jeudi 5 janvier 2006

CASTRO ET L'ASSASSINAT DE KENNEDY


La remise dans l’actualité d’une hypothèse longtemps entretenue « Fidel derrière l’assassinat de Kennedy » vise certains objectifs que l’actuelle administration à Washington pourrait sûrement nous préciser. Cette hypothèse n’a jamais tenu la route malgré tous les efforts déployés pour lui assurer une certaine crédibilité. Et pour cause.

L’aventure de la Baie des Cochons avait été planifiée sous le régime d’Eisenhower. Lorsque Kennedy a pris le pouvoir il a été saisi de ce projet qui lui fut présenté par les réfugiés cubains de Miami et la CIA comme une opération purement cubaine et facilement couronnée de succès. Sur la base de ces informations il donna son accord pour poursuivre les préparatifs. Au moment de passer à l’action, ils sont revenus voir Kennedy pour lui demander de leur assurer une couverture aérienne de manière à leur ouvrir la voie à un débarquement plus facile. Kennedy a alors refusé et ce fut la cause, selon les auteurs même de cette aventure, de la cuisante défaite qu’ils ont dû subir.

Dans ce contexte, l’esprit revanchard contre Kennedy à qui on imputait tous les malheurs de cette invasion, émergeait beaucoup plus des anti-Castristes de Miami et des principaux agents de la CIA, impliqués dans la logistique, que de Fidel Castro lui-même qui connaissait déjà les avenants et aboutissants de cette aventure. Il savait ce qui se préparait et il était prêt à les accueillir. La défaite des envahisseurs a été des plus humiliante et catastrophique pour ses auteurs.

Ce n’est pas d’aujourd’hui que l’on ressasse, sans succès, cette histoire voulant que Fidel ait voulu éliminer Kennedy. La Commission Warren, si elle l’eut pu, l’aurait fait avec grand plaisir. Bien des problèmes et des soupçons impliquant le FBI, LA MAFIA, LA CIA, LES ANTI-CUBAINS et tout récemment LYNDON JONHSON lui-même auraient pu se défiler sans porter l’onéreux de pareil crime.

Cette opération ressemble à beaucoup d’autres dont celle qui veut que Fidel soit un des hommes les plus riches de la Planète. Si tel était le cas, l’austérité de son existence et la nature de ses engagements auraient de quoi faire réfléchir non seulement les riches et les puissants, mais encore tous ceux et celles qui rêvent de la puissance de l’Argent. S’il avait quelque part des Villas, il y aurait belle lurette que les revues à sensation les auraient mises en évidence. Non. Ils ne peuvent faire avec Fidel ce qu’ils ont fait avec Saddam, ses châteaux et ses monuments. Fidel n’est pas Saddam et il n’a ni château ni monument. Pourtant, depuis plus de 45 ans tous les services secrets et les technologies d’information sont à leur recherche pour en détecter, ne serait-ce que l’ombre d’une réalité.

Je pense que le monde, malgré la subtilité des moyens de communication, a dépassé le niveau de ce type de désinformation grossière qui n’arrive plus à dissimuler la haine et l’esprit revanchard de ses auteurs intellectuels. Pour les autres, ceux qui se prêtent à fabriquer ces outils, l’argent y est sûrement pour quelque chose. Le bénévolat, pour ce genre d’opération, trouve bien peu de preneurs. L’argent a bien meilleur goût.

Oscar Fortin

mardi 3 janvier 2006

COMMENTAIRES AU MESSAGE DE PAIX DE BENOÎT XVI

Le message papal du premier janvier est l’occasion pour l’Église de faire entendre sa voix sur la paix dans le monde et de rappeler les conditions qui doivent la fonder. Benoît XVI ne s’est pas soustrait à cette tradition et a fait porter son intervention du 1ier janvier 2006, sur la paix. Elle était d’autant plus attendue que c’était la première fois, en tant que Pape, qu’il avait l’occasion de donner son point de vue sur les problèmes qui alimentent les guerres et rendent si difficile l’avènement de la paix dans le monde. Il a énoncé des principes, condamné des actions et encouragé d’autres. Toutefois, ses silences sur des questions pourtant importantes réduisent fortement la portée de son message.

Benoît XVI parle du MENSONGE comme source principale des conflits dans les relations des peuples et des personnes : « Dehors ... tous ceux qui aiment et pratiquent le mensonge » (22,15). » Mais, pas un mot de la guerre en Irak, pourtant fondée sur le « mensonge ». Ne s’agit-il pas de la guerre la plus sanglante du début de ce présent siècle? Des milliers de morts et des centaines de milliers de blessés en marquent déjà l’histoire. Pas un mot non plus sur les moyens de communication. Ne sont-ils pas le véhicule tout indiqué pour diffuser tout autant le mensonge que la vérité et influencer ainsi l’opinion publique mondiale ? Il y a la vérité que l’on veut bien diffuser et celle que l’on préfère taire. Il y a des emballages qui font passer plus facilement certains points de vue et d’autres qui les rendent abjects. Les moyens de communication peuvent faire « de certains des dieux » et de « certains autres des diables ». Une manière évidemment pour dire toute la puissance que représentent ces moyens de communication et la force qu’ils assurent à ceux qui en ont le contrôle. Dans pareil contexte la Vérité, celle qui fonde la Paix, devient cette aiguille que l’on doit trouver dans une meule de foin. Un rappel des responsabilités de ceux et celles qui contrôlent ces moyens de communication aurait sûrement servi les droits de tout citoyen à la vérité.

Benoît XVI parle également de la JUSTICE comme source et fondement à la Paix : « La paix apparaît alors sous un jour nouveau: non comme une simple absence de guerre, mais comme la convivialité des citoyens dans une société gouvernée par la justice, société dans laquelle se réalise aussi le bien pour chacun d'entre eux, autant que faire se peut. » Cette rare référence à la justice n’en fait pas moins un point fondamental et indispensable à l’avènement de la paix. C’eût été une occasion toute indiquée pour partager ses réflexions sur la mondialisation et les diverses tendances qui interpellent toujours davantage la communauté internationale et la conscience humanitaire. Il y a les tenants d’une mondialisation fondée sur la prédominance de l’ « économique » et les tenants d’une mondialisation fondée sur la prédominance du « social ». Il eût été intéressant d’entendre Benoît XVI parler des effets du libéralisme économique sur la société gouvernée par la justice. Il en eût été de même pour la société solidaire. Il n’y a pas de doute que les réflexions de Benoît XVI, entourant ce débat, eurent été fort pertinentes.

Benoît XVI, dans son intervention, se porte à la défense du droit humanitaire international ainsi que de l’Organisation des Nations Unies. Il se fait l’avocat d’une communauté internationale forte : « Le souhait qui monte du plus profond du coeur est que la Communauté internationale sache retrouver le courage et la sagesse de relancer résolument et collectivement le désarmement, donnant une application concrète au droit à la paix, qui est pour tout homme et pour tout peuple. En s'engageant à sauvegarder le bien de la paix, les divers Organismes de la Communauté internationale pourront retrouver l'autorité qui est indispensable pour rendre leurs initiatives crédibles et incisives. » (14) Cet appui accordé à la communauté internationale ne s’accompagne toutefois pas d’une analyse des pratiques de certains États qui enlèvent à cette même communauté le pouvoir de donner suite à son mandat de paix. Cette analyse ferait sûrement ressortir que ce ne sont ni le courage, ni la sagesse qui manquent aux Nations Unies mais bel et bien la volonté de la Super Puissance, que sont les Etats-Unis, de s’en remettre à la Communauté internationale pour assurer la défense et le respect de certains droits fondamentaux. Comment, en effet, faire respecter le droit humanitaire international lorsque cette même Super Puissance se soustrait de certaines institutions qui ont justement pour mandat de faire respecter ces mêmes droits ? Comment avoir de la crédibilité lorsque cette même Puissance agit comme elle l’entend selon ses intérêts nationaux et internationaux indépendamment du Conseil de Sécurité et de l’Assemblée générale des Nations Unies ? Cette dernière ne peut, à elle seule, faire le poids. Benoît XVI se garde bien de relever ces contradictions et de rappeler à cette Super puissance ses devoirs et obligations en ce sens. Il choisit plutôt de la « ménager ».

Benoît XVI aborde évidemment le problème du TERRORISME : « la vérité de la paix continue d'être compromise et niée de façon dramatique par le terrorisme qui, par ses menaces et ses actes criminels, est en mesure de tenir le monde dans un état d'angoisse et d'insécurité. » Son analyse des fondements de ce phénomène est empruntée à Jean-Paul II qui l’a stigmatisé comme étant soit une forme de haine contre l’humanité qu’il qualifie de nihilisme ou soit une volonté d’imposer par la force et la violence une façon de voir et de vivre qu’il qualifie de fondamentalisme religieux. Cette analyse demeure relativement étroite et n’est pas sans comporter certaines ambiguïtés. Nous aurions souhaité que Benoît XVI aille plus profondément et largement dans sa réflexion sur ce phénomène DU TERRORISME. Par exemple : y a-t-il une façon humaine de tuer des innocents? Quelle différence y a-t-il entre une bombe larguée d’un bombardier sur un quartier résidentiel et un kamikaze qui se fait exploser dans un marché populaire? Y a-t-il une différence entre le terrorisme d’État qui attaque au nom de la sécurité nationale et le terrorisme clandestin qui attaque pour défendre ses valeurs de vie ? L’intervention des Etats-Unis en Irak est-elle une forme de terrorisme? Les actions de sabotage visant la chute du Gouvernement cubain sont-elles des actions terroristes? Les initiatives visant l’élimination physique du Président du Venezuela sont-elles également du terrorisme? Autant de questions dont les réponses auraient pu s’alimenter à partir des réflexions de Benoît XVI.

Dans son tour d’horizon mondial, Benoît XVI parle d’une certaine pacification en Afrique, du conflit toujours présent en Palestine, des forces de paix en Afghanistan. Il ne parle toutefois pas de l’Irak et ne fait aucune référence à l’Amérique latine, pourtant en pleine transformation sociale, politique et économique. Un silence d’autant plus frappant qu’il s’agit du Continent à plus forte densité catholique. Il eût été intéressant qu’il analyse quelque peu les expériences qui se vivent au Brésil, au Venezuela, en Argentine, à Cuba et dans d’autres pays comme Haïti, République Dominicaine, le Mexique, le Guatemala etc. à la lumière du concept de "société gouvernée par la justice". Peut-être y aurions-nous trouvé des pistes intéressantes pour bâtir la paix. d’autant plus que l’interventionnisme se fait de plus en plus menaçant dans cette partie du monde.

CONCLUSION

Le MESSAGE de Benoît XVI aura laissé beaucoup de ses interlocuteurs sur leur faim. La parole prophétique, transcendante et signifiante pour toute personne de bonne volonté n’aura pas été au rendez-vous de la journée mondiale de la Paix. Nous avons eu droit au rappel de certains principes mais leurs incidences sur les pratiques de ceux qui tiennent les ficelles du pouvoir n’auront pas été relevées. Ainsi, le mensonge continuera de se présenter sous les apparats de la vérité, les gouvernements poursuivront leur route sous la tutelle de ceux qui tirent les ficelles de leur survie économique, les révolutionnaires, les anarchistes et les non-conformistes poursuivront à leur manière leur combat. Le sous-développement continuera de s’imposer aux deux tiers de l’humanité.

Oscar Fortin

mercredi 28 décembre 2005

BIENVENIDO A LUCAS GABRIEL


Querido nieto, te estas preparando para tu llegada a un nuevo mundo, él de la humanidad. Dentro de unas horas, dejaras tu oasis donde habrás recibido no solo una identidad física, que, evidentemente, tenemos ganas de ver por primera vez, pero también una herencia que te viene de generaciones cuyo origen se pierde en la noche de los tiempos. La sangre que pasa en tus venas es el que va, entre otros, de la Tierra de fuego hasta la Baie James pasando por Cuba. Por tu madre, tocas a los dos extremos de las Américas y por tu padre estas en el corazón de esta América. Tendrás que componer tanto con tu identidad física que con esta herencia que se manifestara progresivamente a través tu carácter, tu temperamento, tu manera de vivir y de ser. Si la trayectoria de tu vida es ya toda fijada, su profil y contenido vendrán de tus iniciativas, de tus compromisos y más que todo de los valores de vida y de solidaridad humana que lograra testimoniar. Eso será tu firma personal y única en la historia de la humanidad.

El mundo que vas a descubrir al ritmo del desarrollo de tu cuerpo y de tu espíritu se presentara sobre diversos aspectos. No te preocupes por tus primeros meses, tus primeros anos, estarás rodeado y envuelto de cariño al punto que desearas de nuestra parte un poco mas de tranquilidad, cosa que no entenderemos fácilmente. Que quieres! Es así que tú nos descubrirás progresivamente. Te llevaremos como un trofeo, como un gran éxito, como el retrato de todos nosotros. Sin duda, encontraras que te ponemos demasiadas cosas sobre tus espaldas, al momento en que el desarrollo de tu conciencia te impulsara a toma5r caminos distintos de los que pensamos, a lo mejor en senderos que van a sentido contrario de los nuestros. Tendrás que asumir tu historia y llevarla hasta donde te lo pedirá tu conciencia.

Ya, tienes un nombre que te espera. Un nombre, sin duda, escrito en las estrellas y que se impuso a tu padre y a tu madre: LUCAS GABRIEL. Con el tiempo descubrirás que este nombre tiene algo de predestinado. Lucas , nombre español, recuerda el nombre de un evangelista, San Lucas, quien escribió la historia de un cierto Jesús de Nazareth, personaje que vivió hace mas de dos mil anos, dejando a la humanidad un mensaje de justicia, de paz, de verdad, de vida y de amor. Este se presento como el HIJO DE DIOS y muchos creyeron en El y siguen creyendo en El. Como si esta primera referencia no bastaba, tus padres añadieron el nombre de GABRIEL, nombre francés que se refiere, entre otras cosas, al Ángel que anuncio a Maria el nacimiento del Hijo de Dios. No piensas que tus padres eligieron estos dos nombres pensando a aquellas referencias históricas. La idea de este nombre compuesto les llego así, como una inspiración, y nada podía llevarlos a cambiarlo: ibas llamarte LUCAS GABRIEL.

Ojala que este nombre sea anunciador de una era nueva permitiendo recuperar lo esencial del mensaje evangélico de manera que sea el motor de una humanidad sin exclusión, solidaria y para quien la justicia, la verdad y el amor misericordioso pueden solos fundar la paz y la unidad.

BIENVENIDO LUCAS GABRIEL a nuestro mundo que lleva en el los dolores del nacimiento de un hombre nuevo. Te tocara participar a este acontecimiento por tu vida y tus compromisos. Ojala que lleves tu espíritu hasta las fronteras del enconito y abres tu corazón a todos los humanos de la tierra. Actuando así, el abuelo que soy ahora, gracias a ti, dará gracias a Dios por las maravillas que realiza en este mundo, siempre en búsqueda de paz y de amor. La Navidad, que seguirá de dos semanas tu nacimiento, es el recuerdo del nacimiento de aquel Jesús llevando con El una BUENA NOTICIA PARA TODOS LOS HOMBRES DE BUENA VOLUNTAD.

Tu llegada estando prevista por el 12 de diciembre, estarás acogido por una nieve toda blanca que te llevara hacia un destino de todos incógnitos. Estaremos allí para acompañarte lo mas lejos que podemos.

Tu abuelo Oscar

De Québec, el 12-12-05 3h30
N.B. este mismo DIA, a las 15h35, nació Lucas Gabriel Suárez Fortín

SALUDOS A TODOS Y FELIZ ANO 2006

mercredi 14 décembre 2005

BUSH, LA DÉMOCRATIE ET LE CANADA

Depuis un certain temps le CANADA goûte de façon plus particulière à la médecine d’une Administration étasunienne qui, tout en prêchant le droit des peuples à décider par eux-mêmes de leurs gouvernements, de leurs politiques et de leur avenir, (ce qui est l’essence même de la démocratie) se met à crier au scandale et à la persécution chaque fois que ce droit s’exerce à l’encontre de leurs attentes. Pourtant, on ne peut taxer les canadiens d’être anti-étasuniens et de confondre tous ces derniers avec certaines formes de penser et d’agir de l’actuelle Administration. Nos critiques demeurent encore bien timides au côté de celles formulées par un nombre toujours plus croissant d’étasuniens qui s’en prennent à cette Administration. Il ne s’agit donc pas d’un « anti-américanisme » dont on aimerait taxer ceux et celles qui s’opposent à certaines politiques internationales de cette dernière.

Je pense que M. Martin, en donnant la réplique qu’il a donnée aux propos de l’ambassadeur des Etats-Unis, ne fait que représenter, comme il se doit, la volonté majoritaire des canadiens. Si cela n’est pas de la démocratie, il faudra qu’on vienne nous l’expliquer. Toutefois, nous ne pouvons que regretter que les gestes du gouvernement dirigé par M. Martin n’aient pas confirmé le sérieux de notre attachement à l’indépendance et à la souveraineté. Qu’a fait le Canada, le mois dernier, à la rencontre des chefs d’État des Amériques, à Mar de Plata, en Argentine ? Nous avons vu un Paul Martin et un Pierre Pettigrew, assis au côté de la Délégation étasunienne, chantant d’un même chœur le credo téléguidé par Washington. C’était lamentable à voir. Comme canadien, je ne m’y reconnaissais pas. J’ai pu suivre en partie ces débats par Télé Sur, nouvelle chaîne de télévision créée par le Venezuela et d’autres pays de la région du sud. Le raisonnement, des pays comme le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Venezuela était pourtant relativement simple et facile à comprendre pour le Canada : les accords entre pays de puissances asymétriques, ne peuvent que conduire à ce que les plus puissants bouffent les plus faibles. Les pays de l’Amérique du Sud, avec en tête le Président du Venezuela, ont défendu la thèse qu’il était plus important pour eux de se renforcer d’abord par un regroupement régional de manière à pouvoir par la suite négocier des ententes avec d’autres puissances. De quoi convaincre les plus sceptiques. Rien à y faire.

Pourtant, le Canada, avec le cas du bois d’œuvre et le refus de l’Administration Bush de se conformer aux décisions des divers tribunaux d’arbitrage, venait de proférer des menaces contre les Etats-Unis à l’effet de vendre son bois en Chine et d’exporter son pétrole vers d’autres pays. L’occasion eût été pertinente pour relever ce type de problème. Évidemment, il n’en fût rien. Une telle attitude lui aurait gagné l’estime et le respect des pays qui ont eu le courage et l’indépendance de se positionner selon les intérêts de leurs pays. Ç’eût été une attitude qui aurait sûrement inspiré à M. Chavez des propos autres que ceux qu’il a eu à l’endroit de M. Pettigrew qui a voulu jouer, un instant, au Chef d’État, en les exhortant à se ranger du côté de la proposition soutenue par Georges W. Bush. Le Canada avait choisi la servilité plutôt que l’indépendance qui lui aurait permis de s’associer à ceux qui ont mis en évidence l’importance pour tous les partenaires de pouvoir compter sur une force capable de faire fléchir les plus gourmands.

Ce qu’il faut tout de même mettre au crédit de monsieur Martin c’est qu’il est capable de certaines prises de positions en sol canadien. Je doute toutefois, qu’il puisse en être ainsi de M. Harper qui laisse déjà l’impression d’être prêt à se livrer, pieds et poings liés, au grand frère qui l’aimera suffisamment pour le bouffer complètement. Je ne pense pas que les Canadiens soient à ce point prêts à être annexés aux Etats-Unis et à ne plus avoir de personnalité étatique.

Les débats des chefs de partis politiques devraient aborder le sujet de la politique extérieure du Canada et donner lieu à des éclaircissements sur ces questions, souvent laissées de côté lors des campagnes électorales. Ce sont là des questions aussi importantes que la guerre, l’armement, l’environnement, le droit international, qui, dans bien des cas, sont passées sous silence et dont les conséquences vont bien au-delà des promesses électorales traditionnelles.

Je souhaite donc poser une question, à deux volets, à M. Harper, relative à l’engagement militaire du Canada :


NOUS AVONS VÉCU LE DÉCLENCHEMENT DE LA GUERRE EN IRAK ET NOUS NOUS SOUVENONS TOUS DES PRESSIONS EXERCÉES PAR LES ÉTATS-UNIS POUR QUE LE CANADA S’Y ENGAGE. DIVERS FACTEURS, CERTAINS CIRCONSTANCIELS ET D’AUTRES DE PRINCIPE, ONT FAIT EN SORTE QUE LA DÉCISION CANADIENNE, EN DÉPIT DES PRESSIONS EXERCÉES, A ÉTÉ DE NE PAS S’Y ENGAGER.

ADVENANT UNE SITUATION SEMBLABLE, QUELS SERAIENT LES CRITÈRES QUI GUIDERAIENT UN GOUVERNEMENT CONSERVATEUR DANS SA PRISE DE DÉCISION ? PLUS PRÉCISÉMENT, QUELLE PLACE Y OCCUPERAIT LA VOLONTÉ DES CANADIENS ? QUELLE IMPORTANCE ACCORDERIEZ-VOUS AU DROIT INTERNATIONAL TEL QU’EXPRIMÉ ET GÉRÉ PAR LES NATIONS UNIES ? QUELS MOYENS SERAIENT PRIS POUR RÉSISTER, LE CAS ÉCHÉANT, AUX PRESSIONS EXERCÉES PAR LES BELLIGÉRANTS?

LE SECOND VOLET DE LA MÊME QUESTION EST DIRECTEMENT RATTACHÉ AU PROJET DE BOUCLIER ANTI-MISSILES. DÉJÀ LE GOUVERNEMENT CANADIEN A PRIS LA DÉCISION, ET CELA TOUT À FAIT EN ACCORD AVEC LA VOLONTÉ DES CANADIENS, DE NE PAS S’ENGAGER DANS UN TEL PROJET.

UN GOUVERNEMENT CONSERVATEUR MAINTIENDRA-T-IL CETTE DÉCISION OU, À DÉFAUT, COMMENT JUSTIFIERA-T-IL LE CARACTÈRE ANTI-DÉMOCRATIQUE D’UN TEL REVIREMENT ? EN D’AUTRES MOTS , POUR UN GOUVERNEMENT CONSERVATEUR, LA VOLONTÉ DES CANADIENS PASSE-T-ELLE, EN TOUT TEMPS, AVANT CELLE DE NOTRE VOISIN DU SUD?


Oscar Fortin

14-12-05

lundi 12 décembre 2005

BIENVENUE À LUCAS-GABRIEL



Cher petit fils, tu te prépares à faire ton entrée dans un nouveau monde, celui de l’humanité. Dans quelques heures tu quitteras ton oasis où tu auras hérité non seulement d’une identité physique, que nous avons évidemment bien hâte de découvrir, mais encore d’une hérédité qui te vient de générations remontant jusque dans la nuit des temps. Le sang qui circule dans tes veines est celui, entre autres, qui va de la Terre de feu jusqu’à la Baie James en passant par Cuba. Par ta mère tu touches aux deux extrémités des Amériques et par ton père tu es au cœur de cette Amérique. Il te faudra composer tout autant avec cette identité physique qu’avec cette hérédité qui se révèlera progressivement par ton caractère, ton tempérament, ta manière de vivre et d’être. Si la trajectoire de ta vie est déjà toute tracée, son profil et contenu relèveront de tes initiatives, de tes engagements et plus que tout des valeurs de vie et de solidarité humaine dont tu sauras témoigner. Ce sera ta signature personnelle et unique dans l’histoire de l’humanité.

Le monde que tu vas découvrir au rythme du développement de ton corps et de ton esprit va t’apparaître sous diverses facettes. Ne t’inquiète pas pour tes premiers mois, tes premières années, tu seras entouré et dorloté au point que tu souhaiteras un peu de répit que nous aurons bien de la peine à comprendre. Que veux-tu ! C’est comme ça que tu vas progressivement nous découvrir. Nous allons te porter comme un trophée, comme une grande réussite, comme le portrait de nous tous. Tu vas sans doute trouver que nous t’en mettons beaucoup trop sur tes épaules alors que le développement progressif de ta conscience te conduira peut-être vers des horizons qui viendront heurter nos façons de faire et de penser. Il te faudra assumer ton histoire et la porter aussi loin que ta conscience te le commandera.

Déjà un nom, sans doute écrit dans les étoiles, s’est imposé à ton père et à ta mère : LUCAS GABRIEL. Avec le temps tu découvriras que ce nom a quelque chose de prédestinée. Lucas, nom espagnol, rappelle le nom d’un évangéliste, San Lucas, qui a raconté l’histoire de Jésus de Nazareth, personnage qui a vécu il y a plus de deux mille ans, laissant à l’humanité un message de justice, de paix, de vérité, de vie et d’amour. Il s’est présenté comme le Fils de Dieu et beaucoup ont cru en lui et continuent de croire en lui. Comme si cette première référence n’était pas suffisante, tes parents y ont ajouté le nom de Gabriel, nom français, qui se réfère dans la révélation chrétienne à l’Ange qui est venu annoncer la naissance du Fils de Dieu. Ne va pas croire que ton père et ta mère aient choisi ces deux noms en pensant à ces références historiques. Ce nom composé leur est venu comme ça, comme une inspiration, et il n’y avait rien à y faire : tu allais t’appeler Lucas Gabriel.

Puisse donc ce nom nous annoncer l’avènement d’une ère nouvelle, nous permettre de reprendre en main l’essentiel du message évangélique pour en faire le moteur d’une humanité sans exclusion, solidaire et pour qui la justice, la vérité et l’amour miséricordieux peuvent seuls fonder la paix et l’unité.

Bienvenue Lucas Gabriel dans notre monde qui porte en lui les douleurs de l’enfantement d’un homme nouveau auquel tu seras associé par ta vie et ton engagement. Puisses-tu porter ton esprit jusqu’aux frontières de l’inconnu et ouvrir ton cœur à tous les humains de la terre. En agissant ainsi, le grand père que je suis maintenant, grâce à toi, rendra grâce à Dieu pour les merveilles qu’il réalise dans ce monde toujours en quête de justice et de paix. Noël qui suivra ta naissance de deux semaines, rappelle la naissance de ce Jésus porteur d’Une bonne nouvelle pour toutes les personnes de bonne volonté.

À ton arrivée, prévue pour le 12 décembre, tu seras accueilli par une neige toute blanche qui te portera vers une destinée à tous inconnue. Nous serons là pour t’accompagner le plus loin que nous pourrons.

Ton grand-père


12-12-2005 3hres 30
NOTE: CE MÊME JOUR, À 15H35, EST NÉ LUCAS GABRIEL (PHOTO DU HAUT)