lundi 6 juillet 2015

Vol MH-17 de Malaysia Airlines : Où en est-on un an après?


LES ACCUSATEURS SE FONT PLUS DISCRETS ET LES ACCUSÉS PLUS PERSISTANTS



Le 17 juillet prochain marquera le premier anniversaire de l’écrasement du Boeing 777 de Malaysia Airlines, entraînant dans sa chute la mort des 298 personnes qui se trouvaient à bord. Dès les premiers instants, on parla d’un missile sol-air, en provenance du territoire ukrainien qui en aurait été la cause. Les débris se retrouvèrent en grande partie là où sévissaient de durs combats entre les indépendantistes pro-russes du Sud-est de l’Ukraine et le gouvernement central de Kiev, issu d’un coup d’État en février de la même année. Ce conflit, au moment de cette tragédie, avait déjà fait des milliers de morts chez les belligérants indépendantistes et pro-russes de Donetsk et de Lougansk. Pour en savoir plus sur ce conflit, voir ce lien.

Comme on pouvait s’y attendre, les États-Unis et l’OTAN, soutenant le gouvernement central de Kiev qu’ils ont eux-mêmes parrainé lors du coup d’État de février 2014, ont vite fait d’élever la voix pour accuser la Russie et les rebelles du Donbass d’être les auteurs intellectuels et matériels de cette tragédie. Devant pareilles accusations, la Russie fait connaître les photos satellites qui montrent ce qui s’est passé au moment de l’écrasement du vol MH-17. De plus, elle prend l’initiative de soulever 10 questions auxquelles elle attend des réponses de la part de ses accusateurs.

Il faut rappeler ici certaines informations qui enlèvent beaucoup de crédibilité aux accusations qui demeurent, pour l’instant, sans fondement.

Ce vol MH-17 de Malaysia Airlines s’est retrouvé juste au-dessus du champ de bataille qui n’était pas sous la trajectoire habituelle de ses vols réguliers. Pour des raisons qui nous sont encore inconnues, sa trajectoire, pour ce 17 juillet 2014, le faisait passer juste au-dessus de la zone de combat, 1000 mètres plus bas que son altitude habituelle. Voici ce qu’en dit Wikipédia :

« La route du vol MH17 le 17 juillet diffère de celles prises les jours précédents qui visaient à éviter le survol des zones de conflits6 : l'avion, en empruntant un couloir aérien plus au nord que celui utilisé les jours précédents, et ce pour une raison que l'enquête n'a pas encore expliquée,  survole la zone où s'affrontent les combattants de la république populaire de Donetsk et l'armée ukrainienne. »

C’est justement au-dessus de cette zone de combat que disparut soudainement ce vol des écrans de radar de la tour de contrôle.

De nombreux débris tombèrent dans la région du Sud-est ukrainien, sous contrôle des rebelles indépendantistes. Dès les premières heures, certaines informations filtrèrent à l’effet que deux avions bombardiers ukrainiens suivaient de près l’avion malaisien avant qu’il ne disparaisse. Cette information vient directement de l’aiguilleur du ciel espagnol qui gérait, la tour de contrôle le vol de Malaysia Air Lines. C’est ce même personnage qui s’étonna que l’information de l’écrasement de l’avion ait été diffusée par les autorités de Kiev presque au même moment de sa disparition.

Le 17 juillet, au soir, le conseiller du ministre ukrainien de l’Intérieur, Anton Guérachtchenko déclare que le Boeing 777de Malaysia  Air Lines (vol MH 17) avait été abattu par un système de missiles sol-air Bouk. Les seuls missiles pouvant atteindre une cible à une telle altitude sont ceux du système de missiles Bouk et S-300, dont les belligérants ne disposaient pas et ne sauraient manier.

« Quand l’avion de ligne avait été abattu, les militaires ont informé le président que les terroristes ne possédaient pas nos systèmes de missiles Bouk S-300. Ils ne s’en sont pas emparés. »

Le 18 juillet, le lendemain de l’écrasement, le gouvernement central présente une vidéo prouvant, de toute évidence, que les responsables de cet écrasement sont bel et bien les belligérants qui auraient pris l’avion MH-17 pour cible d’un tir de missile Bouk S-300. La vidéo nous fait entendre deux militaires belligérants dont l’un avoue à l’autre qu’ils viennent d’abattre un avion. Cette vidéo est présentée le 18 juillet, un jour après l’écrasement du vol MH-17, mais la date de la production de cette vidéo est le 16 juillet, tel qu’indiqué sur sa fiche de production. Comment les auteurs de cette vidéo pouvaient-ils savoir, un jour avant l’écrasement de l’avion, que ce dernier allait se produire ? La réponse à cette question n’a jamais été donnée. Par contre, les analystes ont pu confirmer qu’il s’agissait bien d’un montage à partir d’une conversation réelle entre deux militaires belligérants, portant sur l’écrasement, cette fois, d’un avion militaire ukrainien abattu quelques jours ou semaines auparavant.

Devant toutes ces accusations et révélations, le Conseil de sécurité des Nations Unies, comme il fallait s’y attendre, se réunit le 21 juillet et vote la résolution 2166 qui recommande, entre autres, que l’enquête soit sous la direction de l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale) et que tous les pays impliqués coopèrent en remettant à cette commission tous les éléments d’information susceptibles d’apporter un éclairage sur ce qui s’est véritablement passé. Elle insiste également pour que le tout se réalise dans la plus grande transparence et que les lieux de l’écrasement soient sécurisés pour permettre les expertises nécessaires.

Nous connaissons la suite. L’Ukraine confie l’enquête aux Pays-Bas, un allié traditionnel de l’Occident, les combats se poursuivent dans les zones où sont les débris de l’avion abattu, rendant ainsi le travail des inspecteurs sur le terrain beaucoup plus difficile et dangereux.

Le 8 août, quatre pays reliés directement à l’enquête (Hollande, Belgique, Ukraine et Australie) signent un pacte de non-diffusion de toute information qui n’aurait pas été préalablement approuvée par les quatre. L’accord stipule que les progrès et les résultats de l’enquête sur le terrible accident survenu au Boeing 777 malaisien seront gardés secrets si jamais un des quatre signataires s’y opposait. Un pacte qui va directement à l'encontre de la résolution 2166 du Conseil de sécurité.

Le 9 septembre, un premier rapport préliminaire est rendu public. Il nous apprend surtout qu’il est possible que le Boeing 777 ait été la cible de tirs d’avions de chasse.

« Le vol MH17 du Boeing-777 opéré par la Malaysia Airlines s'est disloqué en vol, résultant probablement de dégâts structurels causés par un grand nombre de projectiles à grande vitesse qui ont pénétré dans l'avion depuis l'extérieur », a soutenu le Bureau d'enquête néerlandais pour la sécurité (OVV), chargé de l'enquête. »

Cet élément redonne de la crédibilité au pilote d’avion de chasse qui avait déclaré, le 29 juillet, qu’il avait lui-même tiré sur l’avion civil MH-17.

Pour en savoir plus sur ce premier rapport, je vous réfère à cet article, écrit au moment de sa publication.

Il faudra attendre au mois de juillet 2015 pour connaître les conclusions finales de l’enquête. Ce rapport est effectivement terminé, mais il n’est pas encore disponible au grand public. Il doit être soumis préalablement aux représentants accrédités des pays participants à l’enquête. Ces pays sont : la Malaisie, les États-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne, l'Australie et les Pays-Bas. 


On remarquera que l’Ukraine, la Belgique, l’Australie, lesquels avaient conclu , en août 2014, un pacte avec les Pays-Bas n’autorisant la diffusion que des points au sujet desquels ils seraient tous d’accord, ne figurent pas sur la liste des pays auxquels le rapport a été soumis. Par contre, les États-Unis y apparaissent pour la première fois.

Est-ce dans ce contexte qu’il faudrait comprendre cette déclaration du gouvernement néerlandais, datée du 24 juin, qui suggère de soumettre à la justice internationale le pouvoir de mener à terme cette enquête à laquelle la collaboration de certains États laisse à désirer ?

« Le gouvernement néerlandais considère qu'une nouvelle enquête internationale sur le crash du Boeing malaisien en Ukraine permettrait une meilleure coopération entre les États concernés. »

Il faut croire qu’il y a des faits incontournables auxquels certains pays devront apporter des précisions.

C’est en octobre prochain que le  pays chargé de l’enquête, Hollande, fera connaître sa dernière version, après avoir analysé les commentaires reçus des autres pays participants. Reste à voir maintenant si la prochaine fois sera la définitive. Je ne serais pas surpris que d’autres évènements viennent en retarder de nouveau la publication.

Dire que tout était si clair dès les premiers instants de cette tragédie : les rebelles et la Russie en étaient les auteurs. Pourtant, depuis ce temps, c’est la Russie qui pousse dans le dos des enquêteurs pour qu’ils fassent leur travail en exigeant toute la documentation dont peuvent disposer les pays sur cette tragédie. Elle se fait promotrice de la plus grande transparence et insiste pour que les États-Unis mettent à la disposition des enquêteurs toutes les photos satellites dont ils disposent. Qu’il en soit également de même pour que le gouvernement de Kiev livre le contenu entier des boîtes noires et les enregistrements de la tour de contrôle. L’accusée ne veut surtout pas que l’accusateur s’en tire aussi facilement. D’autant plus, s’il fait partie des véritables auteurs de ce crime atroce.


Oscar Fortin
Le 6 juillet 2015










mercredi 1 juillet 2015

L'INFORMATION: LE NERF DE LA GUERRE



Il EST TEMPS QUE NOUS PRENIONS CONSCIENCE DE CETTE MANIPULATION



Le sens du mot « information », utilisé dans le titre, doit être compris tout autant comme outil de désinformation, de manipulations, de confusion que d’information visant à une meilleure compréhension des réalités. Les opérations de lavage de cerveaux, de conditionnement de la pensée, de manipulation n’ont jamais été autant utilisées qu’actuellement. Il faut que les peuples croient que ce que font et décident leurs gouvernements est pour leur plus grand bien.

La guerre en Irak, qui a fait plus d’un million de morts, n’était-elle pas pour protéger l’Amérique et l’Europe des armes de destruction massive que Saddam Hussein se proposait d’utiliser à tout moment? Nous savons maintenant que ces armes de destruction massive n’y étaient pour rien. Elles n’existaient même pas.

La guerre en Libye n’avait-elle pas pour objectif de mettre hors de nuire, Kadhafi, ce président qui s’amusait à bombarder son propre peuple? On se souviendra, en 2011, de cette nouvelle qui disait que Kadhafi venait de tuer avec ses bombardements plus de 6000 civils qui manifestaient pacifiquement leur mécontentement. Déjà, à ce moment, les adeptes de l’information alternative savaient que ce n’était pas vrai, qu’il s’agissait d’un coup monté pour laisser place à une intervention militaire de l’OTAN. Aujourd’hui, cette dernière version est confirmée, entre autres, par les révélations des courriels d’Hilary Clinton, alors secrétaire d’État pour les États-Unis.

Que se passe-t-il, actuellement, en Ukraine? À écouter nos gouvernants, nos médias « meanstream » et à lire nos journaux, le méchant Poutine reprend l’Ukraine, morceau (Crimée) par morceau (Lougansk et Donetsk) et menace d’envahir tous les anciens pays satellites de l’ex-URSS. De là l’importance d’une présence militaire renforcée aux frontières de la Russie des pays de l’OTAN y incluant les États-Unis et le Canada. Selon ces mêmes nouvelles et cette même version, il s’agit d’un devoir de solidarité au service de la paix en Europe et en Amérique.

Mais qu’en est-il réellement? L’Ukraine a été victime, au printemps 2014, d’un coup d’État militaire fomenté par les États-Unis et ses alliés de l’OTAN. La Crimée, alors partie de l’Ukraine, n’a pas accepté ce coup d’État et les nouveaux dirigeants mis en place par ses auteurs. Elle a alors fait un référendum portant sur son indépendance, référendum gagné par plus de 90 % de la population. Elle a déclaré son indépendance et la Russie, suite à une demande de reconnaissance internationale, en a reconnu la légitimité. Quant aux deux provinces du sud-est de l’Ukraine, Donetsk et Lougansk, la Russie demande qu’elles demeurent rattachées à l’Ukraine, mais qu’un statut spécial leur soit constitutionnellement reconnu. Ce statut doit être discuté avec les représentants de ces deux provinces. C’est ce que demandent les ententes de Minsk. À ce jour, aucun contact n’a été pris avec les représentants des provinces dissidentes par le gouvernement central pour établir ce statut spécial. Tout au contraire, ce dernier a décidé de modifier, unilatéralement la constitution sans aucune consultation avec ces deux provinces. De cela, nos médias et nos dirigeants n’en disent rien.

La liste de ces malversations de la réalité et de la vérité pourrait s’allonger. Les témoignages de personnes directement impliquées dans ces opérations nous en disent long. Je vous suggère ici quelques noms et références : Paul Pillar, ex agent de la CIA, John Perkins, les assassins économiques,  Susan Lindauer, ex-agente de la CIA, Alexandre Kolomïets, major général des forces armées de l’Ukraine.

Cette guerre entre les manipulateurs et les décodeurs de leurs tricheries se présente comme le véritable nerf de la guerre. Il ne faut surtout pas que les menteurs, les tricheurs, les manipulateurs et les prédateurs soient démasqués et dépouillés de leurs apparats de grands défenseurs  des libertés, de la vérité et des droits humains.

Je termine en vous suggérant les articles qui projettent sur ce thème un éclairage plus que pertinent.

Le premier article est de Laurent Freeman et porte sur l’éveil des consciences. On peut le lire sur le site Stop mensonge ou encore sur Réseau international.

Le second article est de Peter Dale Scott,  ancien diplomate et analyste politique.  Il  y parle d’un réseau de gouvernement occulte qui se retrouve derrière de grandes tragédies qui ont marqué les cinquante dernières années. Une analyse qui donne matière à réflexion.

Le troisième article, cette fois, de Michel Segal, met en évidence l’épouvantail de la théorie du complot utilisée à tout azimut pour discréditer autant faire se peut les « décodeurs » de ces grandes tricheries. Plusieurs y reconnaitront le vocabulaire de nombreux commentateurs qui apparaissent sur le « net ».

Des centaines de millions de dollars, sinon des milliards, sont investis pour contrer cette information alternative qui lève le voile sur cette tricherie dont les peuples sont victimes. Des milliers de personnes, sous le couvert de l’anonymat ou sous celui d’un pseudonyme sont mises à contribution en échange d’une compensation financière pour contrer sur le « net » toutes ces interventions d’information qui relèvent des faits, identifient des personnes qui oeuvrent au service de la désinformation et de la manipulation.

Le présent texte ne prend toute sa valeur qu’à travers les liens présentés et leurs auteurs. Ces derniers reflètent assez bien l’état de la situation de l’information et de la désinformation qui circulent. À vous d’en tirer vos propres conclusions.


Oscar Fortin
Le 1er juillet 2015  


Quelques autres références :











mercredi 24 juin 2015

L’ENDETTEMENT DE LA GRÈCE AU PROFIT DES INDUSTRIES MILITAIRES


En juin 2011, j'avais écrit un article sur l'endettement de la Grèce. Je relevais comment les pressions internationales s'exerçaient sur les dirigeants de l'époque pour que la Grèce achète pour des centaines de millions de dollars des armements dont elle n'avait, de toute évidence, pas besoin. J'ai pensé réactualiser cet article au moment où les nouveaux dirigeants de la Grèce posent de sérieuses questions sur  la validité de cet endettement.




Qui eût pu penser qu’une des principales causes de l’endettement de la Grèce soit directement liée aux achats d’armes en provenance des industries militaires Étasuniennes, Allemandes et Françaises? Dans un article, traduit de l’anglais à l’espagnol, l’auteur pose la question suivante : « quel est le pays de la Communauté européenne, actuellement en faillite, qui est le 4ième importateur d’armes au monde?
Il y a dans cette affirmation de quoi surprendre bien du monde, d’autant plus que la Grèce n’est pas particulièrement impliquée dans les guerres qui sévissent dans le monde et sa sécurité n’est pas davantage menacée par ses voisins. Alors pourquoi ces achats d’armes à un moment où la crise économique menace ses politiques sociales en santé et en éducation et que l’emploi est en crise ? Déjà, nous savons que les budgets consentis à ces secteurs sont loin de ceux consentis par l’ensemble des pays de l’Union Européenne.   La Grèce, avec un PIB per capitica, semblable à celui de l’Espagne, n’est pas un pays pauvre, mais sa richesse est distribuée inégalement, ne consacrant que 4% de son budget annuel à l’éducation.
De 2005 à 2008, la Grèce a doublé la valeur de ses emprunts pour payer des armes dont elle n’avait pas besoin. Selon une recherche conjointe de juges grecs et allemands, les vendeurs d’armes ont utilisés la corruption pour s’assurer la collaboration d’importants hommes politiques, de fonctionnaires et de chefs militaires. L’argent emprunté pour acheter ces armes vient des mêmes pays d’où proviennent les armes, soit les États-Unis, la France et l’Allemagne. De 2005 à 2008, les prêts consentis à la Grèce  pour l’ensemble de ses obligations ont atteints la somme astronomique de 160 000 millions de dollars. Pour un pays de 11 millions d’habitants c’est peu dire.
Avec cet argent la Grèce a amplement de quoi payer la facture de 3000 millions de dollars en hélicoptères de combat français, 2000 millions de dollars en avions de combat étasuniens, plus ou moins le même montant pour les avions Mirage français et presque le triple en sous-marins allemands.  
Ce ne sera qu’à partir de 2009 que la Grèce commencera à avoir des difficultés de paiement pour couvrir ses achats d’armes et ce sera à ce moment que l’Union Européenne se montrera préoccupée. D’ailleurs, c’est  dans ce contexte qu’il faut comprendre le débat récent entre l’Allemagne et la Banque Centrale Européenne portant sur la meilleure manière d’aider la Grèce à honorer ses paiements sur la dette qui l’accable. Dans ces discussions on parle beaucoup plus de coupures dans les programmes sociaux que de ceux sur les armements. Pour 2011, le débat se poursuit et tout semble indiquer qu’une coupure de 6 500 millions euros sera votée dans le budget de crise, amputant d’autant le budget des divers programmes sociaux. La question des dépenses militaires ne semble pas faire partie du débat si ce n’est l’obligation de la Grèce d’honorer le paiement de sa dette en armement.
Comment, dans pareil contexte, ne pas voir un parallèle avec ce qui s’était passé en Argentine à la fin des années 1990 et 2000 ! Y a-t-il derrière un tel procédé une stratégie de l’endettement visant à prendre le contrôle de pays et même de peuples entiers? Cette stratégie, bien assaisonnée par la corruption des principales têtes dirigeantes, ne permet-elle pas, tout à la fois, la prise de contrôle d’un État et les ressources nécessaires destinées à leurs propres industries. ?
De quoi nous faire réfléchir et faire réfléchir le peuple canadien dont le gouvernement ne cesse d’augmenter ses dépenses militaires alors qu’il n’est menacé par aucun pays. Ne doit-il pas réviser, dès maintenant, sa politique d’armements et de dépenses militaires et se concentrer sur les politiques de développement économique et social? Il n’appartient pas aux canadiens de financer les industries militaires étasuniennes pas plus que les guerres menées dans le cadre d’intérêts qui nous sont étrangers. Le peuple canadien n’a pas d’ambition impériale et il faut souhaiter que ses dirigeants en sont conscients.
Oscar Fortin
Québec, le 24 juin 2015