PENSÉE

LA DÉMOCRATIE QUI NE FAIT PAS DU PEUPLE LE RESPONSABLE DE SES DÉCISIONS EST UNE TROMPERIE.

LA RELIGION QUI NE RECONNAÎT PAS LA FOI COMME UN DON PERSONNEL DE DIEU EST UNE MANIPULATION.

LE BIEN COMMUN QUI NE SE FONDE PAS SUR LA JUSTICE ET LA VÉRITÉ EST UNE ESCROQUERIE.

Oscar Fortin

Blog espagnol

jeudi 16 octobre 2014

LE TON MONTE ENTRE LES ÉTATS-UNIS ET LA RUSSIE





Nous en sommes au centième anniversaire de la première Grande Guerre du siècle dernier et les clairons annonçant une nouvelle guerre se font de plus en plus entendre. Depuis plus d’une année, Washington s’acharne contre Poutine et la Russie comme rarement vus depuis la chute du mur de Berlin et l’écroulement de l’URSS.

Lors de son intervention devant l’Assemblée générale des Nations Unies, en septembre dernier, le président Obama a qualifié la Russie comme la deuxième plus grande menace pour l’humanité, juste après le virus Ebola et juste avant le terrorisme. Ce n’est pas peu dire.

Le premier ministre russe, Dimitri Medvedev, a qualifié cette déclaration d’Obama de bien triste. « Je ne veux même pas la commenter. Il s’agit bel et bien d’une aberration totale. »

Le secrétaire général adjoint de l’OTAN, Alexander Vershbow, en rajoute en comparant les excès auxquels se livrent les djihadistes de l’État islamique (EI) à la politique pratiquée par la Russie.

 « Le révisionnisme néosoviétique de M. le président russe, Vladimir Poutine et le terrorisme de l'EI ont leurs traits particuliers, mais des méthodes similaires – intimidation et violence – pour parvenir à des objectifs similaires: rejet de la démocratie, de la tolérance et de la suprématie du droit, en tant que standard d'or des relations internationales ».

Mercredi dernier, 15 octobre, c’est au tour du secrétaire à la Défense, Chuck Hagel, de hausser le ton, en déclarant que l’armée américaine doit être prête à contrer les menaces que posent le terrorisme et la Russie.

« Les défis à relever par l’armée seront plus sérieux et plus compliqués à l’avenir. Les menaces présentées par les terroristes et les combattants armés persisteront pendant encore longtemps. Mais nous sommes également confrontés à une Russie révisionniste, dotée d’une armée moderne et prête au combat.»

Depuis que la Russie a pris ses distances par rapport aux politiques étrangères des États-Unis un peu partout dans le monde et tout particulièrement en Syrie, elle fait l’objet de menaces, de diffamations, d’accusations de toute nature. On la rend responsable de ce qui se passe en Ukraine alors que nous savons tous qu’ils ont été les premiers détonateurs de cette crise en soutenant le renversement du gouvernement légitimement élu et en soutenant les attaques contre la partie de la population ukrainienne d’origine et de culture russe. On accusa, sans jamais fournir de preuves, la Russie d’être responsable de l’attaque de l’avion civil malaisien MH17. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est la Russie qui a incité le Conseil de sécurité des Nations Unies à créer une commission d’enquête indépendante et transparente pour découvrir les auteurs de ce crime. Les accusateurs des premiers jours sont devenus comme muets sur ce drame.

Il faut évidemment ajouter à cette montée de fièvre de Washington, la tournée qu’a réalisée le président Poutine en Amérique latine, en juin dernier. Une tournée où les relations ont été chaleureuses et qui a conduit à la signature de plusieurs ententes de coopération. À ceci, s’ajoute également la rencontre des pays du BRICS qui ont développé certains projets avec UNASUR qui regroupe l’ensemble des pays de l’Amérique du Sud.

Le bastion traditionnellement réservé à Washington s’échappe progressivement et pacifiquement de sa domination.

Face à ce climat de guerre de plus en plus froide, le président Poutine a cru bon de faire le point sur certains sujets.

« Le refroidissement actuel dans les relations entre nos pays n'est pas le premier. Nous espérons que les partenaires sont conscients de l'inconséquence des tentatives de faire chanter la Russie et qu'ils se souviendront des risques qu'une discorde entre grandes puissances nucléaires fait peser sur la stabilité stratégique. De notre côté, nous sommes prêts à développer une coopération constructive basée sur l'égalité en droits et la prise en compte réelle des intérêts mutuels.

La Russie a toujours aspiré à des relations ouvertes de partenariat avec les États-Unis, mais s'est régulièrement heurtée à des tentatives d'ingérence dans ses affaires intérieures.

“Ce qui se passe depuis le début de cette année est de plus en plus accablant. Washington a activement soutenu le Maïdan et lorsque ses partisans à Kiev ont, par leur nationalisme effréné, monté contre eux une grande partie de l'Ukraine et déchaîné une guerre civile, il s'est mis à accuser la Russie d'avoir provoqué la crise”, a déploré le président russe.

Il fait donc un appel à Barack Obama à mettre fin au chantage insensé à l’égard de la Russie.

La panique qui s’emparent des hommes politiques tant à Washington qu’en Europe ressemble à celle d’un monde unipolaire, à pensée unique et impériale, qui voit son destin menacé par l’arrivée d’un monde multipolaire, à pensées multiples et respectueuses des droits de chacun.  

Ce n’est pas l’humanité qui est menacée, mais bien ce monde unipolaire qui a fait de l’humanité un monde où les deux tiers vivent dans la pauvreté et où les droits des peuples et des personnes sont bafoués au profit des plus forts, des plus puissants.

Washington et l’OTAN sont dans tous leurs états. Ils n’arrivent pas à ébranler par la force de leurs armes et encore moins par leurs menaces à un Poutin qui sait garder le ton et qui peut compter sur l’appui de son peuple et de nombreux pays dans le monde.


Oscar Fortin

dimanche 5 octobre 2014

LE CARDINAL MARC OUELLET RÊVE TOUJOURS À LA PAPAUTÉ





Quelques jours avant le conclave : Marc Ouellet et Jorge Bergoglio
Lorsqu'une image vaut mille mots

Nous nous souvenons tous, particulièrement au Québec, de cette fièvre qui s’était emparée d’un grand nombre de croyants et de Québécois devant la perspective de l’élection à la papauté du cardinal Marc Ouellet. S’il n’a pas été élu, ce n’est pas qu’il ait manqué d’initiatives pour qu’un tel destin lui soit réservé. On se souviendra, entre autres, de cette grande célébration à Ste-Anne de Beaupré, marquant son départ pour Rome où il était appelé à diriger le Secrétariat pour les évêques, un poste clef dans la gérance de l’Église. Il devenait ainsi celui qui assurerait, par le choix des futurs évêques, la continuité de la pensée dominante du Vatican sur les destinées de l’Église et du monde. Proche de Benoît XVI, il en partageait les vues et savait dans quelle direction assurer la relève de cette autorité.

Les circonstances ou l’Esprit Saint, ou les deux à la fois, ont fait en sorte que sa candidature à la papauté n’obtienne pas les votes nécessaires pour prendre la relève de Benoît XVI. Ce fut plutôt un inconnu qui se présenta au balcon de la Place St-Pierre dont les premières paroles furent de demander à la foule et aux chrétiens du monde de le bénir et de prier pour lui. Un homme qui venait de la fin du monde, de cette Argentine lointaine dont l’histoire contemporaine aura été marquée par de grands espoirs, mais aussi par de grandes souffrances. Il fut présenté sous le nom de François, ce François (1182-1226) à qui la voix de Jésus s’était fait entendre pour qu’il rebâtisse son Église, devenue une maison de débauche et de corruption. C’est ce à quoi allait se consacrer le pape François.

                    
En peu de temps, il est devenu une des personnalités les plus respectées et aimées de la communauté humaine. Ce fut d’abord, d’abord, par sa simplicité et sone style de vie. Il a sortie la papauté de la principauté pour la ramener à sa plus simple expression. Il a fait du message évangélique le fondement de sa prédication. Les pauvres, les pécheurs, les humbles, les pauvres sont devenus  ses proches, ceux à qui il pense et qu’il veut servir. Il a modifié l’ordre de priorité des sujets à aborder. Il parle moins de sexualité, d’avortement, d’homosexualité et beaucoup d’amour, de compassion, de miséricorde, d’humilité, de solidarité humaine. Ce n’est pas que les autres thèmes ne sont pas importants, ils ont été amplement traités par le passé au détriment, bien souvent, de ceux à qui il donne priorité.   

Si la loi et la doctrine sont importantes, les Évangiles le sont encore davantage. Ils sont son inspiration. Le Jésus qui s’y révèle est son guide. L’Exhortation apostolique Evangelii Gaudium qu’il a livré à l’humanité se présente un peu comme le Sermon sur la montagne dans lequel il nous livre le regard qu’il porte sur notre monde. Cette intervention marque un tournant dans le discours de l’Église. Un discours qui va directement au but et qui nomme les choses par leurs noms. Sa diplomatie ne consiste pas à envelopper ce qu’il a à dire de tournures de phrase à en perdre le sens. Elle en est plutôt une de vérité et de grande liberté. Son maître n’est pas de ce monde.

Sur des questions aussi importantes que celles de la famille, du mariage, de l’avortement, de l’homosexualité, de la communion des divorcés remariés, etc., il ouvre le débat à l’ensemble de la communauté chrétienne tout en mettant l’accent sur l’esprit qu’a toujours eu Jésus à l’endroit des pécheurs, des laissés pour compte, des blessés de la vie. Il fait appel à la compassion, à la miséricorde, à l’amour capable de partager la détresse des uns et les angoisses des autres. Il incite ainsi les gestionnaires des lois canoniques et les juges des cours vaticanes à aller au-delà des textes de loi pour se laisser porter davantage par l’Esprit de la foi et l’humanité dont a fait preuve Jésus à l’endroit de tous ces gens.

Une telle approche vient heurter de plein front ceux qui vivent de la loi, des doctrines sans toujours y être fidèles eux-mêmes un peu comme c’était le cas au temps de Jésus avec les scribes, les docteurs de la loi et les pharisiens. On n’a qu’à relire ce passage de l’Évangile de Mathieu au chapitre 23 de son Évangile pour réentendre le discours que Jésus leur a tenu. Ce même discours est toujours d’actualité et ne peut laisser indifférents ceux et celles qui ont la responsabilité d’accompagner le peuple de Dieu et le développement de l’humanité.

Force est de constater que les dissensions au sein des Évêques et cardinaux se font toujours plus éloquentes et à visage découvert.

Suite à une prise de position du cardinal Kasper, président émérite du Conseil pontifical pour l’unification des chrétiens, en faveur de la communion pour les divorcés remariés, un groupe de cinq cardinaux, ayant à leur tête le Préfet pour la doctrine de la foi ont écrit un livre pour s’y opposer. Le cardinal Kasper leur donne la réplique rappelant que la vérité catholique n’est pas un système fermé.

Tout récemment, un journaliste italien, Antonio Socci, a publié un livre qui remet en question la légitimité de l’élection du pape François. Un livre qui se présente plus pour faire sensation que pour livrer du contenu.

Cette semaine, ce fut au tour du cardinal Franc Rodé de prendre position contre le pape disant qu’il était à l’extrême gauche et qu’il parlait beaucoup sans vraiment agir. Une critique directe et sans retenue. Il faut dire que ce cardinal est un personnage assez spécial et dont la trajectoire de vie n’est pas sans soulever bien des questions. Il a été proche des Légionnaires du Christ et de son fondateur, Marcial Maciel.

Tout ceci pour dire qu’il y a de fortes oppositions au pape François et que ces dernières sont à s’organiser et à se coordonner. On peut même les soupçonner d’avoir planifié et encadré toutes ces déclarations et prises de position dans le but d’influencer les débats du présent synode des évêques et laïcs sur la famille.

C’est dans ce contexte qu’apparaît notre cardinal Ouellet, celui qui peut regrouper toutes ces tendances en faisant appel à l’unité des évêques et cardinaux pour qu’ils parlent tous d’une même voix. Tout en étant du groupe des défenseurs de la doctrine et du droit canonique, il se présente comme quelqu’un qui peut rapprocher les dissidents et les promoteurs d’une Église renouvelée. De quoi lui permettre de gagner des appuis chez les uns et chez les autres. Lorsqu’il se réfère à l’apôtre Paul pour inviter ses collègues à ne parler que d’une seule voix pour qu’il n’y ait pas de divisions entre eux, il ne précise pas de quelle voix avec laquelle il faut faire unité. Cette voix peut être celle des conservateurs, celle des libérateurs, celle de la compassion, celle du pape etc.

Pour le moment, personne ne sait le temps que durera le pontificat du pape François, mais tous savent qu’il  peut partir à n’importe quel moment. Nous avons toujours en mémoire ce qui est advenu du pape Jean-Paul Ier. Le pape François dérange beaucoup avec ses réformes, d’abord à la banque du Vatican, puis dans les dicastères de la Curie romaine. Plus que tout, sa forme de vie, la simplicité et la pauvreté qu’il s’applique à vivre le plus possible en dérangent un grand nombre, habitués qu’ils sont à la vie de Princes de l’Église. Il ne fait pas de doute que le courant conservateur de l’Église catholique tout comme le courant néo-libéral  des dirigeants des dirigeants  politiques se concertent pour contenir les initiatives du pape François ou encore mieux de l’en dissuader. Sur ces deux fronts, les menaces peuvent surgir n’importe quand et sous bien des formes.

L’intervention du cardinal Marc Ouellet se réalise à un moment stratégique où la majorité des évêques du monde sont réunis  à Rome pour le consistoire  ayant pour thème la famille et tout ce qui s’y rattache. Son intervention s’est faite devant les évêques de la vieille Europe, actuellement en Italie.

Comme dans toute campagne électorale, il faut parfois s’y prendre plus tôt que trop tard. Nous n’en sommes sans doute pas au dernier conclave et l’espoir y est toujours pour ceux qui rêvent du Siège de Pierre. Il ne fait pas de doute que le cardinal pourra compter sur l’appui de Washington et de nombreux collègues conservateurs anxieux de revenir à leur vie normale de grands personnages dans l’Église et dans la Société.

Ce que doit savoir ce cardinal c'est que  l’Église ne sera plus jamais la même. Le passage providentiel du pape François aura permis de sortir l'Église du Vatican et de la remettre entre les mains du peuple de Dieu. Heureusement que l'Esprit Saint n'a pas à demander la permission à qui que ce soit pour distribuer ses dons et ses charismes comme bon il l'entend. Le peuple des croyants retrouvent une liberté et leur conscience la responsabilité qui les engage. 

Oscar Fortin

mercredi 24 septembre 2014

LES DESSOUS DE LA GOUVERNANCE DE L’EMPIRE






Depuis plus d’une dizaine d’années, de nombreuses voix se font entendre pour dénoncer ces dessous de la gouvernance de l’Empire. Ces voix trouvent leur pleine crédibilité du fait qu’elles sont celles d’acteurs et d’actrices qui ont vécu de l’intérieur cette gouvernance. En tant qu’observateur et analyste de ce qui se passe dans notre monde, ces témoins doivent être entendus plus d’une fois de manière à nous décontaminer des fausses représentations dans lesquelles nous maintiennent politiciens et médias.

Je vous présente cette fois-ci un documentaire qui nous renseigne sur le mode d’emploi qu’utilise l’empire pour s’assujettir les dirigeants politiques ainsi que les peuples dont les richesses naturelles représentent un grand intérêt pour son propre développement. Sous les apparences de grande démocratie au service des peuples et de leur liberté, nous y découvrons l’antidémocratique sans vergogne pour qui, le seul intérêt est le profit et le gain.

Prenez le temps d’écouter et de voir ce que nous raconte John Perkins , du livre « Les confessions d’un assassin financier. » L’argent, la corruption, les dettes, les assassinats, mais aussi le courage et la détermination de certains dirigeants politiques font partie de ce documentaire.



(assurez-vous de placer l'indice du déroulement de la vidéo à son point de départ de 0 à 59 mm)

https://www.youtube.com/watch?v=fAU7BerV9PA

Également un dossier important sur la CIA que vous pouvez consulter dans le lien qui suit.

http://preuves-par-images.fr/#/cia-guerres-secretes

Merci d’avoir pris le temps d’écouter du début à la fin cette page d’une histoire de grande tromperie. Faites-en la promotion pour que le monde sache.


Oscar Fortin
Québec, le 24 septembre 2014

mercredi 10 septembre 2014

ÉCRASEMENT DU VOL MH17



UN RAPPORT D’ENQUÊTE PRÉLIMINAIRE DÉCEVANT




La communauté internationale attend, depuis la fin août, ce rapport préliminaire des experts internationaux sur les causes de l’écrasement de l’avion malaisien MH17. Pour comprendre la portée de ce Rapport, il est important de faire quelques rappels.

Brefs rappels

Comme dans toute enquête, ce sont les responsables qui mèneront à terme cette enquête, qui auront le rôle le plus important et qui devront répondre aux attentes d’indépendance et de transparence exprimées par les membres du Conseil de sécurité des Nations Unies dans la résolution 2166, votée à l’unanimité de tous les membres, le 21 juillet dernier.

Dans cette résolution figure, au point 6, une référence au rôle important que doivent jouer l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) pour assurer le bon déroulement de l’enquête.

Déjà, le 18 juillet, lendemain de l’écrasement de l’avion, le gouvernement de Kiev, au vu de la situation dans le pays, avait fait appel à l’OACI pour coordonner l’enquête. Au même moment, la chancelière Angela Merkel et le président russe Vladimir Poutine s’étaient mis d'accord pour que l'OACI mène « une enquête internationale et indépendante ».

La principale tâche de l'équipe de l'OACI consisterait à sécuriser le site de l’écrasement et à retrouver les informations des enregistreurs de vol. Elle devrait aussi étudier les enregistrements de contrôle aérien, les repérages effectués par les radars, les images satellitaires et mettre en place des équipes de médecins légistes et de spécialistes.

Le 21 juillet, jour du vote de la résolution 2166, le gouvernement de Kiev confie aux Pays-Bas la coordination de l'enquête internationale sur l’écrasement , dont un grand nombre de victimes sont originaires de ce pays.

Sa principale tâche serait d'identifier les victimes (…) et de récolter des informations qui permettront d'identifier les corps, comme des tatouages, des cicatrices ou des échantillons ADN. 

Le 23 juillet, Le Conseil néerlandais de sécurité (DSB) a pris le contrôle de l'enquête sur le crash du Boeing malaisien qui a fait 298 morts, le 17 juillet. Selon le conseil, un groupe de 24 experts internationaux, dont des spécialistes russes et ukrainiens mènera l'enquête

Devant cette prise de contrôle de l’enquête par les Pays-Bas, le président Poutine revient à la charge, le 24 juillet, pour exiger que la coordination soit assumée par l’AOCI.

« Vladimir Poutine et Sauli Niinist, président de Finlande, ont demandé que soit lancée immédiatement une enquête internationale minutieuse sous l’égide de l’OACI sur l’écrasement de l’avion malaisien dans la région de Donetsk, conformément à la résolution 2166, adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU, le 21 juillet dernier ».

Le 8 août, quatre pays reliés directement à l’enquête (Hollande, Belgique, Ukraine et Australie) signent un pacte de non-diffusion de l’information qui ne serait pas préalablement approuvée par les quatre. L’accord stipule que les progrès et les résultats de l’enquête sur le terrible accident survenu au Boeing 777 malaisien seront gardés secrets si jamais un des quatre signataires s’y opposait. Un pacte qui va directement à l'encontre de la résolution 2166.
À ce stade, on ne fait plus mention ni de l’OACI, ni de l’OSCE et encore moins de la résolution 2166 qui fait appel à une enquête indépendante et transparente.
Il dit essentiellement deux choses.
La première, que l’écrasement n’est pas dû à des bris mécaniques, mais à de nombreux projectiles qui ont pénétré dans l’avion depuis l’extérieur.
« Rien n'indique que l'accident du vol MH17 soit dû à un problème technique ou à une erreur de l'équipage qui était « qualifié et expérimenté ». 
Le vol MH17 qui avait décollé d'Amsterdam-Schiphol avec 298 personnes à bord s'est déroulé « comme prévu » avant de prendre fin « de manière abrupte » quelques heures plus tard. Une explosion en vol, causée par le grand nombre de projectiles à grande vitesse, explique « la fin abrupte de l'enregistrement des données sur les boîtes noires, la perte de contact avec les contrôleurs aériens et la disparition simultanée de l'appareil sur les radars », a également assuré l'OVV.

La seconde est que les boîtes noires, analysées en Angleterre par le Bureau d’enquête britannique sur les accidents aériens, n’ont pas été trafiquées et que leur contenu a pu être saisi correctement. Les 30 minutes d’enregistrement ne révèlent rien de particulier, si ce n’est que tout a pris fin abruptement avec la disparition de l’appareil des radars. Le contenu de ces enregistrement n'est toutefois mis à la disposition du public.

On précise que les inspecteurs néerlandais ayant rédigé le rapport ne se sont pas rendus sur les lieux de l'écrasement, à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Donetsk, estimant que leur sécurité n'y était pas assurée.

Le rapport final sera transmis au cours de la prochaine année.

Que pouvons-nous en conclure?

En tout premier lieu, que l’enquête n’est plus celle réclamée par le Conseil de sécurité des Nations Unies dans sa résolution 2166, mais celle des quatre pays qui ont signé le pacte de non-diffusion. On peut évidemment se demander pourquoi.

En second lieu, le Rapport confirme ce que tout le monde savait déjà, à savoir que l’écrasement était dû à une attaque extérieure de projectiles tirés ou lancés à très haute vitesse. Il n’en précise toutefois pas la provenance.

En troisième lieu, ce sont tous ces silences sur des points qui eurent pu être clarifiés dès ce premier rapport préliminaire. J’en avais relevé certains dans mon dernier article sur ce même sujet, entre autres, la présence ou pas d’avions de chasse près du vol MH17, le pourquoi du changement du corridor de vol, le contenu en direct des échanges entre les contrôleurs aériens et les pilotes, Le décryptage de ces conversations remis aux enquêteurs est celui que Kiev leur a fait parvenir.

En somme, un premier rapport qui laisse tout grande ouverte la porte aux spéculations sur les auteurs d’un tel crime. Le temps de permettre aux États-Unis et aux pays de l’OTAN de poursuivre leur harcèlement contre la Russie et les miliciens indépendantistes.


Aujourd’hui, le 10 septembre, le ministre de la Défense de Malaisie Hishamuddin Hussein arrive à Moscou pour discuter du déroulement de l'enquête. « Nul coupable de la tragédie ne doit échapper au jugement et à une punition méritée », a-t-il déclaré. Le ministre a noté que la Malaisie possédait des données du renseignement indiquant les coupables de la catastrophe, mais qu'il était encore trop tôt pour les divulguer. Un nouveau groupe d'experts malaisiens doit se rendre prochainement sur le lieu de l’écrasement du Boeing pour examiner les débris de l'avion et trouver les confirmations des données du renseignement.

Il faut espérer que d’autres experts indépendants poursuivent les recherches et démasquent les véritables coupables.

Oscar Fortin
Le 10 septembre 2014
http://humansime.blogspot.com

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