mercredi 20 mai 2020

LE DERNIER GRAND COMBAT DE L’HUMANITÉ







Ce que nous vivons, comme Humanité, met à jour les deux grandes options qui la déchirent. D'une part, il y a l'humanité que l’on veut libre et responsable,en tout et partout,  et, d’autre part, il y a l'humanité que l’on veut soumise et entièrement contrôlée

Nous pouvons y reconnaître les grands promoteurs d’un Nouvel Ordre mondial(NOM) tout comme les promoteurs d’un monde multipolaire, fondé sur les libertés fondamentales des peuples et des personnes .On ne peut plus ignorer ces deux grands concepts d’Humanitéqui n’ont cessé de se révéler tout au long des siècles passés et des croyances qui s’y exprimèrent, tout au long de ces mêmes siècles.

Cette image de ces deux humanités me renvoie à cette autre image de la lutte entre le "bien" et le "mal", entrele bon "Dieu" et le bon "Diable" .Dans les deux cas, ils se présentent, non pas sous l'angle du mal, mais plutôt sous  l'angle du bien. Tous les deux veulent sauver l'humanité, le premier en la rendant toujours plus conscienteet responsable, en y inscrivant, sous l’inspiration de son « Bon Dieu »  un « esprit nouveau » de nature à l’orienter elle-même,  vers un monde nouveau et une vie nouvelle. Alors que le second, sacrifiant cette conscience d’Humanité, en la substituant par une « puce », faisant de la personne un "robot" qui saura répondre, sans résistance, aux commandes qu'il recevra de son « bon « "Diable". 

Il faut dire que l’actualité, telle que nous la vivons sous le régime du Corona virus, met en évidence un personnage qui se révèle être le grand artisan d’un NOM, transformant les personnes en individus, les peuples et nations, en masses, lesquels seraient soumis  aux ordres et commandes d’ordinateurs fort puissants programmés selon les intérêts et les volontés du « bon Diable ».  Ce personnage qui émerge de plus en plus dans les médias ne serait nul autre que l’homme aux 75 milliards de dollars et dont le nom n’est nul autre que Bill Gates. Dans un article récent, on en faisait le personnage qui répondait aux chiffes de la Bête (666) dont parle l’Apocalypse de l’apôtre Jean. C’est que son dernier brevet porte le numéro 060606 et que le contenu de ce brevet recoupe bien le contenu de ce que nous en dit l’Apocalypse.



Nous sommes devant des faits qui nous interpellent profondément. Il en va, non  seulement de notre vie et de notre mort corporelle, mais également de nos libertés fondamentales, de notre propre conscience et de notre capacité de répondre aux défis que nous rencontrons.

Deux grandes voies se présentent devant nous : celle de l’humanisme qui se reconnaît dans la liberté, la responsabilité et la conscience qui en est les guides. Cet humanisme va trouver ses diverses sources tant dans la nature même de la personne humaine qu’à travers diverses expériences de vie. On ne peut, pour des considérations religieuses, passer sous silence la vie et le message d’un grand humaniste en la personne de Jésus de Nazareth. Il est né à Bethléem et a vécu et prêché en Galilée. Tant son message que son vécu ont porté sur la valorisation de la personne humaine, sur la fraternité et la solidarité, sur l’attention à accorder aux plus misérables, aux laissés pour compte, etc.… Ce genre de prédication et de témoignage en a rassasié plusieurs tout en devenant, également, une menace pour les grands et puissants de son temps.  Toujours est-il que ses principaux adversaires, entre autres, les grands-prêtres, scribes et pharisiens, firent tout pour que Pilate l’arrête, le torture et le condamne à mort sur une croix.  Une histoire que nous connaissons tous et toutes d’à travers le monde. Il n’est pas le seul à avoir subi un tel supplice pour avoir valorisé les grandes valeurs de la personne humaine. Qu’on pense à Gandhi, à Nelson Mandela, et à bien d’autres.

Cet Humanisme fait appel à la responsabilité de chaque personne, à l’éveil des consciences conduisant à plus de solidarité et de fraternité. Dans le cas de ce Jésus, cet humanisme ouvre la porte à une transformation de la condition mortelle de notre passage sur cette terre à une condition de vie au-delà du temporel. Sur ce dernier point, il nous faut croire ceux et celles qui en furent les témoins. Malheureusement, on ne peut pas aller voir. À quelques exceptions près, peu nombreux sont ceux qui viennent nous en parler, une fois partis pour un autre un monde. Si les personnes, dans le quotidien de leur vie, nous parlent par ce qu’elles font, nous croirons en elles. Je pense que ça vaut pour les personnes qui ont cru et agit en conformité avec cet « esprit » nouveau d’une Humanité consciente et responsable y sacrifiant leur propre vie. La foi et la bonne foi sont la source d’une conscience vraie et responsable. 

Pour conclure et, m’en tenant à mes deux personnages, je dirai simplement ceci : 

Dans le cas de l’humanisme de Jésus, l’appel à la conscience de chacun et chacune est fondamental. La personne n’est pas soustraite à sa conscience, pas plus qu’à ses responsabilités humaines et sociales. C’est tout le contraire. Elle se doit d’assumer ses responsabilités à l’endroit d’elle-même et des autres. Il y a toutefois un « implant » qui s’inscrit dans la personne humaine et c’est cette présence de l’esprit de ce Jésus et celui de toous ceux et toutes celles qui l’ont suivi. Nous avons tous et toutes des expériences de communion d’esprits qui nous accompagnent dans ce que nous vivons et faisons. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre les deux textes qui suivent.
Jean 15:4 ^
Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s`il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi.
Jean 15:5 ^

Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire.

Pour les croyants, il s’agit d’une présence de l’esprit de ce  Jésus et, pour les personnes non croyantes, mais de bonne foi, il s’agit de la présence d’un esprit qui surgit naturellement de la conscience humaine. En somme, un « esprit » qui renforce la nature humaine et lui révèle la voie à suivre pour sauver se sauver lui-même et sauver l’HUMANITÉ.

Dans le cas de l’humanisme de Bill Gates, l’appel à la conscience est substitué par des implants qui sauront dicter ce qu’il faut faire ou ne pas faire. Il n’est pas question d’en discuter ou d’en négocier les termes.

« Microsoft a breveté une technologie malintentionnée, qui à l’aide de capteurs implantés, surveille l'activité du corps et du cerveau. Les humains obéissants seront récompensés par un versement de crypto-monnaie, dès qu’ils auront accompli le travail qui leur était assigné. 

Le brevet, WO | 2020 | 060606 a acquis sa notoriété et le surnom de « World Order 2020 666. » D’après la description de l’appareil en question, il s’agit d’un « système de crypto-monnaie, » et Microsoft explique qu'il est ‘capable’ d'exploiter les données de l'activité corporelle pour extraire des bitcoins en retour de l’accomplissement du travail assigné

MON DERNIER MOT

L’Humanité dure dans le temps, mais les « porteurs d’humanité » ne durent pas dans le temps. Depuis des , hommes et femmes se succèdent les uns après les autres sans que l’on sache pour autant le sort de ces derniers. Aujourd’hui, nous sommes présents et demain nous n’y serons plus. Ce lendemain est pourtant bien important pour y comprendre un peu mieux ce que nous faisons sur cette planète terre.

Oscar Fortin

20 mai, 202o



samedi 16 mai 2020

LE CHIFFRE DE LA BÊTE



666


060606 ?

L’Apocalypse, selon Saint-Jean. Chapitre 13, verset 18 : "Que celui qui a de l'intelligence calcule le nombre de la bête. Car c'est un nombre d'homme, et son nombre est six cent soixante-six ." (666)

Tout au long de l’histoire, on a cherché diverses interprétations, chacune s’exprimant avec les données de leur temps. Celle qui s’est le plus fait connaître se réfère à l’usage de certaines langues qui donnent un un chiffre à chaque lettre. Ainsi, les noms dont les lettres conduisent au chiffre 666 se voyaient identifiés à la Bête de l’Apocalypse. Depuis lors, de nombreuses autres interprétations se sont ajoutées. Pour certains le 666 peut être compris,  tour à tour, comme un code-barre qui serait tatoué sur les citoyens du futur, une puce greffée sous la peau, ou le chiffre clé donnant le contrôle d’Internet. Pour certains, ces interprétations sont considérées comme farfelues et du genre complotiste. Pourtant, les paroles de l’Apocalypse ne ferment pas la porte à ces diverses interprétations.

« À tous, petits et grands, riches et pauvres, hommes libres et esclaves, elle impose une marque sur la main droite ou sur le front. Et nul ne pourra acheter ou vendre, s’il ne porte la marque, le nom de la bête ou le chiffre de son nom. C’est le moment d’avoir du discernement : celui qui a de l’intelligence, qu’il interprète le chiffre de la bête, car c’est un chiffre d’homme : et son chiffre est six cent soixante-six. » (Apocalypse 13,16-18).

Voilà que j’apprends, ce matin même, que Bill Gates vient d’obtenir un brevet l’autorisant à produire, entre autres, des puces  à des fins d’implants chez les humains. 

«  Le cas décrit ci-dessous se rapporte à un fait officiellement documenté, bien qu’il ait quelque chose de plutôt biblique. 

 Le brevet WO/2020/060606 [remarquez que 666 est le chiffre du diable ! NdT] a été enregistré le 26 mars 2020. La demande de brevet a été déposée par Microsoft Technology Licensing, LLC, dirigée par Bill Gates, le 20 juin 2019, et, le 22 avril 2020, le brevet a reçu un statut international. Le titre du brevet est « Système de crypto-monnaie utilisant des données sur l’activité corporelle ». Voir l’article au complet: 
https://reseauinternational.net/au-fou-bill-gates-vaccinations-puces-electroniques-et-brevet-060606/

Ce rapprochement d’avec l’Apocalypse de l’apôtre Jean devient inévitable dans le contexte des temps que nous vivons. On réalise de plus en plus qu'il y a comme une tentative de prise de contrôle du corps humain et du fait même de la personne humaine. De nombreux signes ont déjà été mis de l’avant. Le conseil que nous donne l’Apocalypse est celui qui figure au début de cet article : « "Que celui qui a de l'intelligence calcule le nombre de la bête. Car c'est un nombre d'homme, et son nombre est six cent soixante-six ." (666)

De quoi nous interpeller.

Oscar Fortin
16 mai, 200


jeudi 14 mai 2020

D'une Église sacrement à une Église humanité

Note, en septembre 2005, j'avais écrit un article sur ce sujet. avec le titre "Pour la sacralité de la vie" https://humanisme.blogspot.com/2008/09/la-sacramentalit-de-la-vie.html . En mai 2018, le même article a été repris par certaines personnes qui en on fait une référence à l'Exhortation apostolique du pape François, Amoris Laetitia.  Je fus surpris de prendre connaissance ce rapprochement avec le document du pape François

Le 10 mai dernier, j'ai publié un article, en espagnol, sur ce même sujet. C'est cet article que je vous présente dans sa version française.


  

Ce qui se passe avec la pandémie du virus Civid-19 peut conduire à une transformation radicale de la façon de comprendre la véritable mission de l’Église dans notre monde. La foi reste toujours un don de Dieu et le Saint-Esprit distribue ses dons comme bon il l’entend. L'Église ne peut se comprendre sans prendre en compte ces deux éléments essentiels, la gratuité du don de la foi et la gratuité des dons de l'Esprit. S'il y a des disciples et des docteurs de la loi, il y a aussi des prophètes et des témoins de la foi qui vivent au quotidien les Béatitudes.

 Le peuple de Dieu

Covid-19 nous révèle la fragilité d'une Église qui vit et est fondée sur des cultes sacramentels. Sur leur base, les églises du monde se sont imposées comme les lieux privilégiés pour  rencontrer Dieu et le prier et l'adorer à travers les sacrements qui mettent les croyants en contact direct avec Dieu. Dans ce contexte, les pasteurs, les prêtres, les évêques, les cardinaux et même le pape sont les fonctionnaires qui mettent à jour les sacrements et accompagnent le peuple dans ses prières et dialogues avec Dieu. Les croyants du monde étaient, jusqu'à tout récemment dociles à cette vie de foi et des sacrements, signe de la présence de Dieu qui pardonne, qui nourrit l'esprit et les cœurs, qui apporte des onctions à ceux qui vont mourir, etc.

Covid-19 arrive et les gouvernements interviennent pour interdire les regroupements dans tous les milieux publiques afin de limiter ses effets dramatiques sur les populations. Ils sont obligés de mettre fin à toutes les formes de réunion, y compris les réunions d'église. Les croyants ne peuvent pas participer aux messes, aller au confessionnal pour le pardon de leurs péchés, etc. Les pasteurs sont seuls dans leurs églises, ne sachant trop  quoi faire.

Avec cette pandémie, les croyants sont désorientés autant par la messe que par le confessionnal. Certaines initiatives ont été prises, comme la messe sur Internet et à la télévision et le confessionnal par téléphone. Dans les deux cas, les croyants sont laissés, d'une part, sans communion, d'autre part, sans l'assurance que leurs péchés ne seront pas entendus par les autres.

Covid-19 oblige l'Église à se repenser, d'une manière totalement différente de celle imposée par le passé. L'église des cultes sacramentels, selon plusieurs théologiens, ne reviendra pas. Il y a une conscience qui s'éveil et découvre ce qui qui plaît vraiment à Jésus et à son Père dans les activités quotidiennes de la vie. Ce culte se révèle dans toutes les actions qui sont basées sur la «justice», la «vérité», la «solidarité», l'entraide fraternel, la «miséricorde» le «pardon»  et l'amour inconditionnel du prochain. Sur ce dernier point, la communauté des croyants a tous les pouvoirs pour résoudre et pardonner les péchés. En effet, les pouvoirs que Jésus a donnés à Pierre, il les a également donnés à las communauté des croyants. 

Matthieu 16:19^ À Pierre et à ses apôtres 

Et je vous donnerai les clés du royaume des cieux; Et tout ce que vous lierez sur la terre sera lié au ciel; Et tout ce que vous perdrez sur terre sera lâche dans le ciel.

Matthieu 18:18^ à la communauté des croyants

En vérité, je vous dis que tout ce que vous lierez sur la terre sera lié au ciel; Et tout ce que vous perdrez sur terre sera lâche dans le ciel.

L'Église des cultes sacramentels a atteint son point final, au moment même où l'Église du culte de l'action qui enrichit l'Humanité est déjà en marche. L'Église, peuple de Dieu "est l'Humanité entière et ses cultes sont les engagements qui mettent à jour les béatitudes et l'accomplissement des mandats de Jésus à ses disciples qui se résument dans "s'aimer " les un les autres. En cela nous accomplirons la Volonté du Père.

L'Église est mise au défi de passer d'une «Église théâtrale» à une Église humaine. Se faire humaine comme Jésus s’est fait humain. Retour à une vie normale, sans décorum et sans théâtre. Vivre les Béatitudes au quotidien, accompagnez par l'exemple les hommes et les femmes qui vivent au mieux leur quotidien. Donnez l'exemple de la vie quotidienne. Faites découvrir que Jésus ressuscité est présent dans le cœur de chaque être humain, que nous pouvons converser avec Lui dans l'intimité de nos vies. N'oubliez pas que la chose la plus importante nous est révélée dans l'intervention de Jésus sur le Jugement dernier. Le bien ou le mal que nous faisons à notre prochain, c'est à lui que nous le faisons. En d'autres termes, soyons les uns et les autres toujours plus  humain entre nous tous et toutes.

Au terme de cette réflexion, j'ai trouvé un article qui va directement dans le même sens. Je me permets de le mettre avec mon texte: Note: Un article, récemment lu, me confirme dans la justesse d'une Église, devenue humanité, au milieu des peuples.

Nous sommes au début d'une véritable  transformation d'être Église en passant du culte de la sacrementalité au culte du quotidien inspiré des Évangiles et des grands témoins d'Humanité. Une Églises se fait Humanité comme Jésus s'est fait Humanité.

Je termine avec ces paroles de l’apôtre Jean: "Dieu règne si ses filles et ses fils s'aiment, s'entraident et se pardonnent." 

Ce n'est pas celui qui crie Seigneur, Seigneur, qui plait à Dieu, mais celui qui fait la volonté du père. En lui amour, miséricorde et bonne foi s'harmonisent parfaitement bien.

Oscar Fortin

14 mai 2020

mercredi 13 mai 2020

TRUMP ET SES ENGAMENTS




Ce multimilliardaire, indépendant dans ses actions comme dans ses pensées, serait-il devenu la marionnette d’un État profond qui lui dicterait quoi faire et quoi dire? Dans son discours d’assermentation, il avait, entre autres, ces paroles émouvantes annonçant une présidence pas comme les autres.

« « Nous rechercherons l'amitié et la bonne volonté des autres nations du monde, mais nous le ferons avec l'idée que c'est le droit de tout pays de mettre ses propres intérêts en avant.

Nous ne cherchons pas à imposer notre mode de vie, mais plutôt à le rendre éclatant comme un exemple à suivre. »

N’était-ce pas là de quoi soulever l’enthousiasme des peuples et nations du monde, constamment harcelés et menacés d’une façon ou d’une autre par l’empire de l’oncle Sam.

Je vous invite à écouter de nouveau ce discours d’investiture, alors qu’il arrive au terme de son mandat. De quoi se demander ce qui a bien pu se passer pour que cet homme puisse se transformer en véritable mercenaire d’Humanité : sans considération pour le droit international,  un interventionnisme hors de tout contrôle du Conseil de sécurité des Nations Unies, des sanctions à volonté contre les peuples récalcitrantsetc….

https://www.youtube.com/watch?v=irWo5hnW44k


Lorsqu’on regarde le traitement qu’il réserve à certains pays, que ce soit au M.O. comme ce fut le cas en Syrieen Irak, au Yémen,  ou encore en Amérique latine avec le VenezuelaCuba, la BolivieNicaragua, entre autres, on est loin de celui qui se présentait comme un exemple à suivre pour les peuples.  Il est devenu le maitre de la diplomatie du bâton et de la carotte. Les États qui ne lui obéissent pas doivent s’attendre à la médecine des sanctions de toute nature, allant de la saisie des avoirs des peuples aux menaces d’intervention, soit par mercenaires interposés o directement. 

Son entourage immédiat reflète bien ce nouveau Trump, devenu guerrier, envahisseur et usurpateur de  biens et richesses de nombreux peuples. Au nombre de ces derniers, le Venezuela en est l’illustration parfaite. Elliott Abrams, envoyé spécial du Président pour l’Amérique latine, n’est nul autre que celui qui avait été impliqué dans le scandale Iran-Contra, sous la présidence de Reagan. Mike Pompeo, Secrétaire d’État aux Affaires extérieures, n’est nul autre que l’ex-directeur général de la CIA, celui-là même qui avait déclaré qu’à la CIA on mentait, volait et tuait. Avec de tels collaborateurs, Donald Trump est loin de l’image donnée lors de son discours d’Assermentation tout comme des objectifs énoncés lors de ce même discours. Le vieux dicton qui dit qui se ressemblent s’assemblent convient bien à ces personnages.

Que s’est-il donc passé pour qu’il y ait un tel changement?  Certains analystes voient en ce changement l’intervention de l’État profond, constitué des plus grandes fortunes du monde et ayant suffisamment de pouvoir pour mettre au pas de leurs intérêts, entre autres, le Président des États-Unis. Tout semble indiquer que Donald Trump, le multimilliardaire, n’y échappe pas. Soit qui y retrouve sa véritable nature, soit qu’on l’a convaincu d’agir selon leurs volontés. Y aurait-il des compromis pour sa réélection aux prochaines élections?

Une chose est certaine, le Donald Trump  du discours de son assermentation comme président,  n’est plus du tout le même. D’ailleurs, on peut se poser la question si le Donald Trump, révélé dans son discours d’assermentation, a vraiment existé.

Il est triste, pour le peuple des États-Unis, d’être victime d’un État profond auquel tous les présidents qu’ils élisent se soumettent. La grande  démocratie à laquelle on leur fait croire n’est  que fumée sans lendemain. Ils ne sont, évidemment pas les seuls  à être enfumés ainsi.  La démocratie, la véritable démocratie, pouvoir du peuple pour le peuple, n’existe que dans peu de pays et ces derniers en paient le prix. L’empire ou l’État profond n’aiment pas les peuples souverains.

Oscar Fortin
Le 13 mai 2020

Voir également sur Réseau international avec commentaires; https://reseauinternational.net/trump-et-ses-engagements/


vendredi 8 mai 2020

INVASION TERRORISTE AU VENEZUELA


LE SILENCE INCOMPRÉHENSIBLE DE L’ÉGLESE





Le 3 mai dernier, un groupe de mercenaires, formés en Colombie, s’est présenté au Venezuela, par voie maritime, avec, pour mandat de Washington, de tuer le président ainsi que divers autres hauts dirigeants du pays. Il y a eu des morts, des blessés et, heureusement, les forces civiques militaires vénézuéliennes les attendaient de pied ferme et ont pu neutraliser leur projet. Il y eut quelques morts et tous les autres, furent détenus. 

C’est ainsi que les autorités vénézuéliennes purent savoir les avenants et aboutissants de cette opération ainsi que les auteurs intellectuels de cette dernière. Il s’agit sans équivoque d’une opération commandée et payée par la Maison-Blanche et exécutée par des mercenaires  formés et entrainés pour mener à terme cette intervention terroriste. Un scénario où on donne à forfait à des organismes, spécialisés en la matière d’actions terroristes, pour la réalisation de mandats spécifiques. Ce fut le cas, en Syrie, entre autres, où les terroristes étaient soutenus et armés par Washington. Loin de les combattre, ils les protégeaient, les payaient et les armaient. Cette fois-ci, le monde sait ces dessous de la guerre par terroristes interposés.

Frustré pour la nième fois de ne pas déjouer la défense vénézuélienne, Washington aurait placé ses espoirs d’envahir le Venezuela en envoyant son immense bateau, gonflé d’équipements militaires pour tenter un débarquement réussi sur le territoire du Venezuela.

«Les États-Unis ˚ont décidé de prendre d’assaut le Venezuela: un navire de débarquement américain se dirige vers les côtes du Venezuela 



Comment comprendre le silence des autorités de l’Église devant ces faits criminels? Cette intervention a été  organisée et planifiée à partir de la Colombie, avec le soutien des gouvernements Colombien et étasunien. On peut en dire tout autant de l’épiscopat vénézuélien qui ne dit mot de cette intervention terroriste et de ceux qui la soutiennent de l’intérieur, dont leur président autoproclamé, Juan Guaido.



L’objectif est de mettre un terme à la Révolution bolivarienne dans le but de reprendre le contrôle des pouvoirs de l’État et de ses richesses qui, dans le cas du Venezuela, sont immenses en pétrole, en or et en diamant. Or la révolution bolivarienne a justement pour objectif  de mettre entre les mains du peuple les pouvoirs de l’État à travers des élections transparentes et une constitution élaborée et votée en grande majorité par le peuple.Une révolution qui cadre pourtant merveilleusement bien avec ces propos du pape François dans son Exhortation apostolique Evangelii gaudium.



202… « Tant que ne seront pas résolus radicalement les problèmes des pauvres, en renonçant à l’autonomie absolue des marchés et de la spéculation financière, et en attaquant les causes structurelles de la disparité sociale[173] les problèmes du monde ne seront pas résolus, ni en définitive aucun problème. La disparité sociale est la racine des maux de la société. »

C’est exactement ce que la révolution, promue par Chavez et son peuple, font depuis 20 ans, en dépit les menaces d’intervention, les tentatives de Coup d’État, les sanctions criminelles qui visent à appauvrir le peuple et à le retourner contre son gouvernement. 

Ces choses sont connues par le Vatican et les épiscopats latino-américains, mais, pour des raisons bien difficiles à comprendre, ils se rangent, Vatican et épiscopats, du côté de Washington. Ensemble, ils ont reconnu comme Président du pays un certain Juan Guaido qui s’est autoproclamé comme président intérimaire. Un personnage qui répond aux ordres de Washington et qui a pour mission de provoquer le renversement du président légitime.  Par leur silence, Vatican et épiscopat, confirment leur dépendance à la volonté de Washington et, du fait même, se font complices de ces crimes commis sans l’accord des Nations Unies et de la communauté internationale.


On peut dire que les discours sans engagement concret  s’évaporent vite en fumée et enlèvent à leurs auteurs la crédibilité exigée par leurs fonctions.

Oscar Fortin

7 mai 2020