PENSÉE

LA DÉMOCRATIE QUI NE FAIT PAS DU PEUPLE LE RESPONSABLE DE SES DÉCISIONS EST UNE TROMPERIE.

LA RELIGION QUI NE RECONNAÎT PAS LA FOI COMME UN DON PERSONNEL DE DIEU EST UNE MANIPULATION.

LE BIEN COMMUN QUI NE SE FONDE PAS SUR LA JUSTICE ET LA VÉRITÉ EST UNE ESCROQUERIE.

Oscar Fortin

jeudi 16 mai 2013

LA PENSÉE DU PAPE FRANÇOIS SUR LA CRISE MONDIALE





Dans un de mes derniers articles, je relevais des affirmations inquiétantes du pape François sur la foi et l’Église.

Cette fois-ci, je tiens à partager son intervention courageuse sur la crise sociale, politique, économique et financière que vivent les hommes et les femmes de notre temps.

S’adressant à un groupe d’ambassadeurs auprès du Vatican, en ce jeudi 16 mai 2013, il leur tient un discours qui nous révèle les grandes orientations de sa pensée sur les causes et les effets des crises économiques, politiques et sociales que nous vivons.

Je vous transmets intégralement ce discours, espérant qu’il donne lieu à des échanges entre nous. Il comporte certains points qui se prêtent à diverses interprétations. Les commentaires nous permettront d’en débattre.

« Messieurs les Ambassadeurs,

Je suis heureux de vous accueillir à l’occasion de la présentation des Lettres vous accréditant comme Ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires de vos pays respectifs près le SaintSiège : le Kirghizstan, Antigua et Barbuda, le Grand-duché de Luxembourg et le Botswana. Les paroles aimables que vous m’avez adressées, et dont je vous remercie vivement, témoignent que les Chefs d’État de vos pays ont le souci de développer des relations d’estime et de collaboration avec le Saint-Siège. Je vous saurais gré de bien vouloir leur transmettre mes sentiments de gratitude et de respect, et l’assurance de mes prières pour leur personne et pour leurs compatriotes.

 Messieurs les Ambassadeurs, notre humanité vit en ce moment comme un tournant de son
histoire, eu égard aux progrès enregistrés en divers domaines. Il faut faire l’éloge des acquis positifs qui contribuent au bien-être authentique de l’humanité dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la communication par exemple.

Toutefois, il y a lieu de reconnaître aussi que la plupart des hommes et des femmes de notre temps continuent de vivre dans une précarité quotidienne aux conséquences funestes. Certaines pathologies augmentent, avec leurs conséquences psychiques ; la peur et la désespérance saisissent les cœurs de nombreuses personnes même dans les pays dits riches ; la joie de vivre s’amenuise ; l’indécence et la violence prennent de l’ampleur ; et la pauvreté devient plus criante. Il faut lutter pour vivre, et pour vivre souvent indignement. L’une des causes de cette situation, à mon avis, se trouve dans le rapport que nous entretenons avec l’argent, et dans notre acceptation de son empire sur nos êtres et nos sociétés.

Ainsi la crise financière que nous traversons, nous fait oublier son origine première située dans une profonde crise anthropologique. Dans la négation du primat de l’homme ! On s’est créé des idoles nouvelles. L’adoration de l’antique veau d’or (cf. Ex 32, 15-34) a trouvé un visage nouveau et impitoyable dans le fétichisme de l’argent, et dans la dictature de l’économie sans visage, ni but vraiment humain.

La crise mondiale qui touche les finances et l’économie semble mettre en lumière leurs
difformités, et surtout la grave déficience de leur orientation anthropologique qui réduit l’homme à une seule de ses nécessités : la consommation. Et pire encore, l’être humain est considéré aujourd’hui comme étant lui-même un bien de consommation qu’on peut utiliser, puis jeter.

Cette dérive se situe au niveau individuel et sociétal. Et elle est promue ! Dans un tel contexte, la solidarité qui est le trésor du pauvre, est souvent considérée comme contre-productive, contraire à la rationalité financière et économique. Alors que le revenu d’une minorité s’accroît de manière exponentielle, celui de la majorité s’affaiblit. Ce déséquilibre provient d’idéologies promotrices de l’autonomie absolue des marchés et de la spéculation financière, niant ainsi le droit de contrôle aux États chargés pourtant de pourvoir au bien-commun. S’installe une nouvelle tyrannie invisible, parfois virtuelle, qui impose unilatéralement, et sans recours possible, ses lois et ses règles. En outre, l’endettement et le crédit éloignent les pays de leur économie réelle, et les citoyens de leur pouvoir d’achat réel. A cela s’ajoute, si besoin en est, une corruption tentaculaire et une évasion fiscale égoïste qui ont pris des dimensions mondiales. La volonté de puissance et de possession est devenue sans limite.

Derrière cette attitude se cache le refus de l’éthique, le refus de Dieu. Tout comme la solidarité, l’éthique dérange ! Elle est considérée comme contre-productive ; comme trop humaine, car elle relativise l’argent et le pouvoir ; comme une menace, car elle refuse la
manipulation et l’assujettissement de la personne.

Car l’éthique conduit vers Dieu qui, lui, se situe en-dehors des catégories du marché. Dieu est considéré par ces financiers, économistes et politiques, comme étant incontrôlable, dangereux même puisqu’il appelle l’homme à sa réalisation plénière et à l’indépendance des esclavages de tout genre. L’éthique - une éthique non idéologique naturellement - permet, à mon avis, de créer un équilibre et un ordre social plus humains.

En ce sens, j’encourage les maîtres financiers et les gouvernants de vos pays, à considérer les paroles de saint Jean Chrysostome : « Ne pas faire participer les pauvres à ses propres biens, c’est les voler et leur enlever la vie. Ce ne sont pas nos biens que nous détenons, mais les leurs » (Homélie sur Lazare, 1, 6 : PG 48, 992D).

Chers Ambassadeurs, il serait souhaitable de réaliser une réforme financière qui soit éthique et qui entraînerait à son tour une réforme économique salutaire pour tous. Celle-ci demanderait toutefois un changement courageux d’attitude des dirigeants politiques. Je les exhorte à faire face à ce défi, avec détermination et clairvoyance, en tenant certes compte de la particularité de leurs contextes. L’argent doit servir et non pas gouverner ! Le Pape aime tout le monde : les riches comme les pauvres. Mais le Pape a le devoir au nom du Christ, de rappeler au riche qu’il doit aider le pauvre, le respecter, le promouvoir. Le Pape appelle à la solidarité désintéressée, et à un retour de l’éthique pour l’humain dans la réalité financière et économique.

L’Église, pour sa part, travaille toujours pour le développement intégral de toute personne. En ce sens, elle rappelle que le bien commun ne devrait pas être un simple ajout, un simple schéma conceptuel de qualité inférieure inséré dans les programmes politiques. Elle encourage les gouvernants à être vraiment au service du bien commun de leurs populations. Elle exhorte les dirigeants des entités financières à prendre en compte l’éthique et la solidarité. Et pourquoi ne se tourneraient-ils pas vers Dieu pour s’inspirer de ses desseins ? Il se créera alors une nouvelle mentalité politique et économique qui contribuera à transformer l’absolue dichotomie entre les sphères économique et sociale en une saine cohabitation.

Pour terminer, je salue chaleureusement, par votre entremise, les pasteurs et les fidèles des communautés catholiques présentes dans vos pays. Je les invite à continuer leur témoignage courageux et joyeux de la foi et de l’amour fraternel enseignés par le Christ.

Qu’ils n’aient pas peur d’apporter leur contribution au développement de leurs pays, en ayant des initiatives et des attitudes inspirées par les Saintes Écritures !

Et au moment où vous inaugurez votre mission, je vous offre, Messieurs les Ambassadeurs, mes vœux les meilleurs, vous garantissant le soutien des services de la Curie romaine pour l’accomplissement de votre fonction. À cette fin, j’invoque bien volontiers sur vous et sur vos familles, ainsi que sur vos collaborateurs l’abondance des Bénédictions divines. »


Transmis par

Oscar Fortin
Québec, le 19 mai 2013

http://humanisme.blogspot.com

mardi 14 mai 2013

UN DERNIER TÉMOIGNAGE AVANT DE MOURIR




Il y a de ces moments de la vie, ceux précédant la mort, qui ne se prêtent ni au mensonge ni à la tromperie. Ils sont l’occasion de dire les choses les plus importantes de nature à faire réfléchir ceux et celles qui leur survivront. C’est le cas de Tomas Young, vétéran de la guerre en Irak.

Dans une lettre adressée à G.W. Bush et Dick Cheney, il livre un témoignage qui ne peut que nous interpeller tous et toutes. J’ai pensé que ce témoignage devait être écouté par le plus grand nombre possible de personnes ayant le cœur à la bonne place.

Je laisse cet espace à Tomas Young qui nous lit sa lettre adressée aux deux personnages plus haut cités.



Je vous invite à faire circuler ce témoignage qui vaut bien des écrits sur les mensonges et la manipulation avec lesquels nos dirigeants servent les intérêts des grands de ce monde en sacrifiant ceux de leurs propres peuples.

Bonne réflexion

Oscar Fortin
Québec, le 14 mai 2013


dimanche 5 mai 2013

SHIMON PEREZ AU VATICAN




DE QUI, LE PAPE FRANÇOIS, SERA-T-IL LE SERVITEUR?



Le 30 avril 2013, le pape François a reçu dans sa bibliothèque privée du Vatican le président de l’État d’Israël, Shimon Perez. Le contenu de leurs échanges n’a pas franchi les portes de cette bibliothèque, si ce n’est un communiqué faisant état de certains sujets traités sans passer sous silence l’invitation faite au pape de visiter Israël.

Ils abordèrent la situation du Proche-Orient où perdurent encore de nombreux conflits. Dans ce contexte, ils ont dit espérer que reprennent les négociations entre Israéliens et Palestiniens. Que puisse ainsi, avec des décisions courageuses et des compromis de part et d’autre, et avec l’appui de la communauté internationale, obtenir un accord respectueux des légitimes aspirations des deux peuples. Il fut également question du statut de Jérusalem ainsi que du conflit en Syrie où il est souhaité qu’une solution politique à travers le dialogue et la réconciliation des parties concernées soit trouvée et apporte la paix dans ce pays.

Le pape François accepta « avec disponibilité et joie » l’invitation de se rendre en Israël. Enfin, Shimon Perez, pour marquer, sans doute, sa proximité de pensée avec le pape François, l’informa qu’il se rendrait à Assise, au  cœur de l’Italie, pour y recevoir, dans la basilique de saint François, la « Médaille de la paix », décernée par l’Ordre des Franciscains. Une manière de dire à son interlocuteur qu’ils avaient tous les deux une même inspiration et qu’ils faisaient leurs, les objectifs de François d’Assise.

Habituellement, lorsque deux chefs d’État se rencontrent, il y a un communiqué commun qui est émis et les journalistes sont invités à poser des questions. L’État du Vatican ne se prête pas à cette procédure. Le communiqué de presse est celui du responsable des communications et non celui des deux principaux intervenants. Il est rarement suivi de questions de la part des journalistes.

Cette rencontre du pape François avec le président Shimon Perez prend toutefois un relief particulier du fait que dans les jours précédents cette rencontre, le pape François a reçu une lettre des chrétiens de la Palestine, l’interpellant pour qu’il intervienne en faveur du peuple palestinien, dénonçant, entre autres, les crimes commis par Israël.

« ‪Nous sommes menacés de voir la plupart de nos terrains confisqués par l’occupant militaire israélien qui a déjà commencé à construire le fameux mur “annexant la terre palestinienne chrétienne” », écrivent les représentants de la ville chrétienne de Beit Jala, près de Bethléem, dans une lettre au pape obtenue par l’AFP.

Les signataires accusent les autorités israéliennes de vouloir « séparer Bethléem et les régions avoisinantes de Jérusalem et de nos lieux saints ».

« Votre sainteté, votre élection nous a apporté l’espérance que les choses changeraient. Nous avons encore espoir », poursuit la missive envoyée au moment où le Pape s’apprête à recevoir cette semaine le président israélien Shimon Peres, « un des principaux auteurs de la politique israélienne de colonisation en Palestine occupée », selon le texte.

La justice israélienne s’est prononcée la semaine dernière en faveur de la construction du mur de séparation dans la vallée palestinienne de Crémisan, près de Bethléem. Une commission spéciale d’appel, statuant sur les confiscations de terre, a rejeté les recours présentés par les propriétaires fonciers de Crémisan et par la Société Saint Yves de Jérusalem, une association catholique de défense des droits de l’Homme qui représentait les religieuses d’un couvent salésien également affectées par le tracé du mur. »

Les conflits au Moyen-Orient et tout particulièrement celui entre Palestiniens et Israéliens seront une mise à l’épreuve de l’indépendance du pape François des pouvoirs, dominants la région et de sa détermination de soutenir les revendications du peuple palestinien, fondées sur le droit international.

De qui le pape François sera-t-il le serviteur? Sera-t-il solidaire de l’État d’Israël et des politiques de Washington au Moyen-Orient ou prendra-t-il la défense des droits du peuple palestinien et de ceux qui souffrent de leurs ingérences dominatrices?

Une histoire à suivre.

Oscar Fortin
Québec, le 5 mai 2013


mercredi 24 avril 2013

DÉCLARATIONS INQUIÉTANTES DU PAPE FRANÇOIS


« ON NE PEUT CROIRE EN JÉSUS SANS L’ÉGLISE » ?


Cette déclaration du pape François, « on ne peut croire en Jésus sans l’Église »,  a de quoi faire réfléchir sur la pensée théologique qui l’inspire. Elle n’est pas sans faire référence à cette autre expression, longtemps enseignée, « hors de l’Église, point de salut ».  Dans sa même intervention, il a également ces affirmations « il est absurde de prétendre vivre avec Jésus sans l’Église » ou encore « rencontrer Jésus hors de l’Église n’est pas possible ».



De toute évidence, le mot Église doit être libéré de bien des assertions pour que ces paroles du pape François trouvent une certaine consistance. Elles doivent pouvoir s’harmoniser avec ces autres paroles, entre autres, du jugement dernier qui ne font aucune référence à quelque foi que ce soit ou encore à ces propos de l’apôtre Jacques qui met en dialogue celui qui se réclame de la foi avec celui qui se réclame des œuvres.

Dans le cas du jugement dernier, Jésus déclare sauvés ceux qui ont donné à manger à ceux qui avaient faim, qui ont visité les malades, accueilli les étrangers, vêtu ceux qui étaient nus, etc. Il ne leur demande même pas s’ils le faisaient parce qu’ils croyaient en lui. Il ne parle ni d’Église, ni de sacrements ni de foi. « Mt, 23, 34-45)

À ceux placés à sa droite, il dira «Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde. Car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger, j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire, j'étais un étranger et vous m'avez accueilli, nu, et vous m'avez vêtu, malade, et vous m'avez visité, prisonnier et vous êtes venus me voir. Alors les justes lui répondront : «Seigneur, quand nous est-il arrivé de te voir affamé et de te nourrir, assoiffé, et de te désaltérer, étranger, et de t'accueillir, nu, et de te vêtir, malade ou prisonnier et de venir te voir?» Et le Roi leur fera cette réponse : «En vérité, je vous le dis, dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait.

À ceux placés à sa gauche, il dira : «Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges () Alors ceux-ci lui demanderont à leur tour : «Seigneur, quand nous est-il arrivé de te voir affamé ou assoiffé, ou nu, malade ou prisonnier, et de ne te point secourir?» Alors il leur répondra : «En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous ne l'avez pas fait à l'un de ces plus petits, à moi non plus vous ne l'avez pas fait.

Dans le cas du dialogue de la foi et des oeuvres, dont nous parle l’apôtre Jacques, nous retrouvons ceci : (Jacques, 2, 14-20)

À quoi cela sert-il, mes frères, que quelqu'un dise : J'ai la foi, s'il n'a pas les œuvres? La foi peut-elle le sauver? Si un frère ou une sœur sont nus, s'ils manquent de leur nourriture quotidienne, et que l'un d'entre vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous, rassasiez-vous, sans leur donner ce qui est nécessaire à leur corps, à quoi cela sert-il? Ainsi en est-il de la foi : si elle n'a pas les œuvres, elle est tout à fait morte. Au contraire, on dira : Toi, tu as la foi, et moi, j'ai les œuvres? Montre-moi ta foi sans les œuvres; moi, c'est par les œuvres que je te montrerai ma foi. Toi, tu crois qu'il y a un seul Dieu? Tu fais bien. Les démons le croient aussi, et ils tremblent. Veux-tu savoir, homme insensé, que la foi sans les œuvres est stérile?

À la lumière de ces deux dialogues, celui du Ressuscité avec tous les humains de la terre et celui du croyant et du non croyant, il saute aux yeux que tous les discours sur la foi, l’Église et le salut doivent sharmoniser et sajuster au contenu de ces deux dialogues. Autrement nous risquerions de nous laisser emporter par des considérations doctrinales qui iraient à lencontre de ces données fondamentales de la révélation.

Bref commentaire :

Il est curieux dentendre le pape François reprendre ce genre de discours sur l’Église, lui qui, il ny a pas encore si longtemps, déclarait aux cardinaux lors des consistoires préparatoires au conclave ce quil pensait de l’état actuel de l’Église et les gestes à poser pour quelle retrouve sa véritable mission.

Le premier de ces points, porte sur l’évangélisation et exprime la nécessité pour l’Église de sortir d’elle-même et d’aller aux périphéries, non seulement géographiques, mais aussi existentielles, manifestées, entre autres, dans le mystère du péché, de la douleur, de l’injustice et de l’ignorance,

Le point deux signale une critique à une Église “autoréférentielle”, qui se regarde elle-même dans une sorte de “narcissisme théologique”, la séparant du monde tout en prétendant détenir Jésus Christ à l’intérieur d’elle-même, sans toutefois l’en laisser sortir.

Il résulte de cela deux images de l’Église : la première est “l’église évangélisatrice qui sort de soi” et la seconde est “l’Église mondaine qui vit en soi, de soi et pour soi. C’est cette prise de conscience de ces deux églises qui doit éclairer les possibles changements et les réformes à faire dans l’Église.

Celui qui aura à prendre le siège de Pierre devra être un homme qui, à partir de la contemplation de Jésus-Christ, aide l’Église à sortir d’elle-même pour aller vers les périphéries existentielles. »


Souhaitons qu’il résiste aux multiples influences conservatrices qui l’entourent et qu’il maintienne le cap sur une vision du monde au cœur duquel nous attend tous et toutes le ressuscité.

Oscar Fortin
Québec, le 24 avril 2013