PENSÉE

LA DÉMOCRATIE QUI NE FAIT PAS DU PEUPLE LE RESPONSABLE DE SES DÉCISIONS EST UNE TROMPERIE.

LA RELIGION QUI NE RECONNAÎT PAS LA FOI COMME UN DON PERSONNEL DE DIEU EST UNE MANIPULATION.

LE BIEN COMMUN QUI NE SE FONDE PAS SUR LA JUSTICE ET LA VÉRITÉ EST UNE ESCROQUERIE.

Oscar Fortin

Blog espagnol

vendredi 20 octobre 2017

LA DIPLOMATIE DE L'EMPIRE



"TU TE RENDS OU JE T'ÉCRASE"



La subtilité de la diplomatie qui consiste, entre autres, à dénouer les noeuds qui se nouent dans les relations entre nations, peuples, gouvernements, devient de moins en moins subtile et de plus en plus fondée sur la force : tu te rends ou je te soumets.  Les questions de droit, de respect, d’équité ne sont plus à la base de la diplomatie de l’empire. Toutes les mises en scène de sa diplomatie internationale se révèlent être qu’une couverture dilatoire à une détermination de conquête et de domination.

Hier, à Valdaï, le président Poutine, lors de sa conférence annuelle  devant les diplomates russes et étrangers, a eu cette réponse à la question qui lui fut posée sur la plus grande erreur de la Russie dans ses relations avec l’Occident (comprendre l’empire) :

« «La plus grande erreur de notre part dans les relations avec l'Occident, c'est que nous vous avons fait trop de confiance, et votre erreur réside dans le fait que vous avez pris cette confiance pour une faiblesse et en avez abusé», a déclaré le Président lors de la session plénière de clôture du Club de Discussion Valdaï, à Sotchi. »

Les exemples de tromperies en Syrie, en Irak, en Ukraine ne manquent pas. Derrière les nombreuses séances de négociation fixant des paramètres aux interventions des uns et des autres, il y avait toujours une porte secrète pour leur y échapper. Les diplomates de l’Empire pouvaient toujours mettre sur le dos de la CIA, du Pentagone ou des terroristes ces interventions qui ne respectaient pas les paramètres convenus. Dans son jeu de la diplomatie, il a ces cartes cachées qui lui permettent de poursuivre ses objectifs comme si de rien n’était de cette dernière.

Il y a deux ans, Cuba et les États-Unis ont procédé à la normalisation de leurs relations diplomatiques. Pour les États-Unis c’était l’ouverture d’une porte pour s’infiltrer à visage découvert dans ce pays de manière à y générer un soulèvement du peuple, genre révolution de couleur comme celles réalisées en Europe de l’Est au cours de la dernière décennie. Cuba, les voyant venir, n’a pas permis que s’ouvre cette porte. Devant cette situation, les États-Unis ont mis fin à cette espérance pour Cuba d’une relation de respect entre les deux peuples. Il prend pour prétexte le fait que Cuba se refuse à la démocratie en ne  s’exprimant qu’à travers un parti unique.

Le cas du Venezuela met également en évidence cette diplomatie de l’Empire qui n’a que faire du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Au Venezuela, sont nombreux les partis politiques qui participent aux élections. Au cours de 19 dernières années, le Venezuela a procédé à 22 élections allant du référendum à l’élection de l’Assemblée nationale constituante et aux élections présidentielles, à celles des gouverneurs et des maires. Qui plus est, il dispose d’un système électoral qualifié comme l’un des plus fiables au monde. Chaque électeur et électrice est identifié par son empreinte digitale et le logiciel des équipements électroniques dont il dispose ne permettent pas aux morts et aux étrangers de voter pas plus qu’ils rendent possible la manipulation de bulletins de vote comme c’est souvent le cas dans nos systèmes de démocratie représentative où le comptage et recomptage des bulletins de vote sont souvent le résultat de fraudes.

Le refus des États-Unis d’avoir avec le Venezuela des relations diplomatiques d’égal à égal et de respect ne peut reposer sur le fait que le Venezuela n’est pas un pays démocratique. Pourtant c’est ce qu’il dit  en le qualifiant de dictature. Lors des dernières élections pour les gouverneurs, le parti au pouvoir a obtenu plus de 54% des voix sur une participation des électeurs et électrices de plus de 61%. Dans ce cas, parler d’une victoire déterminante du peuple n’est pas un euphémisme. Dans ce cas, Donald Trump est mal placé pour faire des leçons de démocratie, lui qui est devenu président des États unis que grâce aux votes des grands électeurs. Nous savons que le suffrage populaire avait donné la victoire à Hilary Clinton avec plus de 50% des voix. La question pour l’Empire n’est pas la démocratie, mais le pétrole et les richesses minières. À ces deux éléments s’ajoute la mauvaise influence que représente le Venezuela pour le reste de l’Amérique latine. Sa démocratie à toute épreuve de fraude, ses politiques économiques et sociales orientées vers les intérêts prioritaires du peuple, à commencer par les plus démunis et les laissés pour compte. Cela, l’empire ne peut le tolérer d’autant moins qu’il considère toujours l’Amérique latine et les Caraïbes comme son arrière-cour.

On ne peut reprocher aux peuples de prendre leur destin en main et aux États et gouvernements qu’ils se sont donnés de s’accrocher à leur souveraineté et indépendance.

Tant et aussi longtemps que les États-Unis d’Amérique se considèreront et se comporteront comme un Empire, aucune diplomatie ne saurait être possible dans le respect et l’égalité des droits. L’empire se situe au-dessus des lois et impose au monde ses droits. Tout ceci est subtilement couvert d’un soi-disant humanisme qui en fait le sauveur des peuples en dérive et un mandataire divin qui se réclame du « God bless America » pour mener sa campagne de conquête et de domination du monde.

La confiance de Poutine à l’endroit de ce partenaire qu’est l’empire fut trahie à maintes reprises et aujourd’hui cette confiance n’y est plus. L’erreur de cette confiance ne saurait se répéter, mais comment, dans pareil contexte, dénouer en toute confiance, par les voies diplomatiques, ces conflits qui nous mènent directement aux abords du conflit nucléaire? L’Occident qui se dit chrétien, démocratique, libérateur des peuples est devenu, avec cette emprise de l’Empire sur ses propres gouvernants, un allié de ce dernier et une menace pour l’Humanité.


Oscar Fortin
Le 20 octobre 2017-10-20










lundi 16 octobre 2017

LA DÉMOCRATIE AU VENEZUELA À SON MEILLEUR




Hier, le 15 octobre 2017 fut jour de grande célébration électorale au Venezuela. Le peuple avait été convoqué pour élire ses 23 gouverneurs. De 6H du matin jusqu’à 19H du soir  des millions de Vénézuéliens et Vénézuéliennes ont fait la file pour déposer leur bulletin de vote dans les urnes. Il faut savoir que le Venezuela est réputé pour disposer d’un système électoral des plus performants quant à l’identification des électeurs et électrices et quant à la protection de leurs votes.  Les morts, les étrangers et autres n’y ayant droit ne peuvent pas voter.   Il s’agit d’un système entièrement automatisé qui ne laisse pas d’espace à la fraude et qui rend possible la transmission des résultats quelques heures à peine après la fermeture des bureaux de scrutin.

Cette élection des Gouverneurs  a pris un relief tout particulier dû au fait que le Venezuela est la cible d’accusations  venant de Washington et de ses alliés européens qui en font une dictature qui prive son peuple des biens essentiels à sa subsistance. Des sanctions économiques auxquelles s’ajoutent des menaces d’invasion militaires en vue de rendre la gouvernance impossible sont devenues monnaie courante pour en découdre  avec ce gouvernement porteur de la révolution bolivarienne. C’est à peu près l’image que les médias de l’Empire diffusent un peu partout dans le monde.  On se garde bien de parler de ces élections (22 en 17 ans) auxquelles le peuple est convié pour y exprimer sa volonté.

Dans ce contexte, l’élection des gouverneurs  prend un relief bien particulier. Elle révèle une autre fois au monde que le Venezuela n’est pas une dictature que son Président n’est pas un dictateur et que le peuple a toujours le dernier mot. C’est ce qui s’est passé en ce 15 octobre 2017.  Plus de 61% des 19 millions d’électeurs et d’électrices  ont participé à ces élections. Lorsque l’on pense que Michelle Bachelet a été élue présidente du Chili avec 23% de son électorat alors qu’il y eut plus de 60% d’abstentions. Jamais on n’oserait appliquer au gouvernement de Michelle Bachelet le qualificatif de dictature.

Cette participation de plus de 61% de l’électorat vénézuélien est sans nul doute un des plus élevés de l’ensemble des pays de l’Amérique latine. Il s’agit d’un signal fort pour rappeler au monde qu’au Venezuela le peuple décide. Sur les 23 gouverneurs régionaux, le parti du gouvernement a obtenu  l’élection de 17 gouverneures  grâce aux votes des 54% des électeurs et électrices qui se sont rendus aux urnes.  Les partis de l’opposition ont récolté, pour leur part, 5 gouverneurs grâce au vote cumulatif de 45% des électeurs et électrices.  Le sort du 23e gouverneur est présentement en ballottage. Chaque partie espère l’avoir dans son camp.

Tout ceci pour dire qu’au Venezuela la démocratie est bien vivante, que le peuple a en main son propre destin et qu’il est en mesure de résoudre ses problèmes internes sans l’intromission de forces étrangères non désirées. Le peuple vénézuélien veut la paix ,  veut qu’on le respecte dans ses choix démocratiques et surtout qu’on ne s’avise pas à une invasion quelconque pour mener à terme des ambitions de conquête et de domination. C’est bien de cela qu’il s’agit derrière ces discours mensongers  de ces prédateurs qui veulent se faire passer pour des missionnaires au secours d’un peuple qui  se meure de faim, victime, qu’il est, d’une dictature.  Les dix millions et plus de Vénézuéliens et Vénézuéliennes qui ont voté pour les candidats de l’actuel gouvernement ne partagent pas ce point de vue.  Il sait que les problèmes économiques internes sont en grande partie le résultat  de cette guerre économique et de ces sanctions que les prédateurs internationaux appliquent au Venezuela dans le but de soulever le peuple contre son gouvernement.

En ce 15 octobre 2017, le peuple a répondu avec force à ces prédateurs que leurs discours ne tiennent pas la route et que leurs ambitions de conquêtes et de domination sont bien connues.

Une délégation d’observateurs internationaux de diverses régions du monde ont accompagné le déroulement de cette élection et n’ont que des éloges à l’endroit du civisme du peuple vénézuélien et de la haute performance de ses équipements électoraux.


Oscar Fortin
Le 16 octobre 2017-10-16






dimanche 15 octobre 2017

ELECCIONES REGIONALES EN VENEZUELA

POR SU VOTO EL PUEBLO RESPONDE A SU EPISCOPADO ANTI-CHAVISTA
   PpO



En sus dos ultimas intervenciones, antes de las elecciones del 15 de octubre 2017, el episcopado venezolano llamo con oraciones y insistencia a los venezolanos y venezolanas a salir numerosos y numerosas para votar. El cardenal Urosa, cuyo empeño para calificar al gobierno de dictadura, tuvo, entre otras, esas palabras, el 30 de septiembre:

«Las elecciones de gobernadores del próximo 15 de octubre "representan un paso adelante para demostrar al mundo que el gobierno de Venezuela no tiene apoyo y más bien es rechazado por la gran mayoría de los venezolanos"

"Es un aliento y un motivo para que todos los venezolanos nos unamos en favor de la libertad, la justicia, la democracia, el progreso y en contra del hambre y la opresión".




El 7 de octubre, le toco a la Conferencia episcopal, alzar de nuevo la voz para que la gente salga a votar en toda libertad y conforme a su consciencia.

2. Es necesario no perder de vista la importancia de este acto electoral. La convocatoria a estas elecciones constituye un derecho y un anhelo de la inmensa mayoría de los venezolanos. Frente al proyecto totalitario que pretende imponer la ASAMBLEA NACIONAL CONSTITUYENTE, no aceptada por la inmensa mayoría de los ciudadanos de Venezuela, las elecciones para Gobernadores demuestran que aún hay motivos para la esperanza. Responde a la urgencia de seguir exigiendo que no se imponga un modelo que atenta contra la dignidad de la persona humana, cercena los derechos ciudadanos, la estabilidad política y la paz social de todos los venezolanos.

3. En este sentido y desde nuestro ministerio de pastores del pueblo de Dios en Venezuela, hacemos un llamado a toda la ciudadanía para que acudan masivamente a los centros electorales que les corresponde a lo largo de todo el país, y expresen libremente y sin condicionamientos su voluntad y su vocación democrática. El 15 de octubre, los venezolanos habilitados para votar, tenemos un deber para con nuestra Patria, para con nuestras regiones y para con las futuras generaciones. No nos dejemos ganar por la desconfianza y el desánimo. No asistir a votar es condenarnos a nosotros mismos y condenar a las futuras generaciones a vivir en la carencia de lo más elemental para una vida digna y serena, como son los alimentos, los medicamentos y la seguridad personal y jurídica.

7. Pedimos a los miembros de la Iglesia y personas de buena voluntad que asuman su responsabilidad democrática de electores. En todas las comunidades eclesiales refuércese la oración para pedir al Espíritu Santo ilumine las mentes de todos a fin de conseguir lo que se anhela en nuestra nación. Exhortamos a los párrocos a que el próximo 13 de octubre, se organice en todas las comunidades eclesiales una jornada de oración por Venezuela y por el éxito de las próximas elecciones. Que la Virgen de Coromoto nos consiga mediante su intercesión lo que necesitamos para hacer de Venezuela una nación donde impere la justicia, la libertad, la solidaridad y la fraternidad, que provienen del amor redentor del Señor Jesús.

RESULTADOS OFICIALES DE LAS ELECCIONES POR LOS GOBERNADORES DE LAS 23 REGIONES DEL ESTADO VENEZOLANO

Los últimos datos oficiales del CNE

Participación:: 61.4% sobre un total de 18 094 065  millones  electores

Gobernadores electos de la fila chavista : 17 gobernaciones con 54% de los votos

Gobernadores de la fila opositora y episcopal: 5 gobernadores con 45% de los votos

Queda una gobernación cuyos resultados no son definitivos.

UNAS CONCLUSIONES SE IMPONEN A LA CONFERENCIA EPISCOPAL VENEZOLANA:

1-SE NOTA QUE SU LECTURA DE LA REALIDAD SOCIAL, POLITICA Y ECONOMICA DE LO QUE SUCEDE EN VENEZUELA ESTA EQUIVOCADA.
NECESITA ACERCARSE AL PUEBLO Y ROFUNDIZAR MAS LA DOCTRINA SOCIAL DE LA IGLESIA QUE CONFUNDE CON LA IDEOLOGIA NEOLIBERAL DE LA OPOSICION.

2-SU ALIANZA INCONDICIONAL CON ESA OPOSICION VIOLENTA, AMBICIOSA, MAS AL SERVICIO DE LOS INTERESES DEL IMPERIO QUE DE LOS DEL PUEBLO, LA ALEJA DEL PUEBLO QUE ANDA MAYORITAMENTE CON LA REVOLUCION BOLIVARIANA, COMO LO VEMOS EN LOS RESULTATDOS DE ESTA  VOTACION.

3-SIN UNA CONVERSION PROFUNDA DE SU FORMA DE SER Y DE PENSAR SE QUEDARA SIN CREDIBILIDAD Y SU TESTIMONIO DE PASTOR TENDRA OLOR DE FARISEO.


Ahora le toca al pueblo rezar para que el Espíritu logre entremeterse en los corazones de estos obispos para cambiar sus corazones endurecidos en corazones de ternura y de servicio. Que se pongan a la escucha de su pueblo que hablo, en este 15 de octubre, de manera democrática y de forma muy clara.

Al no reconocer esta voluntad expresada democráticamente del pueblo venezolano, tal como lo constatamos hoy por su voto, los obispos se revelaran a la vez anti-democráticos y servidores, ante todo, de los intereses del imperio. Nada que ver con  lo que son los verdaderos pastores que andan juntos a su pueblo.


Oscar Fortin
El 15 de octubre 2017