mercredi 28 décembre 2005

BIENVENIDO A LUCAS GABRIEL


Querido nieto, te estas preparando para tu llegada a un nuevo mundo, él de la humanidad. Dentro de unas horas, dejaras tu oasis donde habrás recibido no solo una identidad física, que, evidentemente, tenemos ganas de ver por primera vez, pero también una herencia que te viene de generaciones cuyo origen se pierde en la noche de los tiempos. La sangre que pasa en tus venas es el que va, entre otros, de la Tierra de fuego hasta la Baie James pasando por Cuba. Por tu madre, tocas a los dos extremos de las Américas y por tu padre estas en el corazón de esta América. Tendrás que componer tanto con tu identidad física que con esta herencia que se manifestara progresivamente a través tu carácter, tu temperamento, tu manera de vivir y de ser. Si la trayectoria de tu vida es ya toda fijada, su profil y contenido vendrán de tus iniciativas, de tus compromisos y más que todo de los valores de vida y de solidaridad humana que lograra testimoniar. Eso será tu firma personal y única en la historia de la humanidad.

El mundo que vas a descubrir al ritmo del desarrollo de tu cuerpo y de tu espíritu se presentara sobre diversos aspectos. No te preocupes por tus primeros meses, tus primeros anos, estarás rodeado y envuelto de cariño al punto que desearas de nuestra parte un poco mas de tranquilidad, cosa que no entenderemos fácilmente. Que quieres! Es así que tú nos descubrirás progresivamente. Te llevaremos como un trofeo, como un gran éxito, como el retrato de todos nosotros. Sin duda, encontraras que te ponemos demasiadas cosas sobre tus espaldas, al momento en que el desarrollo de tu conciencia te impulsara a toma5r caminos distintos de los que pensamos, a lo mejor en senderos que van a sentido contrario de los nuestros. Tendrás que asumir tu historia y llevarla hasta donde te lo pedirá tu conciencia.

Ya, tienes un nombre que te espera. Un nombre, sin duda, escrito en las estrellas y que se impuso a tu padre y a tu madre: LUCAS GABRIEL. Con el tiempo descubrirás que este nombre tiene algo de predestinado. Lucas , nombre español, recuerda el nombre de un evangelista, San Lucas, quien escribió la historia de un cierto Jesús de Nazareth, personaje que vivió hace mas de dos mil anos, dejando a la humanidad un mensaje de justicia, de paz, de verdad, de vida y de amor. Este se presento como el HIJO DE DIOS y muchos creyeron en El y siguen creyendo en El. Como si esta primera referencia no bastaba, tus padres añadieron el nombre de GABRIEL, nombre francés que se refiere, entre otras cosas, al Ángel que anuncio a Maria el nacimiento del Hijo de Dios. No piensas que tus padres eligieron estos dos nombres pensando a aquellas referencias históricas. La idea de este nombre compuesto les llego así, como una inspiración, y nada podía llevarlos a cambiarlo: ibas llamarte LUCAS GABRIEL.

Ojala que este nombre sea anunciador de una era nueva permitiendo recuperar lo esencial del mensaje evangélico de manera que sea el motor de una humanidad sin exclusión, solidaria y para quien la justicia, la verdad y el amor misericordioso pueden solos fundar la paz y la unidad.

BIENVENIDO LUCAS GABRIEL a nuestro mundo que lleva en el los dolores del nacimiento de un hombre nuevo. Te tocara participar a este acontecimiento por tu vida y tus compromisos. Ojala que lleves tu espíritu hasta las fronteras del enconito y abres tu corazón a todos los humanos de la tierra. Actuando así, el abuelo que soy ahora, gracias a ti, dará gracias a Dios por las maravillas que realiza en este mundo, siempre en búsqueda de paz y de amor. La Navidad, que seguirá de dos semanas tu nacimiento, es el recuerdo del nacimiento de aquel Jesús llevando con El una BUENA NOTICIA PARA TODOS LOS HOMBRES DE BUENA VOLUNTAD.

Tu llegada estando prevista por el 12 de diciembre, estarás acogido por una nieve toda blanca que te llevara hacia un destino de todos incógnitos. Estaremos allí para acompañarte lo mas lejos que podemos.

Tu abuelo Oscar

De Québec, el 12-12-05 3h30
N.B. este mismo DIA, a las 15h35, nació Lucas Gabriel Suárez Fortín

SALUDOS A TODOS Y FELIZ ANO 2006

mercredi 14 décembre 2005

BUSH, LA DÉMOCRATIE ET LE CANADA

Depuis un certain temps le CANADA goûte de façon plus particulière à la médecine d’une Administration étasunienne qui, tout en prêchant le droit des peuples à décider par eux-mêmes de leurs gouvernements, de leurs politiques et de leur avenir, (ce qui est l’essence même de la démocratie) se met à crier au scandale et à la persécution chaque fois que ce droit s’exerce à l’encontre de leurs attentes. Pourtant, on ne peut taxer les canadiens d’être anti-étasuniens et de confondre tous ces derniers avec certaines formes de penser et d’agir de l’actuelle Administration. Nos critiques demeurent encore bien timides au côté de celles formulées par un nombre toujours plus croissant d’étasuniens qui s’en prennent à cette Administration. Il ne s’agit donc pas d’un « anti-américanisme » dont on aimerait taxer ceux et celles qui s’opposent à certaines politiques internationales de cette dernière.

Je pense que M. Martin, en donnant la réplique qu’il a donnée aux propos de l’ambassadeur des Etats-Unis, ne fait que représenter, comme il se doit, la volonté majoritaire des canadiens. Si cela n’est pas de la démocratie, il faudra qu’on vienne nous l’expliquer. Toutefois, nous ne pouvons que regretter que les gestes du gouvernement dirigé par M. Martin n’aient pas confirmé le sérieux de notre attachement à l’indépendance et à la souveraineté. Qu’a fait le Canada, le mois dernier, à la rencontre des chefs d’État des Amériques, à Mar de Plata, en Argentine ? Nous avons vu un Paul Martin et un Pierre Pettigrew, assis au côté de la Délégation étasunienne, chantant d’un même chœur le credo téléguidé par Washington. C’était lamentable à voir. Comme canadien, je ne m’y reconnaissais pas. J’ai pu suivre en partie ces débats par Télé Sur, nouvelle chaîne de télévision créée par le Venezuela et d’autres pays de la région du sud. Le raisonnement, des pays comme le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Venezuela était pourtant relativement simple et facile à comprendre pour le Canada : les accords entre pays de puissances asymétriques, ne peuvent que conduire à ce que les plus puissants bouffent les plus faibles. Les pays de l’Amérique du Sud, avec en tête le Président du Venezuela, ont défendu la thèse qu’il était plus important pour eux de se renforcer d’abord par un regroupement régional de manière à pouvoir par la suite négocier des ententes avec d’autres puissances. De quoi convaincre les plus sceptiques. Rien à y faire.

Pourtant, le Canada, avec le cas du bois d’œuvre et le refus de l’Administration Bush de se conformer aux décisions des divers tribunaux d’arbitrage, venait de proférer des menaces contre les Etats-Unis à l’effet de vendre son bois en Chine et d’exporter son pétrole vers d’autres pays. L’occasion eût été pertinente pour relever ce type de problème. Évidemment, il n’en fût rien. Une telle attitude lui aurait gagné l’estime et le respect des pays qui ont eu le courage et l’indépendance de se positionner selon les intérêts de leurs pays. Ç’eût été une attitude qui aurait sûrement inspiré à M. Chavez des propos autres que ceux qu’il a eu à l’endroit de M. Pettigrew qui a voulu jouer, un instant, au Chef d’État, en les exhortant à se ranger du côté de la proposition soutenue par Georges W. Bush. Le Canada avait choisi la servilité plutôt que l’indépendance qui lui aurait permis de s’associer à ceux qui ont mis en évidence l’importance pour tous les partenaires de pouvoir compter sur une force capable de faire fléchir les plus gourmands.

Ce qu’il faut tout de même mettre au crédit de monsieur Martin c’est qu’il est capable de certaines prises de positions en sol canadien. Je doute toutefois, qu’il puisse en être ainsi de M. Harper qui laisse déjà l’impression d’être prêt à se livrer, pieds et poings liés, au grand frère qui l’aimera suffisamment pour le bouffer complètement. Je ne pense pas que les Canadiens soient à ce point prêts à être annexés aux Etats-Unis et à ne plus avoir de personnalité étatique.

Les débats des chefs de partis politiques devraient aborder le sujet de la politique extérieure du Canada et donner lieu à des éclaircissements sur ces questions, souvent laissées de côté lors des campagnes électorales. Ce sont là des questions aussi importantes que la guerre, l’armement, l’environnement, le droit international, qui, dans bien des cas, sont passées sous silence et dont les conséquences vont bien au-delà des promesses électorales traditionnelles.

Je souhaite donc poser une question, à deux volets, à M. Harper, relative à l’engagement militaire du Canada :


NOUS AVONS VÉCU LE DÉCLENCHEMENT DE LA GUERRE EN IRAK ET NOUS NOUS SOUVENONS TOUS DES PRESSIONS EXERCÉES PAR LES ÉTATS-UNIS POUR QUE LE CANADA S’Y ENGAGE. DIVERS FACTEURS, CERTAINS CIRCONSTANCIELS ET D’AUTRES DE PRINCIPE, ONT FAIT EN SORTE QUE LA DÉCISION CANADIENNE, EN DÉPIT DES PRESSIONS EXERCÉES, A ÉTÉ DE NE PAS S’Y ENGAGER.

ADVENANT UNE SITUATION SEMBLABLE, QUELS SERAIENT LES CRITÈRES QUI GUIDERAIENT UN GOUVERNEMENT CONSERVATEUR DANS SA PRISE DE DÉCISION ? PLUS PRÉCISÉMENT, QUELLE PLACE Y OCCUPERAIT LA VOLONTÉ DES CANADIENS ? QUELLE IMPORTANCE ACCORDERIEZ-VOUS AU DROIT INTERNATIONAL TEL QU’EXPRIMÉ ET GÉRÉ PAR LES NATIONS UNIES ? QUELS MOYENS SERAIENT PRIS POUR RÉSISTER, LE CAS ÉCHÉANT, AUX PRESSIONS EXERCÉES PAR LES BELLIGÉRANTS?

LE SECOND VOLET DE LA MÊME QUESTION EST DIRECTEMENT RATTACHÉ AU PROJET DE BOUCLIER ANTI-MISSILES. DÉJÀ LE GOUVERNEMENT CANADIEN A PRIS LA DÉCISION, ET CELA TOUT À FAIT EN ACCORD AVEC LA VOLONTÉ DES CANADIENS, DE NE PAS S’ENGAGER DANS UN TEL PROJET.

UN GOUVERNEMENT CONSERVATEUR MAINTIENDRA-T-IL CETTE DÉCISION OU, À DÉFAUT, COMMENT JUSTIFIERA-T-IL LE CARACTÈRE ANTI-DÉMOCRATIQUE D’UN TEL REVIREMENT ? EN D’AUTRES MOTS , POUR UN GOUVERNEMENT CONSERVATEUR, LA VOLONTÉ DES CANADIENS PASSE-T-ELLE, EN TOUT TEMPS, AVANT CELLE DE NOTRE VOISIN DU SUD?


Oscar Fortin

14-12-05

lundi 12 décembre 2005

BIENVENUE À LUCAS-GABRIEL



Cher petit fils, tu te prépares à faire ton entrée dans un nouveau monde, celui de l’humanité. Dans quelques heures tu quitteras ton oasis où tu auras hérité non seulement d’une identité physique, que nous avons évidemment bien hâte de découvrir, mais encore d’une hérédité qui te vient de générations remontant jusque dans la nuit des temps. Le sang qui circule dans tes veines est celui, entre autres, qui va de la Terre de feu jusqu’à la Baie James en passant par Cuba. Par ta mère tu touches aux deux extrémités des Amériques et par ton père tu es au cœur de cette Amérique. Il te faudra composer tout autant avec cette identité physique qu’avec cette hérédité qui se révèlera progressivement par ton caractère, ton tempérament, ta manière de vivre et d’être. Si la trajectoire de ta vie est déjà toute tracée, son profil et contenu relèveront de tes initiatives, de tes engagements et plus que tout des valeurs de vie et de solidarité humaine dont tu sauras témoigner. Ce sera ta signature personnelle et unique dans l’histoire de l’humanité.

Le monde que tu vas découvrir au rythme du développement de ton corps et de ton esprit va t’apparaître sous diverses facettes. Ne t’inquiète pas pour tes premiers mois, tes premières années, tu seras entouré et dorloté au point que tu souhaiteras un peu de répit que nous aurons bien de la peine à comprendre. Que veux-tu ! C’est comme ça que tu vas progressivement nous découvrir. Nous allons te porter comme un trophée, comme une grande réussite, comme le portrait de nous tous. Tu vas sans doute trouver que nous t’en mettons beaucoup trop sur tes épaules alors que le développement progressif de ta conscience te conduira peut-être vers des horizons qui viendront heurter nos façons de faire et de penser. Il te faudra assumer ton histoire et la porter aussi loin que ta conscience te le commandera.

Déjà un nom, sans doute écrit dans les étoiles, s’est imposé à ton père et à ta mère : LUCAS GABRIEL. Avec le temps tu découvriras que ce nom a quelque chose de prédestinée. Lucas, nom espagnol, rappelle le nom d’un évangéliste, San Lucas, qui a raconté l’histoire de Jésus de Nazareth, personnage qui a vécu il y a plus de deux mille ans, laissant à l’humanité un message de justice, de paix, de vérité, de vie et d’amour. Il s’est présenté comme le Fils de Dieu et beaucoup ont cru en lui et continuent de croire en lui. Comme si cette première référence n’était pas suffisante, tes parents y ont ajouté le nom de Gabriel, nom français, qui se réfère dans la révélation chrétienne à l’Ange qui est venu annoncer la naissance du Fils de Dieu. Ne va pas croire que ton père et ta mère aient choisi ces deux noms en pensant à ces références historiques. Ce nom composé leur est venu comme ça, comme une inspiration, et il n’y avait rien à y faire : tu allais t’appeler Lucas Gabriel.

Puisse donc ce nom nous annoncer l’avènement d’une ère nouvelle, nous permettre de reprendre en main l’essentiel du message évangélique pour en faire le moteur d’une humanité sans exclusion, solidaire et pour qui la justice, la vérité et l’amour miséricordieux peuvent seuls fonder la paix et l’unité.

Bienvenue Lucas Gabriel dans notre monde qui porte en lui les douleurs de l’enfantement d’un homme nouveau auquel tu seras associé par ta vie et ton engagement. Puisses-tu porter ton esprit jusqu’aux frontières de l’inconnu et ouvrir ton cœur à tous les humains de la terre. En agissant ainsi, le grand père que je suis maintenant, grâce à toi, rendra grâce à Dieu pour les merveilles qu’il réalise dans ce monde toujours en quête de justice et de paix. Noël qui suivra ta naissance de deux semaines, rappelle la naissance de ce Jésus porteur d’Une bonne nouvelle pour toutes les personnes de bonne volonté.

À ton arrivée, prévue pour le 12 décembre, tu seras accueilli par une neige toute blanche qui te portera vers une destinée à tous inconnue. Nous serons là pour t’accompagner le plus loin que nous pourrons.

Ton grand-père


12-12-2005 3hres 30
NOTE: CE MÊME JOUR, À 15H35, EST NÉ LUCAS GABRIEL (PHOTO DU HAUT)

vendredi 25 novembre 2005

NON À LA DETTE, MAIS OUI AU PATRIMOINE

Il est intéressant de voir ceux et celles qui prennent actuellement la parole pour dénoncer la dette et inciter à son élimination. Plus intéressante encore est l’argumentation développée pour passer à l’action le plus rapidement possible.

Il y a d’abord le groupe que l’on dit « des sages », composé de personnalités, pour la plupart, financièrement bien nanties. Il y a également un regroupement « de jeunes » dont les appartenances sociales sont plus près des milieux aisés que des milieux défavorisés. Cet aspect aurait peu à voir avec la discussion de la dette, si ce n’était de l’argumentaire utilisé.

Pour le groupe des « sages », il y a l’inquiétude de laisser à nos enfants un héritage de misère et de pauvreté dû en grande partie à une dette qu’ils seront incapables d’assumer seuls. Le déficit démographique fera en sorte que les travailleurs se feront de moins en moins nombreux et que les charges sociales se feront de plus en plus onéreuses. Leurs revenus n’arriveront plus à répondre à toutes ces obligations. «D'ici quelques années tout au plus, nos rêves - en fait, pas les nôtres, mais ceux de nos enfants - seront brutalement interrompus par des coups sur la porte : les huissiers! » (Manifeste…)

Quant au groupe « des jeunes », l’argumentaire mis de l’avant dissimule à peine le caractère abusif de la génération des babys boomers qui a endetté le Québec à ses propres fins, laissant aux générations à venir la responsabilité de payer la note. Ces derniers laissent sous-entendre que les babys boomers, et tous les autres qui ne sont plus actifs sur le marché du travail, ont endetté le Québec à leurs seuls avantages et qui, plus est, cessent de participer financièrement aux charges de la société lorsqu’ils prennent leur retraite. Ainsi, perçoivent-ils ces babys boomers comme une charge nette pour les travailleurs de l’avenir!

Je suis bien d’accord pour qu’il y ait débat sur cette question de la dette. Mais pour qu’il y ait un véritable débat, encore faut-il que l’on traite, en même temps, du patrimoine légué aux générations montantes, du partage actuel du fardeau fiscal et, plus fondamentalement, du type de société dont ils voudront bien se doter. Va-t-on poursuivre le développement d’une société solidaire n’excluant ni les personnes âgées, ni les jeunes, ni les malades, ni les immigrants, ni les pauvres, ni les sans emplois, ni les travailleurs de la classe moyenne etc. ou va-t-on bâtir des solidarités de clans, de classes, de groupes ?

Si, au début des années soixante, il n’y avait pas eu de révolution « tranquille » pour démocratiser l’éducation, la santé, le revenu de base pour la subsistance, etc. beaucoup de nos jeunes ne seraient pas là avec leur savoir, universitaire ou autre pour nous parler de la dette. Il est évident qu’il y a eu, qu’il y a et qu’il y aura un coût social à cette démocratisation, coût que la classe moyenne des travailleurs a en grande partie assumé et continuera d’assumer. Ce ne sont ni les grandes entreprises, ni les cadres supérieurs de ces dernières qui ont pris la part la plus élevée de ces coûts. Ces derniers peuvent compter sur la collaboration de comptables bien aguerris, intéressés même… et des lobbyistes « amis » de certains législateurs pour les soustraire de ces obligations. Si des œuvres philanthropiques ont pu surgir ici et là, c’est peut-être moins en raison d’une générosité personnelle et gratuite que grâce à certains avantages fiscaux consentis pour de telles initiatives. Encore là c’est la classe moyenne qui en assume la plus grande partie.

Il est vrai que la génération des babys boomers prend de plus en plus le chemin de la retraite : Certains pour laisser la place aux jeunes de la génération montante, d’autres tout simplement parce que les fermetures d’entreprises les laissent sans autre alternative. Dans tous les cas, cependant, une réalité sans conteste demeure : Ils laissent le marché du travail sans pour autant se soustraire à leurs obligations sociales de payeurs d’impôts. À cet égard d’ailleurs, il sera intéressant, voire essentiel, de cibler les payeurs d’impôts par groupes d’âge, par situations sociales etc. La dette, que cette génération - de moins jeunes- continue d’assumer avec tous les autres qui tirent leurs revenus d’un emploi, s’accompagne également d’un patrimoine qu’elle a contribué à bâtir en tant que relève des générations précédentes. Ce patrimoine, à l’échelle canadienne, s’élevait en décembre 2004, selon Statistique Canada, à 4,2 billions de dollars nets, soit 131 100 $ nets par habitant. (Le Quotidien, 16 décembre 2004) De quoi retenir quelque peu l’élan des huissiers à la porte.

Lorsque nous étions jeunes, parce que nous le fûmes, on nous parlait de la société des loisirs à laquelle nous serions toutes et tous conviés dans les années à venir. On faisait alors reposer le réalisme de cet avènement sur l’apport des nouvelles technologies qui permettraient notamment de faire faire le travail jusqu’alors réalisé par les humains. Hélas, les politiques fiscales qui prévalent semblent avoir omis systématiquement d’inclure ce nouveau « travailleur » en tant que contribuable! Il a été oublié, pour ainsi dire, par la fiscalité. En effet, n’est-il pas parmi les rares à pouvoir travailler sans devoir rendre son tribut à l’État ?

J’espère que le débat amorcé sera suffisamment large pour traiter de tous ces points comme faisant partie d’un même ensemble. Ce serait dommage qu’il mette en confrontation les générations. La solidarité à laquelle nous ont initiés nos ancêtres devraient inspirer nos propos et guider nos pas dans cette démarche. À ce que je sache, personne n’apporte avec lui son patrimoine, actif et passif, à l’heure du grand départ. Les générations qui suivent en sont les héritières. À ce jour, l’actif a toujours été plus élevé que le passif.

Oscar Fortin

dimanche 20 novembre 2005

J'AI CHERCHÉ DIEU

Je l’ai cherché dans la Consommation, dans le Pouvoir, dans le Prestige :
Je ne l’ai pas rencontré.
Je l’ai cherché là où se manifeste et croît ce qu’il y a d’humain :
Et je l’ai vu.

Je l’ai reconnu dans les humbles et les pauvres,
Dans les orphelins et les exclus.
Je l’ai reconnu dans les persécutés pour la justice,
Dans les psaumes et poèmes d’Ernesto Cardenal.
Je l’ai reconnu dans les compromis sociaux de Chavez,
Dans la mort prophétique de Mgr Romero.
Je l’ai reconnu dans le désir profond de vérité des peuples,
Dans le désir d’une vie digne pour tous.
C’était Jésus de Nazareth, présent dans l’humanité.

Je l’ai aussi reconnu dans l’inspiration humaniste de Fidel,
Dans la promotion de l’éducation, de la santé, de l’entraide.
Je l’ai reconnu dans la sueur des travailleurs,
Dans l’honnêteté et les sacrifices des humbles.
Je l’ai reconnu dans la démocratie participative des peuples,
Dans le respect des différences de chacun.
C’était l’Esprit, présent au cœur de l’Amérique.

Également, je l’ai reconnu dans la bonté de ceux qui pardonnent,
Dans l’accueil gratuit et généreux des exclus.
Je l’ai reconnu dans la douleur des mères qui cherchent leurs disparus,
Dans la foi de ceux qui donnent tout pour que d’autres aient la vie.
Je l’ai reconnu dans le partage des uns avec les autres,
Dans l’amour des parents pour leurs enfants.
C’était le Père, présent en tous

Plus que tout je l’ai reconnu dans la solidarité humaine,
Dans la fraternité qui s’étend à toutes les personnes de la terre.
Je l’ai reconnu dans la recherche de la vérité, de la sincérité,
Dans le désir partagé d’UNITÉ vraie.
Je l’ai reconnu dans la créativité des artistes,
Dans la fraîcheur du vent, dans le cantique des oiseaux.
C’était Dieu présent à toute personne de bonne volonté.

Oscar Fortin
Cuba, le 15 novembre 2005 (original écrit en espagnol)