mardi 22 novembre 2016

L’OTAN CHEVAL DE TROIE DE WASHINGTON






Le présent article n’a qu’un objectif : celui de laisser parler un documentaire fort bien fait sur cette histoire de l’OTAN. Elle commence, suite à la création de l’URSS, vite devenue pour l’Occident une menace à sa sécurité. C’est alors que Washington prend l’initiative de créer une organisation qui aurait pour mission d’assurer la sécurité de l’Europe et du monde libre.  À la suite de la destruction du mur de Berlin et de l’effondrement de l’URSS, Washington, en dépit des engagements pris, s’est approprié, en douceur,  l’ensemble des pays européens. Ces derniers n’en continuent pas moins de contribuer, en ressources financières et humaines, à la défense des intérêts de Washington. Le documentaire, d’une durée de 17.04 minutes, nous explique les avenants et aboutissants de cette organisation.

Je remercie « Cap 360 », nom de couverture de l’internaute qui a mis à notre disposition ce documentaire ici.








Je pense que les populations de chacun des pays membres de l’OTAN doivent être informées de ces faits. Tous ces peuples, à grâce à leurs élus, ont été dépouillés de  leur souveraineté au profit des intérêts de Washington. À vous  d’en juger.

Oscar Fortin
23 novembre 2016 


lundi 21 novembre 2016

LE SUSPENS POUR LA MAISON BLANCHE EST TOUJOURS LÀ


LES NOMINATIONS ANTICIPÉES DES PRINCIPAUX CONSEILLERS DE TRUMP ALIMENTENT UNE OPPOSITION QUI N’A PAS ENCORE BAISSÉ LES BRAS. HILLARY CLINTON DEMEURE EN ATTENTE


L’élection de Donald Trump a fait des heureux et des malheureux. Pour les premiers, il s’agit d’une victoire que les médias système n’ont pas vu venir et pour les seconds, il s’agit d’une défaite, crève-cœur, qu’ils n’arrivent pas à digérer, d’autant moins que leur candidate, Hillary Clinton, a obtenu la majorité des voix. Pour de nombreux observateurs étasuniens et étrangers, il s’agissait de faire un  choix entre le moins pire des deux candidats. Tout semble indiquer que le départage entre le pire et le moins pire est plus difficile à faire qu’entre le bon et le méchant.

L’enthousiasme, suscité par la victoire de Donald Trump, repose, entre autres, sur le fait qu’il se présente comme une alternative indépendante pouvant mettre fin à un système qui nivelle, à l’interne, le nationalisme profond du peuple et ses intérêts au profit des plus nantis et, à l’externe, qui impose au monde  un ordre mondial dont il est le seul maître. En fin de compte, il remet en question l’État profond existant, dominé par quelques grandes familles et grandes institutions financières et industrielles. Ses promesses électorales parlent de redonner le pouvoir au peuple et de mettre fin à cette politique impériale de conquête et de domination. De quoi susciter beaucoup d’espoir chez ces millions d’étasuniens qui vivent dans l’anonymat d’une pauvreté qui est loin de l’emblème d’un pays qui se dit riche et démocratique. Il en va de même pour de nombreux pays qui vivent sous la tutelle de l’empire ou qui en sont constamment menacés.

La question reste à savoir, maintenant, ce qui adviendra dans les faits de cette alternative aux perspectives plus qu’intéressantes. Les nominations déjà annoncées nous donnent un premier aperçu de ce qui s’en vient. Celle qui suscite le plus grand nombre de questions est cette nomination de Stephen Bannon comme chef de la stratégie. Le nationalisme qu’il développe et défend le rapproche beaucoup de celui des groupes d’extrême droite tel le KKK, ce qui n’est pas sans alimenter les affrontements idéologiques sur le nationalisme. Dans un échange avec un éventuel collaborateur français dans un de ses médias, il disait, parlant de la politique de ce média : « Le but est d'aider à la victoire de la droite nationaliste dans ces deux pays, où le sentiment anti-immigrant est en progression». À cette nomination s’ajoute celle du ministre de la Justice, en la personne Jeff Session. Il a, pour sa part, une histoire qui en fait un raciste.

Ce sont là des points sensibles qui sont de nature à alimenter les débats politiques qui n’ont toujours pas pris fin, même après la victoire de Donald Trump. Ces débats se poursuivront avec intensité jusqu’au 12 décembre, jour où les Grands électeurs auront à voter pour le prochain Président des États-Unis. Même si Donald Trump dispose d’une large majorité de ces Grands électeurs, l’opinion publique étasunienne et internationale portant sur ces grandes questions du nationalisme et du racisme peut en influencer un certain nombre.  Si l’équipe de Donald Trump ne clarifie pas plus la nature du nationalisme à promouvoir et son rejet de toute forme de racisme,   il est possible que le vent tourne de bord et que plusieurs grands électeurs se ravisent sur leur  vote. Le résulta de ce vote sera approuvé par le Congrès le 6 janvier. Il ne faut pas oublier la lutte acharnée de Soros contre Trump.

Si le vote confirme, comme prévu normalement, l’élection de Donald Trump à la Président des États-Unis, le suspens n’en sera pas pour autant terminé.  Que peut-il se passer entre le 12 décembre 2016 et le 20 janvier 2017 ? La crainte la plus grande est celle d’une guerre mondiale, déclenchée volontairement ou accidentellement, par l’une ou l’autre des puissances belligérantes. Le Président Obama peut-il passer à l’attaque contre la Russie  sous prétexte qu’elle représente une menace pour les Etats-Unis et le monde ? Déjà, Hillary Clinton avait fait savoir qu’elle n’hésiterait pas à déclarer cette guerre. Les motifs invoqués par cette dernière seraient les mêmes que pourraient invoquer Obama avec, en sous main, cet autre motif de fermer, le temps d’une guerre, la porte de la Maison Blanche à Donald Trump.

Pour l’instant, ce sont là de pures spéculations dont le sort sera connu, d’ici le 20 janvier 2017. La lutte pour la Maison Blanche n’est pas terminée.  Il faut croire que Donald Trump en est bien conscient. À lui de mesurer les risques qu’il prend à cette étape précise de préparation à son entrée à la Maison Blanche. Un dernier sondage fait était d ‘une augmentation de 9% de sa popularité,

Oscar Fortin
Le 22 novembre  2016












mardi 15 novembre 2016

L’ÉLECTION DE DONALD TRUMP


UN DÉFI POUR L’ÉGLISE ET L’ÉTAT DU VATICAN


L’idée de cet article m’est venue à l’esprit suite aux prises de position de l’épiscopat étasunien et du pape François devant le fait accompli de l’élection de Donald Trump. Ce n’est pas dans leurs habitudes de se prononcer aussi rapidement sur le résultat d’une élection et encore moins, de le faire d’une façon aussi négative comme si l’élection d’Hillary Clinton, candidate de la guerre et de la corruption, eut été une rosée du matin. Donald Trump, dans un de ses discours, avait pourtant dit bien clairement que cette élection n’était pas un simple changement de gouvernement, mais un changement de direction. Si l’Amérique profonde a élu Donald Trump, l’État profond en a perdu ses rêves ainsi que ceux qui en étaient ses alliés, dont l’État du Vatican. L’Église doit retrouver sa catholicité et l’État du Vatican se demander ce qu’il fait dans cette galère du pouvoir.

LA CATHOLICITÉ DE L’ÉGLISE SERAIT-ELLE VICTIME DE LA PARTISANERIE DE L’ÉTAT DU VATICAN ?

L’Église dont il est question ici est celle qui se caractérise par son universalité et rejoint, sous une forme ou une autre, tous les humains de la terre. C’est le sens véritable de la « catholicité » dont elle se réclame.

La catholicité exprime, avant tout, l’universalité qui est l'une des marques de la véritable Église. Effectivement, cette Église dont le Christ est la tête rejoint tous les humains de cette terre pour en faire des frères et des sœurs aimés d’un même Père. Pour le croyant, la vie, la passion et la mort de Jésus sont directement reliées à cette humanité blessée par le péché. Il a pris sur lui le fardeau de cette faute pour l’en libérer. Il ne s’agit donc pas d’une catholicité de sectes, de religions institutionnalisées ou encore de doctrines, mais d’une catholicité de vie nouvelle destinée à tous les humains de la terre. C’est en ce sens qu’il nous faut comprendre la véritable catholicité de l’Église à ne pas confondre avec la catholicité de l’État du Vatican.

Ce n’est pas d’aujourd’hui qu’on relève cette dichotomie profonde qui existe entre la foi des Évangiles et la foi dans les institutions vaticanes qui comprennent, entre autres, l’État du Vatican et tous les dicastères qui lui sont rattachés. La doctrine en arrive à se substituer aux Évangiles, le droit canon se substitue à la morale de conscience et les représentants politiques de cette institution se transforment en alliés inconditionnels des puissances dominantes de l’Occident au cœur duquel ils se trouvent. Leur catholicité se ramène à cet Occident  et à ceux qui en assurent les destinées. C’est ainsi que l’État du Vatican est devenu une dépendance de l’État profond qui domine et régit les gouvernements de cet Occident.

Il n’est pas surprenant que cet État du Vatican ne remette jamais en cause cet État profond dont il connaît très bien les avenants et aboutissants.

Au début des années 1960, alors que la conscience des peuples s’éveillait aux manipulations dont ils étaient les premières victimes et que ces derniers s’organisaient pour y mettre un terme, le langage de l’Église-institution s’est vite retrouvé dans la formulation magique « qu’il faut d’abord changer les cœurs avant de vouloir changer les structures ». C’était la manière de ralentir les mouvements révolutionnaires qui prenaient forme en Amérique latine, en Afrique et dans d’autres régions du monde.

Lorsque ces mêmes peuples arrivèrent à s’imposer par des voies démocratiques, le discours de l’Institution ecclésiale devint autre. Il s’agissait alors de combattre le communisme auquel ils étaient systématiquement identifiés, peu importe qu’ils soient des chrétiens préoccupés de justice sociale ou des non-chrétiens soucieux de la reprise en main, par leur peuple, du pouvoir de leur État.

Pour les habitués de l’Amérique latine, il y eut, entre autres, le coup d’État militaire du catholique Pinochet qui renversa le président légitime du Chili, Salvador Allende, le plan  Condor qui fit des dizaines de milliers de morts à travers tous les pays de l’Amérique latine. Que dire des coups d’État au Brésil, 1964 et 2016, de celui des généraux en Argentine  en 1976? Dans tous ces cas, l’Église-institution, au lieu d’élever haut et fort sa voix pour condamner ces crimes, elle s’est faite plutôt discrète et, avec l’arrivée du pape Jean-Paul II (1978), elle est devenue ouvertement complice de ces persécutions faites au nom de la lutte contre le communisme. Lors de son voyage au Chili, en 1987, il a été plutôt complaisant avec Pinochet qu’il visita en prenant bien garde de ne pas parler des milliers de prisonniers politiques et de l’usage sans retenue de la torture. Au Nicaragua, il s’était même donné pour mission de renverser le gouvernement sandiniste en comptant sur un peuple qui se laisserait influencer par sa parole. Ce ne fut pas le cas, car c’est lui qui dut prendre à toute vitesse son avion de retour à Rome. Son grand ami Reagan en fut certainement peiné. Cette histoire nous est racontée par le père Ernesto Cardenal, alors ministre de la Culture dans le gouvernement sandiniste.

Il est important de rappeler ici ce pacte secret, signé, en 1982, par Jean-Paul II et le président Reagan dans la bibliothèque du Vatican. Voici ce qu’en dit Eduardo Febbro :

Ce pacte, connu sous le nom de “Sainte-Alliance” doit son existence à l’un des personnages les plus sombres de la diplomatie du Vatican : Pio Laghi, ex-Nonce apostolique en Argentine (1974-1980) et artisan, dans les années 80, de la reprise des relations diplomatiques entre le Saint-Siège et Washington. Laghi était un homme de robe, ambiguë et à la main de fer, ami et protecteur de la Junte militaire argentine, réactionnaire et aveuglé par le spectre du communisme. »

Un second pacte sera signé, en 2014, par le pape François et Obama dans le cadre de la reprise des relations diplomatiques entre Cuba et Washington. Son contenu, étant secret, nous ne pouvons qu’en déchiffrer certains points à travers les comportements de certains épiscopats. Ces derniers peuvent nous en donner quelques indices. Au Venezuela, par exemple, l’épiscopat parle toujours du communisme, du marxisme qui contamine la vie politique du pays. Pour sa part, le cardinal Oscar Andres Rodriguez Maradiaga, ex-Cardenal du Honduras, complice du coup d’État militaire de 2009 contre le président, Manuel Zelaya dont ses sympathies pour Chavez étaient inacceptables, ne se gène pas pour décrier le chavisme comme un noyau de corruption et de ramener le peuple vénézuélien au niveau d’un populisme de basse cour. « Les populismes dont ce socialisme du XXIe siècle s’alimente ne sont que des feux de paille. »

Cette histoire de l’Église institution se poursuit avec les épiscopats en Bolivie qui ne manquent pas une occasion pour critiquer le gouvernement d’Évo Morales, il en va de même au Venezuela, où l’épiscopat s’est fait bien présent lors du coup d’État de 2002 et présentement contre le gouvernement de Maduro. C’est également le cas pour  l’Équateur et le Nicaragua. Je ne parle pas du cas de Cuba qui fut perçu par l’Église, dès les débuts de la révolution, avec les mêmes yeux de Washington.

Voilà ce qu’est la catholicité de l’État du Vatican. Elle n’a rien à voir avec la catholicité de l’Église dont le Christ est la Tête et l’Humanité ses membres. De fait, toute personne de bonne foi, anxieuse de justice, de paix, de solidarité, de vérité, de compassion et d’entraide sont nourries et soutenues par l’Esprit qui alimente ce corps auquel tous les humains de la terre se rattachent d’une façon ou d’une autre. Pour Jésus, l’important n’est pas tellement de croire en lui, mais de croire en ses œuvres qui sont des oeuvres qui rejoignent  les grandes valeurs qui permettent aux personnes humaines de se reconnaître, de se respecter, de se solidariser dans la justice et la vérité.

Je termine en interpellant particulièrement l’épiscopat étasunien.

Comment se fait-il que cet épiscopat ne se soit jamais manifesté avec autant d’audace pour dénoncer ces guerres interventionnistes des États-Unis qui ont fait et continuent de faire des millions de morts au Moyen-Orient et un peu partout dans le monde ? Qu’ont-ils à dire sur les 3 millions de Syriens qui ont dû quitter leur pays en raison, non pas du gouvernement légitime de Syrie, mais de cette guerre interventionniste des États-Unis  dans ce pays ? Que pensent-ils ces évêques de la formation et du financement des terroristes ainsi que des armes qui leur sont remises ?  Ces sujets, faut-il croire,  ne font pas partie de leur liste de priorités.

L’Église, à travers l’État du Vatican, est instrumentalisée pour servir les intérêts du nouvel ordre mondial, voulu et pensé par les grandes oligarchies.  Elle en fait partie. L’Église pour retrouver sa catholicité doit se débarrasser de l’État du Vatican, véritable boîte de Pandore du pouvoir.

Oscar Fortin

Le 15 novembre 2016




jeudi 10 novembre 2016

HILLARY CLINTON A-T-ELLE VRAIMENT DIT SON DERNIER MOT ?


Y AURAIT-IL ANGUILLE SOUS ROCHE ?


Comment comprendre qu’après une campagne électorale où les coups bas ont été, de part et d’autre, des plus virulents qu’Hillary Clinton adopte un ton aussi élevé et noble en reconnaissant respectueusement la victoire de Donald Trump tout  en assumant avec dignité sa douloureuse défaite ? Cette affabilité s’est également retrouvée dans les propos de Barack Obama qui a félicité courtoisement Donald Trump pour sa victoire et qui l’a assuré de la pleine collaboration des services à la Maison-Blanche pour assurer une transition harmonieuse et sans heurt.  C’est comme si c’était trop d’amabilité à l’endroit de celui contre qui tout a été dit pour en faire un être abject.

L’idée du présent article m’est venue de la lecture de cet autre article qui soulève la question que tout n’est peut-être pas fini pour Hillary Clinton. Nous savons que le système électoral  étasunien a ses particularités avec ces grands électeurs dont le pouvoir est d’élire formellement le nouveau président des États-Unis.  Ce n’est donc pas la majorité des votes populaires obtenus qui décident de la victoire de l’un ou l’autre des candidats.

« Conformément à la Constitution américaine, les grands électeurs du collège électoral sont des personnes physiques votant le 19 décembre pour le futur président des États-Unis dans les capitales de leurs États respectifs. »

Bien que Donald Trump dispose déjà de 279 voix sur les 270 nécessaires, certains peuvent décider de s’abstenir, pour des raisons qui leur sont personnelles.  Dans le cas présent,  Il faudrait donc qu'au moins 10 grands électeurs s’abstiennent ou changent leur vote.

D’ici le 19 décembre, il y a cinq semaines où tout peut se produire. Déjà, nous savons qu’Hillary Clinton a reçu la majorité des votes citoyens. Un aspect très démocratique, en cas de crise, qui pourrait être pris en considération par les grands électeurs.

Supposons un seul instant que d’ici le 19 décembre, se produise un incident fatal pour Donald Trump, le rendant inapte pour assumer la présidence des États-Unis. À ce moment,  les grands électeurs seraient placés devant le choix d’un vice-président, non élu par le vote des citoyens, et Hillary Clinton, la candidate, ayant obtenu le plus de voix lors du scrutin universel. Il suffirait de convaincre par des moyens très gratifiants le nombre d’électeurs nécessaires pour qu’Hillary Clinton reprenne le devant de la scène et soit ovationnée pour son courage et sa persévérance à servir le peuple de ce grand pays.

Il faut se rappeler que dans son intervention devant tous ses partisans  elle a insisté pour dire qu’il ne fallait surtout pas baisser les bras.

Tout serait encore possible si...

Oscar Fortin
Le 10 novembre 2016