dimanche 3 avril 2016

Qui sont-ils donc les auteurs de l'écrasement du VOL MH-17 ?



UNE AUTRE DE CES MANIPULATIONS QUI RESSEMBLE À CELLE DES ARMES DE DESTRUCTION MASSIVE.





On se souviendra de la performance  de Colin Powell, alors secrétaire d’État, lorsqu’en 2003 il s’était fait convaincant devant les Nations Unies pour démontrer l’existence, en Irak, d’armes de destruction massive et du danger que représentaient ces armes entre les mains de Saddam Hussein. Aujourd’hui, nous savons tous que ces armes n’existaient tout simplement pas en Irak et que les déclarations de Saddam Hussein à leur sujet étaient vraies.

Dans le cas de l’écrasement, le 17 juillet 2014, du vol malaisien MH17 qui a coûté la vie à 298 personnes, on peut dire que John Kerry, l‘actuel secrétaire d’État, a tout fait pour convaincre l’opinion occidentale que les auteurs de cette tragédie étaient les séparatistes de l’Est de l’Ukraine et la Russie de Poutine, leur protecteur.

Ce fut d’abord le président Obama qui donna, dès le 18 juillet, le signal de départ pour la campagne d’accusation et de dénigrement des séparatistes et de la Russie comme auteurs de cet écrasement.  Le lendemain et les jours suivants, ce fut un marathon à grande allure du secrétaire d’État, John Kerry, pour informer les principaux journalistes des grands médias et pour utiliser diverses tribunes en vue de répandre la bonne nouvelle de l’existence d’un document secret ne laissant aucun doute sur le fait que les séparatistes du Donbass et la Russie étaient de toute évidence les auteurs de cet écrasement.

Le 20 juillet, trois jours après l’écrasement, le Secrétaire d’État américain déclarait sur CNN au sujet du missile utilisé par les séparatistes :

« Il est assez clair qu'il s'est agi d'un système qui a été transféré de Russie et remis aux mains des séparatistes" prorusses en Ukraine.

Le même jour sur la BBC on y rapporte ceci:

« Après avoir mentionné des informations glanées sur les “réseaux sociaux”, Kerry déclara au cours de l’émission de la NBC “Meet the Press” (Rencontre avec la Presse) : “Mais plus important encore, nous avons saisi l’image de ce lancement. Nous connaissons la trajectoire. Nous savons d’où il est parti. Nous connaissons le détail horaire. Et c’est exactement à ce moment que cet avion a disparu de l’écran radar.»

Ces affirmations de Kerry ne peuvent que reposer sur des documents sérieux et non contestables. Ces documents ne peuvent être que ceux des photos satellites, prises au-dessus du Donbass au moment de l’écrasement de l’avion MH-17. Or, ces photos satellites n’ont jamais été portées à la connaissance des principaux acteurs, chargés de résoudre les problèmes reliés aux circonstances de l’écrasement et d’identifier les coupables pour qu’ils répondent de leurs crimes. En relation avec ce sujet, je vous invite à lire cet excellent article de Robert Parry, en date du 19 janvier 2015.

Tout récemment, le 21 janvier 2016, le père d’une des victimes, de nationalité américaine, s’est adressé au Secrétaire d’État, John Kerry, pour qu’il lui fournisse la preuve de ses déclarations sur les causes et les auteurs de l’écrasement du vol MH-17. Dans sa lettre, il écrit ceci :

« “Ce que je comprends, c’est que ni le gouvernement néerlandais ni le bureau de la sécurité néerlandais n’ont reçu officiellement l’information radar de la part des É-U à laquelle vous aviez fait référence. Elle n’est pas présente dans le rapport du bureau de la sécurité et n’est pas non plus du domaine public,”

“Au nom des parents en deuil, et pour aider la recherche de la justice, je demande que les États-Unis fournissent au bureau de la sécurité néerlandais les informations radar auxquelles vous avez fait allusion dans votre conférence de presse et toute autre information disponible et pertinente (comme des données satellitaires et des données infrarouges) que votre gouvernement a en sa possession.» 

La réponse qu’il vient de recevoir est qu’il ne saurait en être question.
On voit bien que la manipulation et le mensonge sont partis intégrantes des politiques des États-Unis dans le monde. S’ils ne sont pas les seuls à manipuler et à mentir, ils sont certainement les plus puissants à pouvoir le faire à si grande échelle. Dans le cas présent, cette manipulation a très bien servi à la préparation de l’opinion publique occidentale pour discréditer Poutine et la Russie et pour procéder à la mise en place des sanctions visant tout particulièrement son économie. Dans le cas de l’Irak, il fallait imputer à Saddam Hussein l’existence d’armes de destruction massive pour justifier une intervention militaire de grande envergure. Dans les deux cas, ce fut un succès pour leurs auteurs, mais non pour le monde.

Maintenant que le monde commence à comprendre la grande tricherie, le mot d’ordre présidentiel est de tourner les pages du passé pour ne regarder que celles de l’avenir. C’est exactement le message qu’il a laissé à Cuba, lors de sa visite, et en Argentine qui se remémorait, au moment de son passage, le coup d’État militaire de 1976, laissant des milliers de morts et de disparus. Pas surprenant que le rappel de certaines pages du passé n’intéresse pas  Washington. C’est qu’il est le plus souvent l’acteur principal des subversions, des coups d’État et des crimes commis.

À Washington, on voudrait bien qu’on ne parle plus de ce vol MH17 et que l’on tourne la page, mais plus que jamais, il faut y revenir, à temps et à contre temps, pour que le monde découvre le véritable visage de ceux qui en sont les auteurs.  Il faudrait demander plus souvent à M. Obama si les grandes valeurs de l’Occident chrétien auxquelles il aime se référer, incluent le mensonge, la corruption et la manipulation. Chose certaine, c’est qu’elles font partie des valeurs des politiques de la Maison-Blanche.

Oscar Fortin
Le 3 avril 2016


Pour qui voudrait repasser les grands moments de cette tragédie du vol MH17 et de l’enquête qui a suivi, je vous laisse avec les références d’articles que j’avais alors écrits. On peut également les retrouver sur Agoravox et d’autres sites d’information alternative.


Articles écrits à partir du 18 juillet 2014













lundi 28 mars 2016

VLADIMIR POUTINE ENNEMI DÉCLARÉ DES TERRORISTES

UNE GUERRE SANS MERCI CONTRE CES DERNIERS


La guerre contre le terrorisme n’est pas, dans le cas de Poutine, un prétexte pour couvrir des objectifs de conquête et de domination. Il s’agit d’une véritable guerre dont l’objectif essentiel est d’en finir avec ces bandes armées, de plus en plus puissantes et cruelles. La phrase qui couvre la présente photo en dit long sur sa détermination de mener à terme cette guerre. Dans son intervention devant l’Assemblée fédérale de Russie, il avait fait cette déclaration : « nous les connaissons et savons ce qu’il faut faire ».

Il est évident que, dans l’esprit du président Poutine, l’objectif recherché dans cette lutte contre le terrorisme prend en compte toutes les composantes qui en rendent possible l’existence.  Il y a évidemment ces terroristes sur le terrain qui tuent et massacrent des populations entières, mais il y a aussi tous ceux qui les alimentent en armements, en munitions, en ressources financières, en logistique, en formation, etc. Dans ce même discours, il a ces paroles, sans aucune ambiguïté, à l’endroit de ceux qui voudraient jouer double jeu.

« Cela signifie que les terroristes ne doivent trouver refuge nulle part. Il ne doit pas y avoir de doubles standards. Aucun contact avec des organisations terroristes. Aucune tentative de les utiliser pour des buts égoïstes. Aucune transaction criminelle avec les terroristes. »

En Syrie, il a donné le ton à cette guerre en s’assurant d’abord et avant tout d’une information des plus précises possible sur les terroristes, leurs déplacements, leurs dépôts d’armes, leurs sources d’approvisionnement, etc.  À cette information, il a également développé des interventions concertées avec le gouvernement et les autres partenaires impliqués dans cette lutte. C’est ainsi que la grande coalition sous direction étasunienne s’est vue confrontée à certaines de ses contradictions dont celle de lutter contre le terrorisme tout en soutenant certaines fractions de ce terrorisme, dont l’armée syrienne libre. Sur ce sujet, il est intéressant de lire cet article du Figaro français, écrit avant l’intervention russe. L’arrivée de la Russie a vite décodé le double standard appliqué aux terroristes dits radicaux et aux terroristes modérés.  Pour Poutine, un terroriste est un terroriste et doit être combattu indistinctement qu’il soit radical ou modéré. Cette position a vite conduit ces soi-disant modérés de l’armée syrienne libre à se transformer en alliés de l’armée officielle de la Syrie pour combattre l’ennemi commun que sont les terroristes. Rien pour réconforter les tenants du départ inconditionnel de Bachar Al Assad du pouvoir.

Cette lutte au terrorisme se poursuit également en mettant à jour les principaux collaborateurs de Daesh (É.I.). Ainsi ont été identifiées les diverses formes de collaboration de la Turquie, de l’Arabie Saoudite et du Qatar. À ceci s’ajoutent les investigations relatives aux supports informatiques que reçoivent ces organisations ainsi qu’aux institutions financières qui engrangent leurs revenus, lesquels s’accumulent par milliards de dollars. L’élimination du terrorisme implique le démantèlement de toutes ces infrastructures et complicités qui le rendent possible.  C’est ce à quoi s’engage Vladimir Poutine.

Si pour certains les véritables intentions de Poutine sont un mystère difficilement déchiffrable, pour d’autres, le scénario se présente avec suffisamment de clarté. L’écoute attentive de ses interventions majeures à l’Assemblée générale des Nations Unies, celles à l’Assemblée fédérale de Russie ainsi que ces conférences annuelles de presse, ouvertes à plus d’un millier de personnes, journalistes et observateurs étrangers. Ici, celle de 2014.

On ne saurait comprendre Poutine sans prendre en compte ce regard qu’il porte sur l’avènement d’un monde multipolaire et multicentrique. Un monde qui met fin aux prétentions impériales d’un pays sur les autres pays et qui fait du respect du droit international des peuples à disposer d’eux-mêmes une référence fondamentale. S’il a à intervenir dans un autre pays, ce sera avec le consentement de ce dernier et avec le respect qui y correspond. Toute autre intervention ne saurait se justifier que dans le cadre d’une légitime défense.

Cette approche de Vladimir Poutine ébranle de toute évidence les forces impériales dont les États-Unis sont les représentants par excellence. Dans cette lutte, les terroristes, plus souvent que moins, sont utilisés pour contrer ce changement de cap. La déstabilisation des peuples et des nations dont les terroristes et les mercenaires ont le secret, favorise le renforcement des forces impériales.

Derrière les échanges diplomatiques avec la tape amicale sur l’épaule se cache ce combat inévitable et aux issus incertains. Pour le moment, le président Poutine semble avoir le plein contrôle de son agenda et disposer des ressources financières et militaires nécessaires pour aller de l’avant. Il peut également compter sur un appui international qui se révèle chaque jour toujours plus étendu.


Oscar Fortin








mardi 22 mars 2016

OBAMA À CUBA


POUR Y JETER LES BASES D’UNE RÉVOLUTION DE COULEUR



Nous connaissons tous ces révolutions présentées sous le chapeau des « révolutions de couleur ». Elles consistent pour l’essentiel à introduire sous les couverts les plus inoffensifs des agitateurs qui sauront enflammer de diverses manières les groupes d’opposition pour les transformer en force déstabilisatrices de l’État. Une stratégie qui a donné ses fruits dans plusieurs pays de l’Est et au Moyen-Orient. Dans ce dernier cas, on parle surtout des printemps arabes.

J’ai écouté avec attention la conférence de presse qui a suivi les échanges des deux dirigeants. Je n’ai perçu aucun changement chez Obama quant aux objectifs de changement de régime à Cuba. L’approche envisagée ne sera plus celle du Blocus économique, devenue plutôt une monnaie d’échange pour forcer certains changements, mais celle des révolutions de couleur qui agissent de l’intérieur comme un cancer qui s’attaque au régime en place.

L’ouverture de ce nouveau chapitre, perçu comme une bonne nouvelle et marquant l’avènement d’une ère nouvelle, risque de se transformer en cauchemar pour ceux et celles qui en découvriront rapidement le venin qui s’y cache. Au moment où la Bolivie, le Venezuela et l’Équateur renvoient chez eux ces organisations étasuniennes aux multiples visages humanitaires, Obama voit l’opportunité de les y introduire à Cuba sous le couvert de la coopération en éducation, dans les secteurs de la santé, dans celui de la recherche, etc.

Ce que M. Obama ne sait pas, c’est que le peuple cubain n’est pas n’importe quel peuple. S’il est pauvre, il n’est pas ignorant et ses dirigeants ne sont pas sans le voir venir avec ses ambitions secrètes d’en arriver à avoir raison du régime révolutionnaire cubain et de ses dirigeants. Le président Raoul Castro, avec ses 84 années bien comptées, s’est révélé d’une très grande ouverture pour en arriver à construire un nouveau pont, fondé sur le respect de la diversité et de la souveraineté des deux peuples. Il veut bien croire en la sincérité du président Obama pour mettre en marche cette nouvelle approche de faire de la politique internationale, mais il n’y va pas les yeux fermés.

Il sait que l’homme qu’il reçoit et à qui il a donné la main est le même qui a déclaré le Venezuela comme menace à la sécurité nationale des États-Unis, ouvrant ainsi la porte à une intervention militaire au Venezuela. Il sait également que c’est ce même homme qui a soutenu le coup d’État militaire au Honduras, en 2009, puis celui tout en douceur au Paraguay, en 2012, contre le président Fernando Lugo. Il sait que ce même Obama a tout fait pour discréditer l’ex-présidente d’Argentine, Cristina Fernandez et, maintenant, qui salive les suites que connaîtront les actions visant la destitution de la présidente du Brésil et le discrédit du candidat potentiel pour les prochaines élections présidentielles, Ignacio Lula. Il sait qu’il en va de même pour la Bolivie d’Evo Morales où tout en fait pour le discréditer. Ill en ainsi pour l’Équateur de Rafael Correa.  

Sur la photo qui coiffe cet article, on voit un Raoul qui regarde Obama dans les yeux alors que ce dernier, comme s’il se savait démasqué, n’ose supporter ce regard et se contente de regarder ailleurs avec in sourire trompeur.

Deux mondes, deux vérités, deux vécus se croisent en ce moment de l’histoire. L’un est puissant en armes et en argent, l’autre en authenticité de vie et en solidarité humaine.

Sans la bonne foi des parties et le respect de la diversité des régimes, aucun pont, réunissant les deux peuples, ne pourra être construit.

La bonne volonté de Washington doit se manifester par l’élimination du blocus économique, condamné, année après année, par l’Assemblée générale des Nations Unies et la remise, sans condition du territoire cubain occupé illégalement par les États-Unis à Guantanamo. Ces deux décisions marqueront le début d’une ère nouvelle.

Oscar Fortin
Québec, le 22 mars 2016


dimanche 6 mars 2016

L’ONCLE SAM À LA RECONQUÊTE DE L’AMÉRIQUE LATINE



(OBAMA AU G-20 2014) « L’un de ces principes étant selon lui « qu’on ne peut envahir d’autres pays ou financer des mandataires et les soutenir d’une manière qui désintègre un pays ayant des élections démocratiques.»



Pendant que l’attention mondiale est centrée sur les guerres au M.O., en Afrique et en Ukraine, l’Oncle Sam accentue les ressources financières et les moyens de pression et de manipulation pour renverser, cette fois-ci,  les gouvernements émergents du continent dont les plus ciblés sont le Venezuela, la Bolivie, l’Équateur, le Brésil et l’Argentine. II peut compter sur les oligarchies nationales, les épiscopats de chacun de ces pays  et, plus que tout, sur une presse locale, nationale et internationale entièrement dédiée aux conditionnements de l’opinion publique. Sa main mise sur le Mexique, la Colombie, le Honduras, le Chili, le Pérou et le Paraguay lui assure des appuis stratégiques et des espaces pour y déployer des bases militaires pouvant en tout temps se joindre directement ou indirectement aux interventions visant le renversement des gouvernements émergents.

L’arrivée de Chavez, en 1999, a été l’expression d’un changement fondamental fondé avant tout sur une Constitution rédigée en fonction des intérêts du peuple et reconnue comme telle par un référendum ouvert à tous les citoyens et citoyennes ayant droit de vote. Il ne s’agit plus d’une constitution rédigée par une élite et reconnue par un Parlement sans que le peuple n’ait eu son mot à dire. C’est donc sur la base de cette nouvelle Constitution que Chavez a été réélu Président du Venezuela. Avec cette Constitution, le peuple devient un acteur important tout autant pour cibler les grands objectifs des politiques à développer que pour les actualiser dans le quotidien de la vie du peuple.  L’avènement, pour ainsi dire, de la démocratie participative par rapport à la démocratie représentative du néo-libéralisme. C’est la naissance de ce « socialisme du vingt et unième siècle » tant décrié par ceux qui se sont nourris des pouvoirs de l’État pour satisfaire leurs intérêts individuels et tant célébré par ceux qui y ont enfin trouvé une place importante dans les politiques et la gouvernance de l’État.

Les années qui suivirent ne furent pas de tout repos : coup d’état raté en  avril 2002, référendum révocatoire, grèves commanditées par la droite à la pétrolière vénézuélienne.  En dépit de toutes actions visant la déstabilisation de Chavez et de son gouvernement, des progrès énormes ont été enregistrés quant à la diminution de la pauvreté, quant au rétrécissement des inégalités sociales.  Le chômage a diminué et la construction de résidences familiales et de redistribution de la richesse ont fait des bonds énormes. Les secteurs de la santé et de l’éducation ont connu un développement comme jamais auparavant.

Je recommande aux lecteurs et lectrices cet article excellent qui nous brosse le tableau du Venezuela d’avant Chavez et d’après Chavez.


Le 5 mars dernier, c’était le 3ièmr anniversaire du départ de Chavez pour un autre monde. Les témoignages furent éloquents et porteurs d’une grande inspiration pour donner suite à cette révolution qui continue d’être harcelée de toutes les manières par Washington et les oligarchies nationales.

Depuis la prise du pouvoir présidentiel par Nicolas Maduro, en 2013,  les actions déstabilisatrices se sont accentuées. Ce fut d’abord le refus de reconnaître les résultats de l’élection présidentielle et la provocation de soulèvements de groupes armés pour créer le chaos et semer la peur chez la population. Il en est résulté plus de 43 morts et plus de 60 blessés, sans compter les dommages matériels aux édifices publics et aux moyens de transport, etc. Ce fut ce qu’on appelle las guarimbas.

Le 8 décembre dernier, il y eut les élections pour la chambre des députés. Les représentants de droite, soutenus par une presse acquise à l’avance à leur combat et disposant de plusieurs millions de dollars US pour acheter des votes et corrompre le plus possible certains acteurs participant aux tables de scrutin, ont gagné la majorité de la chambre.  Le nouveau président de cette Assemblée des députés a eu comme première déclaration officielle que le président Maduro n’en aurait pas pour plus de six mois. Qu’ils allaient tout faire pour le chasser de la Présidence du pays. Qu’il ait été élu démocratiquement comme ils l’ont été eux-mêmes ne semble pas les impressionner particulièrement.

En mars 2015, le président Obama a déclaré le Venezuela comme étant une menace pour les intérêts et la sécurité des États-Unis. En jargon technique, il s’agit d’une déclaration de guerre les autorisant à intervenir au moment qu’ils le jugeront pertinent pour renverser ce gouvernement.
Le Venezuela, avec la réserve la plus importante  de pétrole au monde et l’ascendant qu’il exerce sur les autres pays de l’Amérique latine, demeure une cible de premier plan pour l’Oncle Sam et les oligarchies. Ceci ne veut pas dire que les pays comme la Bolivie, l’Équateur, l’Argentine et le Brésil soient épargnés .Loin de là, l’oncle Sam a les bras longs, dispose d’une morale qui le place au-dessus du droit international  et pour qui la vérité et le mensonge sont de la ‘pâte à modeler ».  Ce qu’ils viennent de faire contre Lula au Brésil et Évo Morales en Bolivie illustre à merveille que tous les moyens sont bons pour discréditer une personne et en faire un paria du peuple. Dans le cas d’Évo Morales, cette histoire est sortie au moment où culminait la campagne pour le référendum sur la modification de la Constitution portant sur le nombre de mandats autorisés pour les candidats à la Présidence et à la vice présidence. L’Équateur de Correa pas plus que l’Argentine de Cristina Fernandez n’ont échappé à pareilles campagnes de dénigrement.

Pour le moment, en Argentine, la droite a le contrôle du pouvoir exécutif, mais non de celui du législatif. Au Venezuela, la situation est juste à l’inverse, l’opposition a pris le contrôle du législatif, mais l’exécutif demeure sous le contrôle du socialiste bolivarien, Nicolas Maduro.

Heureusement qu’Obama nous a prévenus « qu’on ne peut envahir d’autres pays ou financer des mandataires et les soutenir d’une manière qui désintègre un pays ayant des élections démocratiques. »



Une histoire à suivre.

Oscar Fortin

Le 6 mars 2016