mercredi 1 avril 2015

L’HOMME QUI A CRU QU’UN AUTRE MONDE ÉTAIT POSSIBLE





Jésus de Nazareth

Les temps que nous vivons ne sont pas de nature à nous convaincre que la gouvernance mondiale qui nous est proposée par les grands et puissants de ce monde soit celle qui réponde le mieux aux grandes aspirations de l’Humanité. Les millénaires qui nous précèdent marquent ce cheminement chaotique d’un monde dont l’issue est celle d’une domination toujours plus grande d’une minorité, devenue, de nos jours, le 1 % qui impose ses volontés aux 99 % de ces hommes, femmes et enfants, dont les rêves au bien vivre, à la liberté, à la justice, au respect, à la solidarité sont ramenés au plus bas dénominateur.

Ce constat s’impose d’autant plus facilement que le décloisonnement de nos îlots de vie nous ouvre sur le monde et nous fait découvrir ces grands manipulateurs et usurpateurs de la gouvernance mondiale. Les guerres qu’ils déclarent et alimentent en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique, en Amérique latine, en Asie sont là pour faire taire les récalcitrants et exiger des peuples qu’ils soient soumis à leurs propres règles, à leurs propres lois. La prise de contrôle de leurs richesses va évidemment de soi.

Loin de reconnaître leur diabolique projet de domination et de conquête, ils veulent plutôt être perçus et reconnus pour des sauveurs d’humanité. À cette fin, la cinquième colonne de leurs forces offensives, constituée d’un pouvoir médiatique sans précédent, déploie toutes les ressources techniques et humaines pour atteindre cet objectif. Font partie de cet arsenal, les actions sous fausses bannières, les multiples formes de manipulation, allant du mensonge jusqu’à la diabolisation de ceux et celles qui osent s’opposer à leur projet de domination et de gouvernance du monde. Ils ont, sous leur contrôle, les grands réseaux de communication à travers le monde au service desquels oeuvrent des professionnels de la désinformation. Ces derniers sont capables de faire d’un dieu un diable et d’un diable un dieu, de convertir la vérité en mensonge et le mensonge en vérité. Dépourvus de toute conscience, ils peuvent se permettre tout.

Les paradigmes de la gouvernance de ce monde reposent essentiellement sur trois grands pouvoirs : celui de l’argent (l’avoir), celui de la domination (la gouvernance), celui du prestige (le paraître). Déjà, au temps de Jésus, ces trois pouvoirs avaient été stigmatisés, dans la symbolique des trois tentations de Jésus au désert. Il s’agit d’une mise en scène où le Diable, ce maître du monde, essaie d’entraîner Jésus dans le sillage des paradigmes de l’avoir, du pouvoir et du paraître. Dans les trois cas, il a rejeté catégoriquement ces paradigmes qui ne sont pas ceux de son Père et que ne saurait répondre aux grandes aspirations de l’humanité.

Quelles sont les alternatives à ces paradigmes?

Déjà, plusieurs siècles avant la naissance de ce Jésus, le prophète Isaïe avait anticipé les paroles qui seraient les siennes comme envoyé du Père :

« L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a consacré par l'onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres. Il m'a envoyé annoncer aux captifs la délivrance et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer en liberté les opprimés, proclamer une année de grâce du Seigneur. » (Luc 4, 18-19 = Is 61, 1-2a)

Sa mère, encore enceinte de l’enfant, eut cette exclamation prophétique au moment de partager sa joie avec sa cousine Elizabeth.

« Il a déployé la force de son bras; il a dispersé ceux qui avaient dans le coeur des pensées orgueilleuses. Il a renversé les puissants de leurs trônes, et il a élevé les humbles. Il a rassasié de biens les affamés, et il a renvoyé les riches les mains vides. » Lc 1,51-53

Le ton est donné. Il se présente avec autorité et puissance intérieure non pas pour se substituer aux grands et aux puissants de ce monde, sinon pour renverser l’ordre de ce monde, caractérisé par l’avoir, le pouvoir et le paraître. Aux paradigmes de ce monde, il oppose ceux d’un monde où prédominent la justice, le partage et la solidarité dans l’avoir, où la domination se transforme en un pouvoir de service assumé par tous et pour tous et , finalement, où le paraître, donnant du prestige aux uns et de l’insignifiance aux autres, se transforme complètement, les plus grands se faisant les plus petits, les maîtres se faisant serviteurs, les premiers laissant leur place aux derniers.   

Sa vie se déroule au milieu des pauvres, des malades, des pécheurs, des exclus. Ses paroles sont autant d’appels au réveil des consciences, à la nécessité de changer radicalement la perception des valeurs de ce monde par celles qui sont porteuses de vie, de paix et de bonheur. Il fait de l’amour de l’autre une loi fondamentale dont la mesure est l’amour que l’on porte à soi-même. « Aime ton prochain comme toi-même. » À ses disciples, il dira d’être dans ce monde sans en être, au sens de ne pas en assumer les valeurs de l’avoir, du pouvoir et du paraître, mais celles de l’ordre nouveau, porteur de justice, de vérité, de solidarité, de compassion, de service et d’humilité.

On ne peut passer sous silence son Sermon sur la Montagne, également appelé les Béatitudes. Voici quelques extraits de la version qu’en donne l’Évangéliste Mathieu (5, 3-12),

« Heureux les pauvres en esprit, 
car le Royaume des Cieux est à eux.
Heureux les doux,
car ils recevront la terre en héritage.
Heureux les affligés, 
car ils seront consolés.
Heureux les affamés et assoiffés de la justice, 
car ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux, 
car ils obtiendront miséricorde.
Heureux les cœurs purs, 
car ils verront Dieu.
Heureux les artisans de paix, 
car ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux les persécutés pour la justice, 
car le Royaume des Cieux est à eux.
Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on vous calomnie de toutes manières à cause de moi.
Soyez dans la joie et l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux. »

Lorsqu’il lui arrive de résumer en quelques mots sa pensée, de la ramener à l’essentiel, il y énumère la justice, l’aide et le support aux veuves, aux orphelins, aux étrangers, l’humilité et la bonne foi. Ce dernier point retient particulièrement mon attention du fait que j’ai de nombreuses connaissances qui ne croient ni en Dieu, ni en l’Église et qui sont des personnes de bonne foi, profondément engagées à l’avènement d’un monde opérant sur la base de paradigmes qui recoupent ceux promus par Jésus : la justice, la vérité, la solidarité, la compassion, etc.

Si dans l’ensemble de sa vie publique, il apparait comme un homme calme, sensible aux souffrances des autres, patient avec les foules qui viennent l’entendre, il en est tout autrement lorsqu’il se retrouve devant des personnes de mauvaise foi qui essaient de le piéger de toutes les manières. Plusieurs auront certainement entendu parler de sa colère au temple d’où il en a chassé les marchants qui y faisaient commerce. Moins connes sont ses diatribes contre les pharisiens, les docteurs de la loi, les scribes. Je me permets d’en relever quelques-unes de ces invectives,

« Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux; vous n`y entrez pas vous-mêmes, et vous n`y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer. Mt. 23,13

Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous dévorez les maisons des veuves, et que vous faites pour l`apparence de longues prières; à cause de cela, vous serez jugés plus sévèrement. Mt.23, 14

Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte; et, quand il l`est devenu, vous en faites un fils de la géhenne deux fois plus que vous. Mt.23, 15

Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous payez la dîme de la menthe, de l`aneth et du cumin, et que vous laissez ce qui est plus important dans la loi, la justice, la miséricorde et la fidélité: c`est là ce qu`il fallait pratiquer, sans négliger les autres choses. Mt. 23,23

Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au-dehors, et qui, au-dedans, sont pleins d`ossements de morts et de toute espèce d`impuretés. Mt. 23,27

Après de tels propos, pas surprenant qu’il ait été arrêté, puis torturé, ridiculisé et envoyé au Golgotha pour y mourir crucifié sur une croix. Ce destin était une voie obligée pour révéler l’humanité dans sa plénitude. On y voit jusqu’où elle peut aller dans sa cruauté, mais aussi et surtout jusqu’où l’amour peut l’en délivrer.

Son sort ressemble à celui de bien des prophètes et à celui de bien de nos contemporains. Mourir pour servir la justice, la vérité, la solidarité, la compassion, la miséricorde donne à l’humanité l’oxygène dont elle a besoin pour vaincre le  mal qu’elle porte en elle.

Pour les non-croyants cette histoire de Jésus se termine ici. Par contre, pour les chrétiens du monde cette histoire ne se termine pas là. Pour ces derniers, dont je suis, le Père a ressuscité Jésus en le libérant des affres de la mort pour en faire le premier-né d’une Humanité nouvelle.

« Or voici que, fermant les yeux sur les temps de l'ignorance, Dieu fait maintenant savoir aux hommes d'avoir tous et partout à se repentir, parce qu'il a fixé un jour pour juger l'univers avec justice, par un homme qu'il y a destiné, offrant à tous une garantie en le ressuscitant des morts. " act.17.30-31

Ainsi pour l’authentique croyant, Jésus est la Voie à suivre, la Vérité à défendre et la vie à assumer. Ses engagements au service des nouveaux paradigmes  doivent en témoigner. C’est là un combat à mener au quotidien, mais dont la finale ouvre les portes à un monde nouveau, à une humanité nouvelle, libérée elle aussi des affres de la mort.

Pour le croyant, c’est une certitude, mais pour l’athée ou l’agnostique il n’en est rien. Toutefois, comme me le signalait un ami qui se dit athée, si jamais ça s’avère vrai, ce sera un plus qui sera reçu avec joie.

Dans ce contexte, il est bon de lire la narration que nous fait l’évangéliste Mathieu du jugement dernier Mt. 25,32-46. Il est possible que beaucoup de non-croyants s’y retrouvent en bonne position et que beaucoup de croyants y aient des surprises.

Je termine avec cette phrase synthèse du prophète Michée

« On t`a fait connaître, ô homme, ce qui est bien; et ce que l`Éternel demande de toi, c’est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde, et que tu marches humblement avec ton Dieu. » Michée, 6,8

Oscar Fortin
Le 1er avril 2015



mardi 31 mars 2015

LAÏCITÉ, ÉGLISE ET PEUPLE QUÉBÉCOIS





NOTE : Pour les chrétiens, la semaine sainte est le rappel de la dernière semaine, sur terre, de Jésus de Nazareth. Des moments intenses pour cet homme qui marqua, d’une part, par sa vie, son enseignement, sa passion et sa mort sur une croix, le destin des générations à venir et, d’autre part, par sa résurrection l’espérance d’une issue à cette humanité en marche. Pour les non-croyants, Pâque marque plutôt une longue fin de semaine fériée pour les travailleurs et travailleuses.

Que l’on soit croyant ou pas, le témoignage de cet homme interpelle l’humanité entière. Il affirme avec autorité l’avènement d’un monde fondé sur des paradigmes tout à l’opposé de ceux qui s’imposent à la gérance du monde tant de son temps que du nôtre. Aux paradigmes, du mensonge, de l’injustice et de la puissance dominatrice des peuples et de leur asservissement, il oppose ceux de la vérité, de la justice et du respect des peuples en leur apportant justice, vérité, solidarité, compassion et miséricorde.

En 2010, lors d’un débat sur la laïcité et les croyances, j’étais intervenu avec un article qui garde, je pense bien, toute son actualité.

Plusieurs interventions ont donné lieu tout récemment à des articles et commentaires portant sur la place qu’occupe l’Église catholique dans le tissu social, national et culturel du Peuple québécois. J’ai lu l’intervention de M. Barberis-Gervais sur « Lucia Ferretti, le catholicisme au Québec et la religion » qui a suscité divers commentaires. D’autres interventions ont suivi dont celle de M. Claude Morin, le père de l’étapisme, et du non moins célèbre écrivain et pamphlétaire, Victor Lévy Beaulieu. Encore là, plusieurs intervenants ont voulu y mettre leur grain de sel en commentant un point ou l’autre de ces interventions. C’est donc en prenant en compte toutes ces interventions y compris la toute dernière de M. Gilles Laterrière que je me suis décidé à intervenir et à partager avec les lecteurs et lectrices de Vigile les quelques considérations qui s’imposent à mon esprit.

En tout premier lieu, certains faits s’imposent, peu importe que l’on soit croyant ou pas. Qui peut nier le fait que l’Église catholique fasse partie d’un pan important de notre histoire qui ne saurait être comprise sans en scruter les avenants et aboutissants? Les centaines de clochers d’églises qui font partie du paysage de nos villes et villages tout comme nos jours fériés de Noël et de Pâque nous en rappellent la réalité. Sainte-Anne de Beaupré, Notre-Dame du Cap et l’Oratoire St-Joseph reçoivent toujours des milliers de pèlerins chaque année. Même si une grande majorité a délaissé la pratique religieuse traditionnelle plusieurs de ces derniers n’en continuent pas moins à croire et à se faire un devoir d’aller une fois ou deux par année à l’un ou l’autre de ces centres de pèlerinage. Que cela nous plaise ou pas, les faits sont là, mais ne sont pas exclusifs au Québec. En France, en Belgique, en Italie, en Espagne les clochers sont nombreux et les jours fériés, fondés sur les croyances chrétiennes, ne manquent pas. Que les institutions religieuses avec leurs valeurs se retrouvent quelque part dans le tissu social et culturel de ces peuples ne devrait surprendre personne.

En second lieu, il est tout aussi important, pour être juste, de considérer l’Église non pas comme une réalité monolithique, mais comme une institution qui n’échappe pas aux divisions sociales et idéologiques des sociétés dans lesquelles elle évolue. Il y a le haut et le bas clergé, le premier porteur d’autorité et de pouvoir, vivant près des oligarchies, le second soumis et vivant avec le peuple. De nombreuses critiques à l’encontre de l’Église catholique s’adressent plus particulièrement à ce haut clergé, plus souvent que moins, allié des oligarchies dirigeantes. Si quelqu’un parvenait à se hisser à ce niveau et qu’il ne répondait pas aux attentes de cette classe, on trouvait vite un moyen pour l’écarter. Les plus anciens se souviendront de ce qu’on a fait avec Mgr Charbonneau, évêque de Montréal, à la fin des années 1940 et début des années 1950. Sa démission-surprise en laissa plusieurs songeurs. 

En troisième lieu, il ne faut pas oublier que tous les religieux et religieuses qui ont donné consistance aux écoles et hôpitaux de l’époque étaient des Québécois et des Québécoises et que les grands mouvements de transformation des structures mêmes de la société québécoise ont été, dans bien des cas, inspirés et soutenus par d’illustres membres du clergé et de chrétiens fortement engagés. Je pense particulièrement au père Georges Henri Lévesque, o.p., qui a formé une grande partie des leaders qui allaient devenir les locomotives de la Révolution tranquille. Je pense également à ceux et celles qui ont suscité la mobilisation des travailleurs et travailleuses à travers la Jeunesse ouvrière catholique (JOC) et le syndicat des travailleurs catholiques, devenu depuis lors la CSN. Dans le secteur de l’éducation, on se souviendra de la Commission Parent, présidée par Mgr Parent, vice-recteur de l’Université Laval. Elle fut à l’origine de la création du Ministère de l’Éducation du Québec, au début des années 1960.

En quatrième lieu, il faut bien se rappeler que ceux et celles qui ont frappé les plus durs coups à l’Institution ecclésiale, tant au Québec qu’ailleurs dans le monde, sont les croyants eux-mêmes, plus préoccupés d’Évangile que de doctrines et plus solidaires d’un monde en phase d’éclatement et de transformation. Le Concile Vatican II a été longuement préparé par les mouvements ouvriers inspirés par Mgr Joseph Cardijn , par les actions des prêtres ouvriers dont le plus célèbre est l’abbé Pierre. Des théologiens exceptionnels ont dépoussiéré des pans importants d’une institution qui n’avait plus grand liens avec ses références premières que sont les Évangiles et le monde contemporain. Le Concile Vatican II a ouvert les portes à la liberté de penser et d’agir au meilleur de sa conscience pour un monde meilleur pour tous. Malheureusement, ceux et celles qui vivaient de l’Institution ont continué à s’y agripper comme si les colonnes de ce temple allaient résister au tremblement de terre provoqué par l’émergence d’un homme nouveau, d’une humanité nouvelle. Dans ce contexte, je comprends VLB qui ne veut plus rien savoir d’une religion et d’une Église qui s’accrochent à elles-mêmes, pensant ainsi détenir les vérités éternelles et voulant ramener tout le monde à ses formes de pensée d’une autre époque.

Ma cinquième et dernière considération est à l’effet que les peuples et les nations ne sont pas à la remorque ni d’une Église, ni d’une religion, mais qu’ils portent en eux-mêmes les ingrédients les plus importants qui permettent d’être toujours plus humains et toujours plus libres. Si les Églises et les religions ne parviennent pas à s’inscrire dans cette mouvance et à y apporter une énergie supplémentaire, ce sera alors qu’elles sont devenues des poids lourds qu’on aurait tort de traîner sous prétexte qu’elles ont marqué notre histoire. Ceci dit, il ne faut toutefois pas jeter le « bébé » avec l’eau du bain. Dans le cas de la foi, bien des choses sont à prendre en considération. Dans un article qui remonte à un certain temps j’avais réfléchi sur la foi qui sauve et la religion qui asphyxie. Je pense que cette réflexion garde toute son actualité. C’est en tant que croyant et citoyen du monde que je remets en question certaines approches, certains comportements d’une Institution qui n’a de sens pour moi que dans la mesure où elle devient entièrement transparente aux grandes valeurs évangéliques, tels la vérité, la justice, la solidarité, la compassion et l’engagement. Sur ce dernier point, je me suis questionné un jour sur ce que seraient les véritables engagements d’un chrétien avec lesquels toute personne de bonne volonté pourrait se reconnaître. J’avais donné comme titre à cette réflexion « les sacrements de la vie ».

Pour conclure, je dirai que la foi n’est la propriété d’aucune institution, y inclus le Vatican, et que les valeurs qui portent les personnes et les peuples vers leur devenir sont celles en qui les consciences se reconnaissent et en qui elles trouvent les élans libérateurs leur permettant de porter encore plus loin l’évolution des sociétés et, à travers elles, celle de l’Humanité. Si les Églises et les religions s’inscrivent dans cette mouvance, tant mieux, mais si elles en deviennent des obstacles, eh bien, qu’elles disparaissent. Ma foi en Jésus de Nazareth et dans les Évangiles va dans le sens d’engagements sans équivoques au service de ces dépassements nécessaires pour rendre réels, à tous et à toutes, la vérité, la justice, la compassion, la solidarité et l’engagement. C’est là, me semble-t-il, un objectif partagé par toute les personnes de bonne volonté.

Joyeuses Pâques à tous et à toutes

Oscar Fortin

Québec, le 1er avril, 2015

jeudi 26 mars 2015

AU ROYAUME DU MENSONGE LE MENTEUR EST ROI



Plus je parcours les médias, dits officiels, et les divers sites de la toile internet, plus je réalise que nous vivons dans un monde qui repose davantage sur le mensonge que sur la vérité. Nombre de nos certitudes, puisées à même les médias de masse, s’avèreront, sur les grandes questions de l’heure, plus souvent fausses que vraies

Il faut savoir que les grands médias de masse répondent d’abord et avant tout à des préoccupations d’intérêts économiques et politiques. L’information sera traitée de manière à ce que ces intérêts soient prioritairement valorisés et tout au moins protégés. Si pour y parvenir, il faut inventer de toutes pièces des mises en scène qui ont l’apparence parfaite de la réalité, ils peuvent le faire. Ils peuvent, également, inventer des histoires d’horreur pour dénigrer ou discréditer des personnes, des gouvernements, des partis politiques, etc. Rien n’est à leur épreuve.

Alors, comment en arriver à saisir ce qui est vrai de ce qui ne l’est pas? Pour ceux et celles qui ne vivent qu’avec les médias de masse, la question ne se pose même pas, tellement ils croient en leurs sources d’information qui sont les seules à leur être accessibles. Pour les autres, ceux et celles qui ont accès à d’autres sources d’information dont internet est la principale source,  les vérités des médias de masse sont souvent ramenées à des demi-vérités ou tout simplement à des mensonges grossiers. Il y a évidemment un tri à faire, une analyse à réaliser, car il ne suffit pas d’être sur internet pour que tout soit vrai ou faux. Ce ne sera qu’à l’usage de ces diverses sources d’information que l’on en arrivera à identifier des sites qui se révéleront plus crédibles que d’autres. Même là, il faut savoir les confronter avec d’autres sites tout aussi sérieux qui traitent, de façon indépendante, des mêmes questions, des mêmes sujets.

En ce qui me concerne, je me laisse guider par trois éléments : l’absence de tout intérêt personnel ou corporatif des intervenants, la présence de références diversifiées qui supportent les analyses proposées et, en troisième lieu, sans doute le plus important pour moi, ce sont les témoignages qui se donnent, souvent au risque de la sécurité des personnes concernées. Sur ce dernier point, j’accorde une crédibilité très élevée à la personne qui, au risque de sa vie ou de la perte de nombreux privilèges, prend la parole pour dire des vérités que certains souhaiteraient ne pas voir sortir au grand jour. Il y a dans ces témoignages comme une voix profonde de la conscience qui ne peut plus supporter les mensonges et les tricheries dont ils ont été ou sont encore témoins.

Pour illustrer ce dernier point, je vais présenter quelques exemples de ces témoignages dont certains vous sont connus et d’autres, non. Je place le lien du témoignage sur « suite »

  1. Comment la CIA intervient pour orienter le travail de journalistes et contrôler le contenu de leurs articles.



« Udo Ulfkotte révèle dans son succès de librairie “Journalistes achetés” comment on lui a “enseigné à mentir, à trahir, et à ne pas dire la vérité au public”. L’ancien rédacteur en chef de la Frankfurter Allgemeine Zeitung, qui est l’un des plus grands journaux allemands, était en secret employé par la CIA et les services secrets allemands, présentant les informations d’une façon biaisée favorable aux États-Unis et mauvaise pour leurs opposants. suite

  • Selon un ancien général de l’armée américaine, le rapport gouvernemental sur le 11 septembre 2001 ne dit pas la vérité. Il affirme que ce qui a atteint le Pentagone n’était pas un avion, mais une fusée.



“Tous les capteurs aux alentours du Pentagone ont été désactivés à l’exception d’un seul. Le seul capteur qui a pris des photos de l’objet qui a touché le Pentagone. Il ressemble à un missile. Mais après avoir été diffusées au public, les photos ont été changées pour qu’elles fassent ressortir l’image d’un avion.” suite.

  • Les antiquités détruites en Irak par des soi-disant terroristes étaient des faux. Le tout aurait été réalisé par des membres de la CIA. L’objectif politique de l’opération était de frapper l’imaginaire des Étasuniens pour qu’ils soutiennent avec encore plus de conviction les interventions de l’armée étasunienne en Syrie. suite
  • D’après un ancien membre de la CIA, toutes les attaques terroristes aux États-Unis sont réalisées sous fausses bannières ou sont commanditées par le FBI. 


“La plupart des terroristes sont des terroristes sous faux pavillon ou sont créés par nos propres services de sécurité.”
“Aux États-Unis, chaque attentat terroriste que nous avons eu a été fait sous faux pavillon, ou il s’agissait d’un informateur qui avait été poussé à agir par le FBI.  Suite..

  • Les confessions d’un assassin financier à la solde des services secrets des États-Unis.


Révélations sur la manipulation des économies du monde par les États-Unis. Suite..

Je termine en ajoutant quelques autres références que vous pourrez compléter.





Oscar Fortin
Le 25 mars 2015