mercredi 23 août 2017

LES GRANDS ENJEUX D’UNE GUERRE CONTRE LE VENEZUELA





La révolution bolivarienne, amorcée par Hugo Chavez, en 1999, se caractérise, entre autres,  par le renversement du contrôle des pouvoirs de l’État et de ses richesses, passant ces derniers des mains des élites à celles du peuple.  Cette mutation, pourtant profondément démocratique, n’a jamais été du goût de ces élites dont le grand-prêtre est toujours l’Oncle Sam.

Avec les années, le peuple vénézuélien a émergé et est devenu un véritable peuple en mesure de s’affirmer et d’assurer son propre développement. Il entraîne avec lui des façons nouvelles de répondre aux attentes et besoins de tous ceux et celles qui en font partie. Là où les gouvernements antérieurs ne trouvaient pas les ressources nécessaires pour assurer des services de santé gratuits dans tous les coins du pays et disponibles à toutes les personnes qui en avaient besoin, la révolution bolivarienne y parvint. On peut en dire tout autant pour l’éducation qui n’est plus un privilège réservé aux enfants des élites, mais à tous les enfants du peuple. À ces deux grands secteurs, on peut y ajouter celui du logement. Plus d’un million de logements ont été construits et aménagés pour des familles à faible revenu.

Le fait que le Venezuela puisse assurer ces trois services essentiels, santé-éducation-logement, à sa population devient un problème majeur pour les gouvernements de facture néo-libérale, dirigés par des élites qui n’ont pas l’habitude de chercher des solutions aux problèmes cruciaux de leurs peuples, mais de s’attarder, plutôt, à répondre aux intérêts des leurs élites. Pour ces derniers, les intérêts du peuple passent au second plan.

Une telle approche, c’est ignorer complètement  le réveil des peuples et le décloisonnement d’un monde qui n’est plus sous le contrôle d’un pouvoir et d’une pensée unique. Les grands prêtres politiques et religieux de ces pouvoirs impériaux se sentent de plus en plus menacés par l’émergence de ces peuples qui ne veulent rien de plus que d’occuper la  place qui leur revient. N’est-ce pas le sens profond de la démocratie qui donne au peuple le premier et le dernier mot sur son propre destin.

Ce n’est malheureusement pas la démocratie dont rêvent les élites. Leur démocratie est celle sur laquelle elles s’assurent d’avoir plein contrôle, du début à la fin des mises en scène des grandes campagnes électorales, en vue de canaliser l’acte par excellence, pour eux, de la démocratie, qu’est le vote.  Quant au dépouillement des votes, ces élites préfèrent s’en tenir au mode traditionnel du comptage et recomptage. Cet exercice leur permet de corriger les erreurs qui sont de nature à modifier les résultats escomptés. Les équipements de haute technologie qui réduisent au maximum les erreurs de comptage n’intéressent pas vraiment les démocraties néo-libérales. Ce sont les pays émergents qui  font appel à ces hautes technologies.  Ils en ont besoin pour contenir les fraudeurs de la démocratie néo-libérale.

De toute évidence, le Venezuela est devenu une menace pour toutes les démocraties qui donnent à leurs élites priorité d’intérêt sur celui du peuple. Le Venezuela avec sa révolution bolivarienne qui donne priorité aux intérêts du peuple sur ceux des élites devient un très mauvais exemple à donner aux peuples de l’Amérique latine. C’est sans doute en ce sens qu’il faut entendre le décret d’Obama déclarant que le Venezuela représentait une menace grave pour la sécurité nationale des États-Unis.  C’est évidemment une menace grave pour celui qui vit de la rente des peuples de l’Amérique latine.  C’est un peu comme le policier qui poursuit le voleur. Il est pour ce dernier une menace à sa sécurité.

La Révolution bolivarienne est comme un véhicule nouveau genre qui fait fureur auprès du peuple qui y retrouve fierté et dignité, santé et éducation, logements, participation dans les décisions importantes de son devenir. Le peuple a adoré son premier grand conducteur de ce véhicule, nouveau genre, en la personne de Chavez. Ce même peuple maintient ce même appui à son successeur, Nicolas Maduro. Il en a donné une preuve éclatante lors du vote portant sur l’Assemblée nationale constituante en votant massivement, le 30 juillet dernier, pour cette dernière.

Lorsqu’une voiture va trop bien et risque de mettre en faillite d’autres modèles, il faut d’une manière ou d’une autre la discréditer et faire apparaître de nombreux vices cachés dans ce véhicule, nouveau genre. Les élites, frustrées par la performance de ce nouveau véhicule, se disent pourquoi ne pas y verser de l’eau dans le réservoir d’essence pour en affecter l’énergie? Pourquoi ne pas y ajouter quelques grains de sable dans son huile à transmission pour en faire grincer les  engrenages ? À ceci s’ajoute évidemment la création de la rareté des pièces de rechange qui finissent par décourager leurs utilisateurs. Ce sont là l’expression des guerres économiques dont Washington a le secret. Le mode d’emploi repose sur les mêmes principes qui ont donné naissance à l’embargo économique contre Cuba, lequel dure depuis plus de 55 ans.

Dans un mémorandum secret remis au président Eisenhower, le 6 avril 1960, l’adjoint du sous-secrétaire d’État d’alors, Lester Mallory écrit ceci :

« La majorité des Cubains appuient Castro (…) Il n’existe pas une opposition politique effective. (…) L’unique moyen possible pour lui faire perdre l’appui interne est de provoquer la désillusion et le mécontentement en provoquant l’insatisfaction économique (...) et la pénurie. (…) Il faut mettre rapidement en pratique tous les moyens possibles pour affaiblir la vie économique (…) refusant à Cuba argent et biens de toute nature de manière à réduire les salaires et l’emploi, provoquant ainsi la faim, le découragement et la chute du gouvernement. »

Ce discours contre Castro s’applique à tous les dirigeants politiques et à tous les peuples de l’Amérique latine qui refusent de se soumettre aux dictats de Washington.

Le combat que mène présentement le peuple vénézuélien est le combat de tous les peuples de l’Amérique latine, d’Afrique et du Moyen-Orient.

Je souhaite que le pape François s’oppose fermement à toute intervention militaire des Etats-Unis au Venezuela et qu’il fasse front commun avec la Russie pour empêcher cette intervention de conquête et de domination.

http://reinformation.tv/nicolas-maduro-pape-francois-venezuela-envahir-etats-unis-vite-73778-2/

Oscar Fortin
Le 23 août 2017


VENEZUELA



LA DIPLOMATIE SUBTILE DU PAPE FRANÇOIS


Ce n’est un secret pour personne que l’État du Vatican soit contaminé par les divers services secrets de Washington. Il n’est donc pas surprenant que cet État du Vatican, sous les couverts d’un langage religieux et humaniste, serve les intérêts de ce dernier.  Le cas du Venezuela, avec son épiscopat engagé au coté d’une opposition violente, en est une expression parfaite.  Cette complicité se révèle clairement en Amérique latine où existe ce dicton voulant que sans l’Église, aucun coup d’État militaire ne serait possible. Dieu sait qu’il en eut beaucoup. Espérons que cette fois, les initiatives du pape François mettront un terme à cette complicité.

Nous connaissons de plus en plus le pape François et nous voyons mal comment il pourrait justifier et appuyer des interventions militaires  de la part de ceux-là mêmes qui sont à la base de ce capitalisme sauvage dont il s’est fait le grand dénonciateur dans son Exhortation apostolique Evangelii gaudium. Tout en étant Pape de l’Église universelle et Chef de l’État du Vatican, il est bien conscient qu’il est entouré de vautours et que son emprise sur les diverses institutions rattachées à l’une et à l’autre demeure limitée.  N’empêche, il n’est pas homme à baisser les bras. Il a, lui aussi, ses stratégies et il est bien possible qu’elles portent ses fruits.

La plus récente et la plus significative, à mon sens, est cette mission en Russie du Secrétaire d’État du Vatican. Nous savons que Pietro Parolin est un proche de Washington et de l’épiscopat vénézuélien. Nous savons également que derrière leur langage sur la nécessité de la négociation se cache cette autre nécessité sans quoi aucune négociation ne sera possible, que le gouvernement bolivarien renonce à sa révolution bolivarienne. 

Son séjour à Moscou le met en contact direct avec un des plus grands diplomates des temps que nous vivons, Serguei Lavrov ainsi qu’avec l’un des chefs d’État les plus respectés au monde, Vladimir Poutine.  Ces personnalités connaissent bien les politiques interventionnistes internationales des États-Unis dans le monde y incluant tout ce qui se passe au Venezuela. Ils savent plus que tout autres les manœuvres de manipulation et l’usage sans retenue du mensonge et de la tromperie. Il est bon de mentionner l’accueil que le pape François avait réservé au Président Poutine et la remise à ce dernier du  médaillon de l’Ange de la paix.




Le pape François, en envoyant Pietro Parolin à Moscou, savait très bien que ce dernier y recevrait une véritable leçon sur les enjeux géopolitiques des guerres et la prédominance des intérêts des plus forts.  Il savait également qu’en invitant la Russie à s’impliquer au Venezuela dans le but de favoriser un règlement négocié, que la Russie allait répondre positivement et qu’il serait difficile pour Washington et l’opposition vénézuélienne de s’y opposer.

 Si le cardinal Pietro Parolin pense que la Russie va aider les adversaires du gouvernement à tordre le bras de Maduro, il se trompe.  L’arrivée de la Russie, à la demande du Vatican et de Maduro, consolide plutôt le principe de la bonne foi comme fondement à toute négociation et le respect des lois fondamentales de l’État. À ce niveau tous les intervenants sont interpellés et mis à l’épreuve de cette bonne foi. L’invitation faite par le Vatican oblige, pour ainsi dire, l’opposition à accepter cette médiation qui devrait empêcher une intervention militaire de la part des Etats-Unis.

Cette démarche du pape François qui envoie à Moscou  le numéro deux du Vatican, très proche de l’épiscopat vénézuélien et de Washington, représente, pour moi, un coup de dé exceptionnel. Par la même occasion, ce Secrétaire d’État qui s’est déjà rendu en Ukraine, aura entendu, sur le conflit ukrainien un tout autre discours que celui martelé par Washington à ses alliés.

Je ne serais pas surpris que la démarche, toute récente, du président Maduro auprès du pape François ait été concertée avec Moscou. Il demande l’intervention du pape pour empêcher Trump d’envahir militairement le Venezuela. Le Vatican comme tous les autres États se doit de respecter et de faire respecter le principe de la non-intervention dans les affaires internes des pays souverains, à moins que le Conseil de sécurité des Nations Unies en ordonne l’exécution ou que l’État légitime en fasse la demande.


Oscar Fortin
Le 23 août 2017


dimanche 20 août 2017

LA DÉMOCRACIA EN VENEZUELA

ANL VS ANC


En diciembre 2015, la Asamblea nacional legislativa (ANL) paso de una mayoría chavista a una mayoría de la oposición al chavismo. El 30 de julio 2017, la elección de una Asamblea nacional constituyente (ANC), convocada por el presidente de Venezuela, dio la mayoría a los chavistas. Lo interesante en el análisis de estas dos elecciones es la comparación de los datos electorales en cuanto a las bases que dieron la mayoría, en 2015, a la oposición y, en 2017, al chavismo.

Se sabe, y es normal, que cada una de las partes se reclamen del pueblo como referencia a su mayoría. Al hacerlo, confirman lo importante de la democracia.

Con el propósito de ver mas de cerca esas mayorías de este pueblo que les dio la mayoría, me dediqué a analizar los datos y resultados de esas dos elecciones. Se trata de un análisis que toma en cuenta el numero de los electores llamados a las urnas, la tasa de participación de esos electores en cada una de esas dos elecciones, así que el porcentaje de la mayoría sobre el conjunto de los electores.

ASSAMBLEA NATIONALE LÉGISLATIVA DE 2015 (ANL)

1.    ELECTORADO : 19 504 106
2.    PARTICIPACION : 14 380 518 (73,76%)
3.    VOTOS VALIDOS : 13 699 230
4.    OPOSICION : 7 707 422 votos (39,61%)
5.    CHAVISMO : 5 599 025 votos  (28,71%)

fuente :


ASSAMBLEA NACIONAL CONSTITUYENTE

·      ELECTORADO : 19 805 002
·      PARTICIPACION : 8 089 329 (41.53%)
·      CHAVISMO : 8 089 329 (100%)
·      OPOSICION S’EST ABSTENUE DE VOTER



COMMENTARIOS

La Asamblea nacional legislativa ( ANL) esta bajo la dirección de una oposición cuyo poder se radica en los 39,61% (7 707 422) de los Venezolanos y Venezolanas  que votaron para ella en diciembre 2015. Por supuesto que todas sus iniciativas tienen que encuadrarse en la Ley fundamental del país, llamada la Constitución.

En cuanto a la Asamblea nacional constituyente, ella tiene su poder originario de los 41.53% (8 089 329) de los Venezolanos y Venezolanas que votaron para ella, el 30 de julio 2017.  Tiene por responsabilidad, al partir de su poder pleno potencial, devolver la paz al país, restablecer la armonía entre los poderes constitucionales del Estado y proponer, por referéndum, al pueblo un proyecto de constitución renovado y adaptado a los problemas del presente.

En referencia a la fuente de sus poderes que es el pueblo,  uno se da cuenta que la Asamblea nacional constituyente, a pesar de todos los obstáculos impuestos por la oposición para impedir la votación de los Venezolanos y Venezolanas obtuvo un porcentaje de votos superior, sea 41.53% ( 8 089 329) en comparación al porcentaje de 39,61% ( 7 707 422) que la oposición obtuvo en las elecciones de 2015, y con el cual dirige  la actual Asamblea nacional legislativa.

De parte de esta oposición que dirige la mayoría en la ANL se habla mucho del respeto a la Constitución de 1999. Se reclama de este argumento, entre otras cosas, para no reconocer la ANC. Del otro lado, al mismo tiempo que reclama el respeto a la constitución, se rehúsa acatar las decisiones del TSJ, claramente identificado, en la Constitución de 1999. como la ultima autoridad constitucional para su interpretación y su cumplimiento. Es justamente al no cumplir con las decisiones de ese poder judicial que la misma Asamblea nacional se encuentra paralizada.

CONCLUSION

Cada vez que un poder político se reclama del pueblo no tiene que olvidar a base de que pueblo esta justificando su autoridad y decisiones. A pena llegado a la ANL había decido, esta nueva mayoría, de sacar de la ANL no solo el retrato de Bolívar, sino al presidente legitimo, Nicolás Maduro, de su puesto de Presidente legitimo de Venezuela. Se daba seis meses para lograr sacarlo de allí. No sé si este proyecto fue un tema discutido con sus electores durante la campana electoral. Por muchos, las campanas electorales existen solo para ganar votos y con ellos el poder. Una vez al poder, hasta luego el pueblo.

Tenemos una ANL que tiene su base en un 39,63% del electorado venezolano y una ANC que tiene su base en un 41.53% del electorado.

En los votos esta la democracia en Venezuela.

Oscar Fortin
El 20 de agosto 2017