2012

LA MATRAQUE, LA VIOLENCE ET LES INNOCENTS





La violence qui a marqué les évènements des derniers jours, particulièrement celle, à Victoriaville, dont le monde a été témoin, a de quoi soulever bien des questions. Il est facile, au premier abord, d’en rendre responsable les étudiants qui s’objectent, depuis plusieurs semaines, à l’augmentation des frais de scolarité. Quoi de plus efficace que cette violence pour les discréditer auprès d’une opinion publique grâce à un appui sans équivoque de nos médias qui reproduisent, à répétition, sans réserve et sans nuance, les mêmes actes de sabotage et de vandalisme.

Personnellement, j’ai toujours été contre l’usage de la violence délinquante, celle qui brise des vitrines, qui s’en prend aux passants, tire des pierres ou encore, lorsqu’un micro est à sa portée, crie des injures et tient des propos radicaux sans lien véritable avec le vécu d’une lutte légitime qui se veut respectueuse du droit et qui en réclame tout autant de la part des autorités. Je suis également contre toute violence qui trouve son fondement dans la  manipulation qu’en font les gouvernements.

Je pense que personne n’aime la violence, même pas dans les circonstances où elle peut être justifiée. Elle n’est souvent qu’un obstacle à l’obtention d’objectifs bien précis. Nous savons l’importance que revêt l’opinion publique dans le rapport de force entre les parties en conflit. Or cette opinion publique est très sensible aux expressions de violence qui ressemblent davantage à de la délinquance et à de l’anarchie, qu’à  de la légitime défense. Les gouvernements en savent quelque chose et ils peuvent, à l’occasion, susciter cette délinquance et cette anarchie, sachant que les médias « officiels » sauront en amplifier le caractère odieux.

Ces gouvernements n’ont-ils pas appris comment transformer des mouvements sociaux, des manifestations ouvrières et étudiantes en de véritables champs de bataille où les forces de l’ordre apparaissent comme les bons et les autres comme des méchants, des anarchistes, des communistes.

On se souviendra de ces derniers qualificatifs amplement utilisés, dans les années 1950 et 1960, alors que les États-Unis défendaient ses multinationales en Amérique latine et renversaient des gouvernements démocratiques pour les remplacer par des dictateurs qui acceptaient de leur être soumis. L’opinion publique nord-américaine, bien alimentée par une presse dirigée d’en haut, voyait dans ces interventions le geste humanitaire d’une nation généreuse au service de la liberté. Cette façon de faire, sous des formes plus raffinées, s’est poursuivie dans, à peu près toutes les régions du monde.  Il y a un mode d’emploi que les écoles militaires et de police enseignent à leurs membres. La plus connue est celle des Amériques, spécialisée dans la formation à la répression, à la torture, à l’élimination pure et simple des personnes. Les dictateurs de l’Amérique latine y envoyaient leurs soldats les plus méritants. Peut-être que certains des nôtres y sont passés.

En Colombie, il y a eu l’action des militaires et paramilitaires qui commettaient des crimes en toute impunité. Voici ce qu’en disait Philip Alston, dans son rapport  aux Nations Unies, daté de 2010 :

« Mes recherches ont abouti à la conclusion que des membres des forces de sécurité colombiennes ont perpétré un nombre significatif d'exécutions extrajudiciaires selon une méthode qui a été suivie dans tout le pays [...] Bien que ces assassinats n'aient pas été une composante de la politique officielle, j'ai trouvé de nombreuses unités militaires impliquées dans ce que l'on appelle les «faux positifs», auquel cas les victimes étaient assassinées par des militaires, bien souvent en vue d'obtenir un bénéfice personnel, qu'il soit matériel ou financier [...] Généralement, les victimes ont été attirées par un recruteur au moyen de promesses mensongères vers des zones reculées où elles étaient assassinées par des soldats, qui informaient par la suite qu'elles avaient été tuées au combat, et maquillaient la scène du crime »12.

Le scandale des faux positifs est le nom donné aux révélations qui, fin 2008, ont impliqué des membres de l'armée nationale colombienne dans des assassinats de civils innocents, dans le but de les faire passer pour des guérilleros morts au combat dans le cadre du conflit armé qui affecte la Colombie. Ces assassinats avaient pour objectif d'améliorer les résultats des brigades de combat1. Selon la terminologie du droit international, ces cas sont des exécutions extrajudiciaires, et selon la terminologie légale colombienne comme des homicides sur personne protégée2.


Ces choses ne se passent pas uniquement en Colombie. Dans un article tout récent publié sur WikiStrike on peut lire le titre suivant : « La majorité des attentats sont organisés par la police ». On y retrouve, entre autres, l’affirmation :

« De nos jours, la principale activité du FBI consiste à démasquer des complots terroristes aux États-Unis. Et quand le FBI ne parvient pas à trouver suffisamment de complots pour justifier son existence... et bien le "Bureau" les fabrique ! Pour ensuite parader devant la presse avec ses trophées... ... mais même la presse la plus veule finit par se rendre compte de quelque chose. « 


Le Québec n’est ni la Colombie, ni les États-Unis. N’empêche que tous les gouvernements et les corps policiers échangent beaucoup entre eux, permettant ainsi d’apprécier certaines techniques plus efficaces que d’autres. Il ne fait aucun doute que la vieille technique d’infiltration est amplement utilisée, non seulement pour voir de l’intérieur les mouvements qui se préparent, mais aussi, le cas échéant, pour provoquer des actions de violence dans le but d’en imputer la responsabilité aux contestataires.
Je me souviens avoir travaillé dans des organismes de coopération internationale et d’avoir appris, après coup, que des compagnons de travail, étaient des agents infiltrés. Dans bien des cas, ils étaient les plus radicaux dans leurs discours et dans les discussions. Aujourd’hui, je comprends mieux la fonction qu’ils avaient : discréditer la crédibilité de l’organisation et de ses membres aux yeux du public. Depuis ce temps, je me méfie toujours de ces discours radicaux, peu enracinés dans la réalité des évènements.
Ce ne sera certainement pas la Sureté du Québec qui va révéler au grand public les modes d’emploi de ses forces policières. Par contre, les politiciens feront tout pour que leurs actions soient perçues comme celles d’un gouvernement responsable, soucieux de la sécurité et de l’ordre établi. Pendant ce temps, les grévistes, les contestataires devront se défendre de ne pas être les auteurs de la violence. Ce sera peine perdue, le mal étant déjà fait.
Que conclure ?
Les mouvements étudiants, les organisations syndicales, les diverses associations doivent s’organiser pour se protéger contre ces intrus. Il est important d’être présents dans les médias. À ce titre, il faut dire que les représentants étudiants ont été plus qu’à la hauteur de ce qu’on attendait d’eux. Ils en auront impressionné plusieurs par leur sang froid, leurs analyses et la clarté de leurs positions. C’est comme s’ils avaient compris que l’opinion publique devait être aussi précieuse pour leur cause qu’elle ne l’est pour le gouvernement.
Il n’y a pas de changement profond qui peut se réaliser durablement sans l’appui de l’opinion publique. Sachons, alors, la cultiver et l’apprivoiser en la rendant toujours plus consciente des grandes causes pour lesquelles nous luttons. Il faut briser le monopole de l’information à sens unique et au service du régime en place. Vigile et tous les autres sites d’information alternative font oeuvres de pionniers.

Oscar Fortin
Québec, le 7 mai 2012






vendredi 7 mars 2014

LE MODE D'EMPLOI IMPÉRIAL DES CONTRE-RÉVOLUTIONS






Le temps des armées qui alignaient par dizaines de milliers leurs soldats sur le front des  champs de bataille est périmé depuis longtemps. Nous ne verrons plus de sitôt se répéter ce que fut l’invasion de l’Irak qui a fait plus d’un million de morts au nombre desquels on peut compter des dizaines de milliers de ces soldats envoyés au front.
Ces opérations, en plus d’être excessivement dispendieuses, indisposent l’opinion publique nationale et internationale. Ainsi, sans rien sacrifier des grands objectifs de conquête, l’Empire a choisi une approche plus discrète, perçue plus positivement par l’opinion publique nationale et internationale, moins dispendieuse pour ses coffres et tout aussi efficace. Une approche qui récupère, en plus moderne, la stratégie du Cheval de Troie.
En quoi consiste cette nouvelle approche de conquêtes des peuples et de leurs richesses?
Au cœur de cette nouvelle stratégie, je vois quatre armes qui en constituent les fondements.
La première est celle des moyens de communication qui doivent conditionner l’opinion publique nationale et internationale dans le sens des interventions « avant » et « pendant ». En général, le « après » n’est pas pertinent et pourrait même ternir son image de grand libérateur. On ne parle plus beaucoup de l’Irak, de la Lybie, de l’Afghanistan et nous savons pourquoi.
La seconde est d’avoir un contrôle complet sur les principales institutions et organisations régionales et internationales comme les Nations Unies, les Églises, ainsi que sur les diverses agences qui en dérivent, comme la Cour internationale de la Haie, la Commission des droits de la personne, etc.
La troisième consiste à identifier et à préparer des agents internes et externes au pays visé en vue de créer des actions de déstabilisation et de provocation donnant lieu à une guerre civile exigeant l’intervention de la communauté internationale. Pour ce travail, l’empire peut compter sur ses services secrets et de façon toute particulière sur la CIA dont les budgets peuvent s’alimenter à même le marché de la drogue.
La quatrième consiste à négocier un gouvernement de transition dont les principaux responsables seront ceux-là mêmes que l’Empire aura identifiés.
Comment ces armes sont-elles utilisées?
D’abord, les moyens de communication doivent s’assurer du contrôle de certains mots chers à l’opinion publique : démocratiepeuplepaixdroits humainsliberté, communauté internationale (pour identifier les bons), violencerépression,  dictateurcorruption (pour identifier les méchants).
Lorsqu’un pays est ciblé, l’ensemble des grands médias au service de l’Empire en sont informés, plusieurs mois et même quelques années à l’avance, pour qu’ils puissent commencer leur travail de diabolisation des dirigeants et des gouvernements visés. Ils ne feront que relever, en un premier temps, tous les éléments négatifs et, si nécessaire, ils en inventeront. Par la suite, ils assureront la couverture qui donnera le beau rôle des intervenants à chacune des étapes de l’opération. Les spécialistes des montages de photos et les rédacteurs des textes portant sur l’actualité sauront convaincre l’opinion publique nationale et internationale du caractère héroïque des principaux acteurs en lutte contre le tyran, le dictateur ou encore le Président déchu. Il ne faut pas oublier que ce réseau de communication rejoint tous les médias écrits et visuels de l’ensemble des pays alliés de l’Empire. C’est ce réseau qui réfléchit, à travers son miroir, la réalité qu’il veut bien  transmettre à l’opinion nationale et internationale.
Les exemples ne manquent plus pour illustrer cette grande manipulation de l’opinion publique afin d’en faire une alliée reconnaissante à l’endroit des conquérants. Ils ne sont plus des envahisseurs et prédateurs, mais des protecteurs et des démocrates. (voir les quelques références au bas de cet articles)
La seconde arme est celle des Institutions et Organisations internationales. Pour en prendre le contrôle, il suffit d’y introduire à des postes de décision des personnes fiables qui sauront appuyer l’empire en temps et lieu. Pour y arriver, il peut compter, entre autres, sur sa grande influence auprès de nombreux gouvernements participants à ces instances qui ont leur mot à dire dans le choix de ces personnes. La CIA et certaines agences spécialisées pour ce genre de travail seront mises à contribution. Il va de soi que le poids de l’argent y est pour beaucoup. Il permet de corrompre, sous forme de gestes généreux, ceux et celles qui résisteraient à la première étape du jeu des influences. En dernier ressort, il y a toujours la menace de sanctions qui peuvent parfois aller jusqu’à l’homicide.
La troisième arme, tout aussi importante, est celle du choix des principaux acteurs de terrains. Ils se retrouveront parmi les candidats d’opposition les plus radicaux et les plus déterminés à renverser le gouvernement ainsi que chez les étudiants intéressés par l’argent et l’aventure. S’ajouteront à cette première sélection des mercenaires grâcement payés. Il y aura des sessions de formation à la guérilla urbaine, au maniement des armes et autres techniques de sabotage. Ils serviront à créer des évènements de répression pour alimenter la presse nationale et internationale. Selon l’évolution de ces interventions, les futurs représentants qui se présenteront comme les porte-parole du peuple seront identifiés et reconnus internationalement par l’empire et ses alliés. Ils seront les négociateurs pour le peuple d’un gouvernement de transition dont ils auront inévitablement le contrôle.
Nous en sommes rendus à la quatrième arme qu’est le gouvernement transitoire. Là, va se jouer les dernières cartes de cette grande mise en scène de la démocratie impériale. Les délais impartis pour une nouvelle élection générale à laquelle sera appelé le peuple pour élire ses nouveaux dirigeants devront permettre d’assurer les meilleures conditions pour que les élus (es) soient ceux et celles figurant sur la liste de l’Empire. Les armes de la corruption et des menaces de toute nature sauront faire taire les récalcitrants.
Il ne faut pas oublier que pendant toutes ces étapes les médias d’à travers le monde interviendront pour transformer les ennemis en diables et faire apparaître comme de véritables héros et bienfaiteurs ces mercenaires et leurs mentors. Ce qui a déjà été une profession journalistique est devenue une profession de vendeurs d’images et de faux positifs. On fait passer pour vrai ce qui est faux et pour faux ce qui est vrai. Ils sont devenus les serviteurs et les servantes du père du mensonge à son meilleur.
Je pense que nous pouvons reconnaître ce scénario dans les révolutions de couleur du Moyen-Orient, en Libye, en Syrie, en Ukraine et au Venezuela. Nous en voyons également des signes en Bolivie, en Équateur, en Argentine, au Brésil. L’Empire, comme un vampire, a soif de conquête et de domination. Seule la conscience des peuples pourra mettre fin à cette grande tromperie.
Oscar Fortin
Québec, le 7 mars 2014
Quelques références :

mercredi 28 septembre 2016

QUI SONT LES VÉRITABLES COMPLOTISTES ?




Les romans policiers et les téléséries à caractère politique nous ont habitués à des expressions  qui caractérisent la nature de certaines relations telles « cette rencontre n’a jamais eu lieu », « cet appel téléphonique n’a jamais existé », « on ne s’est jamais vu » et bien d’autres encore. Il faut croire que ces expressions se répercutent dans la vie réelle.

  1. 1.    Tout récemment, par exemple, « un chef militaire du groupe terroriste Front al-Nosra affirme que les États-Unis lui ont livré des systèmes de missiles TOW, en plus de lui avoir octroyé une aide financière et des conseillers militaires. »


          Le département d’État américain a aussitôt démenti cette information.

« Nous n’avons jamais accordé aucune aide au Front al-Nosra. Nous le considérons comme une organisation terroriste internationale, une filiale d’Al-Qaïda et nous œuvrerons pour la détruire »,

  1. Le gouvernement des États-Unis considère ses bombardements contre l’armée syrienne, du 17 septembre dernier, comme une bavure non voulue et totalement lamentable, alors qu’un accord de cessez-le-feu vient d’être signé.


Or, le gouvernement syrien a en sa possession un enregistrement audio de la conversation entre des terroristes de Daech et des militaires américains avant la frappe aérienne qui a fait plus de 80 victimes et de cent blessés parmi les militaires de l’armée syrienne

Plutôt que de prendre acte de ces faits, les États-Unis et ses alliés s’acharnent à accuser la Syrie et la Russie de crimes contre le peuple syrien, alors que les interventions de ces derniers sont toutes orientées à protéger le peuple syrien contre les terroristes et une opposition armée, soutenues par la coalition internationale, dirigées par les États-Unis. Voici le texte de l’intervention du représentant du gouvernement syrien au Conseil de sécurité des Nations Unies, du  21 septembre 2016.

Ce même représentant du gouvernement légitime de Syrie a également pris la parole à l’occasion du Conseil de sécurité spécial du 25 septembre.  Il a, entre autres, réaffirmé la légitimité de l’état syrien d’assurer la sécurité de son peuple à l’encontre de toutes les formes armées non autorisées à intervenir sur le territoire syrien.

« M. Ja'afari a insisté que le gouvernement syrien ne fait que se défendre contre les terroristes, mais qu'il était prêt à s'asseoir avec les représentants des groupes d'opposition non terroristes.

Il a déclaré que le Royaume-Uni, la France et les États-Unis, "pleurent et versent des larmes de crocodile" pour Alep, et a posé la question de savoir si le Royaume-Uni abandonnerait l'Écosse, si la France abandonnerait la Corse, ou si "les États-Unis abandonneraient le Texas".

"Le gouvernement syrien ne renoncera pas à un seul pouce de son territoire", a déclaré l'envoyé de Damas, qui a accusé les trois pays occidentaux d'avoir qualifié à tort les groupes armés d'opposition en Syrie de "modérés".

On en arrive, par la force des médias et leur capacité de manipulation de l’information, à transformer un gouvernement légitime, celui de Syrie, élu par le peuple syrien et reconnu par les Nations Unies, comme étant l’ennemi du peuple qu’il faut à tout prix abattre. On en fait tout autant avec la Russie qui est en Syrie à la demande du gouvernement syrien. Même le Vatican, par la voix du pape François, entre dans le jeu occidental.

Pendant ce temps, les accusateurs et les grands défenseurs d’humanité, forment, arment et dirigent des groupes terroristes pour mener à terme, par leurs actions terroristes, ce qu’ils ne peuvent conquérir par les voies légitimes : la prise de contrôle de l’État syrien, de son territoire et de ses richesses. Cette version des faits ne sera pas racontée par nos médias officiels, pas plus par ceux qui vivent du système et de ceux qui en sont les maîtres.

Si jamais il doit y avoir une guerre d’envergure mondiale, les ingrédients de nature à la provoquer sont à nos portes. Les armements  sont de plus en plus en position de tir et les populations, bien chloroformées par nos médias et politiciens,  ne peuvent que donner leur aval à leurs armées, sauveurs d’humanité.

Le XXIe siècle a commencé en mettant rapidement en perspective le jeu du vrai et du faux, du bon et du mauvais.  Les dénonciateurs, accusés par les médias  et ceux qui en ont le contrôle, de complotistes, lèvent toujours plus le voile des faits qui révèlent le véritable visage de ceux qui en sont effectivement les véritables auteurs. Tous ces montages, élaborés pour induire en erreur l’opinion publique mondiale, font partie de ces complots de conquêtes et de domination. Je vous laisse avec un article plus qu’intéressant sur ces techniques de manipulation de l’opinion publique.

Les exemples de ces tricheries et manipulations ne manquent pas.

Nous pouvons relever l’élection de GW Bush qui est devenu président des États-Unis avec moins de votes en sa faveur que son adversaire. Al Gore.  Que dire de toute cette histoire du 11 septembre 2001 dont le Rapport officiel, plein d’incohérences, est devenu la farce des analystes, des physiciens, des architectes, des ingénieurs et même de nombreux pilotes d’avion, etc. La guerre en Irak qui a fait plus d’un million de morts et encore davantage de blessés a été déclenchée sur la base d’un mensonge bien enveloppée, celui des armes de destruction massive. Dans tous ces cas, qui sont les véritables complotistes ?

Depuis toutes ces années, rien n’a changé dans la manière de manipuler l’opinion publique et de justifier des guerres. La Libye et la Syrie en sont deux autres exemples qui ne peuvent échapper à ces mensonges et tromperies. Ici, en Amérique, nous avons, entre autres, le cas du Venezuela, devenu la cible recherchée par ces complotistes que sont les oligarchies et l’Empire. La guerre économique et celle de la désinformation fonctionnent à plein régime. Aux réserves de pétrole dont le Venezuela est détenteur s’ajoute cette nécessité existentielle de faire échouer un régime de nature à faire mentir tous les pronostiques énoncés par les détenteurs du régime capitaliste.

Depuis le début de ce siècle, de nombreux internautes et intervenants dans les secteurs sensibles des administrations politiques, militaires et économiques se sont introduit dans les secrets de nombreuses organisations gouvernementales et non gouvernementales et les ont portés à la connaissance de l’opinion publique internationale.  Sur ce point, je vous réfère à un article qui remonte à 2013, mais qui garde toute son actualité au sujet de ces principaux intervenants. S’y ajoute également l’auteur, John Perkins, qui a écrit un livre sous le titre « Confession d’un assassin économique » dans lequel il lève le voile sur toutes ces intrigues visant à renverser des gouvernements et à faire disparaître des chefs d’État insoumis.

Je conclus avec cette formule des « faux positifs » qui servent à camoufler des opérations qui ne sauraient se réaliser par des voix officielles. Les mercenaires, les terroristes, les paramilitaires peuvent être utilisés pour réaliser des missions spéciales qu’une armée régulière ne saurait faire.

Cet article sera, sans doute, qualifié de théorie du complot, réduisant à de la pure imagination cette interprétation des faits. Sans ces nombreuses références  qui en soutiennent les affirmations, ils auraient sans doute raison.  Toutefois, si les complots des puissances s’élaborent derrière des portes fermées et sous le couvert du plus grand secret, ces portes résistent de moins en moins aux nouvelles technologies et les secrets qu’elles protègent se retrouvent vite accessibles au grand public.  Il y a également le fait que les portes de la conscience de plusieurs qui oeuvrent ou qui ont œuvré dans ces milieux témoignent de plus en plus de faits qui ont de quoi nous interpeller.

 Nous pouvons déjà avoir une idée de ceux qui sont les véritables complotistes. Ils sont actuellement à l’œuvre pour disqualifier la Russie et la Syrie par une campagne de désinformation  agressive, faisant de ces deux acteurs, les ennemis à abattre. Ils ne peuvent accepter que le sort réservé aux terroristes qu’ils ont formés, armés et financés soit celui de la défaite.

Au moment de mettre un point final à cette réflexion, le secrétaire d’État des É.U., John Kerry, vient tout juste de déclarer que son pays est disposé à mettre fin à toute coopération avec la Russie sur le dossier syrien.

Oscar Fortin

Québec, le 28 septembre 2016


Des déclarations attribuées à Henry Kissinger, en 2010…