mercredi 23 août 2017

VENEZUELA



LA DIPLOMATIE SUBTILE DU PAPE FRANÇOIS


Ce n’est un secret pour personne que l’État du Vatican soit contaminé par les divers services secrets de Washington. Il n’est donc pas surprenant que cet État du Vatican, sous les couverts d’un langage religieux et humaniste, serve les intérêts de ce dernier.  Le cas du Venezuela, avec son épiscopat engagé au coté d’une opposition violente, en est une expression parfaite.  Cette complicité se révèle clairement en Amérique latine où existe ce dicton voulant que sans l’Église, aucun coup d’État militaire ne serait possible. Dieu sait qu’il en eut beaucoup. Espérons que cette fois, les initiatives du pape François mettront un terme à cette complicité.

Nous connaissons de plus en plus le pape François et nous voyons mal comment il pourrait justifier et appuyer des interventions militaires  de la part de ceux-là mêmes qui sont à la base de ce capitalisme sauvage dont il s’est fait le grand dénonciateur dans son Exhortation apostolique Evangelii gaudium. Tout en étant Pape de l’Église universelle et Chef de l’État du Vatican, il est bien conscient qu’il est entouré de vautours et que son emprise sur les diverses institutions rattachées à l’une et à l’autre demeure limitée.  N’empêche, il n’est pas homme à baisser les bras. Il a, lui aussi, ses stratégies et il est bien possible qu’elles portent ses fruits.

La plus récente et la plus significative, à mon sens, est cette mission en Russie du Secrétaire d’État du Vatican. Nous savons que Pietro Parolin est un proche de Washington et de l’épiscopat vénézuélien. Nous savons également que derrière leur langage sur la nécessité de la négociation se cache cette autre nécessité sans quoi aucune négociation ne sera possible, que le gouvernement bolivarien renonce à sa révolution bolivarienne. 

Son séjour à Moscou le met en contact direct avec un des plus grands diplomates des temps que nous vivons, Serguei Lavrov ainsi qu’avec l’un des chefs d’État les plus respectés au monde, Vladimir Poutine.  Ces personnalités connaissent bien les politiques interventionnistes internationales des États-Unis dans le monde y incluant tout ce qui se passe au Venezuela. Ils savent plus que tout autres les manœuvres de manipulation et l’usage sans retenue du mensonge et de la tromperie. Il est bon de mentionner l’accueil que le pape François avait réservé au Président Poutine et la remise à ce dernier du  médaillon de l’Ange de la paix.




Le pape François, en envoyant Pietro Parolin à Moscou, savait très bien que ce dernier y recevrait une véritable leçon sur les enjeux géopolitiques des guerres et la prédominance des intérêts des plus forts.  Il savait également qu’en invitant la Russie à s’impliquer au Venezuela dans le but de favoriser un règlement négocié, que la Russie allait répondre positivement et qu’il serait difficile pour Washington et l’opposition vénézuélienne de s’y opposer.

 Si le cardinal Pietro Parolin pense que la Russie va aider les adversaires du gouvernement à tordre le bras de Maduro, il se trompe.  L’arrivée de la Russie, à la demande du Vatican et de Maduro, consolide plutôt le principe de la bonne foi comme fondement à toute négociation et le respect des lois fondamentales de l’État. À ce niveau tous les intervenants sont interpellés et mis à l’épreuve de cette bonne foi. L’invitation faite par le Vatican oblige, pour ainsi dire, l’opposition à accepter cette médiation qui devrait empêcher une intervention militaire de la part des Etats-Unis.

Cette démarche du pape François qui envoie à Moscou  le numéro deux du Vatican, très proche de l’épiscopat vénézuélien et de Washington, représente, pour moi, un coup de dé exceptionnel. Par la même occasion, ce Secrétaire d’État qui s’est déjà rendu en Ukraine, aura entendu, sur le conflit ukrainien un tout autre discours que celui martelé par Washington à ses alliés.

Je ne serais pas surpris que la démarche, toute récente, du président Maduro auprès du pape François ait été concertée avec Moscou. Il demande l’intervention du pape pour empêcher Trump d’envahir militairement le Venezuela. Le Vatican comme tous les autres États se doit de respecter et de faire respecter le principe de la non-intervention dans les affaires internes des pays souverains, à moins que le Conseil de sécurité des Nations Unies en ordonne l’exécution ou que l’État légitime en fasse la demande.


Oscar Fortin
Le 23 août 2017


dimanche 20 août 2017

LA DÉMOCRACIA EN VENEZUELA

ANL VS ANC


En diciembre 2015, la Asamblea nacional legislativa (ANL) paso de una mayoría chavista a una mayoría de la oposición al chavismo. El 30 de julio 2017, la elección de una Asamblea nacional constituyente (ANC), convocada por el presidente de Venezuela, dio la mayoría a los chavistas. Lo interesante en el análisis de estas dos elecciones es la comparación de los datos electorales en cuanto a las bases que dieron la mayoría, en 2015, a la oposición y, en 2017, al chavismo.

Se sabe, y es normal, que cada una de las partes se reclamen del pueblo como referencia a su mayoría. Al hacerlo, confirman lo importante de la democracia.

Con el propósito de ver mas de cerca esas mayorías de este pueblo que les dio la mayoría, me dediqué a analizar los datos y resultados de esas dos elecciones. Se trata de un análisis que toma en cuenta el numero de los electores llamados a las urnas, la tasa de participación de esos electores en cada una de esas dos elecciones, así que el porcentaje de la mayoría sobre el conjunto de los electores.

ASSAMBLEA NATIONALE LÉGISLATIVA DE 2015 (ANL)

1.    ELECTORADO : 19 504 106
2.    PARTICIPACION : 14 380 518 (73,76%)
3.    VOTOS VALIDOS : 13 699 230
4.    OPOSICION : 7 707 422 votos (39,61%)
5.    CHAVISMO : 5 599 025 votos  (28,71%)

fuente :


ASSAMBLEA NACIONAL CONSTITUYENTE

·      ELECTORADO : 19 805 002
·      PARTICIPACION : 8 089 329 (41.53%)
·      CHAVISMO : 8 089 329 (100%)
·      OPOSICION S’EST ABSTENUE DE VOTER



COMMENTARIOS

La Asamblea nacional legislativa ( ANL) esta bajo la dirección de una oposición cuyo poder se radica en los 39,61% (7 707 422) de los Venezolanos y Venezolanas  que votaron para ella en diciembre 2015. Por supuesto que todas sus iniciativas tienen que encuadrarse en la Ley fundamental del país, llamada la Constitución.

En cuanto a la Asamblea nacional constituyente, ella tiene su poder originario de los 41.53% (8 089 329) de los Venezolanos y Venezolanas que votaron para ella, el 30 de julio 2017.  Tiene por responsabilidad, al partir de su poder pleno potencial, devolver la paz al país, restablecer la armonía entre los poderes constitucionales del Estado y proponer, por referéndum, al pueblo un proyecto de constitución renovado y adaptado a los problemas del presente.

En referencia a la fuente de sus poderes que es el pueblo,  uno se da cuenta que la Asamblea nacional constituyente, a pesar de todos los obstáculos impuestos por la oposición para impedir la votación de los Venezolanos y Venezolanas obtuvo un porcentaje de votos superior, sea 41.53% ( 8 089 329) en comparación al porcentaje de 39,61% ( 7 707 422) que la oposición obtuvo en las elecciones de 2015, y con el cual dirige  la actual Asamblea nacional legislativa.

De parte de esta oposición que dirige la mayoría en la ANL se habla mucho del respeto a la Constitución de 1999. Se reclama de este argumento, entre otras cosas, para no reconocer la ANC. Del otro lado, al mismo tiempo que reclama el respeto a la constitución, se rehúsa acatar las decisiones del TSJ, claramente identificado, en la Constitución de 1999. como la ultima autoridad constitucional para su interpretación y su cumplimiento. Es justamente al no cumplir con las decisiones de ese poder judicial que la misma Asamblea nacional se encuentra paralizada.

CONCLUSION

Cada vez que un poder político se reclama del pueblo no tiene que olvidar a base de que pueblo esta justificando su autoridad y decisiones. A pena llegado a la ANL había decido, esta nueva mayoría, de sacar de la ANL no solo el retrato de Bolívar, sino al presidente legitimo, Nicolás Maduro, de su puesto de Presidente legitimo de Venezuela. Se daba seis meses para lograr sacarlo de allí. No sé si este proyecto fue un tema discutido con sus electores durante la campana electoral. Por muchos, las campanas electorales existen solo para ganar votos y con ellos el poder. Una vez al poder, hasta luego el pueblo.

Tenemos una ANL que tiene su base en un 39,63% del electorado venezolano y una ANC que tiene su base en un 41.53% del electorado.

En los votos esta la democracia en Venezuela.

Oscar Fortin
El 20 de agosto 2017


mercredi 16 août 2017

LA DÉMOCRATIE VÉNÉZUÉLIENNE VS LA DÉMOCRATIE ÉTASUNIENNE

Assemblée nationale constituante vs Collège des grands électeurs



Le vice-président des États-Unis, Mike Pence, en tournée dans certains pays de l’Amérique latine, dont l’Argentine, la Colombie, le Pérou, le Chili, a convoqué tous ces pays et leurs alliés du monde à faire pression par tous les moyens économiques et politiques en vue de ramener le  Venezuela sur la voie de la DÉMOCRATIE. Une alternative à l’intervention militaire directe des États-Unis au Venezuela à laquelle le président Trump a fait référence ces jours derniers.

«Il faut accentuer la pression diplomatique et économique sur le régime de Nicolas Maduro au niveau continental, mais aussi mondial… Le Venezuela connaît une tragédie de dictature. Le peuple vénézuélien souffre et meurt. Il y a beaucoup de pauvreté et aucun accès à la nourriture et aux médicaments."

Ce portrait sur le Venezuela que proclame Mike Pence est fait sur mesure pour justifier aux yeux du monde le grand mérite des États-Unis à se soucier du bien-être des peuples ainsi que de leurs droits à une démocratie qui les représente vraiment. Il n’a aucun intérêt à déclarer que depuis des années, les É.U. investissent des millions de dollars, non pas pour alimenter le peuple, mais pour mettre hors-jeu cette révolution socialiste et anti-impérialiste, amorcée par Hugo Chavez, en 1998. Washington n’a d’yeux pour le Venezuela que pour y voir les immenses réserves de pétrole et les riches mines, dont celle de l’or. Son discours sur la démocratie et la misère du peuple en fait un grand humaniste, alors que celui sur ses ambitions politiques et économiques en ferait un grand prédateur. Ses conseillers en communication lui suggèrent de parler plutôt du premier et de taire le second.

Les guerres économiques et les sanctions sont devenues, avec l’art de la désinformation, les principales armes pour renverser un régime qui n’est pas à la hauteur des attentes de l’oncle Sam. Je recommande cet excellent article sur ce que sont ces guerres économiques contre le Venezuela que vous trouverez sur le site Le grand soir. Les premières victimes de ces guerres économiques sont les populations qui vivent au quotidien leur dépendance aux biens essentiels de la vie : alimentation, médicaments, etc. Ce dont le vice-président déclare être de la responsabilité d’un régime en faillite demeure en grande partie le produit de ces guerres économiques. C’est ce qu’on a fait et continue de faire avec Cuba en maintenant l’embargo économique qui dure depuis plus de 50 ans et c’est également ce qu’on a fait avec le Chili d’Allende dans les années 1970.

QU’EN EST-IL DE LA DÉMOCRATIE DE CES DEUX PEUPLES : ÉTATS-UNIS ET VENEZUELA ?

Ces deux pays se réclament de la démocratie, de celle qui comporte, entre autres, des élections générales et la participation de plusieurs partis politiques. 


Aux États-Unis, ces élections au suffrage universel à la présidence se réalisent tous les quatre ans. Deux partis politiques s’imposent, année après année, comme alternance de choix à l’électorat étasunien. Toutefois, ce que le grand public ne sait pas toujours c’est que le dernier mot pour l’élection d’un Président appartient au Collège des grands électeurs, au nombre de 538, choisis par les deux grands partis politiques, Démocrate et Républicain, et par le Président.  Ce choix se fait sur la base de divers facteurs, dont celui du taux de population de chaque État, de celui des sénateurs et députés élus dans chacun d’eux. Le candidat élu à la présidence par le vote universel doit l’être également par le vote d’au moins 270 de ces grands électeurs. Il s’agit, pratiquement d’un filtre protecteur contre les candidats qui ne répondraient pas aux attentes des grandes élites de la Nation. Ce fut le cas, entre autres, en 2000 du candidat Al Gore,  qui avait obtenu la majorité de votes des électeurs et électrices. Il a dû laisser la place à GW. Bush pour qui le Collège des grands électeurs a accordé les 270 voix nécessaires, plus une.

Il s’agit d’une démocratie représentative que je qualifierais de néo-libérale et entièrement sous contrôle des ÉLITES qui dirigent l’État profond. Le peuple a son mot à dire, mais il n’a pas le dernier mot.

Au Venezuela, les élections présidentielles se réalisent tous les six ans. De nombreux partis politiques s’y présentent, souvent dans le cadre d’une coalition des partis d’opposition. Le candidat qui obtient la majorité de voix est celui qui assume de fait la présidence pour les six prochaines années. Seul le Conseil national électoral a autorité pour donner les résultats officiels dont les données reposent sur un système électronique et informatisé que le président Carter a déjà qualifié de meilleur au monde. Une fois, les contrôles faits, le président officiellement reconnu comme ayant reçu le plus de votes devient Président du Venezuela pour les 6 prochaines années. Ce même système est utilisé pour les élections des gouverneurs, des maires, des députés. Il n’y a pas de filtre pour éviter l’élection de candidats non désirés. En 2007, Chavez a perdu son référendum sur le changement de certains articles de la constitution et il a perdu par une mince différence d’avec les opposants à cette réforme. Il a accepté ces résultats sans mettre en doute le CNE. En 2015, l’opposition a gagné les élections législatives et le gouvernement en a respecté les résultats.

QU’EN EST-IL DONC DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE CONSTITUANTE ?


La constitution, rédigée à l’arrivée de Chavez au pouvoir, en 1999, comporte plusieurs nouveautés. D’abord, elle fut rédigée en étroite collaboration avec le peuple par une assemblée constituante la plus représentative possible de la mosaïque du peuple. Cette constitution intégra cette nouvelle appellation de démocratie participative. Le peuple devient, pour ainsi dire, la référence première pour l’ensemble des activités de l’État et il est inscrit à travers divers mécanismes pour avoir en tout temps son mot à dire. Y figure également, comme nouveauté, l’inscription des dispositions pour un référendum révocatoire de tout élu qui ne répondrait pas aux attentes du peuple. En 2004, Chavez a été soumis à un tel référendum qu’il a gagné avec 58.9% en sa faveur. En 2015, l’opposition au président Nicolas Maduro a voulu utiliser cette disposition constitutionnelle, mais elle n’est  pas parvenue à compléter les prérequis nécessaires pour y donner suite. Dans cette même constitution est prévue qu’une Assemblée nationale constituante pourra être convoquée, en tout temps,  selon les dispositions prévues aux articles 347,348 et 349 de la Constitution. C’est ce qu’a fait le président Maduro, le 1er mai 2017, dans un contexte de violence dans le pays et de non-respect des divers pouvoirs entre eux. La particularité de cette convocation se situe dans la sélection de ceux et celles qui feront partie de cette ANC.

« Une Constituante citoyenne, et non pas une Constituante des partis ni des élites, une Constituante ouvrière, communale, paysanne, une Constituante féministe, de la jeunesse, des étudiants, une Constituante indigène, mais surtout, mes frères, une Constituante profondément ouvrière, profondément communale. »


Tous les intéressés, peu importe leurs appartenances politiques, économiques et sociales, pourront soumettre leur candidature. Ils devront toutefois dans un délai de 3 à 4 semaines compléter une liste de personnes les soutenant dans leur projet de représentants (tes). Ils furent plus de 50 000 à exprimer leurs intentions de faire partie de cette ANC. Après les délais pour les signatures d’appuis, ils se retrouvèrent réduits à environ 6 000 pour occuper 545 postes. Ce choix sera fait lors d’une élection universelle, secrète et directe, à laquelle tout citoyen et citoyenne dont le statut d’électeur et d’électrice est conforme aux normes du CNE, sera en droit de voter. Seul le vote du peuple donnera consistance à cette ANC qui disposera d’un pouvoir plénipotentiaire  sur tous les autres pouvoirs. Chaque élu ne répond avant tout que pour le secteur pour lequel il a été élu. Elle sera d’une durée de 2 ans et la constitution renouvelée sera soumise par Référendum au Peuple vénézuélien.

Le 30 juillet dernier, il y a eu élection et plus de 8 089 023 millions de personnes, dans des conditions de violence et de menace de la part d’une opposition en furie, sont parvenues aux urnes pour y déposer leur vote. Dans les circonstances, le taux de participation de plus de 41% est considéré comme un grand succès. Certains analystes calculent que plus de trois autres millions n’ont pu se rendre aux urnes en raison des menaces que l’opposition violente faisait planer sur leur famille, leurs enfants, leur maison qu’elle mettrait à feu. Il importe de signaler que l’opposition avait indiqué à ses membres de ne pas aller voter.

Vue sous cet angle, la démocratie participative rejoint davantage les intérêts du peuple que ceux des élites politiques et économiques. En ce sens, elle répond également mieux à la notion de démocratie, pouvoir du peuple pour le peuple, que ce n’est le cas de la démocratie représentative dont l’intérêt prédominant est celui des élites.

Pour conclure, je dirais que lorsque les élites perdent le contrôle du processus électoral dans son ensemble et qu’ils se retrouvent sans « filtre » pour se défaire des indésirables, elles parlent alors de dictature et de totalitarisme. Ces élites n’ont pas l’habitude d’être soumises à la volonté des peuples. Elles ont plutôt l’habitude de s’imposer aux peuples.

En somme, un peuple qui s’impose à travers ses institutions dont c’est actuellement le cas avec l’Assemblée nationale constituante et la démocratie participative répond davantage à la définition de la démocratie, pouvoir du peuple pour le peuple. Dans le cas des démocraties représentatives, les peuples sont là pour voter et les élites pour contrôler la sélection des candidats ainsi que le résultat des scrutins sur lequel ils peuvent intervenir sans scrupule pour les ajuster à leurs attentes. Dans le cas des États-Unis, le Collège des grands électeurs assure ce contrôle final.

Le Vice-président des États-Unis ainsi que l’opposition oligarchique du Venezuela voudraient bien transformer la démocratie participative du peuple pour le peuple par cette démocratie représentative qui les sert si bien en tant que maître de cette dernière.


Oscar Fortin
Le 16 août 2017