vendredi 25 décembre 2015

LE PAPE FRANÇOIS AUX CROYANTS DU MONDE



CETTE CÉLÉBRATION DE LA NATIVITÉ PEUT ÊTRE LA DERNIÈRE



Ce sont là des paroles qui soulignent fortement l’imprévisible des temps que nous vivons. L’objectif n’est pas de créer la panique, mais de prendre conscience, au moment où nous célébrons Noël, les drames humains engendrés par la pauvreté et les guerres. La lecture qu’il fait de l’actualité mondiale rejoint en grande partie celle des signes des temps.

 « Alors que le monde est affamé, qu’il s’enflamme et s’enfonce dans le chaos, nous devons réaliser que la présente célébration de Noël, pour ceux qui choisissent de la célébrer, est peut-être la dernière ». RD, 24 de décembre 

Déjà, dans son exhortation apostolique, Evangelii Gaudium, le pape François avait sonné l’alarme en dénonçant un système économique qui ravale la personne humaine à un niveau de déchet. Il avait lancé un cri du cœur pour que le monde retrouve son humanité et que ceux qui s’en font les maîtres retrouvent la voie de la solidarité, du respect, de la fraternité, de la justice et de la vérité.

Dans son encyclique Laudato si, il rappelle que les conditions de vie des pauvres et des laissés pour compte font partie de cet environnement et que leur exclusion du bien-être de la vie constitue une tare énorme à cet équilibre tant recherché entre les divers intervenants sur ce devenir de notre planète terre et de notre humanité.

Il voit très bien la mise en place des forces militaires les plus sophistiquées en vue d’un affrontement qui se révèle plus en plus inévitable. Deux visions du monde s’affrontent sur des questions pour les uns essentielles et pour les autres, de soi-disant sécurité nationale et internationale.

Le pape François, en remettant au président Poutine la médaille de l’Ange de la paix, savait très bien le rôle transcendant que pouvait jouer Vladimir Poutine sur ce chemin de la paix. Ce geste, posé par le pape, devient inévitablement la contrepartie du Nobel de la Paix concédé à Obama, peu de temps après sa première élection à la présidence des États-Unis. Ce pape qui vient du bout de monde sait décoder les intérêts qui se cachent derrière l’un et l’autre et la détermination qu’a chacun pour les réaliser.

Que sont-ils donc ces intérêts dans leurs éléments essentiels?

Pour les États-Unis et ses alliés de l’OTAN, le principal et grand objectif porte sur la gouvernance mondiale dont ils seraient les maîtres. Dans le jargon des débats politiques, on parle de l’avènement d’un monde unipolaire. Cette gouvernance unipolaire donnerait à leurs auteurs tous les pouvoirs pour s’asservir les peuples et les nations ainsi que tous les droits pour disposer de leurs richesses.

 Pour la Russie et ses alliés du BRICS, le principal et grand objectif est celui de faire respecter les droits des peuples et de rendre possibles, sur la base de ces derniers, la coopération et la résolution pacifique des différends. Dans le jargon politique, on parle alors d’un monde multipolaire dont la gouvernance se réalise sur une base consensuelle. Ces derniers n’acceptent pas et n’accepteront plus d’être soumis à la volonté de ceux qui se présentent comme les plus puissants.

Le rôle de Poutine pour éviter cet affrontement.

Il s’est positionné très clairement et sans équivoque pour combattre l’État islamique, appelé également DAESH, en Syrie, à la demande du président légitime de l’État syrien. Il se démarque ainsi de ses « partenaires opposés » en cadrant son intervention dans le cadre du droit international, ce qui n’est pas le cas pour les États-Unis et ses alliés qui envahissent, sans autorisation de l’État syrien, son territoire et qui alimentent en armements des groupes terroristes visant à déstabiliser et renverser le gouvernement.

En second lieu, loin de s’en prendre directement à ces manques de respect pour le droit international, il les invite à se joindre dans une grande coalition pour combattre d’une façon coordonnée DAESH. Il place ainsi « ses partenaires opposés » à se définir quant à leurs véritables objectifs dans cette lutte qu’ils mènent contre les terroristes. De plus en plus de faits mettent en évidence que cette lutte n’est qu’une couverture pour leur opinion publique, que dans les faits ils poursuivent à les former et à les armer par diverses voies détournées.

Tout au long de ce processus de mise à nue des véritables intentions de ses « partenaires opposés », il met en évidence sa capacité militaire et sa détermination à ne pas faire marche arrière. Pour Poutine, le temps des interventions impériales des États-Unis et de ses alliés dans les affaires internes des autres pays est terminé.

IIl ne répondra pas aux provocations de ses adversaires tant et aussi longtemps qu’il y aura une lueur d’espoir pour résoudre politiquement le conflit. Il garde plein contrôle sur son propre agenda et lui seul décidera du moment de passer à une autre étape. Le jour où il réalisera qu’aucune négociation de paix n’est possible, alors il agira. Il connaît ses adversaires et les terroristes qu’ils soutiennent et comme il l’a dit aux parlementaires russes, il sait quoi faire.

Le pape François est au fait de cette marche vers la confrontation qui s’annonce inévitable en raison de l’obstination des Américains et de leurs alliés à vouloir à tout prix dominer le monde et décider de la gouvernance de ce dernier. Poutine, fort du droit dont il se fait le défenseur, appuyé par ses alliés du BRICS et une opinion mondiale toujours plus consciente des enjeux, confiant dans la haute technologie militaire sur laquelle il peut compter, ne reculera pas devant l’envahisseur et son arrogance.

S’il y a confrontation, ce sera inévitablement une confrontation globale où l’arsenal nucléaire sera mis à contribution. C’est ce qui explique le rappel du pape du danger que court l’humanité d’ici Noël 2016.

De quoi faire réfléchir les croyants sur la fin des temps et le retour de ce Jésus dans sa gloire de ressuscité pour prendre les commandes d’un monde nouveau sur une terre nouvelle et  sous un ciel nouveau.


Oscar Fortin
Le 24 décembre 2015


Quelques textes complémentaires sur le sujet








dimanche 20 décembre 2015

Le Messie des chrétiens : une menace à la sécurité de l’Empire





Pour les chrétiens du monde, NOËL est la célébration de la naissance de Jésus, ce Messie envoyé par Dieu pour libérer l’humanité de la domination des puissants et apporter aux pauvres et humbles de la terre la liberté et la paix. Du même souffle, on peut affirmer que pour toutes les personnes de bonne volonté, croyantes ou pas, NOËL, est également la fête du visage humain de l’Humanité, un moment où tout devient partage, fraternité, réconciliation, solidarité, joie et paix.

Le titre de cet article m’est venu à l’esprit en lisant les propos tenus par le pape François dans son homélie d’aujourd’hui auquel RD se réfère. (20/12/2015)

 « Au moment où l’Histoire nous apparaît déterminée par l’économie du marché, les finances ou les échanges commerciaux, dominés par les puissants, le Dieu de la Nativité est un Dieu qui change les règles du jeu. D’ailleurs, il aime faire cela. Comme le proclame Marie, il est le Seigneur qui détrône les puissants et élève les humbles. » (trad. de l’auteur)

Dans cet extrait, le pape François se réfère à cette prophétie de Marie au moment même où elle apprend qu’elle porte en son sein ce Messie.

« Il a déployé la force de son bras; il a dispersé ceux qui avaient dans le coeur des pensées orgueilleuses.

Il a renversé les puissants de leurs trônes, et il a élevé les humbles. »
Luc, 1, 51-52

Le Roi Hérode, déjà en son temps, avait pris bonne note de l’arrivée de ce personnage, véritable menace  pour son pouvoir de domination sur son peuple. Lui aussi se préoccupait de sa sécurité nationale et ne se gêna pas pour essayer de s’en débarrasser dès sa naissance. Aujourd’hui, Hérode n’y est plus, mais l’empire y est toujours, cette fois sous le visage des États-Unis d’Amérique qui s’impose au monde comme le Tout-Puissant ayant tous les droits. Ce pouvoir de l’empire repose sur quatre colonnes : celle de la puissance politique, celle de la puissance économique, celle de la puissance militaire et celle des moyens de communication. Ces quatre colonnes sont les piliers qui assurent sa sécurité nationale et internationale. Toute mise en cause de cette suprématie devient une menace à cette sécurité.

La suprématie politique

Il suffit de lire des journaux, de regarder la télévision, de suivre ce qui se passe dans le monde, pour réaliser que les États-Unis n’ont pas seulement une influence circonstancielle dans le choix des gouvernements, des régimes politiques, des alliances bilatérales et multilatérales des nations. La démocratie, celle qui est compatible avec son pouvoir , est celle sur laquelle il a  plein contrôle :  contrôle sur le choix des candidats, sur les mécanismes du système électoral et sur le décompte des bulletins de vote.

Les peuples, les nations et les États qui voudraient s’affranchir de ces contrôles sur leur démocratie risquent de connaître de sérieux problèmes. Les pays qui dérogent à cette loi fondamentale non écrite de la suprématie politique des États-Unis sur leur système électoral devront s’attendre à une offensive musclée du principal intéressé.

Il suffit de penser à ces gouvernements émergents de l’Amérique latine dont, entre autres, la Bolivie, l’Équateur, le Venezuela, Cuba, le Nicaragua, pour voir ce dont l’empire est capable. En Afrique et au Moyen-Orient, ce fut le cas d’Irak, de Libye, d’Afghanistan, et maintenant de la Syrie. Plus que tout, il faut mentionner les pays qui intègrent l’alliance BRICS, lesquels s’affirment contre une gouvernance mondiale unipolaire placée sous le contrôle des États-Unis. Dans ce dernier cas, la Russie et la Chine s’imposent comme des forces qui visent plutôt un monde multipolaire qui respecte le droit des peuples et des nations. Ça ne plaît pas du tout à l’Empire.

La suprématie économique et financière

Même si les États-Unis sont le pays le plus endetté au monde, il n’en demeure pas moins qu’il a sur les institutions financières un pouvoir prédominant. Il sait comment placer son monde dans les postes les plus importants et à travers ces derniers agir en fonction de ses intérêts. La Chine et la Russie, avec les autres membres du BRICS, Brésil, Inde et Afrique du Sud, commencent à lui poser problème.

La suprématie militaire

Nous savons tous l’importance que joue l’industrie militaire et la place qu’elle occupe dans les budgets militaires du gouvernement des États-Unis, mais aussi des autres pays, membres de l’OTAN. La course aux armements est d’autant plus nécessaire que les adversaires (Russie-Chine) commencent à montrer ce dont ils sont capables.

La suprématie sur les moyens de communication

S’il fut un temps où nous pouvions prendre ce qu’on lisait dans les journaux ou que l’on écoutait à la radio comme vérité d’Évangile, ce n’est plus le cas maintenant. La grande majorité des médias de communication sont la propriété de ces pouvoirs dominants et les journalistes qui y travaillent sont autant d’attachés de presse dont les objectifs sont de faire bien paraître leurs patrons et ce qu’ils veulent comme nouvelles. Ce pouvoir de communication se révèle être un véritable laser mental qui prend contrôle des cerveaux et des émotions des personnes et des peuples. Seule l’information alternative qui prend progressivement forme sur les sites internet peut en atténuer les effets en donnant à la nouvelle une tout autre version de ce qui circule en abondance sur les écrans de télévision et sur les pages de nos journaux.

Que conclure de tout cela?

D’abord, la présence historique de ce personnage, qu’est Jésus de Nazareth, n’est pas indifférente à la sphère des pouvoirs qui dominent et manipulent le monde. Aujourd’hui comme hier, ceux et celles qui se réclament de sa personne ne peuvent tout simplement pas être complices d’un tel empire, d’un tel système qui ramène la personne humaine à un niveau de déchet. Bien plus, ils se doivent d’en révéler les mascarades, les manipulations, les injustices, les tricheries, la corruption qui est devenue l’assaisonnement principal de ses conquêtes.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, l’Occident et, de façon toute particulière les États-Unis d’Amérique qui incarnent cet Empire, sont ceux qui se réclament le plus de la chrétienté. C’est dire jusqu’où ce pouvoir de manipulation est puissant. Il est parvenu à inscrire dans la conscience des gens que les États-Unis d’Amérique ont été élus par Dieu pour y faire régner l’ordre et la paix. Or, ce monde de la gouvernance mondiale, fondée sur la puissance politique, économique et militaire est, selon les évangiles, condamné à l’échec le plus complet. Les paradigmes des Évangiles sont tout à l’opposé des paradigmes de l’empire.

Ce que nous enseigne la prophétie de Marie, plus haut mentionnée, et l’esprit même des Évangiles c’est que ces puissants et ces prétentieux qui s’autorisent à dominer le monde seront « détrônés » et que les victimes de ces pouvoirs inventés, les pauvres et les humbles, seront élevées

Il n’y a pas à se surprendre si le pape François qui commence à dénoncer avec de vrais mots ce scandale de la domination et de l’exploitation des peuples dérange ces élites qui se font passer pour des sauveurs d’humanité alors qu’ils en sont les fossoyeurs.

En cela, Jésus de Nazareth et tous ses alliés sont une menace à la sécurité nationale des États-Unis dont la puissance repose, avant tout, sur son pouvoir de domination politique, économique, militaire et de communication. À ces derniers se joignent tous les autres pays qui se solidarisent avec cette puissance de domination du monde. C’est, entre autres, le cas des pays de l’OTAN.

Le jour où l’institution ecclésiale sera redevenue une menace à la sécurité de l’Empire, elle aura alors retrouvé l’esprit de Celui qui lui donne vie.

Les croyants doivent se questionner sur leur foi et leurs engagements. Les non-croyants doivent en faire tout autant au niveau de leurs engagements pour dénoncer tout ce qui est pouvoir de domination et pour se solidariser avec les humbles et les pauvres victimes de ces puissances de domination. Nous avons tous en commun d’être des humains aspirant à la justice, au respect, à la vérité, à la solidarité.

Joyeux Noël à tous et à toutes et Bonne et Heureuse Année 2016

Oscar Fortin
Le 20 décembre 2015

http://humanisme.blogspot.com

dimanche 13 décembre 2015

ÉTATS-UNIS-OTAN-DAECH: MÊME COMBAT



POUTINE DEMEURE MAITRE DE SON PROPRE AGENDA




Les informations et les témoignages se multiplient à l’effet que les États-Unis, l’OTAN et l’État islamique (DAECH) sont engagés dans un même combat. Ils font partie d’un système dont la tête dirigeante est l’Oncle Sam. Ce dernier contrôlent l’ensemble des acteurs et définit les stratégies à suivre pour atteindre les objectifs fixés.

Il n’est pas superflu de rappeler que l’OTAN compte 28 pays membres qui se sont délestés, dans les faits, de leur souveraineté nationale pour rejoindre cette superstructure sous contrôle des États-Unis d’Amérique. Il est pertinent de rappeler ici ce témoignage du colonel Régis Chamagne qui ne mâche pas ses mots pour confirmer cette réalité.  Il en va de même pour l’É.I. (DAECH), créature de cette même puissance.

Si tel est bien le cas, on peut alors comprendre que la lutte contre le terrorisme, slogan largement employé par l’Occident, n’soit qu’une couverture pour consolider ce même terrorisme en lui assurant armement, formation et argent. Cette situation aide à comprendre également que les bombardements, supposément dirigés contre DAECH, au cours des dernières années aient permis à ce dernier de doubler ses effectifs et de progresser dans sa lutte de prise de contrôle du territoire syrien et de déstabilisation du gouvernement légitime de Bachar al Assad.

L’entrée en scène de la Russie en Syrie pour combattre ce terrorisme, à l’invitation du président Bachar Al Assad, vient contrecarrer les projets des trois principaux acteurs dans cette opération de conquête et de changement de gouvernement.  En moins de trois mois de bombardements, la Russie a fait plus de ce qu’ont fait tous les pays de l’OTAN engagés dans cette lutte contre le terrorisme. La présence russe et la clarté de son engagement dans sa lutte contre DAECH leur posent un sérieux problème. Poutine sait que ce terrorisme est parti de leur arsenal de guerre, mais les populations auxquelles ces gouvernements répondent ne le savent pas. Tout leur a été caché, dissimulé. Des milliards de dollars et d’euros, engloutis dans les budgets militaires, vont à ces groupes terroristes, pensés et voulus comme des armées secrètes au service de diverses missions hors la loi.

Au moment d’écrire ce texte, la coalition de lutte contre l’État islamique, dirigée par les États-Unis, renforce ses interventions en Syrie en multipliant les bombardements et en envoyant des bataillons militaires pour soi-disant combattre sur le terrain ce terrorisme. Les retenues de Poutine à ne pas répondre à l’agenda occidental des provocations qui visent à l’amener à déclarer la guerre sont perçues comme une faiblesse de sa part. Dans un article récent, on peut lire ceci :

« l’Empire a correctement identifié la faiblesse des forces russes en Syrie, et il a décidé d’utiliser la Turquie pour se doter d’un élément de déni plausible. Cette attaque n’est probablement que la première étape d’une campagne beaucoup plus vaste pour repousser la Russie loin de la frontière turque. La prochaine étape, apparemment, comprend l’envoi de troupes occidentales en Syrie, d’abord comme conseillers, mais finalement comme forces spéciales et contrôleurs aériens avancés. Les armées aériennes américaines et turques joueront le premier rôle ici, avec des avions allemands et britanniques assurant suffisamment de diversité pour parler d’une coalition internationale. Quant aux Français, coincés entre leurs partenaires russes et leurs alliés de l’OTAN, ils resteront aussi insignifiants qu’avant : Hollande s’est dégonflé, de nouveau (ça vous étonne ?). Finalement, l’OTAN créera un havre de facto pour ses terroristes modérés au nord de la Syrie et l’utilisera comme base pour diriger une attaque contre Raqqa. »

Ce que je comprends de Vladimir Poutine c’est qu’il a son propre agenda de guerre et que ce ne sont pas les provocations calculées de ses adversaires qui l’en feront démordre. Dans son intervention aux parlementaires de son pays, il a bien dit qu’il connaissait les terroristes et ceux qui les soutiennent et qu’il savait ce qu’il fallait faire. Par ces propos, il dit clairement à qui veut l’entendre qu’il a un agenda très précis dont il est seul avec ses principaux alliés à en connaître les avenants et aboutissants.

Je soupçonne Poutine de faire éclater au grand jour, au vu et au su des populations occidentales, le fait que les États-Unis, l’OTAN et les terroristes de l’E.I. font partie d’une seule et même alliance. Ses invitations répétées à former une seule grande alliance avec la Russie pour lutter contre l’État islamique (DAESH) sont constamment repoussées par ses partenaires occidentaux et pour cause. Leurs interventions en Syrie ne visent pas l’élimination des terroristes, mais le renforcement de leurs luttes contre le gouvernement Bachar al Assad. C’est exactement ce à quoi pense Poutine lorsqu’il dit qu’il n’y a pas place pour le double jeu dans cette lutte contre le terrorisme.

Ce double jeu devient de plus en plus évident avec ces témoignages qui se font toujours plus nombreux et crédibles sur cette grande arnaque de l’opinion publique. Il faut ajouter au témoignage du colonel Régis Chamagne, celui du général américain  Wesley Clark qui donne le contexte dans lequel ces diverses forces ont été mises en place en vue de remodeler le M.O. et de prendre les devants pour assurer la gouvernance du monde. À joindre à ces témoignages celui d’un rabbin juif qui n’y va pas avec le dos de la cuillère pour parler du rôle fondamental de la CIA dans la mise en place de ces forces terroristes au service des intérêts de l’empire et de ses alliés.     

Vladimir Poutine n’en continue pas moins à positionner ses forces en fonction de son agenda et non en fonction de celui de ses « partenaires » occidentaux. Lorsqu’il aura fait le constat que la confrontation est inévitable, il attaquera le premier, là où ça fera mal.

Poutine reste maître de son propre agenda de guerre.

Oscar Fortin
Le 13 décembre 2015