lundi 6 juillet 2015

Vol MH-17 de Malaysia Airlines : Où en est-on un an après?


LES ACCUSATEURS SE FONT PLUS DISCRETS ET LES ACCUSÉS PLUS PERSISTANTS



Le 17 juillet prochain marquera le premier anniversaire de l’écrasement du Boeing 777 de Malaysia Airlines, entraînant dans sa chute la mort des 298 personnes qui se trouvaient à bord. Dès les premiers instants, on parla d’un missile sol-air, en provenance du territoire ukrainien qui en aurait été la cause. Les débris se retrouvèrent en grande partie là où sévissaient de durs combats entre les indépendantistes pro-russes du Sud-est de l’Ukraine et le gouvernement central de Kiev, issu d’un coup d’État en février de la même année. Ce conflit, au moment de cette tragédie, avait déjà fait des milliers de morts chez les belligérants indépendantistes et pro-russes de Donetsk et de Lougansk. Pour en savoir plus sur ce conflit, voir ce lien.

Comme on pouvait s’y attendre, les États-Unis et l’OTAN, soutenant le gouvernement central de Kiev qu’ils ont eux-mêmes parrainé lors du coup d’État de février 2014, ont vite fait d’élever la voix pour accuser la Russie et les rebelles du Donbass d’être les auteurs intellectuels et matériels de cette tragédie. Devant pareilles accusations, la Russie fait connaître les photos satellites qui montrent ce qui s’est passé au moment de l’écrasement du vol MH-17. De plus, elle prend l’initiative de soulever 10 questions auxquelles elle attend des réponses de la part de ses accusateurs.

Il faut rappeler ici certaines informations qui enlèvent beaucoup de crédibilité aux accusations qui demeurent, pour l’instant, sans fondement.

Ce vol MH-17 de Malaysia Airlines s’est retrouvé juste au-dessus du champ de bataille qui n’était pas sous la trajectoire habituelle de ses vols réguliers. Pour des raisons qui nous sont encore inconnues, sa trajectoire, pour ce 17 juillet 2014, le faisait passer juste au-dessus de la zone de combat, 1000 mètres plus bas que son altitude habituelle. Voici ce qu’en dit Wikipédia :

« La route du vol MH17 le 17 juillet diffère de celles prises les jours précédents qui visaient à éviter le survol des zones de conflits6 : l'avion, en empruntant un couloir aérien plus au nord que celui utilisé les jours précédents, et ce pour une raison que l'enquête n'a pas encore expliquée,  survole la zone où s'affrontent les combattants de la république populaire de Donetsk et l'armée ukrainienne. »

C’est justement au-dessus de cette zone de combat que disparut soudainement ce vol des écrans de radar de la tour de contrôle.

De nombreux débris tombèrent dans la région du Sud-est ukrainien, sous contrôle des rebelles indépendantistes. Dès les premières heures, certaines informations filtrèrent à l’effet que deux avions bombardiers ukrainiens suivaient de près l’avion malaisien avant qu’il ne disparaisse. Cette information vient directement de l’aiguilleur du ciel espagnol qui gérait, la tour de contrôle le vol de Malaysia Air Lines. C’est ce même personnage qui s’étonna que l’information de l’écrasement de l’avion ait été diffusée par les autorités de Kiev presque au même moment de sa disparition.

Le 17 juillet, au soir, le conseiller du ministre ukrainien de l’Intérieur, Anton Guérachtchenko déclare que le Boeing 777de Malaysia  Air Lines (vol MH 17) avait été abattu par un système de missiles sol-air Bouk. Les seuls missiles pouvant atteindre une cible à une telle altitude sont ceux du système de missiles Bouk et S-300, dont les belligérants ne disposaient pas et ne sauraient manier.

« Quand l’avion de ligne avait été abattu, les militaires ont informé le président que les terroristes ne possédaient pas nos systèmes de missiles Bouk S-300. Ils ne s’en sont pas emparés. »

Le 18 juillet, le lendemain de l’écrasement, le gouvernement central présente une vidéo prouvant, de toute évidence, que les responsables de cet écrasement sont bel et bien les belligérants qui auraient pris l’avion MH-17 pour cible d’un tir de missile Bouk S-300. La vidéo nous fait entendre deux militaires belligérants dont l’un avoue à l’autre qu’ils viennent d’abattre un avion. Cette vidéo est présentée le 18 juillet, un jour après l’écrasement du vol MH-17, mais la date de la production de cette vidéo est le 16 juillet, tel qu’indiqué sur sa fiche de production. Comment les auteurs de cette vidéo pouvaient-ils savoir, un jour avant l’écrasement de l’avion, que ce dernier allait se produire ? La réponse à cette question n’a jamais été donnée. Par contre, les analystes ont pu confirmer qu’il s’agissait bien d’un montage à partir d’une conversation réelle entre deux militaires belligérants, portant sur l’écrasement, cette fois, d’un avion militaire ukrainien abattu quelques jours ou semaines auparavant.

Devant toutes ces accusations et révélations, le Conseil de sécurité des Nations Unies, comme il fallait s’y attendre, se réunit le 21 juillet et vote la résolution 2166 qui recommande, entre autres, que l’enquête soit sous la direction de l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale) et que tous les pays impliqués coopèrent en remettant à cette commission tous les éléments d’information susceptibles d’apporter un éclairage sur ce qui s’est véritablement passé. Elle insiste également pour que le tout se réalise dans la plus grande transparence et que les lieux de l’écrasement soient sécurisés pour permettre les expertises nécessaires.

Nous connaissons la suite. L’Ukraine confie l’enquête aux Pays-Bas, un allié traditionnel de l’Occident, les combats se poursuivent dans les zones où sont les débris de l’avion abattu, rendant ainsi le travail des inspecteurs sur le terrain beaucoup plus difficile et dangereux.

Le 8 août, quatre pays reliés directement à l’enquête (Hollande, Belgique, Ukraine et Australie) signent un pacte de non-diffusion de toute information qui n’aurait pas été préalablement approuvée par les quatre. L’accord stipule que les progrès et les résultats de l’enquête sur le terrible accident survenu au Boeing 777 malaisien seront gardés secrets si jamais un des quatre signataires s’y opposait. Un pacte qui va directement à l'encontre de la résolution 2166 du Conseil de sécurité.

Le 9 septembre, un premier rapport préliminaire est rendu public. Il nous apprend surtout qu’il est possible que le Boeing 777 ait été la cible de tirs d’avions de chasse.

« Le vol MH17 du Boeing-777 opéré par la Malaysia Airlines s'est disloqué en vol, résultant probablement de dégâts structurels causés par un grand nombre de projectiles à grande vitesse qui ont pénétré dans l'avion depuis l'extérieur », a soutenu le Bureau d'enquête néerlandais pour la sécurité (OVV), chargé de l'enquête. »

Cet élément redonne de la crédibilité au pilote d’avion de chasse qui avait déclaré, le 29 juillet, qu’il avait lui-même tiré sur l’avion civil MH-17.

Pour en savoir plus sur ce premier rapport, je vous réfère à cet article, écrit au moment de sa publication.

Il faudra attendre au mois de juillet 2015 pour connaître les conclusions finales de l’enquête. Ce rapport est effectivement terminé, mais il n’est pas encore disponible au grand public. Il doit être soumis préalablement aux représentants accrédités des pays participants à l’enquête. Ces pays sont : la Malaisie, les États-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne, l'Australie et les Pays-Bas. 


On remarquera que l’Ukraine, la Belgique, l’Australie, lesquels avaient conclu , en août 2014, un pacte avec les Pays-Bas n’autorisant la diffusion que des points au sujet desquels ils seraient tous d’accord, ne figurent pas sur la liste des pays auxquels le rapport a été soumis. Par contre, les États-Unis y apparaissent pour la première fois.

Est-ce dans ce contexte qu’il faudrait comprendre cette déclaration du gouvernement néerlandais, datée du 24 juin, qui suggère de soumettre à la justice internationale le pouvoir de mener à terme cette enquête à laquelle la collaboration de certains États laisse à désirer ?

« Le gouvernement néerlandais considère qu'une nouvelle enquête internationale sur le crash du Boeing malaisien en Ukraine permettrait une meilleure coopération entre les États concernés. »

Il faut croire qu’il y a des faits incontournables auxquels certains pays devront apporter des précisions.

C’est en octobre prochain que le  pays chargé de l’enquête, Hollande, fera connaître sa dernière version, après avoir analysé les commentaires reçus des autres pays participants. Reste à voir maintenant si la prochaine fois sera la définitive. Je ne serais pas surpris que d’autres évènements viennent en retarder de nouveau la publication.

Dire que tout était si clair dès les premiers instants de cette tragédie : les rebelles et la Russie en étaient les auteurs. Pourtant, depuis ce temps, c’est la Russie qui pousse dans le dos des enquêteurs pour qu’ils fassent leur travail en exigeant toute la documentation dont peuvent disposer les pays sur cette tragédie. Elle se fait promotrice de la plus grande transparence et insiste pour que les États-Unis mettent à la disposition des enquêteurs toutes les photos satellites dont ils disposent. Qu’il en soit également de même pour que le gouvernement de Kiev livre le contenu entier des boîtes noires et les enregistrements de la tour de contrôle. L’accusée ne veut surtout pas que l’accusateur s’en tire aussi facilement. D’autant plus, s’il fait partie des véritables auteurs de ce crime atroce.


Oscar Fortin
Le 6 juillet 2015










mercredi 1 juillet 2015

L'INFORMATION: LE NERF DE LA GUERRE



Il EST TEMPS QUE NOUS PRENIONS CONSCIENCE DE CETTE MANIPULATION



Le sens du mot « information », utilisé dans le titre, doit être compris tout autant comme outil de désinformation, de manipulations, de confusion que d’information visant à une meilleure compréhension des réalités. Les opérations de lavage de cerveaux, de conditionnement de la pensée, de manipulation n’ont jamais été autant utilisées qu’actuellement. Il faut que les peuples croient que ce que font et décident leurs gouvernements est pour leur plus grand bien.

La guerre en Irak, qui a fait plus d’un million de morts, n’était-elle pas pour protéger l’Amérique et l’Europe des armes de destruction massive que Saddam Hussein se proposait d’utiliser à tout moment? Nous savons maintenant que ces armes de destruction massive n’y étaient pour rien. Elles n’existaient même pas.

La guerre en Libye n’avait-elle pas pour objectif de mettre hors de nuire, Kadhafi, ce président qui s’amusait à bombarder son propre peuple? On se souviendra, en 2011, de cette nouvelle qui disait que Kadhafi venait de tuer avec ses bombardements plus de 6000 civils qui manifestaient pacifiquement leur mécontentement. Déjà, à ce moment, les adeptes de l’information alternative savaient que ce n’était pas vrai, qu’il s’agissait d’un coup monté pour laisser place à une intervention militaire de l’OTAN. Aujourd’hui, cette dernière version est confirmée, entre autres, par les révélations des courriels d’Hilary Clinton, alors secrétaire d’État pour les États-Unis.

Que se passe-t-il, actuellement, en Ukraine? À écouter nos gouvernants, nos médias « meanstream » et à lire nos journaux, le méchant Poutine reprend l’Ukraine, morceau (Crimée) par morceau (Lougansk et Donetsk) et menace d’envahir tous les anciens pays satellites de l’ex-URSS. De là l’importance d’une présence militaire renforcée aux frontières de la Russie des pays de l’OTAN y incluant les États-Unis et le Canada. Selon ces mêmes nouvelles et cette même version, il s’agit d’un devoir de solidarité au service de la paix en Europe et en Amérique.

Mais qu’en est-il réellement? L’Ukraine a été victime, au printemps 2014, d’un coup d’État militaire fomenté par les États-Unis et ses alliés de l’OTAN. La Crimée, alors partie de l’Ukraine, n’a pas accepté ce coup d’État et les nouveaux dirigeants mis en place par ses auteurs. Elle a alors fait un référendum portant sur son indépendance, référendum gagné par plus de 90 % de la population. Elle a déclaré son indépendance et la Russie, suite à une demande de reconnaissance internationale, en a reconnu la légitimité. Quant aux deux provinces du sud-est de l’Ukraine, Donetsk et Lougansk, la Russie demande qu’elles demeurent rattachées à l’Ukraine, mais qu’un statut spécial leur soit constitutionnellement reconnu. Ce statut doit être discuté avec les représentants de ces deux provinces. C’est ce que demandent les ententes de Minsk. À ce jour, aucun contact n’a été pris avec les représentants des provinces dissidentes par le gouvernement central pour établir ce statut spécial. Tout au contraire, ce dernier a décidé de modifier, unilatéralement la constitution sans aucune consultation avec ces deux provinces. De cela, nos médias et nos dirigeants n’en disent rien.

La liste de ces malversations de la réalité et de la vérité pourrait s’allonger. Les témoignages de personnes directement impliquées dans ces opérations nous en disent long. Je vous suggère ici quelques noms et références : Paul Pillar, ex agent de la CIA, John Perkins, les assassins économiques,  Susan Lindauer, ex-agente de la CIA, Alexandre Kolomïets, major général des forces armées de l’Ukraine.

Cette guerre entre les manipulateurs et les décodeurs de leurs tricheries se présente comme le véritable nerf de la guerre. Il ne faut surtout pas que les menteurs, les tricheurs, les manipulateurs et les prédateurs soient démasqués et dépouillés de leurs apparats de grands défenseurs  des libertés, de la vérité et des droits humains.

Je termine en vous suggérant les articles qui projettent sur ce thème un éclairage plus que pertinent.

Le premier article est de Laurent Freeman et porte sur l’éveil des consciences. On peut le lire sur le site Stop mensonge ou encore sur Réseau international.

Le second article est de Peter Dale Scott,  ancien diplomate et analyste politique.  Il  y parle d’un réseau de gouvernement occulte qui se retrouve derrière de grandes tragédies qui ont marqué les cinquante dernières années. Une analyse qui donne matière à réflexion.

Le troisième article, cette fois, de Michel Segal, met en évidence l’épouvantail de la théorie du complot utilisée à tout azimut pour discréditer autant faire se peut les « décodeurs » de ces grandes tricheries. Plusieurs y reconnaitront le vocabulaire de nombreux commentateurs qui apparaissent sur le « net ».

Des centaines de millions de dollars, sinon des milliards, sont investis pour contrer cette information alternative qui lève le voile sur cette tricherie dont les peuples sont victimes. Des milliers de personnes, sous le couvert de l’anonymat ou sous celui d’un pseudonyme sont mises à contribution en échange d’une compensation financière pour contrer sur le « net » toutes ces interventions d’information qui relèvent des faits, identifient des personnes qui oeuvrent au service de la désinformation et de la manipulation.

Le présent texte ne prend toute sa valeur qu’à travers les liens présentés et leurs auteurs. Ces derniers reflètent assez bien l’état de la situation de l’information et de la désinformation qui circulent. À vous d’en tirer vos propres conclusions.


Oscar Fortin
Le 1er juillet 2015  


Quelques autres références :











mercredi 24 juin 2015

L’ENDETTEMENT DE LA GRÈCE AU PROFIT DES INDUSTRIES MILITAIRES


En juin 2011, j'avais écrit un article sur l'endettement de la Grèce. Je relevais comment les pressions internationales s'exerçaient sur les dirigeants de l'époque pour que la Grèce achète pour des centaines de millions de dollars des armements dont elle n'avait, de toute évidence, pas besoin. J'ai pensé réactualiser cet article au moment où les nouveaux dirigeants de la Grèce posent de sérieuses questions sur  la validité de cet endettement.




Qui eût pu penser qu’une des principales causes de l’endettement de la Grèce soit directement liée aux achats d’armes en provenance des industries militaires Étasuniennes, Allemandes et Françaises? Dans un article, traduit de l’anglais à l’espagnol, l’auteur pose la question suivante : « quel est le pays de la Communauté européenne, actuellement en faillite, qui est le 4ième importateur d’armes au monde?
Il y a dans cette affirmation de quoi surprendre bien du monde, d’autant plus que la Grèce n’est pas particulièrement impliquée dans les guerres qui sévissent dans le monde et sa sécurité n’est pas davantage menacée par ses voisins. Alors pourquoi ces achats d’armes à un moment où la crise économique menace ses politiques sociales en santé et en éducation et que l’emploi est en crise ? Déjà, nous savons que les budgets consentis à ces secteurs sont loin de ceux consentis par l’ensemble des pays de l’Union Européenne.   La Grèce, avec un PIB per capitica, semblable à celui de l’Espagne, n’est pas un pays pauvre, mais sa richesse est distribuée inégalement, ne consacrant que 4% de son budget annuel à l’éducation.
De 2005 à 2008, la Grèce a doublé la valeur de ses emprunts pour payer des armes dont elle n’avait pas besoin. Selon une recherche conjointe de juges grecs et allemands, les vendeurs d’armes ont utilisés la corruption pour s’assurer la collaboration d’importants hommes politiques, de fonctionnaires et de chefs militaires. L’argent emprunté pour acheter ces armes vient des mêmes pays d’où proviennent les armes, soit les États-Unis, la France et l’Allemagne. De 2005 à 2008, les prêts consentis à la Grèce  pour l’ensemble de ses obligations ont atteints la somme astronomique de 160 000 millions de dollars. Pour un pays de 11 millions d’habitants c’est peu dire.
Avec cet argent la Grèce a amplement de quoi payer la facture de 3000 millions de dollars en hélicoptères de combat français, 2000 millions de dollars en avions de combat étasuniens, plus ou moins le même montant pour les avions Mirage français et presque le triple en sous-marins allemands.  
Ce ne sera qu’à partir de 2009 que la Grèce commencera à avoir des difficultés de paiement pour couvrir ses achats d’armes et ce sera à ce moment que l’Union Européenne se montrera préoccupée. D’ailleurs, c’est  dans ce contexte qu’il faut comprendre le débat récent entre l’Allemagne et la Banque Centrale Européenne portant sur la meilleure manière d’aider la Grèce à honorer ses paiements sur la dette qui l’accable. Dans ces discussions on parle beaucoup plus de coupures dans les programmes sociaux que de ceux sur les armements. Pour 2011, le débat se poursuit et tout semble indiquer qu’une coupure de 6 500 millions euros sera votée dans le budget de crise, amputant d’autant le budget des divers programmes sociaux. La question des dépenses militaires ne semble pas faire partie du débat si ce n’est l’obligation de la Grèce d’honorer le paiement de sa dette en armement.
Comment, dans pareil contexte, ne pas voir un parallèle avec ce qui s’était passé en Argentine à la fin des années 1990 et 2000 ! Y a-t-il derrière un tel procédé une stratégie de l’endettement visant à prendre le contrôle de pays et même de peuples entiers? Cette stratégie, bien assaisonnée par la corruption des principales têtes dirigeantes, ne permet-elle pas, tout à la fois, la prise de contrôle d’un État et les ressources nécessaires destinées à leurs propres industries. ?
De quoi nous faire réfléchir et faire réfléchir le peuple canadien dont le gouvernement ne cesse d’augmenter ses dépenses militaires alors qu’il n’est menacé par aucun pays. Ne doit-il pas réviser, dès maintenant, sa politique d’armements et de dépenses militaires et se concentrer sur les politiques de développement économique et social? Il n’appartient pas aux canadiens de financer les industries militaires étasuniennes pas plus que les guerres menées dans le cadre d’intérêts qui nous sont étrangers. Le peuple canadien n’a pas d’ambition impériale et il faut souhaiter que ses dirigeants en sont conscients.
Oscar Fortin
Québec, le 24 juin 2015

mercredi 17 juin 2015

LE PRÉSIDENT POUTINE AU VATICAN



LE PAPE FRANÇOIS RÉSISTE AUX PRESSIONS DE WASHINGTON





Comment ne pas parler de cette visite historique du président Vladimir Poutine au Vatican? Ce n’est pas la première fois que le président Poutine rencontre le pape François, mais c’est la première fois dans un contexte aussi explosif.

Washington et ses alliés accusent ce Président d’être le grand responsable des guerres, particulièrement en Ukraine et au Moyen-Orient. Si nous tenons pour acquis le message que nous livre la presse officielle dont Washington est le maitre d‘œuvre, nous comprendrons que c’est l’Occident qui fait tout pour qu’il n’y ait pas de guerres alors que Poutine ne cesse de menacer d’invasion les pays pacifiques de l’Europe. À les entendre, Poutine est une menace terrible, véritable épée de Damoclès,    suspendue au-dessus de tous ces pays qui ne veulent que la paix. Comment, en pareille circonstance, ne pas déployer tous les moyens et les forces nécessaires pour faire entendre raison à ce Président menaçant et envahisseur? D’où suit, évidemment, l’armement le plus complet de tous ces peuples par l’envoi d’armes les plus sophistiquées et d’instructeurs militaires pour assurer leur formation à la guerre.

On parle de transport en Europe d’armements lourds et de préparatifs pour une guerre en Europe. Du 26 septembre au 6 novembre, l’OTAN et Washington réaliseront le plus important exercice militaire depuis la fin de la guerre froide.

« Il se déroulera en Italie, Espagne et Portugal du 28 septembre au 6 novembre, avec des unités terrestres, aériennes et navales et avec des forces spéciales de 33 pays (28 OTAN plus 5 alliés) : plus de 35mille militaires, 200 avions, 50 navires de guerre. Y participeront aussi les industries militaires de 15 pays pour évaluer de quelles autres armes a besoin l’OTAN. »

Cette mise en scène avec tout ce qu’elle comporte de conditionnement et manipulation de l’opinion publique risque de perdre beaucoup de crédibilité avec cette visite du président Poutine au pape François. Ce dernier sera en contact direct avec le principal accusé de l’Occident et entendra la version non censurée de ce dernier. Il y a risque à ce que le pape François décode la manœuvre et découvre le caractère guerrier et manipulateur de cet Occident.

Cette situation explique toutes les initiatives, prises par les représentants de cet Occident auprès du Vatican, pour que le pape ne reçoive pas Poutine. Ces initiatives, de toute évidence, n’ont pas donné les résultats escomptés. D’autres initiatives furent prises pour encadrer de plus près cette rencontre. Les conseils et consignes ne manquèrent pas pour que le pape ne se laisse pas tromper. Rien n’y fit. Le pape a reçu le président Poutine et la rencontre s’est réalisée à huit-clos avec la seule présence des deux traducteurs, choisis par chacun des interlocuteurs.

Il importe de rappeler que le pape François ne s’était pas compromis avec Washington et l’Occident sur la question de l’Ukraine et que cela les inquiétait déjà beaucoup. Habituellement, cette collaboration du Vatican avec ses partenaires occidentaux allait de soi, mais voilà que ce pape François veut en savoir plus et que sa porte est ouverte à ceux qui peuvent lui donner de première main l’information la plus ample sur ce qui se passe dans le monde. En cela, cette rencontre du pape François avec le président Poutine est vraiment historique. Le pape s’affirme comme indépendant et souverain par rapport à Washington.

Conscient des pressions exercées sur lui et auxquelles il a su résister, le pape François a accueilli comme prévu le président Poutine au Vatican. Après les photos et les salutations d’usage, les deux hommes se sont retirés dans une pièce à part pour aborder les grands et graves problèmes qui interpellent notre monde.

La réalité est que les deux hommes sont sortis avec le sourire, après plus de 50 minutes de dialogue. Il ne fait aucun doute que le président Poutine, a exprimé son point de vue et remis les pendules à l’heure quant au conflit en Ukraine. Il aura rappelé que l’actuel gouvernement est le résultat d’un coup d’État préparé de longue main par Washington et l’OTAN. Il aura également précisé que l’actuel conflit met en cause le gouvernement de Kiev avec une partie de la population ukrainienne qui est de souche et de culture russes. Ces derniers n’ont pas accepté ce changement inconstitutionnel du gouvernement. Depuis, ils sont la cible d’attaques qui ont fait à ce jour plus de 6000 morts et de mesures législatives qui les privent de leurs droits les plus fondamentaux. La langue russe ne fait plus partie du décor législatif et les pensions destinées aux personnes âgées et en nécessité de subsistance ont été éliminées. Une occasion, tout indiquée, pour rappeler au pape François, ses propos lors de sa visite récente en Bosnie-Serbie. Une approche avec laquelle il ne peut qu’être entièrement d’accord.

« La coexistence de trois communautés, les serbes orthodoxes, les musulmans bosniaques et les croates catholiques, «témoigne au monde entier que la collaboration entre diverses ethnies et religions en vue du bien commun est possible», a-t-il dit dans son premier discours de la journée. »

Déjà, le cardinal Parolin, secrétaire d’État du Vatican avait évoqué cet aspect dans un document préparatoire à cette visite.

« Il est nécessaire d’assurer une égalité fondamentale entre tous les citoyens et entre toutes les classes sociales, culturelles et politiques qui font partie de ce pays, de telle manière que tous se sentent des citoyens avec une identité spécifique, indépendamment du nombre. (Traduction de l’auteur)

Les accords de Minsk insistent pour que le gouvernement de Kiev aborde cette question avec les populations du Donbass, de manière à en arriver à une nouvelle constitution qui saura leur reconnaître tous leurs droits dans une Ukraine remodelée. Il faut noter que sur ce point, gouvernement de Kiev, non seulement, il n’a rien fait, mais il a durci les mesures législatives à l’endroit de ces populations.

Le président Poutine aura certainement mis l’accent sur le fait que le conflit en Ukraine n’est pas un conflit entre la Russie et l’Ukraine, mais entre le gouvernement de Kiev, sous tutelle de Washington, et les populations de source russe du Donbass.

Il ne fait pas de doute que le pape François a eu une oreille attentive aux divers propos du président Poutine et que  ce dernier en a fait tout autant.

Je vois comme un symbole prophétique la remise au Président Poutine du médaillon de l’Ange de la paix qui vainc toutes les guerres. Chacun peut, évidemment, avoir sa petite idée sur le sujet, mais dans mon cas, je vois dans ce président, pas tout à fait comme les autres, une figure qui transcende ce monde du mensonge, de la tromperie et d’ambition de conquêtes et de domination dans lequel nous vivons. Je pense que le pape François a vu en Poutine un homme sincère, qui veut vraiment la paix et qui agit pour faciliter l’émergence d’un monde multipolaire et multicentrique.



Un moment historique qui marque l’affranchissement du pape François de l’autorité dominante de Washington et de ses politiques dans le monde. Dans cette rencontre, il se révèle davantage comme le pasteur d’une Église, patrimoine d’humanité que comme un chef d’État au service de politiques douteuses.

Oscar Fortin
Le 17 juin, 2015

mardi 16 juin 2015

LA VISITA DEL PRESIDENTE PUTIN AL PAPA FRANCISCO


    Un momento histórico
    ¿Cómo no hablar de esta visita histórica del presidente de Rusia, Vladimir Putin, con el papa Francisco.? No es la primera vez que Putin encuentra al papa Francisco, pero es la primera vez en un contexto tan explosivo. Washington y sus aliados acusan a este hombre, Vladimir Putin, de ser el gran responsable de lo que sucede de guerras en Ucrania y en el Medio Oriente. Si escuchamos la prensa meanstream, el Occidente, encabezado por Washington, es él que hace todo para que no haya guerras, mientras que Putin les alimenta amenazando de invadir a los países pacíficos de Europa. Al oírlos, Putin es una amenaza, como una espalda de Damocles, sobre todos esos pueblos que no quieren otras cosas que la paz. Siempre, dentro del mismo discurso no les queda otra cosa que la de apoyar a esos pueblos amenazados al entregarlos armas de todo tipo y a mandarlos a instructores militares para ensenarlos como defenderse.

    Es en aquel contexto, que las presiones se hicieron insistentes sobre el papa Francisco de parte de este Occidente, tratando, en un primer tiempo, que el papa no reciba al presidente Putin. Al no lograrlo, le hicieron llegar, en un secundo tiempo, por sus representantes en el Vaticano recomendaciones para que no se deje engañar por Putin y para que insista para que coopere sinceramente por la paz en Ucrania y que participe con el Occidente en los procesos de paz en Medio Oriente como en otras partes del mundo. En otras palabras, pedir a Putin que se comporte como un discípulo de las políticas de Washington. Importa recordar aquí que el papa Francisco se había resistido, hasta ahora, a tomar posiciones oficiales al respecto de las políticas de Washington y de sus aliados en las guerras de Ucrania y del M.O..

    Esta incertidumbre sobre las posiciones del papa preocupaba a los políticos de Washington así que a sus aliados, obrando en el seno del Vaticano. Es así que unos observadores notaron que la recepción del papa a Putin dejaba ver preocupaciones. Por supuesto que el papa estaba bien consciente que no le gustaba a los aliados del Vaticano que reciba así al presidente Putin. No es un secreto por nadie que la alta dirección del Vaticano anda mas cerca de Washington y de sus políticas que de Moscú y de sus politicas. El Padre Lombardi, director de las comunicaciones en el Vaticano, no participo en los intercambios de 50 minutos que tuvieron el papa Francisco y Putin. Tampoco, hubo una conferencia de prensa para dar el contenido de lo conversado. A pesar de esta ausencia, el padre Lombardi puso en la boca del papa Francisco el hecho que le pidió al presidente Putin para que tome un compromiso sincero para alcanzar la paz en Ucrania. Un titulo que deja ver a Putin como el principal obstáculo a la paz en Ucrania, Una manera, tambien, de reconfortar Washington y sus aliados. Para saber mas al respecto ver aquí.

    La realidad es que los dos hombres salieron del encuentro con la sonrisa y se despidieron agradeciéndose mutuamente de este encuentro y expresando el deseo de volver a verse. El diablo anunciado apareció mas como un hombre responsable y de abertura para que se solucionen los problemas del mundo. Por supuesto que la historia de lo sucedido en Ucrania que le hizo Putin al Papa no fue la misma de la que le hicieron los representantes de Washington y aliados. No hay duda que le hablo del golpe de estado en Ucrania así que del conflicto interno que envuelve los nuevos dirigentes de Ucrania y las poblaciones del Donbass que son de raíces y culturas rusas. En este contexto, hablaron seguramente del recién viaje del Papa a Bosnia-Serbia donde hizo un llamado a encontrar una forma de Estado que respeta las culturas, los idiomas et las formas de vida de cada comunidad.


    «Se necesita realizar una sustancial igualdad entre todos los ciudadanos y entre todas las clases sociales, culturales y políticas que conforman este País, de tal modo que todos se sientan ciudadanos con una identidad específica, independientemente del número. (...)En este sentido se puede convertir en un ejemplo para tantas situaciones que hoy existen en el mundo donde no se logra conjugar y aceptar la diversidad, que se hace un motivo de conflicto y de contraste y de contraposición, en vez de riqueza recíproca».


    Algo de parecido esta reclamado en los acuerdos de Minsk 1-2, y hasta el momento, el gobierno de Kiev no hizo aun nada. Al contrario, trata mas a eliminar las diferencias que al integrarlas.

    Les invito a leer este articulo sobre las medidas represivas, después este sobre los que mandan en el gobierno. Hay muchos otros artículos que no publica la prensa meanstream y que uno, interesado al tema, se hace un deber de leer.

    Al terminar esta breve presentación, yo veo como un símbolo profético la entrega al presidente Putin del medallón del Ángel de la paz que vence todas las guerras. Por supuesto, cada uno puede sacar sus propias interpretaciones, pero en mi caso, yo veo en este presidente una figura que transciende el mundo de las mentiras, del engaño y de las conquistas que nos envuelve. Pienso que el Papa, vio en Putin, un hombre sincero, que quiere la paz y que ambiciona un mundo multipolar y multicentrico.

    Un momento histórico en que el Papa resistió a las influencias de Washington y de sus cercanos consejeros. En este encuentro, el papa Francisco, se reveló mas como un pastor de Iglesia que como un jefe del Estado Vaticano.

    Oscar Fortin
    El 16 de junio 2015