samedi 26 novembre 2016

FIDEL: PROPHÈTE POUR NOTRE TEMPS



NOTE: EN AOÛT DE CETTE ANNÉE, J'AVAIS ÉCRIT UN TEXTE POUR MARQUER LE 90è ANNIVERSAIRE DE FIDEL. EN APPRENANT SON DÉCÈS CE MATIN J'AI PENSÉ LE PARTAGER DE NOUVEAU AVEC VOUS. J'AI MIS EN RÉFÉRENCE AU BAS DE CE TEXTE LES AUTRES ÉCRITS SUR CET HOMME QUI ONT FORME AU COURS DES ANNÉES.

L’histoire de l’humanité est sillonnée de ces hommes et de ces femmes qui rappellent par leurs actions et leurs discours les voies à suivre pour que les personnes et les peuples retrouvent la voie du respect et de la dignité. Cette voie est celle de la justice, de la vérité, de la solidarité, de l’éducation, de la santé et du bien-vivre. Elle est tout à l’inverse de celle de l’empire qui repose avant tout sur la cupidité et le pouvoir du plus fort. Le mensonge, la manipulation, les guerres et la justice à deux poids deux mesures en sont les principaux ingrédients.  Pas surprenant que les prophètes qui en dénoncent l’ignominie ne soient pas les bienvenus dans ce monde où le Veau d’or trône sur tous les autels. Voici ce que proclamait le prophète Isaïe, sept cent ans avant Jésus-Christ :

"Malheur à ceux qui ajoutent maison à maison, et qui joignent champ à champ, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'espace, et qu'ils habitent seuls au milieu du pays ! Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres, Qui changent l'amertume en douceur, et la douceur en amertume; Qui justifient le coupable pour un présent, et enlèvent aux innocents leurs droits ! Malheur à ceux qui prononcent des ordonnances iniques, et à ceux qui transcrivent des arrêts injustes pour refuser justice aux pauvres, et ravir leur droit aux malheureux de mon peuple, pour faire des veuves leur proie, et des orphelins leur butin ! "(Is.5-10)

Ces paroles du prophète Isaïe trouvent leur écho dans les discours et les actions de Fidel. Ce n’est pas pour rien que toutes les forces de l’Empire en ont fait un ennemi à abattre. Les 635 tentatives d’assassinat dont il fut la cible parlent par elles-mêmes.

Le peuple cubain, avec à sa tête Fidel Castro, a su renverser le dictateur Batista, redistribuer les terres à ceux qui la cultivent, résister depuis plus de 57 ans à un blocus économique dont le principal objectif est de rendre la vie du peuple difficile pour qu’il se retourne contre Fidel.

« Le 6 avril 1960, Lester D. Mallory, sous-secrétaire d’État adjoint aux Affaires interaméricaines affirma que « la majorité des Cubains soutenait Castro » et qu’il « n’existait pas une opposition politique effective », en ajoutant que « le seul moyen prévisible de réduire le soutien interne passait par le désenchantement et le découragement basés sur l’insatisfaction et les difficultés économiques (…) Tout moyen pour affaiblir la vie économique de Cuba doit être utilisé rapidement (…) : refuser de faire crédit et d’approvisionner Cuba pour diminuer les salaires réels et monétaires dans le but de provoquer la faim, le désespoir et le renversement du gouvernement. »

Voilà ce qu’est l’esprit de l’Empire : empêcher par tous les moyens que le peuple cubain s’affranchisse du pouvoir impérial et devienne pour les autres peuples d’Amérique et d’Afrique un exemple à suivre. Tout ce qu’il y a de médias sous contrôle de l’Empire a été mis à contribution pour transformer Fidel Castro en un dictateur sanguinaire, en un multimilliardaire qui trahissait son peuple et agissait à l’encontre de ce qu’il proclamait.

En dépit de toutes ces campagnes de dénigrement, de sabotage, d’embargo économique, Fidel et son peuple sont toujours là. L’éducation a transformé ce peuple d’analphabètes en un peuple qui a franchi les frontières du savoir. Le système de santé dont bénéficient les Cubains est l’un sinon le meilleur au monde. Ceci dit, les tentations du Veau d’or sont toujours présentes et les moyens pour détourner le peuple de sa révolution ne manquent pas.

Fidel vit  dans une petite résidence à La Havane qui n’a rien de comparable   avec les châteaux que seuls les milliardaires peuvent se payer. C’est là qu’il y reçoit les visiteurs étrangers qui souhaitent le rencontrer.

Bon 90e   anniversaire, Fidel, et merci pour cette vie consacrée à rendre l’humanité encore toujours plus humaine et solidaire.

Oscar Fortin
Le 13 août 2016



Je vous laisse en références les textes écrits antérieurement à l’occasion de l’anniversaire de Fidel.











mercredi 23 novembre 2016

"LES ARMÉES SECRÈTES DE L'OTAN"

UNE HISTOIRE CACHÉE DE NOS DÉMOCRATIES OCCIDENTALES


Je me permets de porter à votre attention  un documentaire qui, loin de verser dans le complotisme,  nous révèle, à base de  faits, le rôle joué par l’OTAN dans la défense de l’Europe, mais aussi la lutte contre tout ce qui peut ralentir l’avènement d’un nouvel ordre mondial, entièrement sous contrôle de l’État profond existant. Pour comprendre la nature de cet État  profond, je recommande les ouvrages de Peter Dale Scott dont voici trois de ces commentaires portant sur cet État profond.

Le supramonde : « Le royaume de la société riche et privilégiée, qui est le théâtre d’une influence efficace exercée sur le gouvernement par le pouvoir privé, bien que le supramonde ne soit pas institutionnalisé ni autorisé formellement à exercer une telle influence. Il inclut (1) ceux dont l’influence s’exerce à travers leur richesse, qu’elle soit administrée personnellement ou plus traditionnellement par le biais de fondations exonérées d’impôts et les projets qu’elles soutiennent, et (2) les représentants des premiers. [...] »29


L'État profond : "L'influence du surabonde s'exerce sur le gouvernement des États-Unis à travers un milieu confidentiel et restreint qu'il appelle l'« État profond ». Ce dernier n'est pas une institution formelle, ni une équipe secrète, mais plutôt un cercle de contacts de haut niveau, souvent personnels, où le pouvoir politique est susceptible d'être dirigé par des gens très riches [...]. J'appelle ces gens,"

La Route vers le nouveau désordre mondial : "titre d’un livre qui analyse sous un angle critique plus de 50 années de politique étrangère des États-Unis. Selon l'auteur, cette politique étrangère — lorsqu'il est question de terrorisme, d'opérations clandestines ou de trafic de drogue — est principalement élaborée en secret, ce qui entraîne l'implication des services américains dans des opérations illégales souvent contraires à la sécurité nationale des États-Unis. Ainsi, d'après l'auteur, ces politiques échappent au contrôle du Congrès des États-Unis et aux mécanismes d'équilibre des pouvoirs, et ont parfois des incidences majeures sur l'Histoire contemporaine : augmentation du trafic de drogue global depuis l'après-guerre ; transformation progressive de l’Asie centrale en un vivier de l’islamisme, de la culture du pavot et du trafic d’héroïne, essentiellement par l'action coordonnée de l'InterServices Intelligence pakistanaise, de la CIA et des renseignements extérieurs saoudiens dans les années 1980-1990 (à travers le Programme afghan)35 ; renforcement des réseaux terroristes transnationaux, comme le Maktab al-Khadamāt, afin de remplir des objectifs secrets de politique étrangère (recrutement et entraînement des djihadistes durant la Guerre d'Afghanistan (1979-1989) ou la Guerre de Bosnie-Herzégovine)36,37,38."

Le documentaire qui suit nous fait découvrir tout ce monde caché par nos politiciens et nos médias système en levant le voile sur ce dernier. À vous d’en juger.





Oscar Fortin
Le 23 novembre 2016



mardi 22 novembre 2016

L’OTAN CHEVAL DE TROIE DE WASHINGTON






Le présent article n’a qu’un objectif : celui de laisser parler un documentaire fort bien fait sur cette histoire de l’OTAN. Elle commence, suite à la création de l’URSS, vite devenue pour l’Occident une menace à sa sécurité. C’est alors que Washington prend l’initiative de créer une organisation qui aurait pour mission d’assurer la sécurité de l’Europe et du monde libre.  À la suite de la destruction du mur de Berlin et de l’effondrement de l’URSS, Washington, en dépit des engagements pris, s’est approprié, en douceur,  l’ensemble des pays européens. Ces derniers n’en continuent pas moins de contribuer, en ressources financières et humaines, à la défense des intérêts de Washington. Le documentaire, d’une durée de 17.04 minutes, nous explique les avenants et aboutissants de cette organisation.

Je remercie « Cap 360 », nom de couverture de l’internaute qui a mis à notre disposition ce documentaire ici.








Je pense que les populations de chacun des pays membres de l’OTAN doivent être informées de ces faits. Tous ces peuples, à grâce à leurs élus, ont été dépouillés de  leur souveraineté au profit des intérêts de Washington. À vous  d’en juger.

Oscar Fortin
23 novembre 2016 


lundi 21 novembre 2016

LE SUSPENS POUR LA MAISON BLANCHE EST TOUJOURS LÀ


LES NOMINATIONS ANTICIPÉES DES PRINCIPAUX CONSEILLERS DE TRUMP ALIMENTENT UNE OPPOSITION QUI N’A PAS ENCORE BAISSÉ LES BRAS. HILLARY CLINTON DEMEURE EN ATTENTE


L’élection de Donald Trump a fait des heureux et des malheureux. Pour les premiers, il s’agit d’une victoire que les médias système n’ont pas vu venir et pour les seconds, il s’agit d’une défaite, crève-cœur, qu’ils n’arrivent pas à digérer, d’autant moins que leur candidate, Hillary Clinton, a obtenu la majorité des voix. Pour de nombreux observateurs étasuniens et étrangers, il s’agissait de faire un  choix entre le moins pire des deux candidats. Tout semble indiquer que le départage entre le pire et le moins pire est plus difficile à faire qu’entre le bon et le méchant.

L’enthousiasme, suscité par la victoire de Donald Trump, repose, entre autres, sur le fait qu’il se présente comme une alternative indépendante pouvant mettre fin à un système qui nivelle, à l’interne, le nationalisme profond du peuple et ses intérêts au profit des plus nantis et, à l’externe, qui impose au monde  un ordre mondial dont il est le seul maître. En fin de compte, il remet en question l’État profond existant, dominé par quelques grandes familles et grandes institutions financières et industrielles. Ses promesses électorales parlent de redonner le pouvoir au peuple et de mettre fin à cette politique impériale de conquête et de domination. De quoi susciter beaucoup d’espoir chez ces millions d’étasuniens qui vivent dans l’anonymat d’une pauvreté qui est loin de l’emblème d’un pays qui se dit riche et démocratique. Il en va de même pour de nombreux pays qui vivent sous la tutelle de l’empire ou qui en sont constamment menacés.

La question reste à savoir, maintenant, ce qui adviendra dans les faits de cette alternative aux perspectives plus qu’intéressantes. Les nominations déjà annoncées nous donnent un premier aperçu de ce qui s’en vient. Celle qui suscite le plus grand nombre de questions est cette nomination de Stephen Bannon comme chef de la stratégie. Le nationalisme qu’il développe et défend le rapproche beaucoup de celui des groupes d’extrême droite tel le KKK, ce qui n’est pas sans alimenter les affrontements idéologiques sur le nationalisme. Dans un échange avec un éventuel collaborateur français dans un de ses médias, il disait, parlant de la politique de ce média : « Le but est d'aider à la victoire de la droite nationaliste dans ces deux pays, où le sentiment anti-immigrant est en progression». À cette nomination s’ajoute celle du ministre de la Justice, en la personne Jeff Session. Il a, pour sa part, une histoire qui en fait un raciste.

Ce sont là des points sensibles qui sont de nature à alimenter les débats politiques qui n’ont toujours pas pris fin, même après la victoire de Donald Trump. Ces débats se poursuivront avec intensité jusqu’au 12 décembre, jour où les Grands électeurs auront à voter pour le prochain Président des États-Unis. Même si Donald Trump dispose d’une large majorité de ces Grands électeurs, l’opinion publique étasunienne et internationale portant sur ces grandes questions du nationalisme et du racisme peut en influencer un certain nombre.  Si l’équipe de Donald Trump ne clarifie pas plus la nature du nationalisme à promouvoir et son rejet de toute forme de racisme,   il est possible que le vent tourne de bord et que plusieurs grands électeurs se ravisent sur leur  vote. Le résulta de ce vote sera approuvé par le Congrès le 6 janvier. Il ne faut pas oublier la lutte acharnée de Soros contre Trump.

Si le vote confirme, comme prévu normalement, l’élection de Donald Trump à la Président des États-Unis, le suspens n’en sera pas pour autant terminé.  Que peut-il se passer entre le 12 décembre 2016 et le 20 janvier 2017 ? La crainte la plus grande est celle d’une guerre mondiale, déclenchée volontairement ou accidentellement, par l’une ou l’autre des puissances belligérantes. Le Président Obama peut-il passer à l’attaque contre la Russie  sous prétexte qu’elle représente une menace pour les Etats-Unis et le monde ? Déjà, Hillary Clinton avait fait savoir qu’elle n’hésiterait pas à déclarer cette guerre. Les motifs invoqués par cette dernière seraient les mêmes que pourraient invoquer Obama avec, en sous main, cet autre motif de fermer, le temps d’une guerre, la porte de la Maison Blanche à Donald Trump.

Pour l’instant, ce sont là de pures spéculations dont le sort sera connu, d’ici le 20 janvier 2017. La lutte pour la Maison Blanche n’est pas terminée.  Il faut croire que Donald Trump en est bien conscient. À lui de mesurer les risques qu’il prend à cette étape précise de préparation à son entrée à la Maison Blanche. Un dernier sondage fait était d ‘une augmentation de 9% de sa popularité,

Oscar Fortin
Le 22 novembre  2016