PENSÉE

LA DÉMOCRATIE QUI NE FAIT PAS DU PEUPLE LE RESPONSABLE DE SES DÉCISIONS EST UNE TROMPERIE.

LA RELIGION QUI NE RECONNAÎT PAS LA FOI COMME UN DON PERSONNEL DE DIEU EST UNE MANIPULATION.

LE BIEN COMMUN QUI NE SE FONDE PAS SUR LA JUSTICE ET LA VÉRITÉ EST UNE ESCROQUERIE.

Oscar Fortin

Blog espagnol

jeudi 23 octobre 2014

LA PSYCHOSE DU TERRORISME S’EMPARE DES CANADIENS





Depuis le 11 septembre 2001, les terroristes sont devenus des ennemis dangereux qu’il faut abattre, de véritables cancers qu’il faut extirper de nos sociétés. Toutefois, il faut bien le reconnaître, tant qu’ils ne nous atteignent pas, ils nous laissent plutôt indifférents, mais dès qu’ils nous frappent, nous en devenons obsédés. De cela, nos gouvernements et ceux qui dirigent le monde en sont bien conscients. Pour que les populations les suivent dans les guerres qu’ils mènent, il faut qu’elles éprouvent ce que peut représenter pour eux la menace du terrorisme.

Le peuple américain et le monde dans son ensemble se souviennent de ces quatre avions de passagers pris en otages, dont deux sont allés s’écraser sur les tours jumelles, tuant ainsi plus de 3000 personnes, un troisième sur les murs du Pentagone et le dernier, écrasé dans un champ de Pennsylvanie. Une quadruple tragédie qui a marqué un tournant dans l’histoire des guerres. L’humanité, désormais soumise aux menaces d’ennemis invisibles qui peuvent surgir à n’importe quel moment et de n’importe où, ne peut plus être la même. La peur et l’insécurité deviennent parties d’elle-même. N’a-t-on pas déjà tout dit sur l’atrocité et la violence fanatique de ces terroristes?

Je me souviens de l’intervention , ce 11 septembre 2001, de Georges W Bush, alors président des États-Unis

« Bonsoir. Aujourd'hui, nos concitoyens, notre mode de vie, notre liberté même ont été attaqués dans une série d'actes terroristes meurtriers et délibérés. Les victimes étaient dans des avions ou dans leur bureau : secrétaires, hommes et femmes d'affaires, militaires et officiers, pères et mères, amis et voisins. 

Des milliers des vies ont soudainement pris fin par les actes ignobles et maléfiques de la terreur. 

Les images des avions s’écrasant dans des bâtiments, des incendies, d’énormes structures s'effondrant nous ont remplis d'incrédulité, d’une tristesse terrible et d’une colère silencieuse, mais inébranlable. 

Ces massacres ont été planifiés pour précipiter notre nation dans le chaos et la retraite. Mais ils ont échoué. Notre pays est fort. Un grand nombre de personnes s’est mobilisé pour défendre notre grande nation. 

Les attaques terroristes peuvent secouer les bases de nos plus grands bâtiments, mais elles ne peuvent pas toucher les fondements de l'Amérique. Ces actes brisent l'acier, mais ils ne peuvent pas entamer celui de la détermination américaine. »

Ainsi, l’Amérique, ce bastion des libertés et de la démocratie, a trouvé son détonateur lui permettant de pour pourchasser dans tous les coins du monde ces terroristes pour les arrêter et les juger des crimes commis. Des bombardiers gonflés de bombes et des milliers de soldats sont partis pour combattre ces terroristes d’abord en Afghanistan et au Pakistan, puis en Irak, en Libye et maintenant de nouveau Irak et en Syrie. Rien n’allait ébranler cette détermination de l’Amérique à chasser et détruire dans tous les coins du monde ces forces du mal, véritable cancer pour l’Humanité.

Dans ces interventions pour sauver l’Humanité, des centaines de milliers de personnes, hommes, femmes et enfants ont été tués. Plus nombreux encore furent ceux et celles qui ont été blessés, amputés d’un membre ou abandonnés dans leur sang. Ces images, malheureusement, n’ont pas percé les écrans de nos télévisions et les pages de nos journaux. Ce fut grâce aux réseaux d’information alternative que nous avons pu découvrir les horreurs que toute guerre entraîne avec elle. Si nous n’hésitons pas, avec raison, à dénoncer la cruauté avec laquelle les terroristes assassinent de sang-froid des personnes innocentes, nous sommes plutôt discrets pour parler des victimes innocentes qui tombent sous les balles de nos soldats ou qui meurent sous les bombes de nos avions. La participation du Canada contre le gouvernement libyen a fait plus de 100 000 morts avec les bombardements, faussement appelés humanitaires.

A-t-on pensé, ne serait-ce qu’une seule fois, à ce que ces gens ressentent lorsqu’ils voient arriver des armées étrangères avec tout leur arsenal militaire pour y faire régner dans leur pays des lois qui ne sont pas les leurs? Ces gens qui dénoncent ces guerres atroces et meurtrières, dans leur pays ne sont-elles pas comme vous et moi qui dénonçons ces terroristes qui viennent semer la terreur dans notre propre pays?

Se peut-il que les populations que nous sommes soient manipulées de manière à ce que nous consentions toutes les dépenses voulues pour aller combattre des terroristes comme c’était le cas au siècle dernier avec les communistes? J’en fais évidemment une question pour laquelle des réponses doivent être apportées. Déjà, les analyses sur ce qui s’est passé le 11 septembre 2001 démontrent que les terroristes ne peuvent pas être les seuls responsables de cette tragédie. D’autres forces occultes, intéressées à ce que ces actes terroristes se produisent, y sont également pour quelque chose. Nous n’en sommes plus avec des théories du complot, mais avec des faits, mettant en évidence les mensonges que contient le Rapport officiel sur le 11 septembre 2001.   Sur la photo, on voit l’ex-candidat républicain à la présidence des Etats-Unis en compagnie de terroristes quelque part en Syrie. On peut bien se demander ce qu’ils faisaient avec ces terroristes que son propre gouvernement veut éliminer. Pour en savoir plus lisez ceci.

Plus passent les années, plus on réalise que certains évènements, attribués à des terroristes,  n’auront été que des mises en scène de nos gouvernements pour conditionner l’opinion publique à la nécessité de faire la guerre sous la bannière de la lutte contre le terrorisme. C’est effectivement le cas pour le 11 septembre 2001. C’est dire que lorsque le président Bush a pris la parole ce jour-là, il savait lui que derrière ces actions terroristes il y avait des intervenants gouvernementaux qui en avaient fait la planification. Une forme de manipulation contre laquelle nous devons tous nous prévenir.

En ce 22 octobre 2014, c’est au tour de M. Harper de partager avec le peuple canadien sa douleur et de dénoncer l’horreur avec laquelle ces terroristes tuent froidement leurs victimes.

 « Le Canada n'est pas à l'abri de ce type d'attaque que nous avons vu ailleurs dans le monde », a-t-il souligné, ajoutant : « nous ne serons pas intimidés, le Canada ne sera pas intimidé ».
M. Harper a par ailleurs indiqué qu'il aura plus d'information sur le « terroriste et ses possibles complices » dans les prochains jours.
Le premier ministre a terminé son allocution en affirmant que le Canada redoublera ses efforts pour lutter, avec ses alliés, contre le terrorisme. »

Qui sait si dans les jours, les semaines, les mois ou les années qui viennent, nous n’allons pas découvrir que ces actions terroristes, à l’exemple de celles du 11 septembre 2001, avaient été planifiées par des intervenants de certaines agences gouvernementales.

À partir du moment où certains pays ont utilisé ce stratagème pour mobiliser leur opinion publique à la guerre, ce dernier devient également possible pour le Canada. Les propos rassurants d’un premier ministre ne sont plus suffisants pour convaincre la population. De fait, les Canadiens ne commencent-ils pas à se poser des questions sur les milliards de dollars investis dans des guerres alors qu’aucun pays ne le menace? Ils se demandent de plus en plus pourquoi le gouvernement canadien insiste-t-il autant pour envoyer de ses avions de chasse Cf-18 en Irak. Cette question ne fait pas l’unanimité chez les parlementaires. Le Parti libéral et les Néo démocrates  sont contre.

À ceci, il faut ajouter que depuis quelques jours, certains médias mettent en lumière les dépenses exorbitantes de l’armée canadienne et les coûts astronomiques que représente pour les Canadiens notre participation aux guerres des États-Unis un peu partout dans le monde. Tout ceci se passe dans un contexte économique où le gouvernement coupe dans les programmes sociaux et les services à la population. Il n’est pas surprenant que les Canadiens se demandent pourquoi payer pour des guerres que d’autres déclarent sur la base de leurs intérêts nationaux qui ne sont pas les nôtres. De quoi faire réfléchir les responsables politiques, toujours soucieux du vote de leurs concitoyens pour être réélus.

Je suis évidemment contre toute violence, contre celle des terroristes islamiques et contre celle des terroristes d’État. Pour le moment, il nous est bien difficile de croire nos dirigeants politiques après qu’ils nous aient menti autant de fois dans le passé.  M. Harper n’échappe pas à cette réalité et lui, plus que nous tous, sait les fois où il a menti et manipulé l’opinion des Canadiens pour mieux servir certains intérêts de gouvernements étrangers. La démocratie dont il se fait l’ardent défenseur est celle qui lui permet de gouverner en roi et maître le pays avec moins de 25 % de l’électorat canadien et avec moins de 40 % de ceux et celles qui sont allés voter aux dernières élections. Comme on peut le constater, il s’agit d’une démocratie qui le sert très bien. Il n’est pas évident qu’elle corresponde à celle que le peuple veut.

Encore une fois, il faut lamenter et dénoncer ces tristes évènements non pas pour ce qu’on en dit, mais pour ce qu’ils sont réellement. Une enquête indépendante devra être menée à tous les niveaux des principaux intervenants. Les journalistes d’enquête doivent également se mettre à l’œuvre pour que vérité soit faite.

Pour le moment, que ce soit voulu ou pas, ces deux évènements tragiques, celui de St-Jean sur le Richelieu et celui d’Ottawa, arrivent à point levé pour servir les intérêts militaires du gouvernement canadien dans sa participation aux guerres au Moyen-Orient, en Irak et en Syrie.

Je souhaite que des journalistes sachent poser les bonnes questions pour en savoir toujours un peu plus sur les dessous de ces évènements qui se produisent en ce moment précis où le Parlement canadien décide d’envoyer ses avions Cf-18 et ses soldats à poursuivre la guerre avec son voisin du Sud.

Que les Canadiens et Canadiennes s’abstiennent d’être de ces terroristes d’État qui font, sous de belles apparences de civilité, ce que nous dénonçons, avec raison et passion, chez les terroristes islamiques.

L’Abbé Pierre, ce prêtre ouvrier des années 1950, maintenant décédé depuis quelques années, avait eu des propos passablement durs sur notre terrorisme d’État et sur nous-mêmes.


Voilà ce que cette journée du 22 octobre 2014 m’inspire.

Oscar Fortin
Le 22 octobre 2014

Quelques références sur les budgets et dépenses militaires du Canada














jeudi 16 octobre 2014

LE TON MONTE ENTRE LES ÉTATS-UNIS ET LA RUSSIE





Nous en sommes au centième anniversaire de la première Grande Guerre du siècle dernier et les clairons annonçant une nouvelle guerre se font de plus en plus entendre. Depuis plus d’une année, Washington s’acharne contre Poutine et la Russie comme rarement vus depuis la chute du mur de Berlin et l’écroulement de l’URSS.

Lors de son intervention devant l’Assemblée générale des Nations Unies, en septembre dernier, le président Obama a qualifié la Russie comme la deuxième plus grande menace pour l’humanité, juste après le virus Ebola et juste avant le terrorisme. Ce n’est pas peu dire.

Le premier ministre russe, Dimitri Medvedev, a qualifié cette déclaration d’Obama de bien triste. « Je ne veux même pas la commenter. Il s’agit bel et bien d’une aberration totale. »

Le secrétaire général adjoint de l’OTAN, Alexander Vershbow, en rajoute en comparant les excès auxquels se livrent les djihadistes de l’État islamique (EI) à la politique pratiquée par la Russie.

 « Le révisionnisme néosoviétique de M. le président russe, Vladimir Poutine et le terrorisme de l'EI ont leurs traits particuliers, mais des méthodes similaires – intimidation et violence – pour parvenir à des objectifs similaires: rejet de la démocratie, de la tolérance et de la suprématie du droit, en tant que standard d'or des relations internationales ».

Mercredi dernier, 15 octobre, c’est au tour du secrétaire à la Défense, Chuck Hagel, de hausser le ton, en déclarant que l’armée américaine doit être prête à contrer les menaces que posent le terrorisme et la Russie.

« Les défis à relever par l’armée seront plus sérieux et plus compliqués à l’avenir. Les menaces présentées par les terroristes et les combattants armés persisteront pendant encore longtemps. Mais nous sommes également confrontés à une Russie révisionniste, dotée d’une armée moderne et prête au combat.»

Depuis que la Russie a pris ses distances par rapport aux politiques étrangères des États-Unis un peu partout dans le monde et tout particulièrement en Syrie, elle fait l’objet de menaces, de diffamations, d’accusations de toute nature. On la rend responsable de ce qui se passe en Ukraine alors que nous savons tous qu’ils ont été les premiers détonateurs de cette crise en soutenant le renversement du gouvernement légitimement élu et en soutenant les attaques contre la partie de la population ukrainienne d’origine et de culture russe. On accusa, sans jamais fournir de preuves, la Russie d’être responsable de l’attaque de l’avion civil malaisien MH17. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est la Russie qui a incité le Conseil de sécurité des Nations Unies à créer une commission d’enquête indépendante et transparente pour découvrir les auteurs de ce crime. Les accusateurs des premiers jours sont devenus comme muets sur ce drame.

Il faut évidemment ajouter à cette montée de fièvre de Washington, la tournée qu’a réalisée le président Poutine en Amérique latine, en juin dernier. Une tournée où les relations ont été chaleureuses et qui a conduit à la signature de plusieurs ententes de coopération. À ceci, s’ajoute également la rencontre des pays du BRICS qui ont développé certains projets avec UNASUR qui regroupe l’ensemble des pays de l’Amérique du Sud.

Le bastion traditionnellement réservé à Washington s’échappe progressivement et pacifiquement de sa domination.

Face à ce climat de guerre de plus en plus froide, le président Poutine a cru bon de faire le point sur certains sujets.

« Le refroidissement actuel dans les relations entre nos pays n'est pas le premier. Nous espérons que les partenaires sont conscients de l'inconséquence des tentatives de faire chanter la Russie et qu'ils se souviendront des risques qu'une discorde entre grandes puissances nucléaires fait peser sur la stabilité stratégique. De notre côté, nous sommes prêts à développer une coopération constructive basée sur l'égalité en droits et la prise en compte réelle des intérêts mutuels.

La Russie a toujours aspiré à des relations ouvertes de partenariat avec les États-Unis, mais s'est régulièrement heurtée à des tentatives d'ingérence dans ses affaires intérieures.

“Ce qui se passe depuis le début de cette année est de plus en plus accablant. Washington a activement soutenu le Maïdan et lorsque ses partisans à Kiev ont, par leur nationalisme effréné, monté contre eux une grande partie de l'Ukraine et déchaîné une guerre civile, il s'est mis à accuser la Russie d'avoir provoqué la crise”, a déploré le président russe.

Il fait donc un appel à Barack Obama à mettre fin au chantage insensé à l’égard de la Russie.

La panique qui s’emparent des hommes politiques tant à Washington qu’en Europe ressemble à celle d’un monde unipolaire, à pensée unique et impériale, qui voit son destin menacé par l’arrivée d’un monde multipolaire, à pensées multiples et respectueuses des droits de chacun.  

Ce n’est pas l’humanité qui est menacée, mais bien ce monde unipolaire qui a fait de l’humanité un monde où les deux tiers vivent dans la pauvreté et où les droits des peuples et des personnes sont bafoués au profit des plus forts, des plus puissants.

Washington et l’OTAN sont dans tous leurs états. Ils n’arrivent pas à ébranler par la force de leurs armes et encore moins par leurs menaces à un Poutin qui sait garder le ton et qui peut compter sur l’appui de son peuple et de nombreux pays dans le monde.


Oscar Fortin