dimanche 11 décembre 2016

ALEP


UNE LIBÉRATION CRÈVE-CŒUR POUR LA COALITION INTERNATIONALE


Pour les habitués de l’information alternative, celle qui ne franchit pas les studios de nos télévisions  et qui ne retient pas l’attention  des éditorialistes et analystes de nos grands médias, cette libération d’Alep représente une grande victoire des forces gouvernementales syriennes et de ses alliés.  Ce sont des centaines de milliers de personnes, utilisées comme bouclier humain par les rebelles et terroristes, qui échappent aux tenailles de ces derniers. Cette victoire humanitaire, pour des millions de personnes, est devenue une mauvaise nouvelle pour les forces de la Coalition internationale, sous commandement étasunien.

Comment, en pareilles circonstances, ne pas se poser la question du rôle véritable de cette coalition dite internationale ? Pendant que le gouvernement syrien et ses alliés, dont la Russie, en arrivent à vaincre ces terroristes, à libérer les populations  et à récupérer les territoires occupés par ces derniers, le président Obama, prix Nobel de la paix 2008, ne trouve rien de mieux à faire que de lever les restrictions sur la livraison d’armes à ses alliés en Syrie.  Qui sont-ils ces alliés auxquels il se réfère ? Faut-il comprendre qu’ils sont précisément ces terroristes rebelles, ceux-là mêmes qui utilisent les populations locales comme boucliers humains pour mieux se protéger des forces gouvernementales  et de celles de ses alliés ?  

Si tel est vraiment le cas, à savoir que les terroristes ne sont que des mercenaires, encadrés par des spécialistes de la coalition internationale et armés par les pays de cette même coalition,  alors là,  la lutte contre le terrorisme prend un tout autre sens. Il ne s’agit plus de lutter contre le terrorisme, mais de l’utiliser de manière à justifier les milliards de dollars en armements et à transformer ces terroristes en mercenaires au service d’une même cause. Pour les populations des pays membres de cette coalition, cette révélation des faits représente une véritable bombe qui fait éclater tous les mensonges qui ont rendu possible cette grande tricherie.  Depuis le temps que ces gouvernements fondent leurs guerres et leurs interventions à l’étranger à coups de milliards de dollars pour combattre les terroristes et voilà qu’aujourd’hui on leur dit que les terroristes ne sont que des alliés mercenaires qui font sur le terrain le travail sale que les armées régulières ne peuvent plus faire. Ce n’est pas rien comme nouvelle. De quoi faire la UNE de tous nos médias  soucieux de vérité.

Dans ce contexte, on comprend mieux le sens de ces campagnes, menées par cette coalition internationale, tant aux Nations Unies que dans le reste du monde, en vue de détenir les bombardements sur Alep et pour exiger, des forces gouvernementales, un cesser-feu. Le motif invoqué est celui de la protection des populations civiles sans aucune référence aux terroristes qui s’en servent comme bouclier humain.  Dans les faits et à la lumière des révélations précédentes, l’objectif était plutôt de protéger les terroristes et de leur permettre de se réorganiser pour résister aux attaques de l’armée syrienne.

Pour faire ce sale travail de désinformation, la coalition a compté sur les médias qui lui sont à l’avance acquis et sur certains pays avec encore un semblant de crédibilité, dont le Canada, pour intervenir auprès des institutions internationales. C’est dans ce contexte que le Canada a présenté tout récemment une résolution à l’Assemblée générale des Nations Unies pour que cessent les bombardements sur les populations civiles d’Alep au moment même où ces dernières étaient libérées des terroristes.

« La résolution, portée par le Canada devant l'Assemblée générale des Nations Unies appelle à la «cessation de toutes les attaques contre les civils» et demande également à la levée du siège des enclaves tenues par les «rebelles» djihadistes. 122 pays ont voté en faveur de la résolution, 13 s'y sont opposés, tandis que 36 membres se sont abstenus. Non contraignante, la résolution a une portée essentiellement politique et diplomatique. »

Il est bon de noter que pour la coalition internationale, les terroristes en Syrie sont des rebelles, comme on le voit dans cette résolution, alors que l’opposition en Ukraine est terroriste. En somme, un langage modelé selon les besoins de la cause.  On en est arrivé à faire avec la vérité et les faits de la « pâte à modeler » selon les intérêts et les objectifs recherchés par les puissances occidentales. Il suffit que l’on présente aux journalistes et médias le type d’information que l’on souhaite avoir pour que ces derniers y ajustent leurs textes et éditoriaux.  Ils sont des spécialistes de la pâte à modeler.

Je termine cette brève réflexion par ce témoignage que plusieurs ont déjà écouté, mais que d’autres n’ont pas encore eu l’opportunité d’entendre. Il s’agit du témoignage de Mère Agnès Mariam de la Croix. Voyez par vous-mêmes si elle travaille avec de la pâte à modeler ou si elle donne force et consistance aux faits et à la vérité.



Ce 


Ce témoignage ne se retrouvera pas sur nos chaînes de télévision pas plus qu’il fera l’objet d’un éditorial dans nos grands médias.


Oscar Fortin
Le 11 décembre 2016

L’Occident allié des terroristes


Le silence de nos médias et des gouvernements occidentaux sur les combats et la crise humanitaire qui s’abat sur la partie sud-est de l’Ukraine.


Sur la désinformation


mardi 6 décembre 2016

OBAMA VEUT À TOUT PRIX LA GUERRE


S’AGIT-IL D’UNE STRATÉGIE POUR BLOQUER LA VOIE AU NOUVEAU PRÉSIDENT OU LA SOIF D’UNE FIN GLORIEUSE ?




Trois évènements majeurs en sont les signes avant-coureurs : 1. La Chambre des représentants vote une zone de non-survol en Syrie. 2.  Le Congrès approuve la livraison, à l’opposition syrienne, des missiles surface-air. 3. La volte-face de Washington sur les propositions visant à faciliter le départ des terroristes d’Alep.

Dans les trois cas, ces initiatives de Washington vont tout droit vers une confrontation inévitable en Syrie où la Russie joue un rôle majeur dans la lutte contre le terrorisme et dans sa lutte pour le respect du droit international du peuple syrien à disposer de son propre destin. Sa présence en Syrie répond à une demande de l’État syrien et sa lutte contre le terrorisme vise toutes les forces armées illégitimes qui s’attaquent aux populations et aux fondements de l’État de droit.

Regardons de près ce que peut représenter  chacune de ces trois décisions.

Ce que nous voyons dans la première mesure c’est l’initiative d’un gouvernement étranger, les États-Unis, qui s’octroie l’autorité de décider des zones de l’espace aérien syrien à interdire, tout particulièrement aux forces aériennes de l’armée syrienne tout comme aux forces armées aériennes russes.  Cette mise en scène comporte tous les ingrédients pour que le gouvernement syrien avec ses missiles sol-air assure sa pleine autorité sur la totalité de son espace aérien. La Russie n’aura d’autres choix, en tant qu’alliée indéfectible de l’État syrien, d’assurer la protection de ce même espace aérien.


La seconde mesure porte sur la livraison à l’opposition armée syrienne de missiles surface-air.  Imaginons un seul instant qu’un gouvernement étranger ait fourni ouvertement et sans soucis du droit international des armements lourds aux Forces armées révolutionnaires de Colombie, FARC-EP, pour les aider à renverser le gouvernement légitime de Colombie. C’eut été un geste dénoncé avec force par la communauté internationale et les États-Unis n’auraient pas hésité un instant à intervenir pour mettre un terme à pareilles livraisons d’armes. Pourtant, ce qu’ils font en Syrie est exactement de même nature. Ils arment et financent une opposition pour qu’elle déstabilise le gouvernement légitime de Bachar Al Assad. D’ailleurs, cette opposition armée, comme nous l’avons vu dans un article antérieur, se fond avec les terroristes qui poursuivent les mêmes objectifs.

La troisième décision, celle de la volte-face, fut une surprise tout à fait inattendue de la part du partenaire russe. De fait, après plusieurs heures de discussions, lors d’une rencontre à Rome, Kerry, le Secrétaire d’États des États-Unis, et Lavrov, le ministre des Affaires extérieures de Russie, en étaient venus à une proposition sur laquelle les deux parties se disaient d’accord pour résoudre la sortie  des terroristes d’Alep, toujours soumis à des attaques, sans cesse plus menaçantes et efficaces de l’armée syrienne et de ses alliés. Cette proposition devait être discutée à Genève, samedi , le 3 décembre.

« Récemment, Sergueï Lavrov et le secrétaire d'État américain John Kerry s'étaient mis d'accord pour une rencontre à Genève sur la Syrie. Selon le ministre russe des Affaires étrangères, John Kerry lui avait demandé de soutenir un document qui correspondait à la vision de la Russie. »

À peine quelques jours avant cette rencontre à Genève, Sergueï Lavrov apprend ce changement de cap de la part de son partenaire étasunien. Suite à cette volte-face. Sergueï Lavrov  eut ce commentaire qui en dit long sur la présente situation.

«  Nous avons compris qu'il est impossible de discuter sérieusement avec nos partenaires américains  ».

Une telle phrase, comprise dans le contexte de cette autre fameuse phrase de Poutine à Valdaï, en octobre 2015, a de quoi nous interpeller:

« Il y a 50 ans déjà, à Leningrad, la rue m’a appris une règle : si la bagarre s’avère inévitable, il faut frapper le premier. »


L’élection de Trump, la mise au grand jour des liens entre Washington et les terroristes, la fin d’un mandat désastreux, les victoires de la Russie et du gouvernement de Bachar Al Assad sur les terroristes, tout cela et bien d’autres choses, ouvrent la porte à bien des imprévus à très court terme.


Oscar Fortin
Le 6 décembre 2016



dimanche 4 décembre 2016

LA GRANDE TRICHERIE MISE À DÉCOUVERT À ALEP






Lorsque les terroristes se révèlent être des mercenaires à la solde de la coalition internationale, la lutte contre les terroristes prend un tout autre sens.


Déjà, certains milieux, à l’affût d’informations de sources crédibles, avaient dénoncé des liens directs de Washington et de la Coalition internationale avec les terroristes. Ces informations, prises au sérieux par beaucoup d’autres intervenants, avaient amplement circulé sur le Net, mais de là à convaincre le grand public qu’il en était bien ainsi, ce n’était pas encore  chose faite.

Ce qui se passe présentement à Alep,  ville de 1 693 603 habitants, met à découvert cette grande mise en scène d’une coalition internationale qui se proclame contre le terrorisme tout en l’alimentant, le soutenant et l’orientant militairement.

Les derniers évènements de la confrontation des forces gouvernementales syriennes et de ses alliés contre ces terroristes qui utilisent la population locale comme bouclier humain mettent en évidence ces liens étroits qui existent entre ces terroristes et Washington.

De fait, pendant que l’armée syrienne et ses alliés combattent fermement ces terroristes, Washington et la presse qui en est l’écho transforment ces combats contre ces terroristes en combats contre les civils et le peuple syrien.  Voici ce qu’écrit le journaliste- analyste, Bill Van Auken, sous le titre Le New York Times exprime la fureur de Washington sur la débâcle en Syrie.

« Les troupes syriennes, soutenues par les combattants du Hezbollah du Liban et les milices chiites d’Irak, ont réussi à envahir près de la moitié de la partie orientale d’Alep, que les « rebelles », une coalition des milices dominée par la filiale syrienne d’Al-Qaïda, le Front al-Nosra, avait tenu pendant plus de quatre ans. »

La consolidation du contrôle gouvernemental sur l’ensemble d’Alep, désormais presque universellement reconnu comme inévitable, priverait ces forces, soutenues par les Américaines de leur dernier bastion urbain, et placerait tous les principaux centres de population de la Syrie sous le contrôle du gouvernement.

Pour le Times, c’est vraiment un choc. Depuis que le président Barack Obama a déclaré en 2011 qu’« Assad doit partir », et que la CIA et le Pentagone, travaillant avec les dictatures monarchiques les plus réactionnaires au Moyen-Orient – Arabie saoudite, Qatar, Émirats arabes unis – afin de fournir des armes et de l’argent pour soutenir les mercenaires djihadistes, le Times, « le journal de référence » des États-Unis, a fonctionné comme le principal propagandiste pour un changement de régime en Syrie.

À Alep-Est, tandis que les combattants islamistes reculent, les civils-otages peuvent enfin fuir les violents combats et rejoindre des camps d’accueil… mis en place par le «régime». Cherchez l’erreur. Mais les médias meanstream, eux, persistent.

Autant les médias se portaient à la défense de ces pauvres civils, cibles perpétuelles des attaques des forces armées gouvernementales, autant leur libération et hébergement dans des milieux sécurisés par ce même gouvernement est passé sous-silence. Ce sont plutôt  ces pauvres terroristes qui les préoccupent, lesquelles  doivent laisser la place aux forces légitimes du gouvernement syrien. Tout indique qu’Assad, contrairement à ce dont les forces de la coalition internationale rêvaient, ne partira pas. Tout indique également que le peuple, enfin libéré de ces terroristes, dans cette région d’Alep, s’en réjouissent pleinement.

Le vent vient de tourner et ces terroristes qui faisaient la pluie et le beau temps dans cette partie d’Alep, se retrouvent pris au piège d’une coalition internationale de l’armée gouvernementale syrienne qui avance de pas fermes à la reprise des espaces occupées par ces terroristes. Ce qui devient une bonne nouvelle pour ceux qui souhaitent la libération de cette partie d’Alep, sous contrôle des terroristes, devient une mauvaise nouvelle pour ceux qui se présentent pour les défenseurs des populations civiles tout en soutenant ces terroristes confrontées à une défaite inévitable. Une fois que nous savons que ces terroristes sont des leurs au service de la cause visant le départ du président Bachar Al Assad, nous pouvons comprendre qu’ils souhaitent les sauver de l’extermination qui les attend.

C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre le représentant des Nations Unies, Staffan de Mistura, qui exhorte les combattants d’Al-Nosra à quitter au plus vite Alep. Il faut également comprendre dans ce même contexte les dernières propositions de Washington présentées à la Russie pour faciliter l’évacuation des terroristes d’Alep.

« «Jusqu’à maintenant, tous les pourparlers entre la Russie et les Etats-Unis sur la Syrie butaient contre l’intention des Américains de mettre en œuvre des dispositions qui auraient pu faire sortir les combattants du Front al-Cham qui contrôle les combattants dans la partie non-libérée d’Alep-est. Pourtant, les propositions faites par Kerry maintenant sont conformes aux approches des experts russes», a déclaré Sergueï Lavrov à Rome le 3 décembre après la rencontre avec son homologue américain. »

Ce n’est toutefois pas chose faite, puisqu’on annonce à l’instant même des attaques de la population civile avec des lance-roquettes de la part de la dénommée armée libre, soutenue et financée par Washington.

« L'Armée syrienne libre (ASL, opposition) a attaqué aux lance-roquettes multiples le quartier de Salah-al-Din à Alep, a annoncé dimanche le Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie. »

Vladimir Poutine, dans sa récente intervention devant les parlementaires russes a dénoncé avec force l’usage que font certains états des groupements terroristes pour atteindre leurs objectifs de changement de régime.

« La Russie s’oppose catégoriquement à l’utilisation d’organisations terroristes par des États pour atteindre leurs buts politiques, idéologiques et autres. Moscou condamne le terrorisme sous toutes ses formes et croit que l’acte terroriste ne peut être justifié par des motifs idéologiques, politiques, religieux, raciaux, ni par n’importe quels autres. »

Si Barack Obama se plaint de la désinformation, il ne peut que s’en prendre à lui-même qui l’alimente par des mensonges toujours de plus en plus gros. Il est au cœur d’un immense système fondé sur le  mensonge et qu’il entretient à travers sa présidence.


La guerre pour la vérité fait lever les boucliers de la censure qui ne cesse de se multiplier dans les médias, dans les agences gouvernementales, dans les réseaux sociaux. Tout récemment, l’Union Européenne a émis une résolution visant à limiter l’accès des réseaux à l’information russe.

Ce que nous reprochions à l’ex URSS est ce que l’Occident applique au niveau de l’information, c’est à dire la censure la plus stricte.

Oscar Fortin
Le 4 décembre 2016