dimanche 3 janvier 2016

LA GRANDE ARNAQUE



CELLE QU’ON NE VEUT PAS VOIR



L’arnaqueur tout comme le prédateur ne se présentent jamais sous leur vrai visage. Ils ont plutôt l’art de se présenter sous le visage du héros qui sait résoudre les problèmes et apporter paix et tranquillités à ses admirateurs et admiratrices. Il devient vite l’idole recherchée qui rend possible les rêves, convaincus qu’ils sont, qu’elle saura les réaliser. Leur charme et leur capacité de persuasion sont tels, qu’ils inspirent et génèrent cette confiance. Le jour où cette idole se révèle être un arnaqueur, alors là c’est soit la déprime ou le rebondissement. Deux exemples illustrent bien cette situation: l’un dans le domaine financier et l’autre dans le domaine politique.


Je viens de visionner pour la seconde fois le documentaire sur Bernard Madoff, ce légendaire personnage qui transformait en fortune tout l’argent qu’on lui confiait. Des milliers de personnes et d’institutions financières lui refilèrent épargnes et placements qui atteignirent des dizaines de milliards de dollars tout au long de ces années d’engouement. Avec Bernard Madoff, ils pouvaient tous et toutes dormir en paix, la magie de son génie conduisait inévitablement à la croissance de tous leurs avoirs. Il était devenu l’idole de tous ceux et celles qui rêvaient que leurs économies et leurs avoirs soient transformés en une semence en perpétuelle croissance. Bernard Madoff avait seul le secret pour qu’il en soit ainsi. Inutile d'essayer de les convaincre qu'il puisse y avoir fraude.

Le jour où l’idole s’est révélée être un arnaqueur des plus astucieux et que ses admirateurs réalisèrent que leurs économies et placements s’étaient envolés comme feuilles d’automne à tout vent, ce fut alors l’écroulement d’un grand rêve et la prise de conscience d’une grande tromperie. L’idole n’était plus qu’un vulgaire voleur, sans état d’âme et sans conscience. Certains se suicidèrent, d’autres se retroussèrent les manches pour surmonter cette grande adversité. Madoff fut arrêté, jugé et mis en prison. 

Cet exemple d’idole qui représente la réalisation de nos meilleurs souhaits s’applique à bien des domaines dont celui qui rend possible un monde de paix et de bonheur.

L’oncle SAM qui symbolise le grand rêve américain, mais aussi celui d’un monde de liberté, de paix, de justice, de démocratie  aura été pour des décennies cette grande idole tant pour le peuple des États-Unis d'Amérique que pour de nombreux peuples à travers le monde. Cette confiance fut d’autant plus forte que cette idole était porteuse d’une mission divine la destinant à diriger cette émergence d’un monde de paix et de bonheur. Il faut entendre ces propos de la Secrétaire d’État d’alors, Condoleezza Rice, au Congrès des baptistes, en juin 2006.

 « Le président Bush et moi-même partageons votre conviction que l’Amérique peut et doit être une force du Bien dans le monde. Le Président et moi croyons que les États-Unis doivent rester engagés comme leader d’événements hors de nos frontières. Nous croyons cela parce que nous sommes guidés par le même principe persistant qui donna naissance à notre propre nation : la dignité humaine n’est pas un don du gouvernement à ses citoyens, ni un don des hommes les uns aux autres; c’est une grâce divine à toute l’humanité. »

Par ces propos, elle confirme cette conviction amplement diffusée dans le monde, tout particulièrement depuis la Seconde Guerre mondiale. Je vous réfère à cet article fort intéressant de Thierry Meyssan dont je tire un second extrait de l’intervention de Mlle Rice.

« En Amérique, nous sommes bénis avec des vies d’une incroyable liberté : la liberté de nous gouverner par nous-mêmes et d’élire nos leaders; la liberté de propriété; la liberté d’éduquer nos enfants, nos garçons et nos filles; et bien sûr la liberté de penser comme nous le voulons et de célébrer le culte que nous souhaitons. L’Amérique incarne ces libertés, mais l’Amérique ne les possède pas. Nous nous dressons pour des idéaux qui sont plus grands que nous-mêmes et nous parcourons le monde non pour piller, mais pour protéger; non pour asservir, mais pour libérer; non comme les maîtres des autres, mais comme les serviteurs de la liberté » 
C’est ici, Mesdames et Messieurs, que se pose un choix pour notre pays, devant nous en tant qu’Américains. Devons-nous conduire le monde ou devons-nous nous en retirer? Devons-nous nous hisser à la hauteur des défis de notre temps ou devons-nous nous en écarter? L’Amérique est un pays riche et puissant, c’est sûr. Mais, et c’est tout aussi important, nous sommes une nation de grande compassion et conscience, animée de principes démocratiques. Aussi, en considérant notre rôle futur dans le monde, nous devons réfléchir à quelques questions importantes. Nous devons nous demander : si ce n’est pas l’Amérique, qui ralliera les autres nations à la conscience de la défense internationale de la liberté de religion ? »

Le «God bless America », évoqué par tous les présidents et hommes politiques des États-Unis, ne fait que renforcer cette conviction et, avec elle, cette gouvernance d’un monde qui soit à la hauteur de leurs aspirations et de celles de toute l’humanité. Mais voilà que les faits et de nombreux témoignages nous révèlent que derrière ce visage du bon et fidèle serviteur d'humanité, se cache celui d’un prédateur, sans âme ni conscience, imbibé de lui-même et prêt à tout pour sauver ses intérêts et sa suprématie sur les nations et les peuples. Bien que mis à découvert par certains, il n’en continue pas moins à se couvrir de ce langage humaniste qui en fait un leader prédestiné à conduire l’humanité vers un monde de paix et de justice. Toutefois,  de moins en moins de peuples et de nations le suivent sur ce terrain. Ses contradictions sont devenues trop grandes et ses mensonges trop évidents.

Un ancien ambassadeur américain, Dan Simpson, vide son sac. Voici quelques extraits de ses interpellations sur la gouvernance de son pays et de son rôle dans le monde.

« Compte tenu de l’attitude de la communauté internationale envers la politique adoptée par les États-Unis en 2015, j’en viens à croire que nous sommes considérés comme une nation d’assassins aussi bien à l’étranger que dans notre propre pays »,

« La paix mondiale ne sera pas garantie tant que les États-Unis continueront à vendre des armes et à déclencher des guerres »

« La plupart des étrangers avec qui je fais connaissance nous tiennent pour des cinglés. Nombreux sont ceux qui jugent que nous représentons un vrai danger pour la communauté internationale »

« Certains pays n’ont d’autre choix que de prier leur ou leurs dieux, s’il y en a plusieurs, afin que la Maison-Blanche ne s’ingère pas dans leurs affaires intérieures, soit par le biais d’une transition politique vers un régime qu’elle juge plus approprié, soit par le biais de bombes larguées sur leur territoire ou de drones chargés d’éliminer leurs leaders sous prétexte des ignobles délits qu’ils auraient perpétrés. »

Ce témoignage n’est pas le seul. Il faut lire ces interventions multiples de cet ex-conseiller à la Maison Blanche, Paul Craig Roberts, dont je me permets de citer un extrait qui remonte à 2013.

« Les Américains doivent bien comprendre qu’ils ont perdu leur pays. Le reste du monde a besoin de reconnaître que Washington a créé non seulement l’état policier le plus complet vu depuis Staline, mais qu’il est aussi une menace pour le monde entier. La suffisance et l’arrogance de Washington, combinées avec le stock énorme d’armes de destruction massive en possession de Washington, font de Washington la plus grande menace planétaire qui ait jamais existé sur Terre.

Washington est l’ennemi de l’humanité! »


Que conclure?

Le peuple étasunien et ses institutions étatiques ont été pris en otages par des manipulateurs et des prédateurs qui sont parvenus jusqu’à tout récemment, grâce surtout à leur main mise sur les grands médias, à se faire passer pour des sauveurs d’humanité de la même manière que Robert Madoff était parvenu à convaincre des particuliers et des entreprises à lui confier leurs fortunes. Certains spécialistes avaient  alors sonné l’alarme, mais la cupidité, la stupidité et l’ignorance les avaient rendus aveugles, sourds et muets. Toutefois, Bernard Madoff a pu être arrêté, jugé et condamné. Ce ne sera pas le cas pour ces prédateurs politiques et financiers qui utilisent l’État et ses pouvoirs pour se placer au-dessus des lois et poursuivre ainsi leurs conquêtes aux dépens des peuples, sans devoir rendre compte de leurs crimes à qui que ce soit.

Ce qui est de plus en plus vrai pour le peuple étasunien l’est encore davantage pour les peuples et les nations du monde. Plusieurs ont été victimes de guerres injustes, de répressions de la part de gouvernements, soutenus et encouragés par ces prédateurs grâce aux mécanismes de corruption et de chantage.

Pour le moment, les seules forces capables de contenir leurs actions criminelles sont celles regroupées autour de la Russie et de la Chine. Le président Vladimir Poutine joue un rôle de premier plan pour mettre à nus ces prédateurs et criminels et pour les détenir dans leurs ambitions de conquête. C’est actuellement le cas en Syrie.

L’Année 2016 marquera, il faut l’espérer, la fin de cette grande tricherie. Le voile  du mensonge et de l'hypocrisie derrière lequel se cache leur ignominie devrait s’évaporer comme la brume au levé d'un soleil de vérité.

Oscar Fortin
Le 3 janvier 2016

http://humanisme.blogspot.com 

Deux références: Un documentaire bien spécial sur Vladimir Poutine. On le découvre dans son enfance et nous le voyons avancer dans un espace politique, économique et social qui nous en fait comprendre certains traits de sa personnalité.

http://www.kla.tv/index.php?a=showportal&keyword=franzoesisch&id=7002 


La seconde référence est ce témoignage sous le titre 'Confession d'un assassin économique". Le témoignage de John Perking illustre bien l'esprit de ceux qui dirige les É.U.A.


https://www.youtube.com/watch?v=3wszOnyMr1M



mardi 29 décembre 2015

QUI EST VLADIMIR POUTINE ?









Si nous lisons la presse occidentale et que nous nous alimentons des productions d’Hollywood, nous aurons de Poutine et de la Russie une opinion négative et de rejet.  Peu nombreux sont ceux et celles qui aiment être identifiés au mal dans tout ce qu’il y a de plus diabolique. Comme le disait G.W. Bush, dans le but de rallier le monde derrière sa cause, « vous êtes avec nous pour le bien ou contre nous pour le mal », reprenant à son compte les paroles du Christ dans Mathieu 12:30 : "Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui ne se joint pas à moi s’égare."


On peut comprendre, pour les gouvernements, qu’il est plus facile d’avoir l’appui de leur peuple si l’ennemi à abattre est l’incarnation de ce Satan qui veut dominer le monde. D’où l’importance de diaboliser par tous les moyens possibles cet ennemi qui se met au travers de leurs projets. Au temps du président Bush, ce fut surtout les terroristes, identifiés comme les auteurs du 11 septembre 2001, qui furent la


cible incarnant ce mal absolu. Ce combat a conduit à la guerre en Irak avec plus d’un million de victimes, à la guerre en Afghanistan et en Libye avec plus de 250 000 morts. Toutes ces guerres ont été réalisées au nom de la lutte contre le terrorisme et elles allaient se poursuivre en Syrie contre le président Bachar Al-Assad lorsque Vladimir Poutine, président de la Russie, a répondu à l’appel du gouvernement légitime de la Syrie pour lutter contre les véritables terroristes.


L’Occident, loin de s’en réjouir, comme on aurait pu s’y attendre, trouve plutôt à redire de cette intervention de la Russie, pourtant légitime et conforme au droit international, ce qui n’est pas le cas de la coalition internationale sous la


direction des États-Unis. Cette réaction de l’Occident fait dire à plusieurs analystes que les terroristes qu’ils disent combattre en Syrie sont plutôt des alliés soutenus pour renverser le gouvernement de Bachar Al Assad dont ils veulent le départ. Par son intervention, Vladimir Poutine est plus que jamais l’ennemi à abattre, d’autant plus qu’il a décodé le jeu véritable des États-Unis et de l’OTAN dans leur volonté de prendre le contrôle de la Syrie et du Moyen-Orient. Il n’en fallait pas plus pour qu’il devienne le nouveau « Satan »



Vladimir Poutine devient ainsi la « bête noire » qui s’interpose aux projets de conquête de la Syrie par l’Occident. Cet engagement de la Russie, dans cette lutte contre les terroristes en Syrie, ne plaît pas du tout aux autorités


gouvernementales étasuniennes et européennes. De plus, cette intervention met à jour la haute performance de la technologie militaire qui a fait plus en trois mois que ce que les États-Unis et ses partenaires européens ont fait pendant toute une année. Pas surprenant que tout ce qui peut être dit pour diaboliser cet homme d’État soit proclamé haut et fort par les médias occidentaux.


LE VÉRITABLE VISAGE DE POUTINE

Poutine est sans aucun doute un homme exceptionnel, amant de la nature, discipliné, partageant un esprit analytique et pratique avec une vision humaniste et spirituelle. Il sait faire preuve d’un esprit ouvert, mais aussi de liberté et de détermination dans ses décisions. Il demeure maître de son agenda. Son amour pour son peuple est indéniable et sa vision du monde rejoint celle qui fait des personnes, des peuples et des nations des entités autonomes et sujets de droit et de respect. Ce n’est pas pour rien qu’il se fait le promoteur, avec ses collègues du BRICS, d’un monde multipolaire harmonisé sur la base de consensus et d’entendement. Une vision, tout à l’opposé de celle promue par les États-Unis et ses alliés de l’OTAN d’un monde unipolaire sous la gouverne de l’Empire. En cela, Poutine devient l’ennemi à abattre.

Quelques références ou vidéos qui mettent en évidence des traits de cet homme.

Peu nombreux sont ceux qui imaginent Poutine recueilli quelque part dans un monastère pour y trouver paix et lumière. C’est pourtant ce qu’il fait, dans la plus grande discrétion, une ou deux fois par année. On se souviendra de sa disparition de la scène publique, au printemps 2015, ce qui avait donné lieu à tous les scénarios allant de sa mort jusqu’à celui d’un enlèvement. Personne n’avait alors pensé qu’il ait pu se retirer pour prier et méditer. http://humanisme.blogspot.ca/2015/03/poutine-ou-etait-il-donc.html

Alors que Vladimir Poutine était premier ministre de la Russie, il y eut, en 2012, une grève importante dans le secteur de la cimenterie. Les oligarques, propriétaires des cimenteries, se refusaient de répondre aux demandes des travailleurs et n’éprouvaient aucune gêne des effets désastreux de cette grève sur l’économie régionale et sur la vie des populations directement concernées. C’est alors que le premier ministre Poutine décida de mettre un terme à cette fermeture des cimenteries. Il s’est alors rendu chez les oligarques propriétaires pour les convaincre de mettre fin à ce conflit et de remettre en opération ces cimenteries. https://www.youtube.com/watch?v=cfOgahR3NI4&feature=youtu.be


Poutine n’est pas du genre à réagir sous l’effet de la colère. Il se donne le temps de cueillir l’information la plus fiable, de l’analyser, de la discuter avec ses plus proches collaborateurs avant de passer à l’action. Il revient rarement sur ses décisions une fois qu’elles ont été prises. Au cours des deux dernières années, il s’est présenté devant plus de mille journalistes pour expliquer sa compréhension des problèmes et les solutions qui s’imposent. Pendant des heures, il répond aux questions sans utiliser la « langue de bois ». C’est ainsi qu’il a donné son point de vue sur ce qui se passait en Ukraine et sur l’intervention de la Russie en Syrie. Dans les deux cas, il fait appel au respect du droit international et défend le droit des peuples à décider eux-mêmes de leurs destinées. Ces choix ne relèvent pas de puissances étrangères. Par contre, toutes les forces démocratiques doivent s’unir pour éliminer le terrorisme de l’État islamique.  http://humanisme.blogspot.ca/2015/10/si-la-bagarre-est-inevitable-il-faut.html également Lorsque la Russie pose ses conditions » et « Poutine au Parlement russe».

Si Poutine ne recule pas devant la menace, il n’est pas un promoteur de guerres. Il a doté la Russie d’armements les plus modernes capables de répondre adéquatement à ceux qui oseraient s’en prendre à la Russie. Comme tous les États, il assume la responsabilité des intérêts du peuple russe dont la sécurité figure au premier plan. Lors de sa seconde rencontre au Vatican avec le pape François, ce dernier lui a remis la médaille de l’Ange faiseur de Paix. Je ne sais si ce geste avait quelque chose à voir avec cette remise du Prix Nobel de la paix à Obama, au lendemain de son élection à la présidence des États-Unis, en 2008. Toujours est-il que le pape a jugé pertinent d’honorer de Président de la Russie de cette médaille de l’ange faiseur de paix.



Cet homme, diabolisé par les uns, soutenu à plus de 85% de son peuple et respecté dans le monde par une grande majorité, demeure égal à lui-même, peu importe les circonstances. Il porte la fierté de son peuple avec lequel il partage sa compréhension des choses et le pourquoi des actions qu’il entreprend. Il aime la nature et trouve en elle sérénité et paix. Je termine ce portrait avec ces photos qui nous montrent Poutine amoureux des animaux. http://www.canalfrance.info/Il-etait-une-fois-Vladimir-Poutine-et-les-animaux_a695.html



Oscar Fortin
Le 29 décembre 2015



vendredi 25 décembre 2015

LE PAPE FRANÇOIS AUX CROYANTS DU MONDE



CETTE CÉLÉBRATION DE LA NATIVITÉ PEUT ÊTRE LA DERNIÈRE



Ce sont là des paroles qui soulignent fortement l’imprévisible des temps que nous vivons. L’objectif n’est pas de créer la panique, mais de prendre conscience, au moment où nous célébrons Noël, les drames humains engendrés par la pauvreté et les guerres. La lecture qu’il fait de l’actualité mondiale rejoint en grande partie celle des signes des temps.

 « Alors que le monde est affamé, qu’il s’enflamme et s’enfonce dans le chaos, nous devons réaliser que la présente célébration de Noël, pour ceux qui choisissent de la célébrer, est peut-être la dernière ». RD, 24 de décembre 

Déjà, dans son exhortation apostolique, Evangelii Gaudium, le pape François avait sonné l’alarme en dénonçant un système économique qui ravale la personne humaine à un niveau de déchet. Il avait lancé un cri du cœur pour que le monde retrouve son humanité et que ceux qui s’en font les maîtres retrouvent la voie de la solidarité, du respect, de la fraternité, de la justice et de la vérité.

Dans son encyclique Laudato si, il rappelle que les conditions de vie des pauvres et des laissés pour compte font partie de cet environnement et que leur exclusion du bien-être de la vie constitue une tare énorme à cet équilibre tant recherché entre les divers intervenants sur ce devenir de notre planète terre et de notre humanité.

Il voit très bien la mise en place des forces militaires les plus sophistiquées en vue d’un affrontement qui se révèle plus en plus inévitable. Deux visions du monde s’affrontent sur des questions pour les uns essentielles et pour les autres, de soi-disant sécurité nationale et internationale.

Le pape François, en remettant au président Poutine la médaille de l’Ange de la paix, savait très bien le rôle transcendant que pouvait jouer Vladimir Poutine sur ce chemin de la paix. Ce geste, posé par le pape, devient inévitablement la contrepartie du Nobel de la Paix concédé à Obama, peu de temps après sa première élection à la présidence des États-Unis. Ce pape qui vient du bout de monde sait décoder les intérêts qui se cachent derrière l’un et l’autre et la détermination qu’a chacun pour les réaliser.

Que sont-ils donc ces intérêts dans leurs éléments essentiels?

Pour les États-Unis et ses alliés de l’OTAN, le principal et grand objectif porte sur la gouvernance mondiale dont ils seraient les maîtres. Dans le jargon des débats politiques, on parle de l’avènement d’un monde unipolaire. Cette gouvernance unipolaire donnerait à leurs auteurs tous les pouvoirs pour s’asservir les peuples et les nations ainsi que tous les droits pour disposer de leurs richesses.

 Pour la Russie et ses alliés du BRICS, le principal et grand objectif est celui de faire respecter les droits des peuples et de rendre possibles, sur la base de ces derniers, la coopération et la résolution pacifique des différends. Dans le jargon politique, on parle alors d’un monde multipolaire dont la gouvernance se réalise sur une base consensuelle. Ces derniers n’acceptent pas et n’accepteront plus d’être soumis à la volonté de ceux qui se présentent comme les plus puissants.

Le rôle de Poutine pour éviter cet affrontement.

Il s’est positionné très clairement et sans équivoque pour combattre l’État islamique, appelé également DAESH, en Syrie, à la demande du président légitime de l’État syrien. Il se démarque ainsi de ses « partenaires opposés » en cadrant son intervention dans le cadre du droit international, ce qui n’est pas le cas pour les États-Unis et ses alliés qui envahissent, sans autorisation de l’État syrien, son territoire et qui alimentent en armements des groupes terroristes visant à déstabiliser et renverser le gouvernement.

En second lieu, loin de s’en prendre directement à ces manques de respect pour le droit international, il les invite à se joindre dans une grande coalition pour combattre d’une façon coordonnée DAESH. Il place ainsi « ses partenaires opposés » à se définir quant à leurs véritables objectifs dans cette lutte qu’ils mènent contre les terroristes. De plus en plus de faits mettent en évidence que cette lutte n’est qu’une couverture pour leur opinion publique, que dans les faits ils poursuivent à les former et à les armer par diverses voies détournées.

Tout au long de ce processus de mise à nue des véritables intentions de ses « partenaires opposés », il met en évidence sa capacité militaire et sa détermination à ne pas faire marche arrière. Pour Poutine, le temps des interventions impériales des États-Unis et de ses alliés dans les affaires internes des autres pays est terminé.

IIl ne répondra pas aux provocations de ses adversaires tant et aussi longtemps qu’il y aura une lueur d’espoir pour résoudre politiquement le conflit. Il garde plein contrôle sur son propre agenda et lui seul décidera du moment de passer à une autre étape. Le jour où il réalisera qu’aucune négociation de paix n’est possible, alors il agira. Il connaît ses adversaires et les terroristes qu’ils soutiennent et comme il l’a dit aux parlementaires russes, il sait quoi faire.

Le pape François est au fait de cette marche vers la confrontation qui s’annonce inévitable en raison de l’obstination des Américains et de leurs alliés à vouloir à tout prix dominer le monde et décider de la gouvernance de ce dernier. Poutine, fort du droit dont il se fait le défenseur, appuyé par ses alliés du BRICS et une opinion mondiale toujours plus consciente des enjeux, confiant dans la haute technologie militaire sur laquelle il peut compter, ne reculera pas devant l’envahisseur et son arrogance.

S’il y a confrontation, ce sera inévitablement une confrontation globale où l’arsenal nucléaire sera mis à contribution. C’est ce qui explique le rappel du pape du danger que court l’humanité d’ici Noël 2016.

De quoi faire réfléchir les croyants sur la fin des temps et le retour de ce Jésus dans sa gloire de ressuscité pour prendre les commandes d’un monde nouveau sur une terre nouvelle et  sous un ciel nouveau.


Oscar Fortin
Le 24 décembre 2015


Quelques textes complémentaires sur le sujet