PENSÉE

LA DÉMOCRATIE QUI NE FAIT PAS DU PEUPLE LE RESPONSABLE DE SES DÉCISIONS EST UNE TROMPERIE.

LA RELIGION QUI NE RECONNAÎT PAS LA FOI COMME UN DON PERSONNEL DE DIEU EST UNE MANIPULATION.

LE BIEN COMMUN QUI NE SE FONDE PAS SUR LA JUSTICE ET LA VÉRITÉ EST UNE ESCROQUERIE.

Oscar Fortin

Blog espagnol

jeudi 21 mars 2019

LE DERNIER GRAND COMBAT


EMPIRE CONTRE PEUPLES





Je reviens évidemment souvent sur cette notion de l’Empire qui représente bien les intérêts de l’état profond qui contrôle et vit du « capitalisme sauvage ». Il représente de 1% à 10% de l’humanité tout en contrôlant les 90% des avoirs de cette humanité. Il arrive qu’il y ait des chicanes de famille entre ces grands et puissants, sans doute, pour mieux se partager entre eux ces richesses immenses, mais jamais, pour en modifier le système qui les sert si bien.

L’éveil des peuples et leur prise de conscience de ce rouage politique, économique et social, enveloppé d’une terminologie qui a tout pour  en faire un humanisme au service des peuples, ne prend plus. Le secret est brisé, l’arnaque est découverte, les acteurs en sont de plus en plus identifiés ainsi que ceux et celles qui s’en font les serviteurs fidèles. Ils parlent de démocratie tout en étant ceux qui la rendent impossible. Ils parlent de liberté tout en étant ceux qui la rendent impossible pour des centaines de millions de personnes. Leurs interventions guerrières dans le monde reposent toutes sur le mensonge, la manipulation et l’appât du gain. À ces objectifs s’ajoute maintenant celui d’empêcher les peuples à s’unir, à s’organiser, à s’éduquer pour toujours mieux comprendre ce qui se passe véritablement dans notre monde. Ils savent que les peuples organisés et conscients de cette arnaque fondamentale dont ils sont victimes deviendront leurs véritables ennemis.

Toute cette réflexion me vient de ce que je vois, en ce moment,  au Venezuela.  Pour le moment, Trump et ses associés font de Maduro, le président légitime du Venezuela, l’ennemi à abattre. J’ignore si M. Trump et ses associés sont conscients que derrière Maduro, il y a un peuple  organisé, conscientisé, déterminé à être libre, indépendant et souverain. Un peuple pour qui les intérêts passent avant ceux des oligarchies, des multinationales et de l’empire. Un peuple qui a choisi d’être «peuple «  et de disposer de son État et de ses richesses, comme bon lui semble, au service prioritaire de ses intérêts. 

À supposer qu’on en finisse avec Maduro, les auteurs du crime devront faire face à ce peuple organisé, armé et soutenu par les peuples du monde. Pour ces derniers, la victoire du peuple vénézuélien sera leur victoire. L’Empire réalisera alors, que son heure est arrivée et qu’il lui faudra rendre des comptes. Ce sera le dernier grand combat et en même temps la première grande victoire des peuples contre cet Empire.

Cette fois, le peuple du Venezuela peut reprendre à son compte ces paroles que s’attribuait GW. Bush, fils, « soit vous êtes avec nous, soit vous êtes contre nous ». En d’autres mots, soit vous êtes pour que les peuples vivent  ou soit que vous voulez que les peuples soient soumis à l’Empire.

S’il y avait une enquête auprès des peuples sur ces deux options, il ne fait pas de doute, que les peuples répondraient à 100%. Par contre si cette même question était posée aux politiciens et chefs d’états des pays qui se disent démocratiques, la réponse serait beaucoup moins élevée. La raison est bien simple, l’Empire contrôle la majorité de ces gouvernements.

À vous, maintenant, de me dire ce que vous en pensez.

Espérons que le printemps des peuples  apportera paix, amour, justice, solidarité et une meilleure distribution des bien de notre Univers.

Oscar Fortin

Le 21 mars 2019

mercredi 20 mars 2019

VENEZUELA : LA TABLE EST MISE







Les prétentions de l’Empire de prendre le contrôle, par tous les moyens, de l’État vénézuélien, sont incontournables. Toutes les options sont sur la table pour que cet objectif  devienne réalité. Si le dialogue  peut conduire à une transition pacifique du socialisme bolivarien au capitalisme impérial, il sera le bienvenu.  Si les sanctions, sous ses diverses formes, en arrivent à soulever le peuple contre son gouvernement, elles seront maintenues jusqu’au changement de régime. Si ces actions ne conduisent pas aux objectifs poursuivis, ce sera alors l’intervention militaire. Il pourra compter sur le groupe de Lima et sur la participation  militaire des gouvernements de Colombie et du Brésil.

D’autre part, le peuple majoritaire du Venezuela accompagne, avec déterminations, son gouvernement légitime, sous la présidence de Nicolas Maduro. L’organisation civique militaire  se veut une réponse percutante à toutes les initiatives interventionnistes de l’Empire. Nicolas Maduro peut compter sur une armée qui a su résister aux offres alléchantes de l’ennemi et sur l’adhésion d’un peuple conscient à la révolution bolivarienne. Il ne saurait être question de se soumettre à l’Empire et encore moins d’en devenir les sujets. La souveraineté et l’indépendance sont du peuple et de personne d’autre. Dans ce combat, ils ne sont pas seuls. La Russie et l’Iran, entre autres, répondent oui à la requête du Président légitime du Venezuela, Nicolas Maduro, de se joindre à cette confrontation qui s’avère inévitable. 

La rencontre toute récente (19 mars)  d’Elliot Abrams, représentant de Washington pour le Venezuela,  avec le vice-ministre russe des Affaires extérieures, semble avoir porté certains fruits. C’est à tout le moins ce qu’on peut comprendre de la déclaration d’Elliot Abrams, suite à cette rencontre. 

« «Nous ne sommes pas arrivés à une "rencontre des esprits", mais je crois que les négociations ont été positives dans le sens que les deux parties ont désormais une meilleure compréhension de leurs positions respectives», a fait savoir le diplomate. »


Le même jour de cette rencontre, la Russie et l’Iran faisaient également une déclaration commune. 

« Dans le document, l’Iran et la Russie se méfient de la légitimité de l’autoproclamation de Juan Guaidó en tant que président en charge et réitèrent leur rejet des agressions constantes menées par le gouvernement américain contre le Venezuela.

Pour sa part, la Russie a annoncé que l'ingérence des États-Unis compliquait encore la situation au Venezuela. Pendant ce temps, l’Iran a manifesté sa coopération militaire et défensive au gouvernement de Nicolás Maduro, si nécessaire. Les deux nations reconnaissent le présidentMaduro comme président légitime, élu par le peuple en mai 2018. » (Traduction Google)



À QUOI PEUT-ON S’ATTENDRE?

Tout est évidemment possible avec de tels interlocuteurs (Empire).  Il faut toutefois prendre en compte certains facteurs de nature à ralentir le processus. Tout le monde sait que la position du président Trump est plutôt fragile et que ses ennemis, à l’interne, se font toujours plus menaçants. L’aventure d’une guerre incertaine contre le Venezuela, fortement soutenu entre autres par la Russie, l’Iran et Cuba peut dégénérer en un véritable désastre. Nous n’en sommes plus  à 1962, au temps des missiles à Cuba. Dans le contexte d’aujourd’hui, les É.U. sont bien mal placés pour se plaindre de cette présence militaire russe et iranienne dans les eaux du Venezuela. Ils sont eux-mêmes les responsables d’un chapelet de missiles entourant la Russie et en Asie, entourant la Chine et la Corée du Nord.

Je me demande si les déclarations récentes du New York Times sur les auteurs qui ont mis à feu les camions d’aide humanitaire et celle de CNN, sur l’homicide ratée du 4 août  visant l’assassinat du président et de ses principaux collaborateurs,  ne sont pas liées à la campagne de dénigrement  et de destitution du président Trump. Ces deux médias, de très grande importance, mettent à nue les mensonges et les ratés de ses interventions au Venezuela.

Chose certaine, le Venezuela ne baissera pas la garde et, en tout temps, il sera là pour contrer tous les coups bas d’interventions de cet Empire aux décisions imprévisibles. Il est toujours possible que Trump, devant les présidentielles de 2020, réajuste son tir et remette à plus tard ses ambitions de conquêtes.

Oscar Fortin

20 mars 2019

dimanche 17 mars 2019

AU VENEZUELA

L’EMPIRE DEVRA COMPOSER AVEC LA RUSSIE




Aussi puissant que puisse être l’Empire, son monopole sur le monde n’est plus absolu. Déjà, la Russie lui a fait ce rappel lors de son intervention en Syrie, en appui au président légitime Bachar El-Hassad.  Une intervention qui a permis de mettre à jour, entre autres, toute l’hypocrisie de cet Empire qui, sous le prétexte de combattre le terrorisme, en était finalement le promoteur.

L’agression dont est victime le Venezuela, de la part de ce même Empire, est tout à fait inacceptable et hors de toute norme internationale.  Le Conseil de sécurité des Nations Unies a condamné, tout récemment, à deux reprises, cette agression de la part des États-Unis et de ses alliés.

L’attaque cybernétique, du 4 au 12 mars, contre la plus importante centrale électrique (Guri) du Venezuela, a eu pour effet de plonger dans le noir, une population de plus de 30 millions de Vénézuéliens et Vénézuéliennes. Pendant plus de 8 jours, ces derniers ont été privés  de tous les services qui sont directement liés  à l’énergie électrique, comme le transport, les équipements médicaux, les ascenseurs, la préparation des repas,  l’eau, etc. À la manière des hackers qui s’infiltrent dans nos ordinateurs pour les contaminer, Trump et les siens se sont infiltrés dans l’ordinateur central de cette très importante centrale électrique pour en modifier les fonctions. Heureusement que les techniciens et ingénieurs ont vite saisi la source du mal. Autrement, le Venezuela serait encore dans le noir et sans électricité.

Dire que ce sont ces mêmes personnes qui versaient, il n’y a pas encore longtemps, des larmes de crocodile devant les pauvres vénézuéliens qui attendaient leur aide humanitaire. Une aide humanitaire qui s’est révélé un véritable cheval de Troie, dissimulant armes et tout ce qu’il faut à des terroristes, pour créer le chaos. Ce sont, finalement, eux-mêmes qui ont brulé  ces camions d’aide humanitaire que le gouvernement de Nicolas Maduro avait bloqués à la frontière, sachant ce qu’ils contenaient. Il a fallu quelques semaines pour que le New York Timesen confirme les faits.


 Mardi, le 19 mars,  le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Riabkov, rencontrera l'envoyé spécial des États-Unis pour le Venezuela, Elliott Abrams, à qui il affirmera clairement qu'une intervention militaire dans le pays sud-américain est inadmissible.

L’approche centrale de la réunion, qui se tiendra à Rome, sera qu’une intervention militaire des États-Unis au Venezuela ainsi que toute autre forme de pression sur le gouvernement légitime de Caracasest inadmissible. », a déclaré le vice-ministre, selon un rapport de Sputnik Nóvosti.

Il sera également question de la pression exercée par le gouvernement du président des États-Unis, Donald Trump, sur les entreprises russes qui maintiennent des relations économiques avec le Venezuela.  

Serguei Riabkova également déclaré que le gouvernement du président Vladimir Poutinemaintiendrait sa coopération avec Caracas dans les domaines de l'énergie et de la technologie militaire,malgré les pressions américaines.

"Nous continuerons d'encourager une coopération normale, absolument naturelle, mutuellement avantageuse et légitime dans divers domaines, tels que l'énergie, la production de pétrole, l'exploitation minière ou la coopération technique militaire, que nous développons avec succès depuis plusieurs années", a-t-il déclaré.



 Oscar Fortin

17 mars 2019

Serguei Riabkov


vendredi 8 mars 2019

L’EMPIRE : MAFIA DES MAFIAS


LE CRIME ORGANISÉ À L’ŒUVRE AU VENEZUELA




Comment ne pas faire de liens entre l’Empire, sous la gouverne de l’état profond des États-Unis, et la Mafia qui répond à l’image qu’en donne Hollywood, dans sa série le Parrain? Tous les deux se considèrent au-dessus des lois et agissent en fonction de leurs intérêts de conquête et de domination.  L’argent et la menace leur permettent d’acheter juges, magistrats, chefs d’État, évêques, journalistes et bien d’autres encore, leur assurant tout à la fois l’immunité et l’image du bon samaritain, en tout et partout. Leurs tueurs à gages et leurs armées de mercenaires feront le sale travail de destruction de ceux et celles qui osent encore résister à leurs projets macabres de tout avoir.

Ce qui s’est passé en Irak, en Libye, en Syrie, en Ukraine,  se poursuit au Venezuela. L’Empire, cette mafia qui transcende toutes les autres mafias, veut, à  tout prix, dominer sur tous les états de notre monde. Déjà,  il s’est assujetti de nombreux gouvernements par les voies de la corruption, du chantage et de la menace de représailles. Par contre, tous ceux qui lui résistent, surtout ceux qui ont de grandes richesses, comme c’est le cas pour le Venezuela, devront s’attendre à un affrontement hors de toute norme. Tous les moyens seront bons pour mettre fin à une telle résistance : campagne de désinformation à grande échelle, vandalisme, assassinats, sanctions économiques, saisies de milliards de dollars, mercenaires terroristes, menaces répétées d’invasion .

Comble de tout, il saura transformer ses crimes en de véritables œuvres de bienfaisance au service des peuples, qu’il transforme en victimes de dictateurs et de tyrans, sans âme ni conscience. Pour ce faire, il peut compter sur tous les médias et journalistes qu’il s’est asservi à travers le monde. Ces derniers sauront diffuser à grande échelle des mises en scène créées de toute pièce pour arracher les larmes aux âmes les plus sensibles et générer la colère chez les plus révoltés.  C’est bien ainsi que cette presse, assujettie à l’empire, présente le président Nicolas Maduro et son gouvernement. 

Ce dont on ne dit pas, c’est que Nicolas Maduro a été élu, le 20 mai dernier, avec 68% des votes émis dans le cadre d’une élection qui s’est déroulée sous l’œil vigilant d’observateurs internationaux qui en ont reconnu la rigueur et la légitimité. Toutefois, pour le parrain de l’Empire, cette élection n’est tout simplement  pas la démocratie qui répond à ses attentes.  Par contre, qu’un député, en désobéissance avec l’État de droit du Venezuela, s’auto proclame, du jour au lendemain, président intérimaire du Venezuela,  ça c’est la démocratie qui lui plaît, car le jour même, lui et ses acolytes l’ont reconnu comme l’authentique président du Venezuela. En un mot, le vote qui compte, en démocratie impériale, c'est celui du Parrain. Que les Nations Unies et plus de 139 pays n’en disent pas autant, ça ne le dérange pas du tout. Personne n’est en mesure de lui dire ce qu’il  doit faire ou ne pas faire. Il a ses entrées dans tous les milieux et ses « pions » dans les principaux organismes de pouvoir.

L’Empire et les mafias ont ce pouvoir de décider de ce qui est bien et de décider de ce qui est mal. Ils peuvent toujours compter sur leurs « alliés soumis » pour  que ces derniers reconnaissent le bien et le mal tels que définis par eux. On se souviendra toujours de ces paroles de GW Bush, fils : « ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous ».  Ces paroles, prononcées dans le contexte d’une guerre présentée comme la lutte du bien contre le mal, prennent un sens bien particulier: les forces de l’empire représentent le bien, et les armes de destruction massive de Saddam Hussein, représentent le mal. 

QUE CONCLURE ?

Pour ceux et celles qui vivent de ce que les bulletins de nouvelles, financés et voulus par le Parrain, seront, bien malgré eux, captifs d’une information erronée et trompeuse.  Par contre, ceux et celles qui ont cette opportunité de voir ce qu’il y a derrière toutes ces intrigues de la mafia impériale, ne peuvent que dénoncer sa fourberie et ses mises en scène  qui n’ont rien d’humanitaire. Le Parrain, au Venezuela,  a un objectif, celui de mettre à genoux un peuple pour en prendre le contrôle et disposer de ses richesses. Le parrain impérial n’aime pas les peuples qui se déclarent souverains et indépendants.  Pour eux, toute démocratie est impossible. Le parrain ne saurait la reconnaître. Il n’y a qu’un souverain et c’est lui.


Oscar Fortin

québec, le 8 mars 2019





mercredi 6 mars 2019

ICI S’ARRÊTE L’IMPÉRIALISME


LE PEUPLE DE BOLIVAR ET CHAVEZ DIT: C’EST ASSEZ

DAVID CONTRE GOLIATH


Dès le point de départ, il faut préciser que la force civique militaire a l’appui de la grande majorité du peuple vénézuélien. Cette force représente plus de deux millions de miliciens et miliciennes qui se joignent de façon organisée et structurée aux forces de l’armée bolivarienne. Il faut également savoir qu’il s’agit d’un peuple qui a intégré son histoire, qui en a lu les avenants et aboutissants, de même que ses grands libérateurs tels Bolivar, ce vainqueur des forces coloniales de son époque, et Chavez qui s’est fait le bouclier anti-impérialiste du Venezuela et de l’Amérique latine. Il a sonné l’alarme d’un impérialisme envahisseur et destructeur des peuples.

C’est lui qui a été à l’origine de ce regroupement des forces, unissant armée et peuple, de manière à ne laisser aucun espace aux envahisseurs. Aujourd’hui, 5 octobre, le peuple vénézuélien et son gouvernement légitime ont commémoré les 6 années de son décès. Un moment fort émouvant, particulièrement pertinent et significatif pour ceux et celles qui ont à repousser les attaques de toute nature d’un impérialisme, décidé à mettre la main sur le Venezuela et ses richesses. La voix de Chavez ne s’est pas éteinte avec sa mort. On a pu entendre, tout au long de cette journée, les appels répétés de Chavez, anticipant ces attaques de la part de l’empire. Le peuple, s’identifiant à Chavez, a pu s’y ressourcer et faire le plein d’énergie et de détermination pour affronter cette guerre.   

Quoi qu’on dise de Maduro, surtout dans les rangs d’une opposition qui voudrait bien s’en défaire, il est l’homme de la situation. L’équipe qui l’entoure est de grande qualité et peut compter, à l’intérieur comme à l’extérieur, sur un service d’intelligence qui a ses entrées partout. De nombreux faux positifs ont pu être anticipés et démantelés grâce à ce service. 

Tout aussi importantes, sont les relations internationales que le Venezuela a développées tout au long de ces années de la Révolution bolivarienne. Ce fut le cas avec la Russie de Poutine et ce fut également le cas avec la Chine, deux pays déterminants dans cette lutte à finir contre l’impérialisme. Les évènements sont de nature à suggérer que le Venezuela soit le terrain tout désigné pour cette lutte à finir entre l’impérialisme, promoteur d’un monde unipolaire sous ses ordres, et une alliance de puissances qui lutte pour le respect de l’indépendance des peuples et l’instauration d’un monde multipolaire.

Bien que la Russie et la Chine soient loin des terres du Venezuela, ces derniers y trouveront sans doute le prétexte d’installer à proximité des États-Unis des armes de nature semblables à celles que les États-Unis ont installées en Europe et en Asie, à proximité de ces deux grands pays. Nous n’en sommes plus à 1962 où la situation géopolitique des nations était bien différente et que l’éveil de la conscience des peuples n’était qu’à ses débuts.

Aujourd’hui, les choses ont bien changé. Certains pays du Continent latino-américain ont leur propre satellite, véritable œil de Dieu pour voir ce qui se passe sur leur coin de terre. Certains, comme le Venezuela et la Colombie, disposent d’armes sophistiquées, tant au niveau des mers, des airs que sur terre. Il y a des sous-marins, des bateaux de guerre, des fusées antimissiles, des bombardiers, etc.. Nous n’en sommes plus aux muscles du plus fort, mais à la force du plus brillant. David n’avait qu’une fronde, munie d’un caillou, devant ce géant Goliath, ce vainqueur, soi-disant invincible. David, ce jeune berger, protecteur de ses brebis, a lancé avec sa fronde une pierre qui a atteint ce géant Goliath en plein front. 

Cette histoireque l’on retrouve dans l’Ancien Testament est là pour rappeler qu’il ne suffit pas toujours de la force des muscles, mais également de celle de l’intelligence. Notre Goliath des temps que nous vivons n’est autre que l’Empire étasunien toujours à l’affût de nouvelles conquêtes. S’il a connu des heures de gloire dans le passé, c’est de moins en moins le cas en ce moment. De puis le début de ce siècle, ses nombreuses guerres au Moyen-Orient et en Europe de l’Est, n’ont pas toutes été d’un grand succès.

Tout ceci pour dire que l’empire, si puissant soit-il, n’a plus le monopole des conquêtes et que ses échecs s’accumulent, de façon particulière, depuis le début de ce siècle. En dépit du pouvoir énorme de la désinformation dont il dispose, la vérité rejoint de plus en plus les peuples et le voile de ses mensonges s’évaporant, se révèle son véritable visage. De grand défenseur de la démocratie, de sauveur d’humanité, il passe à grand manipulateur et menteur, assoiffé de conquêtes et de domination. Il en perd toute sa crédibilité et, du fait même, son ascendant sur les peuples.

Le Venezuela de Bolivar et de Chavez sera-t-il le champ de bataille où il devra rendre les armes et reconnaître que les peuples ont des droits et que ces droits doivent être respectés. Seuls l’ONU et les peuples concernés peuvent en assurer la sauvegarde.


Oscar Fortin

6 mars 2019