PENSÉE

LA DÉMOCRATIE QUI NE FAIT PAS DU PEUPLE LE RESPONSABLE DE SES DÉCISIONS EST UNE TROMPERIE.

LA RELIGION QUI NE RECONNAÎT PAS LA FOI COMME UN DON PERSONNEL DE DIEU EST UNE MANIPULATION.

LE BIEN COMMUN QUI NE SE FONDE PAS SUR LA JUSTICE ET LA VÉRITÉ EST UNE ESCROQUERIE.

Oscar Fortin

Blog espagnol

vendredi 14 avril 2017

L’OCCIDENT CHRÉTIEN DOIT RENDRE DES COMPTES




L’HUMANITÉ LE RÉCLAME



L’heure est arrivée où l’État profond de cet Occident chrétien, aujourd’hui incarné dans le (G-7), doit rendre des comptes à l’Humanité entière.  S’il fut, pendant des siècles, porteur de ces valeurs, puisées à même cette foi proclamée en Jésus de Nazareth, il en fut également un grand manipulateur. Au nom de cette foi, n’a-t-il pas conquis des royaumes, asservi des peuples, érigé des empires? N’est-il pas devenu ce grand-prêtre et ce docteur de la loi qui mettent sur les épaules des autres des fardeaux qu’il ne peuvent porter eux-mêmes? N’est-il pas devenu ce sépulcre blanchi dont l’intérieur est rempli d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés ? Les inégalités entre les humains s’élargissent au point où le 1% de l’humanité en est arrivé à posséder plus de 50% des richesses de la terre. Les budgets militaires sont devenus les enfants gâtés des États qui en sont l’épine dorsale.

Les tambours de la guerre se font entendre de plus en plus forts et persistants. Les ambitions de conquête et de domination sont toujours bien ancrées dans l’État profond de cet Occident chrétien. À travers ses alliances militaires et politiques (OTAN, G-7), il parle d’une seule voix et agit comme sauveur d’humanité sous le commandement des États-Unis d’Amérique. Il sait prendre tous les moyens pour que ses interventions soient perçues par le bon peuple comme celles d’un sauveur dont l’intérêt principal est de se porter au secours de l’opprimé, de la veuve et de l’orphelin.  À divers degré, les églises chrétiennes, quelque soient leurs appartenances, s’y trouvent impliquées. C’est vrai pour le Vatican et pour bien d’autres. Le God bless America est le cri de ralliement de cet Occident dont l’Oncle Sam est devenu le maitre.

Le réveil de nombreux peuples à la reconquête de leur indépendance et souveraineté, comme c’est le cas en Afrique, en Asie et en Amérique latine, tout comme la résistance de nombreux autres aux forces dominatrices de conquêtes, comme c’est le cas en Irak, en Libye, en Syrie, en Ukraine, en Bolivie, en Équateur, au Venezuela, etc., représentent des irritants inacceptables pour cet État profond occidental qui se croit permis tous les droits.  Les guerres et les mouvements de déstabilisation dans ces pays répondent à cette suprématie qu’il s’octroie sur l’ensemble des peuples du monde. Les prétextes ne manquent pas pour qu’il puisse agir à sa guise.  Il a suffi qu’il dise que l’Irak avait des armes de destruction massive pour qu’il aille y faire plus d’un million de morts. Il en fut de même avec la Syrie où il vient d’envoyer 59 missiles Tomahawks. Pas besoin d’avoir de preuves, il suffit qu’il le dise.

Tout indique que ce temps du pouvoir absolu de cet Occident chrétien est terminé. La Russie de Poutine est là pour dire « niet », c’est fini. L’usage de la force et les menaces de sanctions ne l’intimident pas. Poutine est là pour lui rappeler que le droit international existe, que le respect du droit des peuples et des personnes le concerne tout autant qu’à tous les autres peuples et nations de la terre. Le monde porteur de paix ne pourra être que celui qui reconnaitra les droits et les intérêts des autres peuples et qui parviendra à harmoniser ses propres intérêts avec ces derniers. La loi du plus fort ne saurait conduire à cette paix. C’est pourtant ce à quoi les pays de l’OTAN, sous la gouverne des États-Unis, persistent à réclamer.

Cette nouvelle reconfiguration de la géopolitique,  à l’intérieure de laquelle la Russie occupe une place centrale n’est pas sans rappeler ce fameux secret de Fatima qui reconnaitrait à la Russie un rôle de premier plan dans cette transformation de notre monde. Je porte à votre attention ce dernier point sans pour autant y insister plus qu’il ne le faille. Ce rôle primordial de la Russie peut expliquer tout ce bafouillage de la papauté autour de la révélation de ce troisième secret. Libre à vous d’en penser ce que bon vous semble.

Plus important que tout est cette présence performante de Vladimir Poutine qui avance vers ce Nouveau Monde qu’il qualifie de multipolaire et à l’intérieur duquel chaque peuple, chaque nation, chaque État a ses droits pour lui-même et ses responsabilités de respect pour les autres. Ce n’est plus la loi du plus fort qui décide de tout, mais la loi du respect et de la justice. Il y a motif de se battre pour un tel monde, indépendamment des croyances et des idéologies qui peuvent s’y reconnaître.

Nombreux sont les martyrs qui y ont laissé leur vie. À ces derniers tout mon respect.

Joyeuses Pâques


Oscar Fortin
Le 14 avril 2017


http://humanisme.blogspot.com

samedi 8 avril 2017

TRUMP LE STRATÈGE OU TRUMP LE FAIBLE ?






Les analyses des derniers évènements, particulièrement ceux des bombardements des États-Unis à l’aéroport d’Al-Chaayrate dans le rif de Homs , mettent en évidence deux approches complètement opposées l’une de l’autre sur ce personnage qu’est Donald Trump.


Il y a celle de Thierry Meyssan qui persiste toujours à considérer Trump comme le stratège qui affronte le harcèlement de l’État profond et cette autre analyse de Paul Craig Robert qui fait de Trump le bouffon d’une Amérique en perte de contrôle d’elle-même. Ce sont deux analystes dont la réputation et le sérieux en font des références incontournables.

Thierry Meyssan

« Ne vous laissez pas illusionner par les jeux diplomatiques et le suivisme des grands médias. Ce qui s’est passé ce matin en Syrie n’a aucun rapport ni avec la présentation qui vous en est faite ni avec les conclusions qui en sont tirées. »

Si la totalité des commentateurs conclut à un virage à 180e de l’administration Trump sur la question syrienne et qu’il  s’est rangé du côté de son opposition étasunienne, rien n’est si certain.  Son raisonnement repose d’abord sur le fait que son intervention en territoire syrien n’a rencontré aucune résistance des forces russes et syriennes.

« Aucun missile anti-missile n’a été tiré, ni par l’armée russe ni par l’armée syrienne »

Il laisse même sous-entendre une certaine complicité entre les États-Unis et la Russie qui aurait été informée préalablement.

« Lorsque les missiles de croisière étatsuniens ont atteint leur cible, ils ont trouvé une base militaire quasi vide, qui venait juste d’être évacuée. Ils auraient donc détruit le tarmac, des radars et des avions depuis longtemps hors d’usage, des hangars et des habitations. »

Les motifs de cette mise en scène sont d’amener ses opposants à le suivre sur ses politiques de changement. En bombardant cette base militaire, plus ou moins importante, il donne le signal qu’il est capable de passer à l’attaque.

« En attaquant, le président Trump a satisfait son opposition qui ne pourra donc pas s’opposer à la suite des opérations. Hier, Hillary Clinton appelait à bombarder la Syrie en riposte à l’usage supposé d’armes chimiques. »

Dans cette mise en scène le gouvernement syrien serait partie prenante.

« Damas, en sacrifiant cette base et la vie de quelques hommes lui a donné l’autorité pour conduire une vaste action contre tous ceux qui emploient des armes chimiques. Or, à ce jour, les seuls utilisateurs de ces armes identifiés par les Nations unies sont : les djihadistes. »

Pour Thierry Meyssan, il s’agit d’une manœuvre de Donald Trump et du pari de Vladimir Poutine et de Bachar el-Assad visant à entraîner son opposition étasunienne dans une lutte à finir contre les djihadistes.

« Nous verrons dans les prochains jours comment Washington et ses alliés réagiront à l’avancée des djihadistes. Ce n’est qu’à ce moment-là que nous saurons si la manœuvre de Donald Trump et le pari de Vladimir Poutine et de Bachar el-Assad fonctionneront. »


Paul Craig Robert

Avec cette analyse de Paul Craig Robert, nous entrons dans une approche tout à fait différente de celle de Thierry Meyssan. Ce n’est plus un Trump qui agit de manière à  gagner l’opposition à ses politiques en Syrie, mais plutôt un Trump qui cède devant cette opposition et se met à son service.

« L’establishment de Washington a repris le contrôle. D’abord Flynn et maintenant Bannon. Tout ce qui reste maintenant dans l’administration Trump sont les sionistes et les généraux fous qui veulent la guerre avec la Russie, la Chine, l’Iran, la Syrie et la Corée du Nord. »

Pour l’auteur, il est évident que l’attaque chimique dont prend prétexte Washington est un montage de son propre cru.

« Selon les rapports du Département d’État, Tillerson a prévenu Poutine que les dispositions sont prises pour éliminer le président syrien Assad et Trump a donné son accord. »

Selon son analyse, la Russie a trop longtemps hésité à faire table rase en Syrie des terroristes soutenus par Washington.

 En ignorant toutes ces évidences, la Russie a trop longtemps hésité à débarrasser totalement la Syrie de l’ISIS soutenue par Washington. La Russie a tergiversé parce qu’elle considérait de manière totalement irréaliste qu’elle pouvait aboutir à une coopération avec les É.-U. pour se débarrasser des terroristes qui sévissent sur le sol syrien.

C’était une idée ridicule puisque justement ces terroristes sont une arme manipulée par Washington !

« À force d’hésiter et de croire en une improbable coopération avec les É.-U. la Russie s’est mise elle-même ainsi que la Syrie dans une position inconfortable. »

Selon cette analyse, Russie et Syrie ont été bernées par des « partenaires » dont les objectifs sont toujours demeurés les mêmes : chasser Al Assad du pouvoir et soutenir les terroristes pour mener à bien leurs luttes au Moyen-Orient.

« Si Washington peut réduire à zéro la présence russe en Syrie en réduisant tous ces espoirs de coopération contre le terrorisme, les É.-U. auront alors les mains libres pour réorienter ISIS contre l’Iran et à une grande échelle. Et quand l’Iran aura été maîtrisé alors ces mêmes terroristes apatrides seront utilisés pour déstabiliser les marches russes puis les provinces chinoises musulmanes. Il suffit de se souvenir du soutien américain aux terroristes tchétchènes. Il y a beaucoup plus à venir, c’est l’agenda hégémonique des néoconservateurs américains. »

Que reste-t-il à Poutine de faire si ce n’est de se convaincre qu’aucune négociation n’est vraiment possible avec l’État profond étasunien? Ces négociations ne sont réussies qu’avec la soumission de l’adversaire.

« Poutine a clairement déclaré qu’il était impossible de croire les Américains. C’est une déduction correcte des faits, alors pourquoi les Russes persistent-ils à espérer une coopération avec les É.-U. ? Une sorte de dilemme insoluble. Toute coopération avec Washington n’a qu’une seule définition : se rendre … Poutine n’a pas pu totalement nettoyer son pays de tous les espions américains qui s’y trouvent. Va-t-il se rendre aux volontés de l’Establishment de Washington comme Trump vient de le faire ? Il est tout à fait étonnant que les médias russes ne comprennent pas du tout devant quel péril se trouve confronté leur pays. »

CONCLUSION

Deux analyses bien différentes soutenues par deux personnes qui ont leurs propres sources d’information. Les évènements prochains devant porter sur la lutte contre les djihadistes devraient nous donner l'heure juste sur cet homme. Comme le signale Thierry Meyssan, là on verra le véritable visage qui se cache derrière ce Président, pour le moment, plutôt imprévisible.

Oscar Fortin
Le 8 avril 2017


dimanche 19 mars 2017

« POUTINE UN DUR À CUIRE »




Ce sont là les propos tenus par Donald Trump, président des États-Unis, à l’endroit de Vladimir Poutine, président de Russie.  Il faut croire que le nouveau président des États-Unis a pris bonne note que le président de Russie n’est pas de ceux qu’il a coutume de rencontrer. S’il est pour lui, un dur à cuir, c’est sans doute dû au fait qu’on ne peut le manipuler ni par l’argent ni par les promesses du pouvoir. En tant que grand financier, Donald Trump connaît les faiblesses des hommes politiques qui n’hésitent pas à sacrifier leur dignité et leur serment d’office pour des bienfaits leur assurant la paix et la tranquillité. Poutine n’appartient pas à cette catégorie  de personnes que l’on peut vaincre avec des promesses d’ambitions personnelles et encore moins avec des menaces. Il n’est pas une girouette qui tourne avec le vent. Il a ses principes et convictions et ses « partenaires » doivent en prendre bonne note.

Il est intéressant de noter que Poutine, bien que critiqué par les médias meanstream,  inspire autant de respect de la part de celui qui est devenu président des États-Unis.  Les stratégies de la corruption, de la manipulation et de la tricherie, des menaces,  n’ont pas de prise  sur ce Président qui sait ce qu’il veut et qui sait où il va. Il a avec lui la modération, la sagesse et le droit international tout en ayant également l’intelligence pour mettre à découvert la mauvaise foi de ceux qu’il continue d’appeler ses partenaires.

Comme  il l’a répété à plusieurs reprises, il n’est pas du genre à réagir sur le coup de l’émotion, mais bien sur celui de la raison. Il a su résister, jusqu’à ce jour, aux provocations visant à l’entraîner  dans une guerre dont il n’aurait pas l’initiative. Il n’est pas du genre à répondre à ces  provocations qui sont autant de pièges de l’entraîner dans une guerre, pensée et voulue par ses adversaires. Il se garde le pouvoir de décider lui-même du moment et de la manière de répondre à ces provocations. Le jour où il jugera qu’une guerre est inévitable, il saura quoi faire et comment faire.

On peut dire, sans se tromper, que Vladimir Poutine est sans aucun doute la personnalité la plus importante et influente sur la scène des enjeux internationaux. Si la presse meanstream de l’Occident en fait un diable, il demeure pour la grande majorité des  peuples du monde une référence crédible et un chef d’État qui peut faire la différence sur l’avenir de notre humanité.

Il connaît ceux qui s’acharnent à garder le monde sous la tutelle d’un monde unipolaire et il sait qui ils sont. Ce qui se passe en Syrie lui révèle leur hypocrisie et leur manque de bonne foi. Ils utilisent la lutte contre le terrorisme davantage comme prétexte pour mieux le renforcer et le soutenir. Leur objectif principal est toujours celui de prendre le contrôle de l’État syrien. Alep en aura été une démonstration sans équivoque tout autant à travers la présence des casques blancs qui dissimulaient de véritables terroristes qu’à travers les armements abandonnés par les terroristes qui révélaient qui en étaient les donateurs.

Le président Poutine, tout en sachant ces réalités, n’en continue pas moins à confronter ses partenaires de la coalition internationale à cette grande tricherie qu’ils dissimulent à leurs peuples. Il les enferme petit à petit dans leur propre mensonge. Ceux qui se sont présentés comme les grands défenseurs de l’Humanité se retrouvent de plus en plus comme les grands fossoyeurs de cette humanité.

Tout indique que nous arrivons à un tournant décisif de cette guerre de pouvoir qui n’a rien à voir avec la guerre contre le terrorisme. La coalition internationale, menée par les États-Unis, n’a pas modifié son objectif premier qui est celui de renverser le gouvernement de Bachar El Assad. À ce jour, le président Trump n’a pas donné de signaux significatifs d’un changement de politique à l’endroit de la Syrie tout  comme c’est le cas à l’endroit du Venezuela. Les discours peuvent varier, mais les objectifs demeurent les mêmes.

L’espoir que le peuple des États-Unis a mis en Donald Trump et les engagements de ce dernier à donner lui donner le pouvoir ne font pas encore partie du paysage politique des États-Unis. Si le peuple l’a élu, l’État profond ne lui a pas remis les pleins pouvoirs. C’est ce dernier qui continue à s’imposer à l’international. Donald Trump semble s’y accommoder.

En Amérique latine, il n’a pas tardé à reprendre le flambeau de la lutte contre le Venezuela et à se faire proche de Temer, faux président du Brésil, de Macri, président d’Argentine, de celui du Pérou et de Santos de la Colombie. Le Secrétaire général de l’OEA est mis à contribution pour créer un climat propice à un coup d’État.

Celui qui promettait de respecter les régimes politiques des États se donne le droit d’intervenir dans plusieurs de ces pays.

Heureusement que Poutine, le dur à cuir, est là pour s’occuper du respect du droit international.

Oscar Fortin
Le 19 mars 2017


http://reseauinternational.net/a-propos-de-sous-nos-yeux/