PENSÉE

LA DÉMOCRATIE QUI NE FAIT PAS DU PEUPLE LE RESPONSABLE DE SES DÉCISIONS EST UNE TROMPERIE.

LA RELIGION QUI NE RECONNAÎT PAS LA FOI COMME UN DON PERSONNEL DE DIEU EST UNE MANIPULATION.

LE BIEN COMMUN QUI NE SE FONDE PAS SUR LA JUSTICE ET LA VÉRITÉ EST UNE ESCROQUERIE.

Oscar Fortin

Blog espagnol

vendredi 22 février 2019

NICOLAS MADURO L’HOMME D’HUGO CHAVEZ





On se souviendra de cette rencontre de Chavez avec ses principaux collaborateurs et collaboratrices, alors que ses jours étaient comptés. Comme on sait, il fut victime d’un mystérieux cancer dont les origines demeurent encore obscures. Il a donc voulu faire le point sur la révolution bolivarienne et partager avec ces derniers ce que l’on pourrait appeler son testament politique.

C’est lors de cette dernière rencontre officielle que Chavez avait clairement exprimé son choix quant à son successeur. Il l’avait fait avec une certitude qui ne prêtait à aucune ambiguïté. Il avait alors utilisé l’expression « c’est clair comme une pleine lune. »

Mardi, le 19 février 2019, nous avons été témoins de la super grande lune,à un moment où le Venezuela est victime de la plus forte tempête politique de son histoire. Une tempête de cinquième génération  visant à en finir avec Nicolas Maduro et le socialisme bolivarien et chaviste dont il se fait le promoteur et défenseur.  Ce rapprochement, entre les deux évènements, m’a rappelé la référence aux propos de Chavez qui faisait de Maduro l’homme de la situation. Je me suis demandé s’il n’y avait pas quelque chose de prophétique dans cette référence à la pleine lune, anticipant cette super grande lune au moment où le Venezuela serait victime de la plus grande offensive jamais connue à ce jour.

Qui est Nicolas Maduro?

Il fut chauffeur de Metro et d’autobus, un militant syndical et politique qui a croisé sur sa route un certain Hugo Chavez aux idées révolutionnaires. Il a milité à la création du parti socialiste bolivarien et à la campagne électorale de 1998 à laquelle figurait la candidature d’Hugo Chavez.  Suite à cette  victoire, Hugo Chavez donna priorité à une de ses grandes promesses électorales, celle de donner au peuple une constitution qui soit la réponse à ses aspirations et l’expression par excellence de la démocratie participative. En cela, Maduro s’est également fait très actif tant au niveau de la mobilisation du peuple pour qu’il participe à la rédaction de cette constitution qu’au niveau de la rédaction elle-même. Dès l’année 1999, cette constitution a été soumise, par référendum, au peuple qui la ratifia avec une forte majorité. 

Ses liens avec Chavez étaient devenus des liens d’amitié et de confiance. Maduro avait pour Chavez une admiration énorme et Chavez avait à l’endroit de Maduro une confiance sans ombre. Chavez avait saisi l’intelligence de l’homme et sa capacité d’apprendre rapidement sur les grands enjeux politiques et économiques que le nouveau gouvernement aurait à relever. 

Nicolas Maduro a été le secrétaire d’État aux Affaires extérieures de Chavez, sa vie durant.  Ce poste lui a servi d’école d’apprentissage de la diplomatie internationale telle que Chavez la voulait, Il s’est fait connaître de ces dirigeants importants dans la gouverne du monde. Tout pour le préparer à ce que lui réservait le destin. 

Le décès d’Hugo Chavez l’a profondément affecté. Ils étaient devenus de grands amis qui partageaient une même foi chrétienne et une même vision d’un monde fait de justice et d’un peuple maître de son destin. Succéder à Chavez, véritable idole du peuple vénézuélien et des peuples de l’Amérique latine, devenait un défi énorme pour ce conducteur d’autobus et de Métro. Il s’est mis à la tâche en faisant sienne l’équipe extraordinaire qui s’était formée autour de Chavez. Il a progressivement repris confiance en lui-même et assumé avec courage et détermination les défis que ses adversaires n’allaient pas manquer de lui créer.

Si l’on veut mesurer la valeur de cet homme, nous n’avons qu’à regarder tout ce que font et disent ses adversaires pour le détruire tant comme président que comme homme politique. Maduro le dictateur, le bourreau cruel, le menteur, le manipulateur et bien d’autres…

Aujourd’hui, 22 février 2019 et demain, 23 février, le peuple du Venezuela va jouer son destin. Il a décidé de ne pas se mettre à genoux devant l’empire et ses acolytes et de relever le défi de Bolivar qui est celui d’être un peuple qui se respecte et qui croit en son destin de peuple indépendant et souverain. La guerre de la cinquième génération, évoquée plus haut, n’est pas parvenue à briser le moral et la détermination du peuple vénézuélien pas plus que de son armée et des principaux pouvoirs constitutionnels. Maduro n’est pas seul. En dehors des 49 pays qui suivent servilement l’empire, tous les autres peuples qui forment la grande majorité de l’Assemblée générale des Nations Unies (193) est avec le peuple vénézuélien et avec Maduro.

À la veille de ces grands évènements, je m’affirme confiant que Maduro conduira son peuple à la victoire et que l’empire et ses acolytes devront en assumer les conséquences. L’énergie, déployée par la super lune de mercredi dernier,  saura les y accompagner. Ce sera alors une grande victoire pour les peuples de l’Amérique latine et du monde. L’empire aura trouvé chaussure à son pied.

Oscar Fortin
22 février 2019

lundi 18 février 2019

LA MANO ENCUBIERTA DE WASHINGTON EN VENEZUELA



SE LLAMA EPISCOPADO Y OPOSICION RADICAL 





cardinal Usura y Pedro Carmona


En Venezuela, hay varios partidos de oposición. Dentro de ellos, hay unos que son directamente conectados con Washington. Son partidos que se dedican a promover los intereses de Estados Unidos en el país. Uno de sus principales objetivos es derrotar por todos los medios posibles al presente gobierno de formato socialista, chavista, antiimperialista.  Desde la llegada de este gobierno chavista (1998), los esfuerzos para descreditarlo y vencerlo  han sido de toda naturaleza: golpes de estado, guarimbas, acciones terroristas contra PDVSA, centrales eléctricas, homicidio, desinformación etc. 

Esta oposición tiene un aliado de gran importancia en los episcopados y en el Vaticano. Importa recordar los dos Pactosque la Iglesia católica firmo con Estados Unidos para luchar contra los movimientos y gobiernos de formato socialista. El primero Pacto fue firmado, en 1982, entre Juan Pablo II y Donald Reagan, El secundo fue firmado, en 2014, entre el papa Francisco y Obama. Para ellos, todo lo que se ataca al imperialismo y a su dominio, es considerado como comunista, marxista. Al igual para todo lo que se acerca a mas justicia social y mas participación de los pueblos a sus destinos,  es considerado como comunista. El socialismo del siglo XXI, llamado también el chavismo, no escapa a ese rechazo. 

Por lo esencial, el chavismo nació, en 1998, con la elección de Hugo Chávez,  un hombre de fe y de gran humanidad para las victimas de un sistema político en que las oligarquías reinaban en reyes y los pueblos, en mendigos. La primera cosa que hizo, al llegar al poder, fue de involucrar a ese pueblo en la redacción de una nueva constitución del país. En ella aparece la nueva democracia, llamada participativa, así que los otros poderes puestos todos al servicio, ante todo, del bien común del pueblo. En esta constitución, no son las  oligarquías que mandan sino el pueblo involucrado en el ejerció del poder del Estado. Una gran parte de la riqueza del país sirvió para asegurar el acceso gratuito a la educación,  a la salud, para todos y todas. Cerca de 2,5 millones de viviendas han sido construidas para la familias mas humildes. Al fin y a cabo, se trata de una política social que se aparenta mucho a la doctrina social de la Iglesia, expresada en las encíclicas del papa Juan XXIII, tales Pacem in terris, Mater et Magistra, entre otras.

Hoy, nos encontramos con una Iglesia que pierde toda credibilidad al participar abiertamente en el show del no reconocimiento del presidente Nicolás Maduro, electo por 68% de los votos, emitidos,  en ese 20 de mayo 2018, y juramentado, el 10 de enero pasado, como Presidente, por el periodo de 2019 a 2025. Como eso no fuera suficiente, se juntaron, episcopados, el Vaticano y el papa Francisco para reconocer al falso presidente autoproclamado, en la persona de Juan Guaido, declarado por el Tribunal supremo de justicia como en desacato con el poder constitucional.  Al prestarse a este show mediático, elaborado por Washington desde un rato, las jerarquías de la Iglesia católica  tocaron el fondo del barril. Su afán por una ilusoria lucha contra el comunismo la transforma en una aliada ciega del capitalismo salvaje de que el papa Francisco habla en su Exhortación apostólica Evangelii gaudium.  

Es muy triste que los que se declaran seguidores de los apóstoles y de Jesús lleguen a este punto de compromiso con el imperio, enemigo de los pueblos. Uno no puede tener un discurso evangélico  y en el mismo tiempo actuar en contra de los principios y valores del Evangelio. La mentira, la manipulación, el engaño no son partes del Evangelio. Cuando el episcopado y el Vaticano, incluyendo al papa Francisco, silencian las sanciones y las guerras económicas que afectan la vida del pueblo venezolano, prefiriendo echar la culpa de esa miseria al único gobierno, mienten y calumnian al gobierno. Va lo mismo con el derecho internacional. En ningún momento alzan su vox para que se respete la carta magna de las N.U. que interdice toda forma de intervencionismo en los asuntos internos de los pueblos. No llaman a Washington para que no se mete en los asuntos de los otros pueblos y que respete sus derechos. De eso, no hablan. ¿Por qué? Ya sabemos el porque. La Iglesia y el imperio  se colocan por encima de las leyes, la primera para combatir el “comunismo” y el segundo para tomar el control de los estados y de sus riquezas. Así, la Iglesia sirve bien los intereses del imperio. Le abre el camino al no permitir que haya gobierno que no le respeta.

 Por suerte que la fe no se fundamenta en una institución eclesial, sino en una disposición interior que abre a la verdadera fraternidad humana, hecha de solidaridad, de compasión, de justicia y de verdad. 


Oscar fortín
El 18 de febrero




LETTRE OUVERTE AU PAPE FRANÇOIS



LE VENEZUELA ET LE DROIT INTERNATIONAL

Cher papa Francisco,

Je n’arrive pas à comprendre comment, vous, auteur de l’Exhortation apostolique Evangelii gaudiumdans laquelle vous dénoncez avec force et vigueur le capitalisme sauvage, source des grands conflits de ce monde,ait pu se laisser entrainer dans les rangs de celui qui en est le grand maitre, l’Empire étasunien. Vous n’en êtes pas à vos premières expériences de ces conflits qui mettent en confrontations les forces de l’Empire avec celles des peuples qui veulent s’en libérer. Vous avez connu de près ce qui s’est passé au Chili sous le régime de Salvador Allende et sous la dictature d’Augusto Pinochet. Vous avez également vécu en Argentine sous le régime de la dictature des trois généraux. Une expérience que peu de papes ont eue pour mieux comprendre sur le terrain les véritables intentions tant de l’Empire pour dominer que  des peuples pour s’en libérer. Les souvenirs du Plan Condorque vous avez vu en action devraient vous donner la mesure d’humanité de ceux et celles qui en furent les exécutants et devrait également vous rappeler le courage, les souffrances de ceux et celles qui en furent les victimes.

Votre arrivée à Rome, cher papa Francisco, aura été un véritable souffle d’espérance, pour ceux et celles dont les témoignages et le vécu n’avaient, à Rome, ni oreilles pour entendre leur histoire ni yeux pour voir les atrocités dont les leurs avaient été victimes. Le message livré dans votre Exhortation apostolique Evangelii gaudiuma été reçu avec enthousiasme par ceux et celles en lutte contre ce capitalisme sauvage, si désastreux pour les humbles de la terre et néfaste pour l’ensemble de l’humanité. Le président de Bolivie, Evo Morales, s’est exclamé en disant « enfin j’ai un papa à Rome ». À l’époque, je vous avais écrit une lettre ouverte pour vous remercier du courage que vous aviez eu pour dénoncer ce capitalisme sauvage. On pouvait y lire ceci, entre autres :

« Nous ne pouvons plus compter sur les forces aveugles et la main invisible du marché. La croissance de l'équité exige plus que la croissance économique, bien qu'elle implique des décisions, des programmes, des mécanismes et des processus visant spécifiquement une meilleure répartition des revenus, une création d'emplois, une promotion globale des plus pauvres qui dépassent la simple assistance "(204). "Jusqu'à ce que les problèmes des pauvres soient résolus de manière radicale, renonçant à l'autonomie absolue des marchés et à la spéculation financière et s'attaquant aux causes structurelles de l'inégalité [173], les problèmes du monde et, en définitive, aucun problème ne sera résolu. L'inégalité est la racine des maux sociaux »(202)

On peut dire, sans exagération, que les gouvernements d’Hugo Chavez et de Nicolas Maduro se caractérisent particulièrement par un effort constant de redistribution de la richesse au bénéfice des classes sociales les moins bien nanties. Il m’est arrivé de faire un lien entre ces politiques du socialisme du XXIe  et la pensée sociale du pape Jean XXIII. À l’époque, j’avais écrit ce texte en espagnol.

Avec tout ce qui précède, vous comprendrez que le tournant qu’ont pris vos propos et actions en ces dernières semaines a de quoi inquiéter ceux et celles qui ont cru, un moment, que l’Église sous le pape François allait prendre ses distances d’avec les pouvoirs de l’Empire.  Lors de votre séjour aux journées mondiales de la jeunesse, à Panama,  vous avez clairement exprimé que les problèmes du Venezuela devaient se résoudre entre Vénézuéliens et Vénézuéliennes, dans la paix et la justice. C’est suite à cette déclaration que le Président du Venezuela, Nicolas Maduro, vous a écrit une lettre dans laquelle il partageait cette idée d’une solution par le dialogue entre les partis en conflit et vous demandait, par la même occasion, votre présence comme médiateur. Votre réponse s’est fait attendre jusqu’à ce que l’épiscopat vénézuélien et votre secrétaire d’État, Pietro Parolin, vous disent que tout dialogue ne servirait à rien, que Maduro ne tenait pas ses engagements. Je suppose que vous avez vérifié ces dires auprès de l’ambassadeur du Venezuela auprès du Vatican. Il faut dire que Washington avait déjà donné l’ordre à l’opposition de ne pas s’engager dans des opérations de dialogue.

Votre réponse est finalement arrivée avec une double surprise. La premièreest ce changement de cap dans la façon de résoudre les problèmes, le dialogue ne fait plus partie de la voie à suivre. Il faut croire que d’autres voies ont été portées à votre connaissance.  La seconde, beaucoup plus sérieuse et grave, est celle de ne plus reconnaître Maduro comme président élu,substitué en cela par  le député autoproclamé président, Juan Guaido, en disgrâce de pouvoir constitutionnel, comme président transitoire. Sans doute, une manière diplomatique de passer dans le groupe de Lima.  À ceci s’ajoute le fait, en tant que chef d’État du Vatican, vous avez dérogé à la Charte des droits des peuples en intervenant dans les affaires internes du Venezuela

Le 26 janvier dernier, le Conseil de Sécurité des Nations Unies  s’est prononcé majoritairement contre toute forme d’intervention au Venezuela. La Charte des Nations Unies est bien claire sur cette question et c’est en référence à cette loi fondamentale et à son respect qu’il fallait mettre un terme aux prétentions interventionnistes de Washington d’envahir le Venezuela pour en devenir le maitre. 

Les faits nous démontrent, cher papa Francisco, que le recours aux lois n’est utile aux grands et puissants que lorsque cela leur convient. En dehors de leurs intérêts, aucune loi ne les dérange. C’est triste à dire, mais vos dernières décisions vont dans ce sens. Vous n’avez dénoncé, en aucun moment,  les ingérences des É.U. au Venezuela. Il en fut de même pour ses politiques de sanctions et de guerre économique qui font tant de mal aux peuples qui en sont les premières victimes. Ces silences à l’endroit de Washington se comprennent par la complicité que le Vatican a avec ce dernier qui vise la reconquête des pouvoirs en Amérique latine.

Je m’excuse d’avoir été aussi long, mais le sujet l’exigeait. 

Ma prière vous accompagne et j'espère qu'il en sera de même de vous à mon endroit

Oscar Fortin

Québec, le 18 février 2019


samedi 9 février 2019

LE RÔLE POLITIQUE DU VATICAN ET DES ÉPISCOPATS EN AMÉRIQUE LATINE

cardenal Pietro Parolin avec John Kerry
Le secrétaire d'État du Vatican avec l'ex Secrétaire d'État des États-Unis

Dans leur ensemble, les évêques de l’Amérique latine jouent un rôle prépondérant, à travers leurs épiscopats, pour contrer tout ce qui s’apparente à du socialisme ou à du communisme. En général, tout ce qui se rapproche d’une prise de conscience sociale et d’une volonté d’agir pour assurer plus de justice et une plus grande souveraineté des peuples est interprété comme du socialisme et du communisme. Ce fut le cas des révolutionnaires des années 1960 et des gouvernements, de format socialiste, des années 1970 à 2019. Ce fut le cas de Cuba, du Brésil, du Chili, d’Argentine, du Nicaragua, du Salvador, du Honduras, du Venezuela entre autres.

Tout au long de cette période s’est développée une pensée théologique qui remettait de l’avant le caractère libérateur des peuples, illustré par la libération du peuple hébreu d’Égypte, mais aussi par une relecture des Évangiles proclamant les grandes valeurs de justice, de solidarité, de fraternité humaine. Cette théologie a porté le nom de « théologie de libération » . Ce fut une épine douloureuse pour les hiérarchies catholiques tout comme pour Washington qui a vu d’un bien mauvais œil ces nouveaux venus, rappelant  à leur destin, comme peuple et comme personne,  n’était pas figé dans la misère, la pauvreté, soumission, mais dans un avenir meilleur, marqué par la justice et la solidarité humaine. Lorsque le pape Jean-Paul Ier devint pape, plusieurs hautes autorités vaticanes le soupçonnaient de vouloir reconnaître cette théologie de libération. Sa mort « subite » qui n’a fait l’objet d’aucune autopsie en a soulagé plusieurs. 

Il va de soi que l’élection de Karol Wojtyla à la papauté  a été saluée avec grande joie par l’Oncle Sam. Donald Reagan qui n’en était pas à ses premiers contacts avec ce personnage, avec qui il a collaboré  pour soutenir Lech Walesa, alors président du syndicat Solidarnosc. La compréhension, de part et d’autre, s’est faite sans aucun irritant. La théologie de libération a été condamnée et leurs auteurs ont été soumis à examen. 

En décembre 1982, un premier pacte entre Jean-Paul II et Donald Reagan est signé dans la bibliothèque du Vatican.  L’essentiel porte sur cette coopération conjointe visant à éliminer tout ce qui a odeur de socialisme et de communisme. Nous comprenons mieux les bonnes relations du pape J.P. II avec certains dictateurs, dont Pinochet. Cette collaboration s’est poursuivie avec le pape Benoît XVI dont on se souviendra du 16 avril 2008, jour d’anniversaire du papeque le président Bush a voulu célébrer en grande pompe dans les jardins de la Maison-Blanche. Plus harmonieux que ça n’est pas possible. Le Vatican et Washington marchent main dans la main. De quoi nous faire penser à « la prostituée de l’Apocalypse ». Je vous recommande un article que j’ai écrit sur le sujet, en 2015 et qui garde tout son intérêt. Vous y trouverez également les références au Pacte de juin 1982 et à cet autre, sous le  règne du pape François, signé en  mars 2014.

 Pas surprenant, dans ce contexte, que les nominations des évêques et des Nonces apostoliques pour l’Amérique latine répondent aux critères du Vatican et de Washington en ce qui a trait aux orientations sociales et politiques. Il y a un dicton qui affirme qu’aucun coup d’État ne serait possible sans la collaboration des épiscopats et du Vatican. Cette situation n’a pas changé. Nous le voyons par les prises de position des épiscopats au Venezuela qui s’affirment comme une véritable opposition politique au gouvernement, légitimement élu par le peuple.  Leur discours est le même qu’utilise l’Oncle Sam et les oligarchies locales; Maduro est un dictateur, un assassin, quelqu’un qui massacre son peuple, etc. Jamais  il ne relèvera les sanctions et la guerre économique, que l’ONU qualifie de criminelles, appliquées par les États-Unis contre le peuple vénézuélien. Ces évêques vont plutôt dire que toutes ces souffrances dont le peuple est victime sont la faute d’un gouvernement irresponsable et totalitaire.

J’ai la conviction que le pape voit différemment les choses, mais qu’il est placé sous un contrôle  à tous les niveaux.  Il a écrit, il y a quelques années, l’Exhortation apostolique Evangelii gaudiumqui porte principalement sur le capitalisme sauvage auquel les peuples sont soumis. Lorsqu’Evo Morales a pris connaissance de cette Exhortation, il s’est aussitôt exclamé :« maintenant nous avons un « papa »! One ne les entendra jamais parler du droit international de non-intervention dans les affaires internes d’autres pays. 

Je termine en soulignant que l’épiscopat vénézuélien, soutenu par les épiscopats de l’ensemble de l’Amérique latine et des États-Unis, fait une campagne, minée pas ses mensonges et ses silences. Je signale toutefois  qu’il y a un curé d’une paroisse au cœur de Caracas qui dénonce ouvertement l’hypocrisie des évêques  et qui maintient des liens étroits avec l’actuel gouvernement. Les évêques n’arrivent pas à le faire taire, car il est un proche du pape François qu’il avait connu avant qu’il soit nommé à la tête de l’Église. 

Le texte en espagnol     Pour la traduction en français je vous propose Google traduction.

Oscar Fortin

Québec, le 9 février 2019

jeudi 7 février 2019

LE CANADA DÉLINQUANT INTERNATIONAL




Eh bien oui, le Canada, par ses engagements solidaires avec les États-Unis et le groupe de Lima pour intervenir dans les affaires internes du Venezuela, se transforme en délinquant  international. De fait, il existe une charte international des droits de la personne et des peuples que tous les membres de l’Assemblée des Nations unies ont adoptée. 

Que dit cette Charte au sujet du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes : 

Conformément au paragraphe 2 de l’Article premier, l’un des principaux buts des Nations unies, et partant du Conseil de sécurité, consiste à développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes.
Le paragraphe 4 de l’Article 2de la Charte interdit la menace ou l’emploi de la force contre la souverainetél’intégrité territoriale et l’indépendance politique de tout État.

Le 26 novembre dernier, le Conseil de sécurité des Nations Unies s’est réuni, à la demande des États-Unis, pour discuter d’une proposition d’intervention au Venezuela. Les 35 pays présents ont exprimé leurs points de vue. Le représentant du Venezuela, également présent, a pris la parole pour dire la vérité sur son pays et la vérité sur les actions interventionnistes de certains pays contre le Venezuela. Comme bien d’autres, il a rappelé la Charte des Nations Unies sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Dans ce contexte, il a parlé des sanctions et de la guerre économique dont son pays était victime de la part des États-Unis et des pays qui lui sont soumis. Il a indiqué que le gouvernement du Venezuela voulait la paix tout en insistant sur le caractère irréversible de sa souveraineté et de son indépendance. 

Une fois le débat terminé, il y eut un vote sur la proposition des États-Unis. Le résultat fut de 19 contre et de 16 pour.  Ainsi prenait fin cette rencontre du Conseil de sécurité avec une déclaration claire pour la non-intervention et le respect total de la Charte des droits des peuples. Elle suggérait que les solutions soient trouvées par les Vénézuéliens eux-mêmes et que certains pays puissent les y accompagner.

Qu’a retenu le Canada de cette décision du Conseil de sécurité ? Le 4 février dernier, il recevait, à Ottawa, le groupe de Lima, allié inconditionnel de Washington dans son projet de coup d’État au Venezuela. Nous savons qu’il a la détermination d’interférer au Venezuela pour mettre "son monde" à la tête du pays et pour prendre le contrôle des richesses dont il déborde. À la suite de cette rencontre du groupe de Lima,  il y a eu une conférence de presse.  Nous aurions pu nous attendre à ce qu’il y ait une référence à la décision du Conseil de sécurité des Nations Unies de non-intervention sous quelque forme que cela puisse être : sanctions, guerre économique, appui indirect à des mercenaires internes, etc.  Pas un mot n’a été dit sur cette décision fort importante du Conseil de sécurité. Ils ont plutôt parlé amplement de ce député disqualifié par le tribunal suprême de justice, un jour avant qu’il se proclame lui-même Président transitoire du pays. À peine, son spectacle terminé, Donald Trump le reconnait comme unique président du Venezuela et envoie la consigne à tous ses subordonnés, y inclue le Canada, à faire de même.  Tout cela en dépit du fait que les Nations Unies et la grande majorité des pays du monde reconnaissent Nicolas Maduro comme seul et légitime président du Venezuela.  Il en va de même pour tous les pouvoirs constitutionnels de l'État, à l'exception du pouvoir législatif, qui ont renouvelé leur pleine adhésion au président Maduro.

Malgré tous ces faits, le Canada a choisi de faire appel à l’armée vénézuélienne pour qu’elle aille rejoindre leur faux président, comme si cela était de son ressort. À ceci s'ajoute, comble d'hypocrisie, l'offre de 53 millions de dollars, sachant très bien tous les dommages criminels que produisent les sanctions économiques.  et le gel de plus de 24 milliards de dollars, devenus non utilisables par le gouvernement vénézuélien.  Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau qui soutient ces crimes, a l'audace de se présenter en bon samaritain pour, soi-disant, apaiser la souffrance du peuple. Il a également l'audace de préciser que cet argent ne sera pas remis au gouvernement, mais au président fantôme, devenu leur homme de main..  Tout cela dans le cadre d’une stratégie de guerre psychologique et d’une volonté de renverser le gouvernement légitime.

Je pense que nous en savons suffisamment pour déclarer le Canada délinquant international. Il ne respecte ni les Nations Unies ni la Charte des droits de cette même institution à laquelle il adhère quand ça lui convient.


Oscar Fortin

Québec, le 7 février 2019