samedi 10 août 2019

LETTRE OUVERTE AU PAPE FRANÇOIS

UN PEUPLE SOUMIS AU POUVOIR D'UN EMPIRE




Pape François, 

Je me dirige à vous en des termes très simples de manière à nous retrouver comme sur un même terrain de vie. Je suis bien conscient que les hautes fonctions que sont les vôtres vous placent bien au-dessus de ce que je suis  comme simple citoyen de notre monde. Je n’ai ni titre ni pouvoir particulier, faisant de moi un personnage d’institution qui rayonnerait un peu partout à travers le monde. Ma seule force et crédibilité reposent sur ma conscience, mes connaissances et analyses, portant sur des questions qui m’interpellent profondément.

Au nombre de celles-ci, il y a Jésus de Nazareth et l’Humanité au service de laquelle il s’est livré pour qu’elle retrouve le visage humain à la ressemblance de Dieu. Il y a également l’Église qui se fait représentante de ce Jésus de Nazareth avec cette même mission au service d’une Humanité à transformer en une grande famille humaine aux multiples identités qui en expriment toute la richesse et la beauté.  Dans ce monde en marche se retrouve la bonne foi, la solidarité, la fraternité, l’amour de la vérité et de la justice. La compassion et la miséricorde en font également partie.

Je m’intéresse beaucoup au monde politique, aux institutions qui s’y inscrivent, aux divers groupes d’intérêt qui tournent autour de ces institutions et des personnages qui en ont le contrôle. Comme chef d’État du Vatican, vous n’êtes pas sans en savoir quelque chose.  Il s’agit d’un pouvoir fort envié par les États et gouvernements du monde. Ils sont bien conscients de l’influence directe et indirecte qu’ont ces milliers de personnages (Pape, cardinaux, évêques, nonces apostoliques, prêtres et religieux) qui se retrouvent partout dans le monde et dans tous les milieux de vie. Nous avons un très bel exemple de ce pouvoir en Amérique latine et les Caraïbes où le Vatican, avec ses représentant, joue un rôle important. Vous connaissez sans doute le dicton qui confirme le fait qu’aucun coup d’État militaire ne saurait se réaliser en Amérique latine sans l’accord de l’État du Vatican. 

L’idée de cette lettre m’est venue après avoir pris connaissance de votre déclaration,  en Italie,  le 9 août 2019, dans laquelle vous dites que la souveraineté est source de nombreuses guerres sans toutefois faire allusion, en aucun moment, aux ambitions de l’Empire, jamais saturé de conquêtes et de prises de contrôle des États. Les médias nous en ont transmis une partie.

« "Le pape François a critiqué la" souveraineté "pour avoir mené" à des guerres "et estimé que le populisme ne reflétait pas la" culture populaire ", dans une interview publiée vendredi dans le journal La Stampa au milieu de la crise politique déclenchée en Italie par le ultra-droite Matteo Salvini." Traduction Google »

Cette absence de référence, de votre part,  aux nombreuses interventions de cet empire, surtout en ce moment, où le monde entier est invité à s’élever contre le blocus total qu’il impose au peuple du Venezuela, m’a laissé avec un frisson de stupeur. En effet, je n’arrive toujours pas à comprendre comment le représentant de Jésus de Nazareth sur terre pouvait s’abstenir de relever et de condamner, avec force, ces actes criminels de l’empire qui vont à l’encontre du droit international et qui, plus est, s’attaquent directement aux droits  humains. Il ne s’agit pas d’un silence d’un jour, mais d’un silence qui perdure, il faut le dire, depuis les tous débuts de cette guerre.  

Vous conviendrez avec moi que ce qui se passe au Venezuela  n’est d’aucune manière une guerre générée par la souveraineté de l’État vénézuélien, mais bel et bien par les prétentions et les ambitions de l’Empire  d ‘en faire son vassal et d’en contrôler les richesses. Dans ce cas précis, la souveraineté du peuple vénézuélien constitue, plutôt, une grande valeur en qui tout un peuple se reconnaît et reconnaît ses droits sur son État et ses biens.  

L’observation des évènements qui se déroulent sous nos yeux nous révèle que la souveraineté et l’indépendance des peuples sont considérées, par l'Empire, comme ses pires ennemis. Il se doit de les respecter dans leur souveraineté et de leur être soumis dans leurs droits. Ses intérêts, comme empire, le conduit inévitablement à vouloir détruire ces souverainetés et leur indépendance.  Curieusement, vos propos semblent aller dans ce sens : un empire pour dominer le monde et y régner en maitres. 

Avec tout mon respect, je ne crois pas que ce soit le choix de ce Jésus de Nazareth. Ses interventions auprès des grands prêtres, des pharisiens, des docteurs de la Loi vont plutôt dans le sens de revenir à la bonne foi du peuple et au dépouillement nécessaire pour en faire partie. 

Je sais que vos tâches sont multiples et que vous ne pouvez pas être partout à la fois. Il y a toutefois des évènements qui ne peuvent vous échapper comme c'est le cas avec ces interventions criminelles et illégales de cet empire que nous connaissons tous et toutes.

On dit, qu'en 2014, vous et Obama auriez signé un pacte de coopération un peu comme celui signé, en 1982, par le pape Jean-Paul II avec Reagan. Je pense que si c'était le cas, il faudrait se poser la question sur le caractère de la catholicité de l'Église. Ce serait également important que le peuple des croyants en soit informé de manière à ne laisser place à de fausses interprétations.

À vous de prier pour moi et moi pour vous. De quoi laisser de l'espace à l'Esprit Saint.


Oscar Fortin

Le 10 août 2010 Jour de protestation contre le blocus impérial contre le peuple vénézuélien.

samedi 3 août 2019

LE PAPE FRANÇOIS VERSUS LA MAFIA IMPÉRIALE





Avant tout, je me dois de préciser ce que j’entends par « MAFIA IMPÉRIALE ». Il s’agit d’un État fort puissant qui se caractérise par le fait de se considérer au-dessus des lois internationales et d’avoir la liberté d’intervenirlà où il veut et de la manière qu’il veut. Cet État « parrain »  a le pouvoir de corrompre juges, chefs d’État, représentants d’Église, etc. En somme, il a toutes les caractéristiques qu’on attribue aux mafias du crime organisé.

En ce qui a trait au pape François, il est le chef de l’Église catholique et de l’État du Vatican. Il dispose d’un immense pouvoir religieux et politique.  Son pouvoir religieux le lie au message évangélique de Jésus, mais aussi aux doctrines que l’Église s’est données tout au long des siècles. Officiellement, il est reconnu comme le représentant de Jésus sur terre et le répondant des volontés divines. Il navigue entre le monde des croyances religieuses et celui des pouvoirs politiques. Il peut influencer l’un et l’autre dans diverses directions. Sa nomination comme successeur de Pierre fut, pour plusieurs, source de grande espérance alors que pour d’autres, source, de grande déception, pour des motifs fort divers selon les groupes.

LES PREMIERS GRANDS ACQUIS DU PAPE FRANÇOIS

On ne peut passer sous silence l’arrivée d’un pape, sans prétention ostentatoire,  de communication facile  et d’un rappel constant à la simplicité et au service des humbles de la terre. À ceci s’est ajoutée une première Exhortation apostolique Evangelii gaudium, véritable procès du capitalisme sauvagequi divise et détruit des peuples au profit d’une petite minorité qui en a le plein contrôle.  La proclamation de cette Exhortation apostolique a fait dire au président de Bolivie, Evo Morales, « enfin je puis dire que nous avons un pape. Il en fut de même pour le président Raoul Castro, qui s’est exclamé : si tel est la pensée de l’Église, je vais y retourner.

Malheureusement, cet enthousiasme  n’a pas duré. Cette Exhortation apostolique a vite pris le chemin de la filière 13, comme on dit, dans les milieux bureaucratiques, pour signifier son oubli total.

LES PREMIÈRES GRANDES CONTRADICTIONS DU PAPE FRANÇOIS

Il faut dire que la réalité latino-américaine a de quoi mettre à l’épreuve les véritables convictions sociales, politiques, économiques qu’une personne peut avoir. Ce Pape qui vient de l’Argentine en savait quelque chose, pour avoir vécu sous la dictature des militaires et avoir été témoin du plan Condor. Nommé par Jean-Paul II comme Cardinal, il  avait le profil de ces candidats qui s’opposaient à la théologie de libération et qui acceptaient de collaborer avec ceux qui luttaient contre le socialisme, confondu plus souvent que moins avec ce communisme des années 1940-1950 qui s’imposait en URSS. La théologie de libération, promue par Gustavo, n’était pas la bienvenue dans les cercles de l’Église institutionnelle, couvrant cette période.

Sa première grande mise à l’épreuve, comme pape, s’est réalisée dans le comportement à prendre vis-à-vis, à la fois, de l’épiscopat vénézuélien et du gouvernement révolutionnaire sous la gouverne de Nicolas Maduro. Depuis le début de cette révolution qui remonte à 1998 avec l’élection d’Hugo Chavez, l’Église vénézuélienne s’est étroitement associée aux oligarchies locales et aux interventions des États-Unis pour couper court à cette nouvelle révolution. Ce fut le cas, en avril 2002, d’un premier coup d’État qui n’aura duré, heureusement,  à peine 48 heures. 

Avec l’arrivée du pape François et son Exhortation apostolique Evangelii gaudium, on pouvait s’attendre à une ouverture à cette révolution qui rejoignait par beaucoup de ses politiques la doctrine sociale de l’Église. Ses initiatives en éducation, devenue gratuite pour tout le monde ainsi qu’en santé avait de quoi réconcilier l’Église avec cette Révolution. Il en fut de même avec la construction de plus de 2.5 millions de résidences,  mises à la disposition des familles les plus humbles. Il s’agissait de politiques qui rejoignaient  des plans importants de la doctrines sociale de l’Église, mais de cela ni le pape, ni l’épiscopat vénézuélien ne parlent. 

Du point de vue de l’Exhortation apostolique Evangelii gaudium, cette révolution devenait une alternative à ce capitalisme sauvage, tant dénoncé par le pape François. Non seulement, il n’en fut rien, mais il donna crédibilité à l’épiscopat qui s’acharnait à décrier ce gouvernement, le couvrant de communiste, de marxiste, qualifiant son Président, pourtant élu par le peuple, de dictateur sanguinaire, etc. Ce même épiscopat a appelé, à au moins deux reprises,  la population à la désobéissance civile pour créer de la violence et favoriser une intervention militaire des É.U. en vue de changer le gouvernement. À ce que je sache, aucun des cardinaux et évêques n’a été rappelé à l’ordre par le Vatican. Ces derniers pouvaient proclamer haut et fort que le pape était avec eux et qu’il partageait pleinement leurs interventions. Cela n’a jamais été démenti par le Vatican et encore moins par le pape François.  Ceux qui luttent contre le capitalisme sauvage sont pris à partie par les évêques vénézuéliens et le pape qui les soutient. En agissant ainsi ils ouvrent toute grande la porte au « parrain »de ce capitalisme sauvage  pour qu’il prenne possession de l’État et des richesses qui l’accompagnent.

La seconde grande contradiction du pape François et du Vatican est celle qui est directement liée à la reconnaissance de l’auto-proclamé président   du Venezuela en la personne du député Juan Guaido, en bris de lien avec le tribunal suprême de justice. Cette opération, préparée de longue date par Washington, s’est réalisée avec l’appui du Vatican, de l’Épiscopat ainsi que des pays  de la région, soumis aux volontés de Washington, appelé groupe de Lima. Cette action du Vatican et du pape François ne pouvait plus dissimuler le parti pris de ce dernier en faveur des prétentions de Washington dans sa lutte de conquête contre le Venezuela. 

LES SILENCES DU PAPE FRANÇOIS 
  
En aucun moment, le pape François ne s’en est pris au gouvernement des États-Unis pour y dénoncer le non-respect du droit international de non-intervention dans les affaires internes de pays indépendants et souverains.  En aucun moment, le pape François n’a commenté l’importance de respecter le droit international de non-intervention dans les affaires internes des autres pays. Il en fut de même pour les actions criminelles commises contre le peuple vénézuélien.  Plus de 40 000 personnes ont péri suite à ces sanctions criminelles. À ceci s’ajoute ces milliards de dollars volés que le peuple vénézuélien avait à l’étranger pour acheter médicaments, alimentation, produits industriels, etc.,  des interventions au vu et au su de la communauté internationale qui sont illégales et constituent sous bien des aspects des crimes contre l’Humanité. 

Les silences du pape sur ces questions de l’interventionnisme de Washington dans les affaires internes des autres pays donnent à réfléchir sur le pourquoi de ces silences. Il en devient complice. Qui ne dit mot, consent.

Récemment, le ministre des Relations extérieures de Cuba a fait un appel urgent aux institutions internationales et aux pays du monde pour qu’ils interviennent pour empêcher les nouvelles sanctions que le « parrain » a décidé d’imposer à l’économie de Cuba. À ce que je sache, le pape François n’a réagi d’aucune manière à cet appel. Par contre, il a trouvé le temps pour encourager la jeunesse chrétienne cubaine à leur journée internationale des jeunes et relevé le fait que ces manifestations ne pourraient pas se réaliser en grande pompe dans les villes, mais dans les églises seulement. Une intervention qui donne évidemment du relief aux limites fixées par l’État pour ces célébrations qui devront se faire dans les églises.


« “#EEUU augmente les actions de piratage économique contre #Cuba. Ils exercent des activités illégales de surveillance et de persécution des navires et menacent les compagnies de transport maritime, les compagnies d’assurance et les gouvernements d’empêcher l’arrivée de carburant dans le pays. C’est un plan génocidaire | # NoMoreLock ”


Je conclus avec cette rencontre vidéo de Michel Colon avec le Père Elias Zahlaoui ,syrien qui relève le fait que le pape ne parle pas toujours comme le voudrait le Christ. 

Vidéo / Michel colon ITV Père Élie Zahlaoui : vers 13’36 »
https://www.facebook.com/watch/?v=1042253632651434


Lorsque l’Église devient solidaire des crimes commis par des gouvernements, devenus de vraies mafias,  agissant hors de toutes les normes internationales, il y a de quoi se poser de sérieuses questions sur sa crédibilité comme porteuse du message évangélique.


Oscar Fortin
Le 3 août 2019 

mercredi 31 juillet 2019

MAFIA VERSUS EMPIRE
















Nous avons tous une idée de ce que sont et font les Mafias dans les diverses régions du monde. On les qualifie d’organisations criminelles donnant suite au crime organisé. Selon leur envergure et leur puissance, ces Mafias s’imposeront dans leurs milieux et feront respecter leurs lois.  Leur capacité de corruption leur permettra d’acheter des juges, des politiciens et même des autorités religieuses. Leurs ennemis devront faire face à la loi du plus fort et du plus violent. Les assassinats, les mises à feu de barres et d’édifices qui leur font obstacle, feront partie de leur arsenal pour mettre au pas les récalcitrants.

Le crime organisé, au niveau de ces mafias urbaines et régionales, s’enrichit avec la vente des drogues et des boissons, la traite des femmes,  le commerce des armes, le vol de banques, etc. Ils sont et font la loi qui les sert le mieux. Sous ce dernier aspect, ils ne sont pas sans faire penser à l’Empire, aux ambitions illimitées,  pour qui les lois deviennent celles qui lui permettent de satisfaire pleinement ses intérêts. À ce titre, nous pouvons dire, à la lumière d’un certain nombre de faits, que l’Empire étasunien répond parfaitement à ce profil d’État qui se comporte comme une Mafia pour qui la seule loi qui prévaut est celle qui le sert au mieux.

Lorsque nous regardons le comportement et les interventions de cet Empire au Venezuela et à Cuba, entre autres, nousréalisons que la Loi internationale, consacrée dans la Charte des Nations Unies, n’a aucune influence sur ses actions criminelles menées contre ces deux pays.  

À l’occasion du Forum de Sao Pablo qui s’est réalisée au Venezuela, du 25 au 28 de juillet, le ministre des Relations extérieures de Cuba a pris la parole pour demander aux institutions internationales et régionales d’intervenir devant l’accentuation des sanctions et du blocus économique contre Cuba. Il a eu, entre autres, ces paroles :

« “#EEUU augmente les actions de piratage économique contre #Cuba. Ils exercent des activités illégales de surveillance et de persécution des navires et menacent les compagnies de transport maritime, les compagnies d’assurance et les gouvernements d’empêcher l’arrivée de carburant dans le pays. C'est un plan génocidaire | # NoMoreLock



Dans ce cas, l’Empire se comporte comme une véritable organisation criminelle, caractéristique de toute Mafia.

Il en va de même pour le Venezuela, victime de cette mafia impériale qui a mis la main sur plus de 25 milliards de dollars du  peuple vénézuélien, argent destiné à l'achat de médicaments, de produits alimentaires et de produits industriels. Selon des études menées par des étudiants universitaires , ces sanctions auraient fait plus de 40 000 morts de 2017 à 2019. C'est quelque chose de grave. Tout cela, évidemment, hors de toute norme internationale. Non seulement il commet ces crimes, mais il en arrive à se joindre, avec sa corruption, gouvernements,  épiscopat, État du Vatican et pays d’Europe pour faire du Gouvernement  révolutionnaire le grand responsable de la misère du peuple due à  sa mauvaise administration. Inutile d’ajouter que la grande majorité des médias de communication sur lesquels il a plein pouvoir, vont amplifier cette conviction  et passer sous silence tous ces crimes commis à l’encontre du droit international.

Je voudrais bien que toutes ces bonnes âmes qui soutiennent cet Empire nous disent comment il est possible qu’il soit le sauveur de peuples et d’humanité tout en agissant hors du droit international, volant par milliards de dollars ces peuples, générant, par mercenaires interposés, la violence au sein de ces mêmes populations, interdisant le commerce international y pénalisant tous ceux qui se risqueraient à défier ces sanctions. Nous sommes loin du personnage évangélique du bon samaritain. Nous sommes plus près du personnage du « Parrain » qui voit à ses intérêts et qui agit selon ses propres lois. Le silence des pays et institutions religieuses sur ses crimes les transforme en complices de ces derniers.

En 2018, le papa François s’est rendu à Palerme pour y rencontrer le peuple, mais aussi, pour s’adresser à la Mafia en des termes sans équivoques qui les excluaient de toute compatibilité avec les enseignements des Évangiles et de la foi chrétienne.  Il a pris son courage à deux mains et les a excommuniés. 


Dans pareil contexte, il est normal que nous interpellions le pape François par rapport à cette mafia impériale qui agit en défiant le droit international des peuples à disposer d'eux-mêmes. À ce jour, il s'est bien gardé de dénoncer en termes clairs cet interventionnisme illégal et criminel de cet empire dans les pays plus haut mentionnés.  Son silence sur cette question pourrait laisser entendre qu'il n'a pas la liberté pour le faire ou qu'il ne juge pas pertinent de le faire.

Il s'agit de crimes contre le droit international et l'humanité des peuples, directement victimes de ces interventions.


Oscar Fortin 

1er août 2019

vendredi 5 juillet 2019

Qui est Michelle Bachelet ?



Cheval de TROIE de Washington


Du 19 juin au 23 juin,  Michelle Bachelet, haut-commissaire aux droits humains des Nations Unies a procédé à des rencontres, au Venezuela, avec les principaux acteurs politiques ainsi qu’avec ceux et celles qui se disent victimes de l’un ou l’autre de ces acteurs. Suite à ces dernières , elle a produit un Rapport qui a été transmis officiellement aux autorités concernées et à la presse internationale, le 4 juillet 2019. La haute commissaire des Nations Unies pour le respect des droits humains nous livre un rapport entièrement  concentré sur le gouvernement  de Nicolas Maduro, laissant entièrement dans l’ombre les sanctions et la guerre économique persistante de Washington, qui va à l’encontre de la Charte internationale des droits des Nations Unies. La seule référence à ces sanctions se trouve au paragraphe 75, dans sa dernière partie : 

« Les sanctions économiques récentes aggravent la crise économique, ce qui accroîtra à terme l'impact négatif sur la jouissance des droits économiques et sociaux par la population. »

C’est tout ce qu’elle trouve à dire, se gardant bien de faire référence à leurs auteurs (Washington et Union européenne). Aucun rappel n’est fait du droit international qui interdit ces diverses formes d’interventionnisme, lesquelles, soit dit en passant, se font sentir depuis longtemps ? Que des milliards de dollars aient été soustraits à l’usage du gouvernement pour répondre aux besoins de sa population, en médicaments,  nourriture et produits industriels, entre autres, cela la laisse plutôt indifférente et sans lien avec le respect des droits humains des personnes qui en sont les victimes. Ce ne sont pas les documents qui lui manquaient pour en faire le constat.  Il lui est plus facile de reprendre le discours officiel de Washington et de l’opposition qui le représente au Venezuela, faisant du gouvernement de Nicolas Maduro l’unique responsable de tous les maux dont le peuple est victime.

À cette couverture très diplomatique de l’interventionnisme des États-Unis dans les affaires internes du Venezuela, s’ajoute cette autre couverture qui lui permet de passer sous silence les actions terroristes et criminelles d’une opposition qui répond aux ordres de Washington.  Dans son rapport, il n’y a aucune référence à une opposition radicale et criminelle qui agit hors des normes de la Constitution vénézuélienne. Que la révolution bolivarienne soit  la cible des intérêts des oligarchies locales et de Washington ne fait pas partie de ses analyses. Elle a oublié ces interventions, au Chili d'Allende, de la CIA et de tous ses alliés régionaux pour  mettre un terme à l’Unité populaire et au socialisme humanitaire promu par ce dernier. Le charme de Washington et ses attentions à son endroit  l’auront convertie en une fidèle alliée de ce dernier. Il ne faut pas oublier qu’elle a étudié à Washington la Stratégie militaire, une porte d’entrée dans la grande famille des forces impériales.

Il ne fait aucun doute que ce rapport, rendu public, ce 4 juillet 2019, est partial et répond parfaitement aux intérêts de Washington et de ses alliés. Il constitue un pas important visant à manipuler l’opinion mondiale sous le chapeau des Nations Unies.  Il est quelque  peu paradoxal que ces puissances qui passent outre au droit international de non-intervention dans les affaires internes d’autres États se réclament des Nations Unies pour poursuivre leur interventionnisme avec encore plus de force.  

Michelle Bachelet est une femme de grande intelligence qui sait ce qu’elle veut et qui n’hésite pas à s’ajuster à ceux et celles qui répondent à ses attentes. Son peuple, celui du Chili, en avait découvert la nature et le lui avait fait savoir, lors de son dernier mandat, l’élisant avec 23% de l’électorat chilien et 60% d’abstention. Elle pouvait toujours compter sur Washington pour reprendre du service aux Nations unies, là où elle servirait le mieux son maitre. Avec ce Rapport, partial et profondément subjectif, elle a de quoi  le réjouir profondément et s’assurer un avenir encore plus élevé au sein des Nations Unies.

En  2013, lors des élections présidentielles au Chili, j’avais écrit un article sur ce personnage qui assume parfaitement bien le personnage mythique du Cheval de Troie. Beaucoup des éléments qui y sont relevés gardent toute leur pertinence pour les temps que nous vivons. 

Oscar Fortin

lundi 24 juin 2019

QUÉBÉCOIS ET QUÉBÉCOISES HISTOIRE D'UN PEUPLE






Suite à la grande victoire du Parti québécois à l'automne 1976, m'était venu l'inspiration d'un texte qui parlait du destin de notre peuple et du courage de ceux et celles qui lui permirent d'avancer pour mieux être et dire au monde le grand destin qui devrait tous et toutes nous réunir dans la grande diversité des peuples et des nations. À l'occasion de la Saint-Jean-Baptiste, jour de la célébration du peuple que nous sommes, je me permets de partager avec vous cette prose qui se laisse chanter.

 QUÉBÉCOIS ET QUÉBÉCOISES

Québécois histoire d’un peuple
Québécoises conquête de liberté
Nos ancêtres nous ont fait naître
Sur une terre aux nobles destinées.

De la force de tes bras, 
Du courage de ton coeur
A surgit notre mât, 
A grandi notre honneur.

Soumis à la conquête, 
Soumis à l’étranger
De la peur, de la crainte
Ont t’a fait prisonnier.

La force de ton cœur
Le courage de ton destin
Ont secoué tes peurs
T’ont remis sur le chemin.

Chemin de la vie
Chemin de dignité
Chemin de l’amour
Chemin de liberté

Peuple de chez-nous,
Peuple du Québec,
Notre histoire est courte
Il faut continuer.

Peuple de chez-nous
Peuple du Québec
Notre histoire est courte 
Il faut s’engager.

Demain sera le jour,
Jour de notre avenir
Avenir de notre peuple
Avenir de notre vie
Vie de toujours,
Vie de l’amour
Amour de tous les peuples.

Oscar Fortin (1978)
(inspiré de la pensée de l’historien Michel Brunet sur le peuple Québécois.)