dimanche 13 décembre 2015

ÉTATS-UNIS-OTAN-DAECH: MÊME COMBAT



POUTINE DEMEURE MAITRE DE SON PROPRE AGENDA




Les informations et les témoignages se multiplient à l’effet que les États-Unis, l’OTAN et l’État islamique (DAECH) sont engagés dans un même combat. Ils font partie d’un système dont la tête dirigeante est l’Oncle Sam. Ce dernier contrôlent l’ensemble des acteurs et définit les stratégies à suivre pour atteindre les objectifs fixés.

Il n’est pas superflu de rappeler que l’OTAN compte 28 pays membres qui se sont délestés, dans les faits, de leur souveraineté nationale pour rejoindre cette superstructure sous contrôle des États-Unis d’Amérique. Il est pertinent de rappeler ici ce témoignage du colonel Régis Chamagne qui ne mâche pas ses mots pour confirmer cette réalité.  Il en va de même pour l’É.I. (DAECH), créature de cette même puissance.

Si tel est bien le cas, on peut alors comprendre que la lutte contre le terrorisme, slogan largement employé par l’Occident, n’soit qu’une couverture pour consolider ce même terrorisme en lui assurant armement, formation et argent. Cette situation aide à comprendre également que les bombardements, supposément dirigés contre DAECH, au cours des dernières années aient permis à ce dernier de doubler ses effectifs et de progresser dans sa lutte de prise de contrôle du territoire syrien et de déstabilisation du gouvernement légitime de Bachar al Assad.

L’entrée en scène de la Russie en Syrie pour combattre ce terrorisme, à l’invitation du président Bachar Al Assad, vient contrecarrer les projets des trois principaux acteurs dans cette opération de conquête et de changement de gouvernement.  En moins de trois mois de bombardements, la Russie a fait plus de ce qu’ont fait tous les pays de l’OTAN engagés dans cette lutte contre le terrorisme. La présence russe et la clarté de son engagement dans sa lutte contre DAECH leur posent un sérieux problème. Poutine sait que ce terrorisme est parti de leur arsenal de guerre, mais les populations auxquelles ces gouvernements répondent ne le savent pas. Tout leur a été caché, dissimulé. Des milliards de dollars et d’euros, engloutis dans les budgets militaires, vont à ces groupes terroristes, pensés et voulus comme des armées secrètes au service de diverses missions hors la loi.

Au moment d’écrire ce texte, la coalition de lutte contre l’État islamique, dirigée par les États-Unis, renforce ses interventions en Syrie en multipliant les bombardements et en envoyant des bataillons militaires pour soi-disant combattre sur le terrain ce terrorisme. Les retenues de Poutine à ne pas répondre à l’agenda occidental des provocations qui visent à l’amener à déclarer la guerre sont perçues comme une faiblesse de sa part. Dans un article récent, on peut lire ceci :

« l’Empire a correctement identifié la faiblesse des forces russes en Syrie, et il a décidé d’utiliser la Turquie pour se doter d’un élément de déni plausible. Cette attaque n’est probablement que la première étape d’une campagne beaucoup plus vaste pour repousser la Russie loin de la frontière turque. La prochaine étape, apparemment, comprend l’envoi de troupes occidentales en Syrie, d’abord comme conseillers, mais finalement comme forces spéciales et contrôleurs aériens avancés. Les armées aériennes américaines et turques joueront le premier rôle ici, avec des avions allemands et britanniques assurant suffisamment de diversité pour parler d’une coalition internationale. Quant aux Français, coincés entre leurs partenaires russes et leurs alliés de l’OTAN, ils resteront aussi insignifiants qu’avant : Hollande s’est dégonflé, de nouveau (ça vous étonne ?). Finalement, l’OTAN créera un havre de facto pour ses terroristes modérés au nord de la Syrie et l’utilisera comme base pour diriger une attaque contre Raqqa. »

Ce que je comprends de Vladimir Poutine c’est qu’il a son propre agenda de guerre et que ce ne sont pas les provocations calculées de ses adversaires qui l’en feront démordre. Dans son intervention aux parlementaires de son pays, il a bien dit qu’il connaissait les terroristes et ceux qui les soutiennent et qu’il savait ce qu’il fallait faire. Par ces propos, il dit clairement à qui veut l’entendre qu’il a un agenda très précis dont il est seul avec ses principaux alliés à en connaître les avenants et aboutissants.

Je soupçonne Poutine de faire éclater au grand jour, au vu et au su des populations occidentales, le fait que les États-Unis, l’OTAN et les terroristes de l’E.I. font partie d’une seule et même alliance. Ses invitations répétées à former une seule grande alliance avec la Russie pour lutter contre l’État islamique (DAESH) sont constamment repoussées par ses partenaires occidentaux et pour cause. Leurs interventions en Syrie ne visent pas l’élimination des terroristes, mais le renforcement de leurs luttes contre le gouvernement Bachar al Assad. C’est exactement ce à quoi pense Poutine lorsqu’il dit qu’il n’y a pas place pour le double jeu dans cette lutte contre le terrorisme.

Ce double jeu devient de plus en plus évident avec ces témoignages qui se font toujours plus nombreux et crédibles sur cette grande arnaque de l’opinion publique. Il faut ajouter au témoignage du colonel Régis Chamagne, celui du général américain  Wesley Clark qui donne le contexte dans lequel ces diverses forces ont été mises en place en vue de remodeler le M.O. et de prendre les devants pour assurer la gouvernance du monde. À joindre à ces témoignages celui d’un rabbin juif qui n’y va pas avec le dos de la cuillère pour parler du rôle fondamental de la CIA dans la mise en place de ces forces terroristes au service des intérêts de l’empire et de ses alliés.     

Vladimir Poutine n’en continue pas moins à positionner ses forces en fonction de son agenda et non en fonction de celui de ses « partenaires » occidentaux. Lorsqu’il aura fait le constat que la confrontation est inévitable, il attaquera le premier, là où ça fera mal.

Poutine reste maître de son propre agenda de guerre.

Oscar Fortin
Le 13 décembre 2015




mardi 8 décembre 2015

Les 1000 jours du pape François




Cet homme pécheur sur qui Dieu a posé son regard pour en faire le Pontife de l'Église catholique ne cesse de nous surprendre par sa façon de vivre, mais aussi par l'esprit qu'il transmet à toute personne de bonne volonté. Aujourd'hui, le 8 décembre, est son millième jour à tête de cette Église. joyau pour certains et scandale pour les autres. Ce pape qui nous vient du bout du monde sera-tel celui qui nous conduira à la fin d'un monde de plus en plus asphyxié par la corruption, le mensonge, l'hypocrisie, la cupidité et l'abandon?

Sans prétention, il avance en compagnie des humbles et délaissés de la terre comme s'il voulait rappeler leur existence au monde. Il se fait également proche et solidaire des pécheurs, des rejetés, de ceux et celles qui sont des exclus en leur rappelant que Dieu les aime, qu'il est a sauvés et qu'ils n'ont qu'à ouvrir quelque peu leur coeur pour le découvrir et en gouter toute la présence. Il a le profil d'un Jésus de Nazareth au milieu des siens. Il est là pour ouvrir toute grande les portes d'un monde où l'humanité pourra respirer l'air frais de l'amour, de la solidarité, de la compassion, de l'humanité et du bien vivre.

Un ami espagnol m'a transmis, hier, un diaporama qui nous fait voir et entendre ce pape pas comme les autres. Le contenu de ses propos m'a profondément rejoint. Je me suis permis d'en faire la traduction en français pour que vous puissiez vous en faire une idée par vous-mêmes.

tTexte français Francisco)


Je suis un pécheur

 Le pape lui-même se décrit comme un « pécheur. » Et, se souvenant de l'image extraordinaire de Caravaggio sur la vocation deMatthieu qui dit : « Me voici, “je suis un pécheur sur qui le Seigneur a posé son regard”. Et c’est ce que j’ai répondu lorsqu’on m’a demandé si j’acceptais mon élection comme Pontife.

Je vois clairement ce qui est le plus urgent pour l'Église d’aujourd'hui : la capacité de guérir les blessures et de réchauffer les cœurs des fidèles, le rapprochement et la proximité. Je vois l'Église comme un hôpital de campagne après une bataille. Il est inutile de demander à un blessé grave si son cholestérol ou son sucre sont élevés! Nous devons avant tout guérir leurs blessures. Ensuite, nous pourrons parler du reste. Guérir les plaies, guérir les blessures... Et il faut commencer par le bas”

“L'Église se laisse parfois enfermée dans de petites choses, dans de petits préceptes. Par contre, la chose la plus importante et celle qu’il faut annoncer avant tout : ‘Jésus t’a sauvé!". Et les ministres de l'Église doivent être, avant toute autre chose, ministres de la miséricorde [...] L'annonce de l'amour du salut de Dieu est antérieure à l'obligation morale et religieuse. Aujourd'hui, semble prévaloir, parfois, l'ordre inverse.


‘Nous devons proclamer l'Évangile dans chaque rue, prêchant la bonne nouvelle du Règne de Dieu et guérissant même par notre prédication tout type de maladie ou de blessure. A Buenos Aires, je recevais  des lettres de personnes homosexuelles, ‘socialement blessées’ qui sentent, me disaient-ils, que l'Église les a toujours condamnées. Mais l ce n’est pas ce que veut faire l’Église. Pendant le vol de retour de Rio de Janeiro, j’ai dit que si une personne homosexuelle est de bonne foi et recherche Dieu, qui suis-je pour la juger. En disant cela, j'ai tout simplement dit ce que le Catéchisme nous enseigne. La religion a le droit d'exprimer son opinion dans un esprit de service aux gens, mais Dieu dans sa création, nous a faits libres : L’Ingérence spirituelle dans la vie des personnes n’est pas possible”

 “Une fois, une personne, voulant me mettre à l’épreuve m’a demandé si j’approuvais  l'homosexualité, Je lui ai répondu par une autre question : ‘Quand Dieu voit une personne homosexuelle, la regarde-t-elle avec affection ou la rejette-t-elle en la condamnant? Nous devons toujours considérer la personne. Ici, nous entrons dans le mystère de l'homme. Dans la vie, Dieu vient aux gens, et nous devons les accompagner de leur condition. Elle doit être accompagnée par la miséricorde. Lorsque cela se produit, le Saint-Esprit a inspiré le prêtre à se lire comme juste ".

Une certitude : Dieu est dans la vie de chaque personne

 Ceux qui aujourd'hui sont toujours à la recherche des solutions disciplinaires, qui sont exagérément portés à défendre la “doctrine”, ceux qui cherchent obstinément à récupérer le passé perdu, ont une vision statique et involutive. Alors, la foi devient ainsi une idéologie parmi toutes les autres. J’ai une certitude dogmatique : Dieu est dans la vie de chaque personne, Dieu est dans la vie de chacun. Même si  la vie d'une personne est un véritable désastre, même si ses dépendantes  aux vices que ce soit  la drogue ou toute autres chose, Dieu est dans sa vie. Nous pouvons et devons le chercher dans chaque vie humaine. Même si la vie d'une personne est remplie d'épines et de mauvaises herbes, il y a toujours un espace dans lequel la bonne semence peut se développer. Vous devez faire confiance en Dieu ". 

ses joies et ses  douleurs. Donc pour moi, « sentir avec l’Église » signifie « être » avec ce peuple. L’ensemble des fidèles est infaillible dans la foi et cette « infaillibilité s’exprime à travers le sens surnaturel de la foi de tout ce peuple qui marche. Quand le dialogue entre les gens, les évêques et le Pape est sincère et va en ce sens il bénéficie de l'assistance de l'Esprit Saint. Ce n’est donc pas un “sentir” qui se réfère aux théologiens... Pa plus, il ne faut pas croire que ce sentir avec l'Église soit ramenée exclusivement à ce “sentir”  avec sa partie hiérarchique ".

L'Église ne doit pas être réduite à une petite chapelle qui peut contenir seulement un petit groupe de personnes sélectionnées. Nous ne devons pas réduire le sens de l'Église universelle à un nid de protection pour notre médiocrité. .


Les femmes dans l'Église 

« Il est toujours nécessaire d'accroître les efforts pour rendre possible une présence toujours plus grande et incisive de la femme dans l’Église.  Il ne faudrait toutefois pas que ce soit une seule substitution de l’homme avec une robe, car en réalité la femme a une structure différente de celle des hommes. Les discours que j’entends sur le rôle des femmes sont souvent basés sur une idéologie patriarcale. Les femmes soulèvent des questions profondes qui doivent être relevées. L'Église ne peut pas être elle-même  sans la femme et son rôle. La femme, pour l'Église, est essentielle. Marie, une femme, est plus importante que les évêques. Je dis cela parce que nous ne devons pas confondre la fonction avec la dignité. Alors, il faut approfondir davantage la figure de la femme dans l'Église. Il faut travailler plus fort pour faire une profonde théologie de la femme. C’est seulement en franchissant cette étape que nous en arriverons à mieux cerner le rôle de la  femme dans l'Église. Le génie féminin est nécessaire dans les endroits où des décisions importantes sont prises ".

Le Concile et l'ancienne messe

 II fut une relecture de l'Évangile à la lumière de la culture contemporaine. Il a produit un mouvement de rénovation qui vient tout simplement de l’Évangile. Les fruits sont énormes. Il suffit de rappeler la liturgie. Le travail de réforme liturgique fut un service rendu au peuple comme une relecture de l'Évangile à partir d'une situation historique concrète. Bien sûr, il y a des lignes de l'herméneutique de continuité et de discontinuité; néanmoins, il y a une chose très claire: la dynamique de lecture de l'Évangile actualisée par le Concile pour les temps que nous vivons est absolument irréversible. Puis viennent des questions particulières comme la liturgie selon le « Vetus Ordo ». Je pense que la décision du pape Benoît XVI , sur cette question, fut prudente et répondait à la situation de certaines personnes qui ont cette sensibilité particulière. Par contre, je pense  préoccupant le danger de l'idéologisation de « Vetus Ordo » ".

Dieu est plus grand que le péché

 Comment traitons-nous le peuple de Dieu? Je rêve d'une Église mère et Pasteur. Les ministres de l'Église doivent toujours être miséricordieux, se préoccuper des personnes, les accompagnées comme le bon samaritain qui lave, nettoie, soulage son prochain. C’est l’Évangile pur. Dieu est plus grand que le péché. Les réformes organisationnelles et structurelles sont secondaires, à savoir qu’elles viennent après. La première réforme doit être celle de l'attitude. Les ministres de l'Évangile doivent être des gens capables de réchauffer les cœurs des personnes, d’entrer dans la nuit, dans l'obscurité, sans s’y perdre. Le peuple de Dieu veut des pasteurs et non des fonctionnaires ou des employés d’État. Les évêques, particulièrement, doivent être des personnes. Les évêques, en particulier, les hommes doivent être capables de supporter avec patience les pas de Dieu avec son peuple, afin que personne ne soit laissé en arrière, mais aussi pour accompagner son troupeau qui renifle l'odeur de nouveaux chemins.





 La collégialité et la primauté de Pierre 


Nous devons marcher ensemble : les personnes, les évêques et le Pape. La synodalité doit être vécue à différents niveaux. Peut-être qu'il est temps de changer la méthodologie du Synode, parce que le courant semble statique. Cela pourrait également avoir une valeur œcuménique, en particulier avec nos frères orthodoxes. D’eux, nous pouvons en apprendre davantage sur le sens de la collégialité épiscopale et de la tradition de la synodalité. L'effort commun de réflexion, compte tenu de la façon dont l'Église fut gouvernée dans les premiers siècles, avant la rupture entre l'Est et l'Ouest, portera ses fruits en temps voulu ».

La doctrine n’est pas  monolithe

Il existe des normes et des préceptes ecclésiaux secondaires qui furent en leur temps efficaces, mais qui ont perdu pour les temps que nous vivons leurs valeurs et leur signification. La vision de la doctrine de l'Église comme monolithe qui doit être défendue sans restriction est erronée. Les formes d'expression de la vérité peuvent être multiformes, bien plus, cela est nécessaire pour la transmission du message  évangélique dans sa signification immuable




 Que Dieu le garde encore longtemps parmi nous Il est le Baptiste de la fin des temps qui ouvre la voie à Celui qui vient....



Un gros merci aux auteurs de ce diaporama dont je n'ai pu vous transmettre que la traduction des textes et quelques photos.Pour ceux qui voudraient avoir la version originale en espagnol ou la version française n'ont qu'à m'en faire le demande oscar.fortin@gmail.com


Oscar Fortin
8 décembre 2015  (jour de l'immaculée conception)

http://humanisme.blogspot.com


vendredi 4 décembre 2015

« NOUS LES CONNAISSONS ET SAVONS CE QU’IL FAUT FAIRE »




Poutine aux parlementaires russes


Ces propos de Vladimir Poutine aux parlementaires de la Fédération de Russie nous révèlent un chef d’État qui dispose de suffisamment d’informations fiables et que déjà les analyses sont faites et que les stratégies sont opérationnelles. L’objectif principal de la présence russe en Syrie est celui d’éliminer ce terrorisme qui trouve sa forme la plus menaçante dans l’État islamique et dans ceux qui le rendent possible en les armant, les finançant, les formant dans le but de les utiliser pour la réalisation d’actions visant la déstabilisation et le renversement de gouvernements non soumis à leur volonté.

« Nous savons qui a décidé de renverser les régimes indésirables et d’imposer brutalement leurs propres lois. Où est-ce que cela les a menés? Ils ont semé le trouble, détruit les institutions étatiques des pays, monté les composantes du peuple les unes contre les autres puis s’en sont “lavées les mains”, comme on dit en Russie, ouvrant ainsi la voie à des militants armés radicaux, extrémistes et terroristes. »

Dans cette lutte contre le terrorisme, dit Poutine, il n’y a pas de place pour le double jeu. Ces pays qui jouent à ce double jeu, nous les connaissons  et nous savons ce qu’il faut faire.

« Cela signifie que les terroristes ne doivent trouver refuge nulle part. Il ne doit pas y avoir de doubles standards. Aucun contact avec des organisations terroristes. Aucune tentative de les utiliser pour des buts égoïstes. Aucune transaction criminelle avec les terroristes. »


(voir et écouter les 13 premières minutes de ce discours) ou encore cette première partie de son intervention, en lecture continue.



Cette intervention majeure de Poutine devant les parlementaires russes n’est pas passée inaperçue. À peine terminée,  les alliés de la coalition internationale sous l’égide des États-Unis se sont mobilisés pour intervenir directement en Syrie sans se préoccuper du droit international et de l’autorisation de l’État syrien, seul à avoir autorité pour disposer de son territoire et de ses espaces aériens. La Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne et les États-Unis prennent présentement les bouchées doubles pour intervenir en Syrie sous le prétexte de la lutte contre l’État islamique. En dépit du fait que Vladimir Poutine ait insisté pour dire que la seule coalition internationale légitime devra s’inscrire dans le cadre du droit international et être placée directement sous l’égide des Nations Unies.

« Nous devons mettre fin à nos querelles et oublier nos différences pour construire un front antiterroriste commun qui agira en conformité avec le droit international et sous l’égide des Nations Unies. »

Il faut également dire que les alliés de la Syrie ne sont pas restés les mains croisées. Des pièces importantes au puzzle sont mises en place.

« À Damas, dans la salle des opérations conjointes (regroupant la Russie, l’Iran, la Syrie et le Hezbollah), un officier de haut rang a dit : “Damas a reçu des batteries de missiles russes avancés S-300, prêts à entrer dans le service actif. La Syrie annoncera bientôt que tout pays utilisant son espace aérien sans coordination avec Damas sera considéré comme hostile et ses avions seront abattus sans sommation. Des couloirs de sécurité seront alloués à ceux qui sont prêts à lutter contre le terrorisme et à se coordonner avec le commandement militaire.”

Ce qu’on peut réaliser dans cette stratégie de Poutine et de la Syrie, c’est le rôle toujours plus visible et important de l’autorité syrienne dans cette lutte contre le terrorisme. Il lui revient, en conformité avec le droit international, la protection de ses frontières sur terre sur mer et dans les airs. Il va de soi qu’elle a la capacité militaire de faire respecter ses droits grâce au soutien de la Russie, de l’Iran, du  Hezbollah et d’autres états qui les soutiennent dans cette lutte, dont la Chine.

Ce renforcement des forces syriennes donnera à réfléchir aux pays membres de la coalition, dirigée par les États-Unis. Il se peut que dans un avenir plus rapproché que lointain, ils soient rappelés à l’ordre du droit international et du droit de l’État syrien à se défendre contre des visiteurs non désirés.

Je permets de conclure en disant que l’étau se resserre sur les divers intervenants et que la vérité qui les enveloppe sera mise à l’épreuve des faits. Les mots retrouveront leur sens et ceux qui les portent y retrouveront leur dignité.



Oscar Fortin
4 décembre 2015