vendredi 23 juin 2006

LA FOI AU SERVICE DE LA POLITIQUE


(lettre ouverte à Condoleezza Rice
La secrétaire d’État états-unienne Condoleezza Rice à la convention annuelle des Baptistes du Sud
14 juin 2006, Greensboro


Madame,

Lors de la convention annuelle des Baptistes du Sud, le 14 juin dernier, vous avez pris la parole à titre officielle pour expliquer l’engagement de votre Président et de son Administration dans les destinées du monde.


« Le président Bush et moi-même partageons votre conviction que l’Amérique peut et doit être une force du Bien dans le monde. Le Président et moi croyons que les États-Unis doivent rester engagés comme leader d’événements hors de nos frontières. Nous croyons cela parce que nous sommes guidés par le même principe persistant qui donna naissance à notre propre nation : la dignité humaine n’est pas un don du gouvernement à ses citoyens, ni un don des hommes les uns aux autres ; c’est une grâce divine à toute l’humanité. »
D’abord, vous n’êtes pas sans savoir que sont nombreux les dirigeants dans le monde qui se voient comme une force du Bien. Tout récemment encore votre Président recevait une correspondance de son homologue Iranien, tout imprégné de la foi en un Dieu unique, celui-là même dont témoignent les patriarches et les prophètes qui sont à l’origine du Judaïsme, de l’Islamisme et du Christianisme. Son invitation à réfléchir sur les responsabilités qui incombent aux dirigeants qui proclament, dans l’exercice de leurs fonctions, leur foi en ce Dieu, n’a pas eu d’écho de votre part. Pourtant, lui aussi se voit comme une force du Bien. Nous pourrions en citer beaucoup d’autres qui, comme vous et comme le Président Iranien, se voient comme une force du Bien. C’est dire que la notion du Bien est relative et que seuls les gestes qui en résultent peuvent en départager le sens. À chacun de nous de voir les fruits de vie que génèrent nos actions et celles des autres. Ne pensez-vous pas qu’un sérieux examen de conscience s’impose à votre Administration ?

En second lieu, le motif que vous invoquez pour justifier l’engagement des Etats-Unis hors de ses frontières va plutôt, selon la compréhension que j’en ai, dans le sens contraire de la conclusion que vous en tirez. En effet, si la dignité humaine est une grâce divine à toute l’humanité et qu’elle ne résulte pas de l’action de quelque gouvernement que ce soit, pourquoi alors le gouvernement des Etats-Unis « doit-il rester engagé comme leader d’évènements hors de ses frontières ? » À moins évidemment que vous perceviez votre pays, à l’exemple des Églises, comme porteur et dispensateur de cette grâce divine. Vous ne seriez pas le premier pays ni le premier gouvernement à se croire investis d’une telle mission. .L’histoire de ces envoyés de Dieu, de ces illuminés, comptant plus sur la force de leurs armes que sur l’action discrète et désintéressée d’un serviteur d’humanité, n’aura retenue à ce jour que les désastres laissés sur leur passage. Peu nombreux sont ceux qui ont suivi la consigne de l’Évangile « Vas, vends tous tes biens, donnes en le profit aux pauvres puis viens et suis-moi.» Vous conviendrez avec moi que ce n’est pas tout à fait l’image que donne votre Administration et encore moins celle qui se reflète dans la politique extérieure de votre pays.

Vous poursuivez votre exposé en faisant l’éloge de la liberté dont sont bénis les citoyens étasuniens. Vous en faites un idéal pour tous les peuples au service desquels vous oeuvrez de façon tout à fait désintéressée:

« Nous nous dressons pour des idéaux qui sont plus grands que nous-mêmes et nous parcourons le monde non pour piller, mais pour protéger ; non pour asservir, mais pour libérer ; non comme les maîtres des autres, mais comme les serviteurs de la liberté. »

Ces propos qui s’inspirent de l’esprit missionnaire le plus pur ne manquent pas de grandeur d’âme et rejoignent sans équivoque les grands idéaux d’inspiration chrétienne surtout si nous y ajoutons l’idéal de la justice, si présent dans les Évangiles, mais peu dans votre intervention. Il ne fait aucun doute qu’une telle approche ne peut que générer accueil et collaboration de la grande majorité des responsables et représentants politiques du monde. S’il y a animosité ça ne peut pas venir de cet esprit de coopération et de service désintéressé auquel vous vous référez. Si tels sont vos convictions, pourquoi alors autant d’armes ? Pourquoi tous ces services de renseignement et toutes ces actions clandestines visant à déstabiliser des gouvernements en place et signataires de la charte des Nations Unies ? N’est-ce pas là une approche contre productive par rapport au respect de la dignité humaine et de la liberté des personnes et des peuples ? Servir ainsi la liberté avec les armes ne devient-il pas dans ce contexte une contradiction. ?

Je ne vous apprendrai pas que la politique internationale des Etats-Unis repose sur sa compréhension de « sa sécurité nationale » et sur celle de ses « intérêts économiques et politiques ». Personne ne peut vous en faire le reproche. Le problème vient plutôt du fait que vous placez la sécurité et les intérêts de l’humanité toute entière à l’intérieur de la « sécurité nationale » et des « intérêts » de votre pays et non l’inverse. Ce qui est bon pour vous l’est pour tous les pays et ce qui est mauvais pour vous l’est pour tous les pays. Si encore vous vous préoccupiez pour que tous les pays aient autant de pouvoirs que vous en avez, autant d’indépendance et de souveraineté que vous en affirmez, autant de richesse et de bien-être que vous en consommez et autant de liberté que vous vous accordez, la perception de vos intérêts et de ceux du reste du monde pourrait devenir complètement différente. Mais, il ne semble pas que ce soit le cas. Ce que l’un prend en trop, l’autre l’a en moins. Dans ce jeu, le plus fort en arrive à considérer son « surplus » comme un droit et le plus faible son « manque » comme un destin. C’est le jeu du plus fort et du plus faible.

Par exemple, le blocus contre Cuba que votre Administration a durci et que plus de 97% des membres de l’Assemblée générales des Nations Unies ont condamné sans équivoque en novembre dernier n’a eu aucun effet sur votre politique que vous dites respectueuse des autres. N’en va-t-il pas de même avec le Venezuela de Chavez, pourtant démocratique et croyant, que votre Administration n’a de cesse de harceler de mille et une manières ? De nombreux exemples d’interventions et de pressions sont racontés dans des ouvrages qui reflètent tous sans ambiguïté la mentalité des administrations étasuniennes qui se considèrent, non pas, comme vous dites, le serviteur désintéressé et dévoué, mais le « maître» et le «leader » de la direction du monde au service de ses intérêts et de sa sécurité nationale. Les intérêts et la sécurité nationale des autres pays devront passer après.

Si les principes que vous énoncez sont une fenêtre ouverte sur l’humain et sur les solidarités qui peuvent en assurer le développement, les politiques que vous mettez en pratique vont tout à fait dans le sens contraire. Elles reposent sur le chantage, le mensonge, la manipulation des medias, la torture, l’irrespect du droit international. Que pensez-vous de ces contradictions au cœur de l’Administration Bush à laquelle vous participez ?

Je ne pense pas que Jésus-Christ ait beaucoup d’affinités avec vos politiques et votre manière de servir la justice, la paix, la vérité, la transparence et le respect. Les idéaux dont vous vous enveloppez n’arrivent vraiment pas à dissimuler ceux qui sont au cœur de vos actions.

Oscar Fortin,
22 juin 2006



http://alterinfo.net/index.php?action=article&id_article=396810

voir également une lettre « de Jésus-Christ à Georges W. Bush

http://humanisme.over-blog.com/article-139102.html

jeudi 22 juin 2006

LORSQUE LE MENSONGE DEVIENT INSPIRATION DIVINE

(lettre ouverte à Condoleezza Rice)
La secrétaire d’État états-unienne Condoleezza Rice à la convention annuelle des Baptistes du Sud
14 juin 2006, Greensboro


Madame,

Lors de la convention annuelle des Baptistes du Sud, le 14 juin dernier, vous avez pris la parole à titre officielle pour expliquer l’engagement de votre Président et de son Administration dans les destinées du monde.


« Le président Bush et moi-même partageons votre conviction que l’Amérique peut et doit être une force du Bien dans le monde. Le Président et moi croyons que les États-Unis doivent rester engagés comme leader d’événements hors de nos frontières. Nous croyons cela parce que nous sommes guidés par le même principe persistant qui donna naissance à notre propre nation : la dignité humaine n’est pas un don du gouvernement à ses citoyens, ni un don des hommes les uns aux autres ; c’est une grâce divine à toute l’humanité. »

D’abord, vous n’êtes pas sans savoir que sont nombreux les dirigeants dans le monde qui se voient comme une force du Bien. Tout récemment encore votre Président recevait une correspondance de son homologue Iranien, tout imprégné de la foi en un Dieu unique, celui-là même dont témoignent les patriarches et les prophètes qui sont à l’origine du Judaïsme, de l’Islamisme et du Christianisme. Son invitation à réfléchir sur les responsabilités qui incombent aux dirigeants qui proclament, dans l’exercice de leurs fonctions, leur foi en ce Dieu, n’a pas eu d’écho de votre part. Pourtant, lui aussi se voit comme une force du Bien. Nous pourrions en citer beaucoup d’autres qui, comme vous et comme le Président Iranien, se voient comme une force du Bien. C’est dire que la notion du Bien est relative et que seuls les gestes qui en résultent peuvent en départager le sens. À chacun de nous de voir les fruits de vie que génèrent nos actions et celles des autres. Ne pensez-vous pas qu’un sérieux examen de conscience s’impose à votre Administration ?

En second lieu, le motif que vous invoquez pour justifier l’engagement des Etats-Unis hors de ses frontières va plutôt, selon la compréhension que j’en ai, dans le sens contraire de la conclusion que vous en tirez. En effet, si la dignité humaine est une grâce divine à toute l’humanité et qu’elle ne résulte pas de l’action de quelque gouvernement que ce soit, pourquoi alors le gouvernement des Etats-Unis « doit-il rester engagé comme leader d’évènements hors de ses frontières ? » À moins évidemment que vous perceviez votre pays, à l’exemple des Églises, comme porteur et dispensateur de cette grâce divine. Vous ne seriez pas le premier pays ni le premier gouvernement à se croire investis d’une telle mission. .L’histoire de ces envoyés de Dieu, de ces illuminés, comptant plus sur la force de leurs armes que sur l’action discrète et désintéressée d’un serviteur d’humanité, n’aura retenue à ce jour que les désastres laissés sur leur passage. Peu nombreux sont ceux qui ont suivi la consigne de l’Évangile « Vas, vends tous tes biens, donnes en le profit aux pauvres puis viens et suis-moi.» Vous conviendrez avec moi que ce n’est pas tout à fait l’image que donne votre Administration et encore moins celle qui se reflète dans la politique extérieure de votre pays.

Vous poursuivez votre exposé en faisant l’éloge de la liberté dont sont bénis les citoyens étasuniens. Vous en faites un idéal pour tous les peuples au service desquels vous oeuvrez de façon tout à fait désintéressée:

« Nous nous dressons pour des idéaux qui sont plus grands que nous-mêmes et nous parcourons le monde non pour piller, mais pour protéger ; non pour asservir, mais pour libérer ; non comme les maîtres des autres, mais comme les serviteurs de la liberté. »

Ces propos qui s’inspirent de l’esprit missionnaire le plus pur ne manquent pas de grandeur d’âme et rejoignent sans équivoque les grands idéaux d’inspiration chrétienne surtout si nous y ajoutons l’idéal de la justice, si présent dans les Évangiles, mais peu dans votre intervention. Il ne fait aucun doute qu’une telle approche ne peut que générer accueil et collaboration de la grande majorité des responsables et représentants politiques du monde. S’il y a animosité ça ne peut pas venir de cet esprit de coopération et de service désintéressé auquel vous vous référez. Si tels sont vos convictions, pourquoi alors autant d’armes ? Pourquoi tous ces services de renseignement et toutes ces actions clandestines visant à déstabiliser des gouvernements en place et signataires de la charte des Nations Unies ? N’est-ce pas là une approche contre productive par rapport au respect de la dignité humaine et de la liberté des personnes et des peuples ? Servir ainsi la liberté avec les armes ne devient-il pas dans ce contexte une contradiction. ?

Je ne vous apprendrai pas que la politique internationale des Etats-Unis repose sur sa compréhension de « sa sécurité nationale » et sur celle de ses « intérêts économiques et politiques ». Personne ne peut vous en faire le reproche. Le problème vient plutôt du fait que vous placez la sécurité et les intérêts de l’humanité toute entière à l’intérieur de la « sécurité nationale » et des « intérêts » de votre pays et non l’inverse. Ce qui est bon pour vous l’est pour tous les pays et ce qui est mauvais pour vous l’est pour tous les pays. Si encore vous vous préoccupiez pour que tous les pays aient autant de pouvoirs que vous en avez, autant d’indépendance et de souveraineté que vous en affirmez, autant de richesse et de bien-être que vous en consommez et autant de liberté que vous vous accordez, la perception de vos intérêts et de ceux du reste du monde pourrait devenir complètement différente. Mais, il ne semble pas que ce soit le cas. Ce que l’un prend en trop, l’autre l’a en moins. Dans ce jeu, le plus fort en arrive à considérer son « surplus » comme un droit et le plus faible son « manque » comme un destin. C’est le jeu du plus fort et du plus faible.

Par exemple, le blocus contre Cuba que votre Administration a durci et que plus de 97% des membres de l’Assemblée générales des Nations Unies ont condamné sans équivoque en novembre dernier n’a eu aucun effet sur votre politique que vous dites respectueuse des autres. N’en va-t-il pas de même avec le Venezuela de Chavez, pourtant démocratique et croyant, que votre Administration n’a de cesse de harceler de mille et une manières ? De nombreux exemples d’interventions et de pressions sont racontés dans des ouvrages qui reflètent tous sans ambiguïté la mentalité des administrations étasuniennes qui se considèrent, non pas, comme vous dites, le serviteur désintéressé et dévoué, mais le « maître» et le «leader » de la direction du monde au service de ses intérêts et de sa sécurité nationale. Les intérêts et la sécurité nationale des autres pays devront passer après.

Si les principes que vous énoncez sont une fenêtre ouverte sur l’humain et sur les solidarités qui peuvent en assurer le développement, les politiques que vous mettez en pratique vont tout à fait dans le sens contraire. Elles reposent sur le chantage, le mensonge, la manipulation des medias, la torture, l’irrespect du droit international. Que pensez-vous de ces contradictions au cœur de l’Administration Bush à laquelle vous participez ?

Je ne pense pas que Jésus-Christ ait beaucoup d’affinités avec vos politiques et votre manière de servir la justice, la paix, la vérité, la transparence et le respect. Les idéaux dont vous vous enveloppez n’arrivent vraiment pas à dissimuler ceux qui sont au cœur de vos actions.

Oscar Fortin,
22 juin 2006



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voir également une lettre « de Jésus-Christ à Georges W. Bush

http://humanisme.over-blog.com/article-139102.html

ÉCLIPSE DE DIEU

Au moment où M. Harper, Premier ministre du Canada, annonçait qu’il y aurait un nouveau vote au Parlement canadien sur la définition du mariage réservé aux personnes de sexe différent, que M. Bush, Président des Etats-Unis, lançait une campagne pour en faire un point inscrit dans la Constitution des Etats-Unis, Benoît XVI, emboîtant le pas, qualifiait le mariage entre personnes de même sexe d’éclipse de Dieu. À ma connaissance, c’est la première fois que cette image, pleine de symbolisme, est utilisée pour identifier ce qui s’interpose entre le regard de l’homme et la manifestation de Dieu. Elle frappe l’imagination et dit toute l’importance qu’accorde le Vatican à cette question du mariage pour les personnes de même sexe. Mais cette même question ne devient-elle pas elle-même un obstacle empêchant de voir d’autres questions toutes aussi sinon plus importantes ?

ÉCLIPSE DE L’HOMME

En effet, je ne crois pas que pareille expression ait été utilisé déjà pour qualifier les guerres d’invasion ou d’occupation, les injustices sous toutes leurs formes, les systèmes politiques économiques qui favorisent l’exclusion sociale, l’usage subtil du mensonge et des medias pour tromper l’opinion publique ou encore la pauvreté et les maladies créées par l’homme. Je ne crois pas non plus qu’elle ait été utilisée pour qualifier ces travers institutionnels et personnels que sont le pharisaïsme, le fanatisme, le goût des grandeurs et le mépris des humbles que Jésus dénonce au chapitre 23 de l’Évangile de Mathieu. Nous pourrions allonger cette liste en parlant de la luxure sous toutes ses formes : de celle des clubs d’échangistes, des amants de la bonne chair, des abuseurs sexuels, des sectes aux orgies multiples. Nous pourrions également ajouter l’ambition du pouvoir de domination et la vanité des privilèges et des apparats. Autant de travers qui sont autant d’éclipses de Dieu que de l’homme, image de Dieu.

Pour revenir à la question du mariage pour les personnes de même sexe, il m’apparaît important de bien dissocier ces personnes de l’exhibitionnisme sous toutes ses formes, comme nous le faisons naturellement pour les personnes de sexe différent. Ce sont là deux questions complètement distinctes : l’amour de deux personnes et l’exhibitionnisme ou les orgies sexuelles. Ces dernières rejoignent tout autant les bisexuels que les homosexuels et nous devrions être tous en mesure de dissocier les deux. Que l’exhibitionnisme et les orgies sexuelles soient qualifiés d’éclipse de Dieu, j’en suis, mais que l’amour entre deux personnes le soit, je m’en dissocie.

ÉCLIPSE DE LA FOI

Se pourrait-il que notre obsession de la Loi éclipse le don de la Foi ? Me vient à l’esprit cette discussion de Paul qui nous est rapportée dans l’Épître aux Galates. Ces derniers, convaincus qu’ils sont justifiés devant Dieu par la pratique de la loi, celle établit par le Sanhédrin et les Grands Prêtres, se défendent bien d’en déroger, même lorsqu’ils se trouvent avec des gens dont les coutumes sont différentes. Paul leur rappelle que leur justification devant Dieu ne leur vient pas de leur fidélité à la loi et de leurs bonnes œuvres mais de la Foi en Jésus.
Ch. 3…
1.
O Galates sans intelligence, qui vous a ensorcelés ? A vos yeux pourtant ont été dépeints les traits de Jésus Christ en croix.
2.
Je ne veux savoir de vous qu'une chose : est-ce pour avoir pratiqué la Loi que vous avez reçu l'Esprit, ou pour avoir cru à la prédication ?
5.
Celui donc qui vous prodigue l'Esprit et opère parmi vous des miracles, le fait-il parce que vous pratiquez la Loi ou parce que vous croyez à la prédication ?
6.
Ainsi Abraham crut-il en Dieu, et ce lui fut compté comme justice.
7.
Comprenez-le donc : ceux qui se réclament de la foi, ce sont eux les fils d'Abraham.
8.
Et l'Écriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, annonça d'avance à Abraham cette bonne nouvelle : En toi seront bénies toutes les nations.
9.
Si bien que ceux qui se réclament de la foi sont bénis avec Abraham le croyant.
13.
Le Christ nous a rachetés de cette malédiction de la Loi, devenu lui-même malédiction pour nous, car il est écrit : Maudit quiconque pend au gibet, afin qu'aux païens passe dans le Christ Jésus la bénédiction d'Abraham et que par la foi nous recevions l'Esprit de la promesse


L’essentiel de ce message de Paul est de rappeler que personne ne peut se réclamer de l’accomplissement parfait de la Loi et que par le fait même personne ne peut se réclamer de la justification devant Dieu pour avoir accompli parfaitement la Loi. Tous, nous sommes pécheurs et notre justification devant Dieu nous la devons à la Foi qui nous vient de l’Esprit de la promesse. De quoi nous inviter à analyser les choses non plus à travers la lorgnette de la Loi mais de celle de la Foi. Elle nous fait prendre conscience que nous sommes tous des pécheurs et que l’indulgence et l’ouverture que nous bénéficions par la foi nous rendent indulgents et ouverts aux autres. La Loi n’est-elle pas redevenue une éclipse à la Foi ?

Sur la question du mariage entre deux personnes du même sexe vous pouvez vous référer à mes autres articles disponibles sur mon site Internet :

http://humanisme.over-blog.com/ ou encore http://humanisme.blogspot.com/

Oscar Fortin
11 juin, 2006

dimanche 4 juin 2006

LES TERRORISTES: QUE SONT-ILS ET QUI CROIRE ?


Au Canada, ce 4 juin 2006, les journaux et les agences de nouvelles font état avec détails d’un coup de filet réalisé par les services canadiens de sécurité contre une cellule terroriste en préparation d’attaques terroristes. Quinze personnes, dont des mineurs, ont été arrêtées et tout un arsenal servant à fabriquer des explosifs a été saisi. De quoi réjouir les autorités canadiennes qui peuvent compter sur des services anti-terroristes compétents et prendre prétexte de l’évènement pour rappeler aux canadiens que la menace terroriste est là à nos portes et que la guerre contre cette dernière doit être de tous les instants.

MAIS QUI CROIRE ? EST-CE VRAIMENT UNE CELLULE TERRORISTE LIÉE À AL QUAIDA OU EST-CE UN COUP MONTÉ PAR NOS VOISINS DU SUD EN COLLABORATION AVEC LES SERVICES SECRETS CANADIENS EN VUE D’AMENER L’OPINION PUBLIQUE CANADIENNE À APPUYER AVEC PLUS DE CONVICTION LES ENGAGEMENTS MILITAIRES DU GOUVERNEMENT ET LES BUDGETS QUI VONT AVEC CES DERNIERS ? CE NE SERAIT PAS LA PREMIÈRE FOIS…

QUELQUES EXEMPLES

LE 11 SEPTEMBRE

Nous avons tous été bouleversés par les évènements du 11 septembre, non seulement de celui de 1973 qui a renversé le gouvernement démocratique de Salvador Allende, mais aussi de celui de 2001 qui a mis en pièce les Tours jumelles, faisant dans les deux cas des milliers de morts.

Dans le premier cas les agences de presse ont fait comprendre au monde que le chaos provoqué par le gouvernement socialiste exigeait une intervention musclée de l’armée chilienne pour mettre un terme aux aventures communistes et aux attaques répétées contre les libertés individuelles. Ce ne sera que plus tard que nous découvrirons que les apôtres de la vertu étaient les mêmes qui avaient alimenté les désordres sociaux, provoqué la rareté des produits alimentaires, susciter les grèves des camionneurs… Pour un moment, l’opinion publique mondiale a été prise en otage par les versions officielles des agences de presse et des portes parole officielle des gouvernements. Pinochet et les siens auront été, le temps d’une illusion bien réussie, les grands héros des libertés retrouvées et les défenseurs des grandes valeurs de l’Occident chrétien.

Dans le second cas, celui des Tours jumelles, la version officielle nous orienta aussitôt vers les islamistes et de façon plus précise vers Al Quaida et Ben Laden. Quoi de plus normal, dans pareilles circonstances, que de se lancer à leur poursuite d’abord en Afghanistan puis par la suite partout où le terrorisme peut se terrer. Nous connaissons la suite : l’intervention en Irak, le renforcement d’une coalition plus offensive en Afghanistan et la mise en place de systèmes de contrôle des personnes comme rarement vu auparavant. Mais voilà que cette version officielle commence à soulever bien des questions aux observateurs attentifs qui demeurent toujours sans réponse. Les références qui suivent relèvent nombre de ces interrogations.

Il y a ces vidéos réalisées suite aux attentats qui laissent croire que de telles attaques n’ont pu se réaliser sans l’aide d’intervenants internes aux administrations et agences gouvernementales étasuniennes. On peut visionner ces derniers à l’adresse internent qui suit. De quoi faire naître le doute et pas à peu près.

http://alterinfo.net/index.php?action=article&id_article=195336 (vidéos sur le 11 septembre 2001)

TÉMOIGNAGE DE ANDRAS VON BULOW

Il y a également cette entrevue d’Andreas von Bülow, avocat à Bonn. Il a été secrétaire d'Etat à la Défense et ministre de la Recherche scientifique dans le cabinet Helmut Schmidt dans les années 1970-80, en outre député SPD au Bundestag durant 25 ans. Dans son livre La CIA et le 11 septembre, von Bülow développe de manière très détaillée les idées exprimées dans son entrevue et analyse la manipulation des groupuscules islamistes par les services secrets américains.

« On a pris prétexte de ces horribles attentats pour soumettre les démocraties occidentales à un lavage de cerveau. L'anticommunisme ne fonctionne plus pour désigner l'ennemi, on s'en prend maintenant aux peuples de confession musulmane. On les accuse d'être à l'origine des attentats-suicides. »

« Mais pour comprendre les méthodes de la CIA, il faut réaliser que sa tâche principale consiste à mener des opérations clandestines. Sans recourir à la guerre, mais en se plaçant en dehors du droit international, elle fait pression sur les états étrangers, en organisant par exemple des soulèvements ou des attentats terroristes, en général combinés à du trafic de drogue ou d'armes ou à du blanchiment d'argent. Au fond, c'est relativement simple: on arme des gens prêts à la violence. Mais comme il ne faut en aucun cas que l'opinion sache qu'un service secret tire les ficelles, on s'applique à effacer les traces, ce qui nécessite des efforts considérables. J'ai l'impression que les services secrets impliqués passent 90 % de leur temps à construire de fausses pistes. Et lorsque quelqu'un met en cause les services secrets, on peut parler à son propos de paranoïa ou de phobie de la conspiration. La vérité éclate souvent avec des décennies de retard. Allan Dulles, qui était chef de la CIA, a dit un jour: "S'il le faut, je mens même devant le Congrès..."

Q-Le journaliste américain Seymour Hersh a écrit dans le New Yorker que des membres de le CIA et du gouvernement considéraient que certaines des pistes pouvaient très bien être de fausses pistes destinées à embrouiller les faits. A votre avis, qui pourrait être responsable d'une chose pareille ? Je 'en sais rien - comment le saurais-je ?... J'essaie simplement de faire preuve de bon sens et je constate que les terroristes ont été aussi imprudents qu'il est possible de l'être. Et bien que musulmans intégristes, ils sont allés se soûler et s'amuser dans un boîte de strip-tease. Q-Ça s'est déjà vu...Peut-être... En tant qu'individu isolé, je ne peux rien prouver, cela dépasse de loin mes possibilités. Mais j'ai vraiment beaucoup de mal à imaginer qu'un homme, au fond de sa caverne, puisse être à l'origine de ce mauvais coup.Q-Vous reconnaissez que vous êtes bien seul avec votre critique. Jadis, vous faisiez partie de l'establishment politique; aujourd'hui, vous faites figure de marginal.C'est parfois problématique, mais on s'y habitue. D'ailleurs, je connais quantité de gens, y compris des gens très influents, qui me donnent raison à voix basse.Q-Avez-vous encore des contacts avec vos anciens collègues du SPD, comme Egon Bahr ou l'ancien chancelier Helmut Schmidt ?Pas vraiment. J'avais l'intention d'assister au dernier congrès du SPD, mais je suis tombé malade. Q-Vos prises de position actuelles seraient-elles calquées sur l'antiaméricanisme classique ?C'est absurde. Ce que je dis n'a rien d'antiaméricain. Je suis un grand admirateur de cette société de liberté que sont les USA, je l'ai toujours été. J'ai fait mes études aux Etats-Unis.Q-Comment vous est venue l'idée d'associer les services secrets américains aux attentats ?Vous vous souvenez du premier attentat contre le World Trade Center, en 1993 ?",1]

Pour l’entrevue complète voir :

http://membres.lycos.fr/wotraceafg/buelow.htm

TÉMOIGNAGE DE LYNDON LaROUCHE

Il faut également relever l’intervention récente de l'économiste américain et ancien candidat à l'investiture démocrate, Lyndon LaRouche. Dans un article récent, il dit craindre que l'administration américaine, menée par le vice-président Dick Cheney, soit si désespérée qu'elle n'en vienne à envisager sérieusement une frappe militaire préventive contre l'Iran d'ici début juillet. Cette mise en garde est basée sur une série de rapports provenant de sources généralement bien informées dans les milieux militaires et de sécurité, aux Etats-Unis comme en Europe. Celles-ci voient en effet converger une série d'éléments inquiétants. Plus que tout, cette intervention met en évidence la façon de procéder pour créer les conditions qui favorisent aux yeux de l’opinion publique mondiale une intervention.

« Je le dis brutalement, conclut LaRouche, aujourd'hui, le danger le plus grave pour le monde vient de l'Internationale synarchiste, des Schultz, Cheney et Rohatyn. Ils ont besoin d'un évènement du type incendie du Reichstag ou d'un nouveau 11 septembre capable de fournir l'impact psychologique leur permettant de déclencher l'attaque déjà planifiée contre l'Iran. La seule façon de prévenir une telle folie est de mettre leurs plans sous les projecteurs de l'opinion publique avant que l'irréparable ne se produise. C'est pourquoi j'en parle aujourd'hui. »

Son entrevue peut être lue dans son intégralité à l’adresse Internet qui suit :

http://alterinfo.net/index.php?action=article&id_article=379340

LE TÉMOIGNAGE DU JOURNALISTE ROBERT FISK

Dans un article récent, il raconte comment des « américains inconnus » essaient de provoquer une guerre civile en Irak, permettant aux forces d’occupation d’y justifier leur présence. À l’adresse qui suit le lecteur pourra constater par lui-même.

http://www.stopusa.be/scripts/texte.php?section=BDBH&langue=1&id=24563

LES MEDIAS UTILISÉS PAR CERTAINES GRANDES CORPORATIONS

D’autres illustrations de la manipulation de l’opinion publique par l’intervention de grandes entreprises sont décrites dans un article récent disponible à l’adresse suivante :

http://www.voltairenet.org/article139618.html

On y relève, entre autres, la publication par la revue Forbes d’une information à l’effet que Fidel Castro serait un des dix hommes les plus riches du monde. Information reprise aussitôt par nos plus grands et prestigieux medias de communication. Or cette information s’est avérée complètement fausse et leurs auteurs ont été mis au défi de trouver un seul dollar $ de l’intimé et advenant le cas ce dernier s’engage à donner sur le champ sa démission comme chef d’État. D’autres initiatives visent l’actuel Président de l’Iran que l’on fait passer pour le diable en personne.

QUE CONCLURE ?

L’opinion publique mondiale est captive de ceux qui ont le pouvoir de faire et défaire le vrai et le faux, le bon et le mauvais, le beau et le laid, le diable et le bon Dieu. Nous ne pouvons plus nous fier entièrement à nos messagers. La présence de monopoles n’est pas de nature à favoriser la diversité des sources d’information pas plus que d’en assurer la diffusion. Les intérêts des divers intervenants sont multiples et pour se gagner l’opinion publique tous les moyens semblent bons.

Nous n’avons d’autres choix que d’être vigilants et de regarder de plus près les intérêts de ceux qui créent la nouvelle. Autrement nous deviendrons vite les complices de ces magiciens et sorciers, peu importe d’où qu’ils viennent, qui trompent, massacrent et tuent pour mieux posséder et dominer tout en se faisant passer pour les gardiens des grandes valeurs de l’humanité. C’est sans doute à ces derniers que s’adresse ce verset de l’Apocalypse
:

« Dehors les chiens, les sorciers (les magiciens), les impurs, les assassins, les idolâtres et tous ceux qui se plaisent à faire le mal ! » (Apoc. 22, 15)


Oscar Fortin
4 juin, 2006