mardi 4 octobre 2016

LE PEUPLE COLOMBIEN N'A PAS VOTÉ MAJORITAIREMENT AU RÉFÉRENDUM


SEULE UNE FAIBLE MINORITÉ L’A FAIT

La population colombienne est de 47.12 millions de personnes, dont 34.9 millions d’électeurs et d’électrices. Pour parler au nom du peuple ne faut-il pas pouvoir compter sur au moins 50% de ceux et celles qui ont ce pouvoir de se présenter aux urnes ? Dans le cas du présent référendum, ceux et celles qui se sont présentés pour voter représentent à peine 12,9 millions d’électeurs, de beaucoup inférieurs au 50% de l’Électorat colombien qui est de 17,4 millions.

 C’est dire que la grande majorité du peuple, soit 63 %, ne s’est pas présenté aux urnes pour des motifs qui restent à clarifier. Les résultats officiels parlent d’une victoire du « NON » avec 6.4 millions d’électeurs et la défaite du « OUI » avec 6.3 millions d’électeurs, sur une population votante de 34.9 millions. Si nous prenons en compte ceux et celles qui se sont abstenus, ces derniers deviennent alors les véritables gagnants avec 63% d’abstention.

Dans pareil cas, nous pouvons nous demander QUI est le peuple ? Est-il avec les 22 millions d’électeurs qui n’ont pas voté ou avec les 12,7 millions qui ont voté ? Peut-on dire que le peuple s’est prononcé pour le NON alors que 22 millions de Colombiens et Colombiennes n’ont pas voté ou n’ont pu voter.

Lorsqu’une démocratie n’arrive plus à mobiliser au moins 50% de son électorat, il faut alors se poser la question de savoir si le système électoral, mis en place, est celui qui convient le mieux pour cette participation du peuple à son destin. On attribue à l’ouragan Matthew le fait que 4 millions d’électeurs et électrices n’ont pu se rendre aux urnes. On ne dit toutefois pas le pourquoi de l’absence des 18 autres millions de Colombiens et de Colombiennes. Les bureaux de scrutin ont fermé à 16h00 et l’on ne nous dit pas s’il y avait encore des files d’attente pour voter.

On dit que le plus haut taux de participation qu’a connu la Colombie à une élection, ce fut en 1974, lors de l’élection présidentielle d’alors. Ce taux avait atteint 58%. Un cas exceptionnel qui n’a jamais été atteint depuis lors.

Dans le cas présent, il est évident que la presse officielle couvre cette abstention de la grande majorité du peuple à ce référendum, en ne parlant que du 49,3 du OUI et du 50.7% du  NON avec de gros titres qui disent que les Colombiens ont voté NON aux accords de paix. La réalité devient bien différente lorsque l’on dit que le OUI a  perdu avec 17,7 % de l’électorat colombien alors que le NON l’a remporté avec 18,8% de ce même électorat. Nous sommes loin des 49,3% et des 50,7% dont on parle.


Oscar Fortin

Le 3 octobre 2016


mercredi 28 septembre 2016

QUI SONT LES VÉRITABLES COMPLOTISTES ?




Les romans policiers et les téléséries à caractère politique nous ont habitués à des expressions  qui caractérisent la nature de certaines relations telles « cette rencontre n’a jamais eu lieu », « cet appel téléphonique n’a jamais existé », « on ne s’est jamais vu » et bien d’autres encore. Il faut croire que ces expressions se répercutent dans la vie réelle.

  1. 1.    Tout récemment, par exemple, « un chef militaire du groupe terroriste Front al-Nosra affirme que les États-Unis lui ont livré des systèmes de missiles TOW, en plus de lui avoir octroyé une aide financière et des conseillers militaires. »


          Le département d’État américain a aussitôt démenti cette information.

« Nous n’avons jamais accordé aucune aide au Front al-Nosra. Nous le considérons comme une organisation terroriste internationale, une filiale d’Al-Qaïda et nous œuvrerons pour la détruire »,

  1. Le gouvernement des États-Unis considère ses bombardements contre l’armée syrienne, du 17 septembre dernier, comme une bavure non voulue et totalement lamentable, alors qu’un accord de cessez-le-feu vient d’être signé.


Or, le gouvernement syrien a en sa possession un enregistrement audio de la conversation entre des terroristes de Daech et des militaires américains avant la frappe aérienne qui a fait plus de 80 victimes et de cent blessés parmi les militaires de l’armée syrienne

Plutôt que de prendre acte de ces faits, les États-Unis et ses alliés s’acharnent à accuser la Syrie et la Russie de crimes contre le peuple syrien, alors que les interventions de ces derniers sont toutes orientées à protéger le peuple syrien contre les terroristes et une opposition armée, soutenues par la coalition internationale, dirigées par les États-Unis. Voici le texte de l’intervention du représentant du gouvernement syrien au Conseil de sécurité des Nations Unies, du  21 septembre 2016.

Ce même représentant du gouvernement légitime de Syrie a également pris la parole à l’occasion du Conseil de sécurité spécial du 25 septembre.  Il a, entre autres, réaffirmé la légitimité de l’état syrien d’assurer la sécurité de son peuple à l’encontre de toutes les formes armées non autorisées à intervenir sur le territoire syrien.

« M. Ja'afari a insisté que le gouvernement syrien ne fait que se défendre contre les terroristes, mais qu'il était prêt à s'asseoir avec les représentants des groupes d'opposition non terroristes.

Il a déclaré que le Royaume-Uni, la France et les États-Unis, "pleurent et versent des larmes de crocodile" pour Alep, et a posé la question de savoir si le Royaume-Uni abandonnerait l'Écosse, si la France abandonnerait la Corse, ou si "les États-Unis abandonneraient le Texas".

"Le gouvernement syrien ne renoncera pas à un seul pouce de son territoire", a déclaré l'envoyé de Damas, qui a accusé les trois pays occidentaux d'avoir qualifié à tort les groupes armés d'opposition en Syrie de "modérés".

On en arrive, par la force des médias et leur capacité de manipulation de l’information, à transformer un gouvernement légitime, celui de Syrie, élu par le peuple syrien et reconnu par les Nations Unies, comme étant l’ennemi du peuple qu’il faut à tout prix abattre. On en fait tout autant avec la Russie qui est en Syrie à la demande du gouvernement syrien. Même le Vatican, par la voix du pape François, entre dans le jeu occidental.

Pendant ce temps, les accusateurs et les grands défenseurs d’humanité, forment, arment et dirigent des groupes terroristes pour mener à terme, par leurs actions terroristes, ce qu’ils ne peuvent conquérir par les voies légitimes : la prise de contrôle de l’État syrien, de son territoire et de ses richesses. Cette version des faits ne sera pas racontée par nos médias officiels, pas plus par ceux qui vivent du système et de ceux qui en sont les maîtres.

Si jamais il doit y avoir une guerre d’envergure mondiale, les ingrédients de nature à la provoquer sont à nos portes. Les armements  sont de plus en plus en position de tir et les populations, bien chloroformées par nos médias et politiciens,  ne peuvent que donner leur aval à leurs armées, sauveurs d’humanité.

Le XXIe siècle a commencé en mettant rapidement en perspective le jeu du vrai et du faux, du bon et du mauvais.  Les dénonciateurs, accusés par les médias  et ceux qui en ont le contrôle, de complotistes, lèvent toujours plus le voile des faits qui révèlent le véritable visage de ceux qui en sont effectivement les véritables auteurs. Tous ces montages, élaborés pour induire en erreur l’opinion publique mondiale, font partie de ces complots de conquêtes et de domination. Je vous laisse avec un article plus qu’intéressant sur ces techniques de manipulation de l’opinion publique.

Les exemples de ces tricheries et manipulations ne manquent pas.

Nous pouvons relever l’élection de GW Bush qui est devenu président des États-Unis avec moins de votes en sa faveur que son adversaire. Al Gore.  Que dire de toute cette histoire du 11 septembre 2001 dont le Rapport officiel, plein d’incohérences, est devenu la farce des analystes, des physiciens, des architectes, des ingénieurs et même de nombreux pilotes d’avion, etc. La guerre en Irak qui a fait plus d’un million de morts et encore davantage de blessés a été déclenchée sur la base d’un mensonge bien enveloppée, celui des armes de destruction massive. Dans tous ces cas, qui sont les véritables complotistes ?

Depuis toutes ces années, rien n’a changé dans la manière de manipuler l’opinion publique et de justifier des guerres. La Libye et la Syrie en sont deux autres exemples qui ne peuvent échapper à ces mensonges et tromperies. Ici, en Amérique, nous avons, entre autres, le cas du Venezuela, devenu la cible recherchée par ces complotistes que sont les oligarchies et l’Empire. La guerre économique et celle de la désinformation fonctionnent à plein régime. Aux réserves de pétrole dont le Venezuela est détenteur s’ajoute cette nécessité existentielle de faire échouer un régime de nature à faire mentir tous les pronostiques énoncés par les détenteurs du régime capitaliste.

Depuis le début de ce siècle, de nombreux internautes et intervenants dans les secteurs sensibles des administrations politiques, militaires et économiques se sont introduit dans les secrets de nombreuses organisations gouvernementales et non gouvernementales et les ont portés à la connaissance de l’opinion publique internationale.  Sur ce point, je vous réfère à un article qui remonte à 2013, mais qui garde toute son actualité au sujet de ces principaux intervenants. S’y ajoute également l’auteur, John Perkins, qui a écrit un livre sous le titre « Confession d’un assassin économique » dans lequel il lève le voile sur toutes ces intrigues visant à renverser des gouvernements et à faire disparaître des chefs d’État insoumis.

Je conclus avec cette formule des « faux positifs » qui servent à camoufler des opérations qui ne sauraient se réaliser par des voix officielles. Les mercenaires, les terroristes, les paramilitaires peuvent être utilisés pour réaliser des missions spéciales qu’une armée régulière ne saurait faire.

Cet article sera, sans doute, qualifié de théorie du complot, réduisant à de la pure imagination cette interprétation des faits. Sans ces nombreuses références  qui en soutiennent les affirmations, ils auraient sans doute raison.  Toutefois, si les complots des puissances s’élaborent derrière des portes fermées et sous le couvert du plus grand secret, ces portes résistent de moins en moins aux nouvelles technologies et les secrets qu’elles protègent se retrouvent vite accessibles au grand public.  Il y a également le fait que les portes de la conscience de plusieurs qui oeuvrent ou qui ont œuvré dans ces milieux témoignent de plus en plus de faits qui ont de quoi nous interpeller.

 Nous pouvons déjà avoir une idée de ceux qui sont les véritables complotistes. Ils sont actuellement à l’œuvre pour disqualifier la Russie et la Syrie par une campagne de désinformation  agressive, faisant de ces deux acteurs, les ennemis à abattre. Ils ne peuvent accepter que le sort réservé aux terroristes qu’ils ont formés, armés et financés soit celui de la défaite.

Au moment de mettre un point final à cette réflexion, le secrétaire d’État des É.U., John Kerry, vient tout juste de déclarer que son pays est disposé à mettre fin à toute coopération avec la Russie sur le dossier syrien.

Oscar Fortin

Québec, le 28 septembre 2016


Des déclarations attribuées à Henry Kissinger, en 2010…








mercredi 21 septembre 2016

OBAMA AUX NATIONS UNIES

CE QU’IL Y A DERRIÈRE LE MASQUE



Hier, le 20 septembre, le président Obama s’est adressé l’Assemblée générale des Nations Unies. Il s’est présenté à la manière d’un bon père de famille qui a horreur des guerres et qui souhaite tout ce qu’il y a de mieux pour tous les membres de cette grande famille des nations.  Les États-Unis dont il est le Président sont devenus le rempart des libertés démocratiques et le garant du développement et de la prospérité des peuples. Le système capitaliste, bien qu’imparfait, demeure toujours celui qui répond le mieux aux exigences de justice et de réduction de la pauvreté dans le monde.

L’intégration de l’économie mondiale a amélioré la vie de millions d’êtres humains, la part de l’humanité qui vit dans la pauvreté a été réduite à 10%, le nombre des démocraties dans le monde a presque doublé ces 25 dernières années et ceux qui nient la dignité aux autres se voient de plus en plus blâmés.  Il termine avec cette conviction qu’il « faut choisir ce qui fait appel à nos meilleurs instincts ».

Quels sont les choix de ce Président ?

Sur la scène internationale, il a poursuivi les politiques interventionnistes de son pays dans le monde. En Syrie, il y a à peine une semaine, il a donné le feu vert pour attaquer sur un territoire qui n’est pas le sien, une armée légitime qui combat des terroristes que lui-même, comme chef d’État, arme et soutient. Ceci s’est produit à quelques jours à peine après avoir signé un accord de cessez-le-feu avec la Russie et la Syrie.

En Amérique latine, c’est lui qui provoque par tous les moyens les gouvernements démocratiques qui ont fait vœu de servir les intérêts de leur peuple avant celui des États-Unis.

Il a encouragé et soutenu les coups d’État au Honduras, au Paraguay et tout récemment au Brésil. Il ne cesse de harceler les gouvernements de Bolivie, de l’Équateur et du Venezuela. Dans ce dernier cas, il demeure particulièrement actif. Des millions de dollars y sont investis auprès des dissidents et représentants de l’opposition pour soutenir des actions de déstabilisation du gouvernement. Des avions-espions survolent son espace aérien et la quatrième flotte y a jeté l’ancre tout près de sa frontière, prête à attaquer à tout moment. Pour que tout se fasse dans les règles, il a déclaré le Venezuela comme étant une menace à la sécurité nationale des États-Unis. Un tel décret constitue une véritable déclaration de guerre à un pays démocratique et de surcroît pacifique.

Il faut préciser le fait que le droit international et les institutions qui en assurent le respect passent au second plan. Ce sont d'abord les intérêts de ceux qu'il représente qui s'imposent avant tout. Il s'autorise ainsi à intervenir dans les pays comme bon lui semble. 

Dans tous ces cas et bien d’autres, comme en Ukraine, en Irak, en Libye, en Afghanistan etc., il s’agit bel et bien du même Obama qui s’est présenté hier sous les dehors du bon pasteur, faisant appel à la bonne volonté de tout le monde pour assurer la démocratie, la paix et le développement. Par ses choix, s’il faut en croire ce qu’il en dit dans la phrase plus haut citée, il nous révèle ce que  sont ses meilleurs instincts : interventionnisme, conquête et domination.  De quoi nous laisser songeurs.

Je vous renvoie à quelques articles sur ce personnage qui a arraché des larmes au pasteur Jackson au moment de son assermentation, en 2009, et qui suscita de grands espoirs un peu partout à travers le monde. Aujourd’hui, pour nombre d’entre eux, c’est la grande déception. L’incitateur  les avait bien eus, moi y compris.


Oscar Fortin

21 septembre 2016