dimanche 30 juillet 2006

JÉRUSALEM, JÉRUSALEM


Que de fois avons-nous lu ce cri du cœur de ce juif, Jésus de Nazareth, au moment de son arrivée à Jérusalem alors que les pharisiens, les grands prêtres (Caïphe et les docteurs de la loi), les politiciens (Pilate et Hérode) et une foule manipulée par ces derniers, se préparaient à l’arrêter pour le juger et le condamner à mort. Il n’était pourtant pas anti-sémite, ni anti-juif. Sa généalogie en faisait plutôt un descendant du roi David et d’Abraham. Il prêchait l’enseignement des prophètes et apportait à toute personne de bonne volonté la bonne nouvelle du salut annoncé par ces derniers.

Ce peuple, « à la nuque raide », était toujours là, complaisant dans ses lois et coutumes et bien jaloux de ses privilèges. Jérusalem, centre par excellence du pouvoir de ce peuple et des célébrations qui apportaient à tous la bonne conscience d’une justice bien méritée en était le symbole et le lieu saint. C’est en voyant cette ville et tout ce qu’elle représentait d’anachronisme que Jésus pleura. Il fallait que la souffrance soit grande pour qu’il en vienne à pleurer. Il n’avait pas la réputation d’être un pleurnicheur. Pourtant, sachant ce qui allait arriver dans les jours qui suivraient et dans les siècles qui s’écouleraient, il eût ces paroles :

« Si toi aussi tu avais su, en ce jour, comment trouver la paix...! Mais hélas! Cela a été caché à tes yeux... Oui tes ennemis t’encercleront et te serreront de toute part; ils t’écraseront, toi et tes enfants au milieu de toi; et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas reconnu le temps où tu as été visité. » (Lc 19,41)

« Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants à la manière dont une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu ! Eh bien elle va vous être laissée déserte votre maison. » (Lc 13,34 et Mt. 23,37-39)

Où sont-ils ces descendants d’Abraham, assez libres, pour reprendre à leur compte ce langage de leur compatriote, Jésus de Nazareth, et dénoncer ces tueries inspirées par le fanatisme, le pharisaïsme et la suffisance de dirigeants manipulateurs et ambitieux ? Jusqu’à quand vont-ils tolérer sans lever la voix que la Parole de Dieu soit récupérée au profit de leurs projets funestes ? Votre silence, notre silence font de vous et de nous des complices de crimes contre l’humanité.

Oscar Fortin
30 juillet 2006

CUBA EN CE 26 JUILLET 1953

FIDEL, que de souvenirs te viennent à l’esprit lorsque tu revis ce 26 juillet 1953. Tu ne pouvais évidemment pas compter sur ton puissant voisin du nord, les USA, pour financer avec des dizaines de millions de dollars la « transition » et encore moins sur un blocus économique et politique pour couper les vivres à BATISTA. Il faut croire que l’idéal que tu portais était trop élevé pour sa morale et que les compromis exigés trop grands pour sa capacité d’y répondre.

Ta force, tu l’as trouvée dans la détermination de ton peuple et dans cette foi qui te guidait de l’intérieur et te disais que tout être humain, toute personne humaine, a le droit essentiel à la dignité, au respect, aux conditions de vie qui assurent la subsistance, la santé, l’éducation et conduit inévitablement à la solidarité de tous. C’est ainsi que l’élan du 26 juillet 1953 s’est prolongé jusqu’à ce 26 juillet 2006. Tout au long de ces années de lutte, de résistance mais aussi et surtout de développement, de croissance et de solidarité, en dépit des ressources limitées et malgré l’acharnement d’un blocus économique, politique et social qui dure depuis plus de 45 ans, CUBA s’est transformé en une terre de dignité, de justice et de liberté dans le respect des droits les plus fondamentaux de tous les cubains et cubaines. Ceux qui aimaient vous décrire comme des rêveurs, des idéalistes, des manipulateurs doivent ravaler leur salive devant les réalisations et les conquêtes humaines, sociales, éducatives, sportives et culturelles des 53 dernières années. Cuba fait l’envie de pratiquement tous les pays sous-développés et, dans plusieurs secteurs comme ceux de la santé et de l’éducation, de bien des pays, dits développés.

HAITI, pays pourtant voisin de Cuba, se retrouve toujours bien loin en arrière de Cuba dans son développement social, économique et politique. C’eut été un beau défi pour les amis du libéralisme économique les amis de l’empire qui le parrainent depuis des décennies, en y injectant des millions de dollars, de faire la démonstration du développement politique, économique et social dont ils sont capables. Malheureusement la seule démonstration qui s’impose est celle d’une pauvreté qui continue de tuer, des épidémies que le système de santé n’arrive pas à enrayer, d’un taux élevé d’analphabétisme et l’absence presque complète de structures politiques et sociales stables. Le tout serait encore plus dramatique si ce n’était de la présence sur le terrain de plus de 300 médecins cubains qui y travaillent comme volontaires et d’autant, sinon plus, d’éducateurs, se dévouant à l’alphabétisation. Ce sont pourtant ces maîtres du libéralisme économique, ces apôtres des valeurs de l’Occident chrétien, qui veulent détruire la société cubaine en finançant des actions terroristes visant des vies humaines, en maintenant un blocus que 97% des membres de l’Assemblée générale des Nations Unies ont condamné, en injectant plus de 80 millions $ US pour acheter, corrompre, désinformer, calomnier et surtout taire l’extraordinaire parcours réalisé par ce petit peuple au Pouvoir immense : celui d’une dignité et d’une solidarité étendues à tous les humains de la terre.

Le 26 juillet, pour les chrétiens, rappelle également la fête d’une grande Dame, ANNE, la mère de celle qui enfantera celui qui se nommera Jésus de Nazareth, figure par excellence de l’homme nouveau. En apprenant qu’elle était enceinte, elle eut ce cri du cœur :

« Il a déployé la force de son bras, il a dispersé les hommes au cœur superbe. Il a renversé les potentats de leurs trônes et élevé les humbles. Il a comblé de biens les affamés et renvoyé les riches les mains vides » Lc, 1, 51-53


C’est dans la foulée de cette prophétie que nous devons voir et analyser le chemin parcouru par la Révolution cubaine et son leader, FIDEL. Ils prolongent dans les temps que sont les nôtres cette grande inspiration d’une humanité nouvelle fondée sur le respect, la vérité, la justice, la dignité et la solidarité : ingrédients indispensables à cette liberté à laquelle sont convié toutes les personnes de bonne volonté.

Merci Fidel, tu es béni de Celui qui guide nos destinées. La paix ressentie à laquelle tu te référais dans une de tes interventions à Cordoba en est le langage le plus clair. N’en déplaise aux pharisiens, calomniateurs et autres, je te souhaite que cette PAIX t’accompagne jusqu’au levé du soleil d’un JOUR NOUVEAU pour toi et pour toutes les personnes de bonne volonté. J'anticipe en te souhaitant également un Joyeux 80 ième anniversaire de naissance.

Oscar Fortin
26 juillet 2006

http://humanisme.over-blog.com/
http://humanisme.blogspot.com/
.

mercredi 19 juillet 2006

LE PÈRE DU MENSONGE

SA NATURE

Le mensonge est un « esprit » qui passe plus ou moins inaperçu du fait de sa nature même qui lui assure un maquillage lui donnant toute l’apparence de la « vérité ». Il a le charme, la finesse, la ruse, la séduction, les subtilités circonstancielles pour mieux séduire, calomnier, tromper, dissimuler, tuer et taire, si besoin est, tout ce qui peut le trahir. Il est le maître de l’illusionnisme, le promoteur par excellence de ses intérêts comme étant les nôtres, le récupérateur de toutes les valeurs qui nourrissent l’humain pour en faire la substitution au profit de valeurs qui détruisent tout ce qu’il y d’humain.

SA PRÉSENCE DANS LA BIBLE

Jésus de Nazareth, selon l’Évangéliste Saint Jean, a eu ces propos à l’endroit des pharisiens qui ne cessaient de lui tendre des pièges pour le discréditer auprès des foules : « Vous êtes du « calomniateur », votre père, et ce sont les désirs de votre père que vous voulez accomplir. Il était homicide dès le commencement et n'était pas établi dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui : quand il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, parce qu'il est menteur et père du mensonge. » Jn.8, 44

La tradition chrétienne a donné à ce personnage le nom de « SATAN », qui veut dire « ADVERSAIRE », ou de DIABLE, qui veut dire « CALOMNIATEUR ». Il agit dans le monde par personnes interposées qui génèrent l’habitude du mensonge  dans leur vie. Telle est la façon d’agir des impies, ennemis de l’homme de bien : ce sont les « fourbes » qui se réfugient dans le mensonge, s’y attachent et refusent toute remise en question.., ce sont les guides trompeurs qui se font passer pour prophètes, envoyés de Dieu, porteurs d’une mission divine.

L’Ancien Testament connaît de ces prophètes de mensonge qui apportent au peuple, non pas la Parole de Dieu, mais des messages frelatés.

« Jérémie, 5 »

26 Oui, il se trouve en mon peuple des malfaisants, ils guettent comme des oiseleurs à l’affût; ils posent des pièges et ils attrapent des hommes.
27. Telle une cage pleine d’oiseaux, ainsi leurs maisons sont-elles pleines de rapines; de la sorte ils sont devenus importants et riches,
28. ils sont gras, ils sont reluisants, ils ont même passé la mesure du mal, ils ne respectent pas le droit, le droit des orphelins, pourtant ils réussissent ! Ils n’ont pas rendu justice aux indigents,
29. et je ne châtierais pas ces actions oracle de Yahvé ou d’une nation comme celle-là je ne tirerais pas vengeance?
30. Des choses horribles, abominables, se passent dans ce pays
31. Les prophètes prophétisent le mensonge, les prêtres font du profit. Et mon peuple aime cela! Mais que ferez-vous quand viendra la fin?

« Ézéchiel, 13,3 »

19. Vous me déshonorez devant mon peuple pour quelques poignées d'orge et quelques morceaux de pain, en faisant mourir des gens qui ne doivent pas mourir, en épargnant ceux qui ne doivent pas vivre, et en mentant à mon peuple qui écoute le mensonge.
20. Eh bien! ainsi parle le Seigneur Yahvé : Voici que je vais m'en prendre à vos rubans, avec lesquels vous prenez au piège les âmes comme des oiseaux. Je les déchirerai sur vos bras et je libérerai les âmes que vous essayez de prendre au piège comme des oiseaux.
21. Je déchirerai vos voiles et je délivrerai mon peuple de votre main, pour qu'il ne soit plus un gibier dans votre main. Et vous saurez que je suis Yahvé.
22. Pour avoir intimidé le cœur du juste par des mensonges, alors que je ne l'avais pas affligé, et avoir fortifié les mains du méchant pour qu'il ne renonce pas à sa mauvaise conduite afin de retrouver la vie,
23. eh bien! vous n'aurez plus de vaines visions et ne prononcerez plus de prédictions. Je délivrerai mon peuple de votre main, et vous saurez que je suis Yahvé.

Dans le Nouveau Testament, Jésus lui-même dénonce avec autorité les guides aveugles du peuple juif (Mt. 23,16…). Ces hypocrites qui refusent de croire en lui sont des menteurs (Jn 8,55). Ils préludent aux autres menteurs qui surgiront dans tous les siècles pour détourner les hommes du véritable Évangile, celui annoncé par Jésus lui-même. : Anti-Christ (1 Jn 2, 18-28), faux apôtres (Ap 2,2), faux prophètes (Mt 7,15), faux messies, faux docteurs, sans compter ceux qui empêchent la diffusion du message évangélique et les faux frères ennemis du véritable Évangile (Ga 2,4). Ce sont tous autant de fauteurs de mensonge que toute personne de bonne volonté doit affronter.

SA PRÉSENCE DANS LE MONDE D’AUJOURD’HUI

À l’ère où l’information ne circule plus de bouche à oreille, mais arrive directement de satellites qui la reçoit toute digérée à l’avance par les grandes agences de nouvelle, il ne fait pas de doute que le Père du Mensonge s’y est taillé une place de choix. Nous pourrions le retrouver tout spécialement là où se fait le traitement tant des informations à transmettre que de celles à modifier ou à taire. Là ne s’arrête sûrement pas son action. Elle doit agir discrètement auprès des commentateurs, des analystes et des critiques. Il sait choisir ses spécialistes : journalistes, analystes, enquêteurs qui sauront assumer avec convictions leurs tâches et convaincre leurs auditoires du bien fondé des jugements émis et des actions à faire. Ainsi, le bon peuple saura reconnaître ceux qui appartiennent à l’axe du mal et ceux qui appartiennent à l’axe du bien. Ils seront en mesure de reconnaître le diable dans les dirigeants de l’axe du mal et Dieu dans ceux de l’axe du bien. Le père du mensonge, revêtu, du pouvoir de Dieu, fera ainsi son œuvre d’éducation et d’information.

Il suffit de franchir les frontières idéologiques de l’information qui séparent les bons des méchants pour réaliser les distorsions énormes qui existent entre la lecture de l’évènement de l’un et de l’autre. Un exemple très simple qui se retrouve dans les nouvelles d’aujourd’hui : au Mexique, La JORNADA, datée du 18 juillet, rapporte que le candidat de l’opposition aux dernières élections a confirmé dans une entrevue que son objectif n’est pas de demander l’annulation de l’élection du 2 juillet, mais de valider les votes que les citoyens ont déjà complétés et placés dans les urnes. Pour lui c’est une démarche qui vise à respecter les votes et à consolider ainsi la démocratie. Le Devoir, datée du 19 juillet, reprenant une dépêche de l’AFP, reproduit un article qui porte le titre : Mexique - La gauche demande l'annulation du scrutin.

La réalité est que la gauche, celle qui manifeste actuellement (plus d’un million deux cent mille personnes cette fin de semaine au Zocalo) pour que les bulletins de vote soient minutieusement recomptés en raison d’irrégularités produites, ne visent aucunement la reprise de l’élection qui serait comme une manière de dire que les mexicains n’ont pas voté correctement. Cette gauche ne comprends pas pourquoi celui qui se dit vainqueur craint tant un recomptage qui ne ferait que le re-confirmer dans sa victoire. Il est évident que pour le candidat de la droite il est préférable une réélection qu’un recomptage des votes. Une réélection regrouperait toutes les forces de la droite dans une coalition et assurerait la victoire de cette dernière. Alors que le recomptage risque de faire basculer le pouvoir entre les mains de la gauche et mettre ainsi en lumière les tricheries et irrégularités générées par les apôtres du bien. L’AFP, par son titre, et Le Devoir, par la publication de l’article, se font l’un et l’autre les promoteurs des intérêts de la droite mexicaine en mettant l’accent sur ce qui l’intéresse.

Des exemples comme ceux-là existent en quantité infinie… Mais là ne s’arrête pas son action. Il se fait également très présent là où s’exercent les divers pouvoirs : politiques, religieux, économiques et sociaux. Dans chacun des secteurs il a l’habileté et la ruse voulues pour se tailler une place de choix. Il est en mesure de contrôler les principaux leviers de ces pouvoirs. Il sait bien traiter ses principaux collaborateurs et collaboratrices en leur accordant de nombreux privilèges, leur assurant beaucoup de prestige et le sentiment d’une grande domination. Par contre les mauvais esprits, les fauteurs de troubles, les dénonciateurs de la tricherie seront vite écartés ou tout simplement éliminés. Pour le bien de tous, tous les moyens sont bons.

Il contrôle suffisamment les Autorités religieuses et morales des pays dominants et sous-développés pour que leurs dissensions, lorsqu’il y en a, ne se convertissent pas en mobilisation et en dénonciation sans équivoques de ces actes criminels.

http://humanisme.over-blog.com/article-1517399.html

Le Vatican et les Épiscopats nationaux sont trop absorbés par les questions de morale sexuelle, de contraceptifs et de mariage entre personnes de même sexe pour avoir le temps de s’occuper de ces guerres et des armements que les gouvernements décident sans qu’une autorité religieuse n’élève la voix d’une façon assez forte pour mobiliser ses fidèles. S’il lui arrive de le faire c’est le plus souvent pour soutenir ces mêmes autorités mensongères. Le Père du Mensonge a muselé les voix prophétiques institutionnelles.

http://humanisme.over-blog.com/article-1092941.html

CONCLUSION
Les tenants de l’axe du bien ne peuvent en aucun moment être solidaires des tenants de l’axe du Mensonge. Le Bien et la Vérité marchent ensemble. Le Mal et le Mensonge se tiennent compagnie. À vous, à moi, à nous tous de discerner là où se trouvent les forces du vrai et du bien dans notre milieu, dans notre pays, dans notre monde d’aujourd’hui. Personnellement je pense qu’arrive l’heure de la mise à jour de la grande tromperie. Elle a déjà commencé avec le dévoilement des tricheries qui ont conduit à tant de régimes militaires en Amérique Latine, à l’invasion de l’Irak. Elle se poursuit avec cette demande de recomptage des bulletins de vote au Mexique soumis depuis des décennies aux oligarchies locales et internationales. Elle connaîtra bientôt sa descente aux enfers avec la montée toujours plus grande de la solidarité entre les peuples, les organisations qui les représentent et les mouvements porteurs des valeurs de vie et de justice humaine.

Oscar Fortin
19 juillet 2006
réf. Vocabulaire de théologie biblique, Les Éditions du cerf, 1974, mots Satan, Mensonge
SA NATURE

Le mensonge est un « esprit » qui passe plus ou moins inaperçu du fait de sa nature même qui lui assure un maquillage lui donnant toute l’apparence de la « vérité ». Il a le charme, la finesse, la ruse, la séduction, les subtilités circonstancielles pour mieux séduire, calomnier, tromper, dissimuler, tuer et taire, si besoin est, tout ce qui peut le trahir. Il est le maître de l’illusionnisme, le promoteur par excellence de ses intérêts comme étant les nôtres, le récupérateur de toutes les valeurs qui nourrissent l’humain pour en faire la substitution au profit de valeurs qui détruisent tout ce qu’il y d’humain.

SA PRÉSENCE DANS LA BIBLE

Jésus de Nazareth, selon l’Évangéliste Saint Jean, a eu ces propos à l’endroit des pharisiens qui ne cessaient de lui tendre des pièges pour le discréditer auprès des foules :

« Vous êtes du « calomniateur », votre père, et ce sont les désirs de votre père que vous voulez accomplir. Il était homicide dès le commencement et n'était pas établi dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui : quand il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, parce qu'il est menteur et père du mensonge. » Jn.8, 44

La tradition chrétienne a donné à ce personnage le nom de « SATAN », qui veut dire « ADVERSAIRE », ou de DIABLE, qui veut dire « CALOMNIATEUR ». Il agit dans le monde par personnes interposées qui installent l’habitude du mensonge à demeure dans leur vie. Telle est la façon d’agir des impies, ennemis de l’homme de bien : ce sont les « fourbes » qui se réfugient dans le mensonge, s’y attachent et refusent toute remise en question.., ce sont les guides trompeurs qui se font passer pour prophètes, envoyés de Dieu, porteurs d’une mission divine.

L’Ancien Testament connaît de ces prophètes de mensonge qui apportent au peuple, non pas la Parole de Dieu, mais des messages frelatés.

« Jérémie, 5 »

26. Oui, il se trouve en mon peuple des malfaisants, ils guettent comme des oiseleurs à l’affût; ils posent des pièges et ils attrapent des hommes.
27. Telle une cage pleine d’oiseaux, ainsi leurs maisons sont-elles pleines de rapines; de la sorte ils sont devenus importants et riches,
28. ils sont gras, ils sont reluisants, ils ont même passé la mesure du mal, ils ne respectent pas le droit, le droit des orphelins, pourtant ils réussissent ! Ils n’ont pas rendu justice aux indigents,
29. et je ne châtierais pas ces actions oracle de Yahvé ou d’une nation comme celle-là je ne tirerais pas vengeance?
30. Des choses horribles, abominables, se passent dans ce pays
31. Les prophètes prophétisent le mensonge, les prêtres font du profit. Et mon peuple aime cela! Mais que ferez-vous quand viendra la fin?

« Ézéchiel, 13,3 »

19. Vous me déshonorez devant mon peuple pour quelques poignées d'orge et quelques morceaux de pain, en faisant mourir des gens qui ne doivent pas mourir, en épargnant ceux qui ne doivent pas vivre, et en mentant à mon peuple qui écoute le mensonge.
20. Eh bien! ainsi parle le Seigneur Yahvé : Voici que je vais m'en prendre à vos rubans, avec lesquels vous prenez au piège les âmes comme des oiseaux. Je les déchirerai sur vos bras et je libérerai les âmes que vous essayez de prendre au piège comme des oiseaux.
21. Je déchirerai vos voiles et je délivrerai mon peuple de votre main, pour qu'il ne soit plus un gibier dans votre main. Et vous saurez que je suis Yahvé.
22. Pour avoir intimidé le cœur du juste par des mensonges, alors que je ne l'avais pas affligé, et avoir fortifié les mains du méchant pour qu'il ne renonce pas à sa mauvaise conduite afin de retrouver la vie,
23. eh bien! vous n'aurez plus de vaines visions et ne prononcerez plus de prédictions. Je délivrerai mon peuple de votre main, et vous saurez que je suis Yahvé.

Dans le Nouveau Testament, Jésus lui-même dénonce avec autorité les guides aveugles du peuple juif (Mt. 23,16…). Ces hypocrites qui refusent de croire en lui sont des menteurs (Jn 8,55). Ils préludent aux autres menteurs qui surgiront dans tous les siècles pour détourner les hommes du véritable Évangile, celui annoncé par Jésus lui-même. : Anti-Christ (1 Jn 2, 18-28), faux apôtres (Ap 2,2), faux prophètes (Mt 7,15), faux messies, faux docteurs, sans compter ceux qui empêchent la diffusion du message évangélique et les faux frères ennemis du véritable Évangile (Ga 2,4).Ce sont tous autant de fauteurs de mensonge que toute personne de bonne volonté doit affronter.

SA PRÉSENCE DANS LE MONDE D’AUJOURD’HUI

À l’ère où l’information ne circule plus de bouche à oreille, mais arrive directement de satellites qui la reçoit toute digérée à l’avance par les grandes agences de nouvelle, il ne fait pas de doute que le Père du Mensonge, s’y est taillé une place de choix. Nous pourrions le retrouver tout spécialement là où se fait le traitement tant des informations à transmettre que de celles à modifier ou à taire. Là ne s’arrête sûrement pas son action. Elle doit agir discrètement auprès des commentateurs, les analystes et les critiques. Il sait choisir ses spécialistes : journalistes, analystes, enquêteurs qui sauront assumer avec convictions leurs tâches et convaincre leurs auditoires du bien fondé des jugements émis et des actions à faire. Ainsi, le bon peuple saura reconnaître ceux qui appartiennent à l’axe du mal et ceux qui appartiennent à l’axe du bien. Ils seront en mesure de reconnaître le diable dans les dirigeants de l’axe du mal et Dieu dans ceux de l’axe du bien. Le père du mensonge, revêtu, du pouvoir de Dieu, fera ainsi son œuvre d’éducation et d’information.

http://humanisme.over-blog.com/article-3088818.html

Il suffit de franchir les frontières idéologiques de l’information qui séparent les bons des méchants pour réaliser les distorsions énormes qui existent entre la lecture de l’évènement de l’un et de l’autre. Un exemple très simple qui se retrouve dans les nouvelles d’aujourd’hui : au Mexique, La JORNADA, datée du 18 juillet, rapporte que le candidat de l’opposition aux dernières élections a confirmé dans une entrevue que son objectif n’est pas de demander l’annulation de l’élection du 2 juillet, mais de valider les votes que les citoyens ont déjà complétés et placés dans les urnes. Pour lui c’est une démarche qui vise à respecter les votes et à consolider ainsi la démocratie. Le Devoir, datée du 19 juillet, reprenant une dépêche de l’AFP, reproduit un article qui porte le titre : Mexique - La gauche demande l'annulation du scrutin.

http://humanisme.over-blog.com/article-3219951.html


La réalité est que la gauche, celle qui manifeste actuellement (plus d’un million deux cent mille personnes cette fin de semaine au Zocalo) pour que les bulletins de vote soient minutieusement recomptés en raison d’irrégularités produites, ne visent aucunement la reprise de l’élection qui serait comme une manière de dire que les mexicains n’ont pas voté correctement. Cette gauche ne comprends pas pourquoi celui qui se dit vainqueur craint tant un recomptage qui ne ferait que le re-confirmer dans sa victoire. Il est évident que pour le candidat de la droite il est préférable une réélection qu’un recomptage des votes. Une réélection regrouperait toutes les forces de la droite dans une coalition et assurerait la victoire de cette dernière. Alors que le recomptage risque de faire basculer le pouvoir entre les mains de la gauche et mettre ainsi en lumière les tricheries et irrégularités générées par les apôtres du bien. L’AFP, par son titre, et Le Devoir, par la publication de l’article, se font l’un et l’autre les promoteurs des intérêts de la droite mexicaine en mettant l’accent sur ce qui l’intéresse.

Des exemples comme ceux-là existent en quantité infinie… Mais là ne s’arrête pas son action. Il se fait également très présent là où s’exercent les divers pouvoirs : politiques, religieux, économiques et sociaux. Dans chacun des secteurs il a l’habileté et la ruse voulues pour se tailler une place de choix. Il est en mesure de contrôler les principaux leviers de ces pouvoirs. Il sait bien traiter ses principaux collaborateurs et collaboratrices en leur accordant de nombreux privilèges, leur assurant beaucoup de prestige et le sentiment d’une grande domination. Par contre les mauvais esprits, les fauteurs de troubles, les dénonciateurs de la tricherie seront vite écartés ou tout simplement éliminés. Pour le bien de tous, tous les moyens sont bons.

Il contrôle suffisamment les Autorités religieuses et morales des pays dominants et sous-développés pour que leurs dissensions, lorsqu’il y en a, ne se convertissent pas en mobilisation et en dénonciation sans équivoques de ces actes criminels. http://humanisme.over-blog.com/article-1517399.html

Le Vatican et les Épiscopats nationaux sont trop absorbés par les questions de morale sexuelle, de contraceptifs et de mariage entre personnes de même sexe pour avoir le temps de s’occuper de ces guerres et des armements que les gouvernements décident sans qu’une autorité religieuse n’élève la voix d’une façon assez forte pour mobiliser ses fidèles. S’il lui arrive de le faire c’est le plus souvent pour soutenir ces mêmes autorités mensongères. Le Père du Mensonge a muselé les voix prophétiques institutionnelles.
http://humanisme.over-blog.com/article-1987180.html
http://humanisme.over-blog.com/article-1092941.html

CONCLUSION

Les tenants de l’axe du bien ne peuvent en aucun moment être solidaires des tenants de l’axe du Mensonge. Le Bien et la Vérité marchent ensemble. Le Mal et le Mensonge se tiennent compagnie. À vous, à moi, à nous tous de discerner là où se trouvent les forces du vrai et du bien dans notre milieu, dans notre pays, dans notre monde d’aujourd’hui. Personnellement je pense qu’arrive l’heure de la mise à jour de la grande tromperie. Elle a déjà commencé avec le dévoilement des tricheries qui ont conduit à tant de régimes militaires en Amérique Latine, à l’invasion de l’Irak. Elle se poursuit avec cette demande de recomptage des bulletins de vote au Mexique soumis depuis des décennies aux oligarchies locales et internationales. Elle connaîtra bientôt sa descente aux enfers avec la montée toujours plus grande de la solidarité entre les peuples, les organisations qui les représentent et les mouvements porteurs des valeurs de vie et de justice humaine.


Oscar Fortin
19 juillet 2006


réf. Vocabulaire de théologie biblique, Les Éditions du cerf, 1974, mots Satan, Mensonge

ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE AU MEXIQUE: UNE DÉMOCRATIE MISE À L'ÉPREUVE

Le 2 juillet dernier, les mexicains se rendaient aux urnes pour élire leur futur Président. Deux grandes tendances, l’une du « statu quo » politique et économique, l’autre de changements profonds en faveur d’une politique au service d’une plus grande justice sociale. Les enjeux étaient d’autant plus grands que leur différence ne se situait pas uniquement dans les nuances d’une même grande orientation politique et économique, mais dans une nouvelle manière de gérer et d’assurer le bien commun de la collectivité mexicaine, cette dernière, beaucoup plus près de celle adoptée par le peuple Bolivien, avec Evo Morales, et de celle du peuple Vénézuélien, avec Hugo Chavez. Il saute aux yeux de tout analyste plus ou moins alerte que cette seconde option n’est pas le choix du « voisin du nord », pas plus d’ailleurs des élites politiques, économiques et religieuses du pays. C’est toutefois « La DÉMOCRATIE », celle-là même que les chefs d’État des Amériques ont consacrée lors de leur Sommet de Québec, qui a l’initiative de remettre ce choix entre les mains des 40 millions 370 mille 956 mexicains qui se sont rendu aux urnes pour voter.

Au moment d’écrire ce texte le candidat du « statu quo », Monsieur Calderon, se déclare vainqueur et celui du changement, Monsieur Obrador, se déclare également vainqueur. Le quotidien La Jornada, dans son édition Internet du 6 juillet, déclare, à 2h42 du matin, que « Le candidat de la coalition -Por el Bien de Todos- Andrés Manuel López Obrador, maintenait une faible avance avec 35.72 pour cent des votes, équivalent à 14 millions 412 mille 96 votes, contre 35.47 du représentant paniste, Felipe Calderón, soit 14 millions 303 mille 681 votes, après le dépouillement de 96.6 % des boîtes de scrutin. À 15h31 les résultats donnaient Calderon gagnant avec 35.88% contre 35.31% pour Obrador. Déjà, dans cette première opération de recomptage on dénombre bien des irrégularités, ce qui n’est pas sans soulever de nombreuses interrogations. Dans les principaux centres du Mexique on a commencé à distribuer des auto-collants « vote X vote, boîte par boîte, Non à la fraude »

http://elecciones.jornada.com.mx/distribuyen-brigadists-calcomanias-de-apoyo-a-amlo-en-zocalo-capitalino

Devant cette situation, le candidat Obrador demande que les boîtes de scrutin soient ouvertes et que le vote de chacun des mexicains qui s’est rendu aux urnes soit compté. Ainsi, chacun pourra reprendre confiance dans le processus et dans la transparence d’une élection mise entre les mains des électeurs et électrices. Monsieur Obrador accepte à l’avance de respecter le résultat final et à inciter ses militants et militantes à en faire autant, advenant qu’il soit défait. Le candidat Calderon ne veut pas remettre en question certains résultats qui le donnent vainqueur et considère que l’Institut fédéral des Élections a bien fait son travail.

La question que tous les apôtres de la démocratie ont à se poser ne devrait-elle pas aller dans le sens de la proposition du candidat Obrador et de tous ceux et celles qui se sentent trahis ? Comment les 40 millions et plus de mexicains qui sont allés voter pourront-ils avoir la certitude que leur vote a été comptabilisé pour ce qu’il était ? Comment les convaincre que les bulletins de vote qui sont dans les boîtes sont bien les leurs et non des faux se substituant aux leurs ? Dans plusieurs cas on a relevé un nombre de bulletins de vote supérieur au nombre de votants. Dans d’autres cas, après le dépouillement de seulement 35% ou 40% des bulletins de vote, on annonçait des avances jusqu’à 95% des votes en faveur du candidat du « statu quo ».

Les vrais démocrates, me semble-t-il, ne devraient pas craindre les vérifications qui s’imposent de sorte que la voix du peuple ne devienne pas celle de quelques groupes influents désireux de garder leurs prérogatives et leurs privilèges. Ce ne serait pas la première fois que le pouvoir électoral des citoyens et citoyennes soit l’objet de manipulation et de tricherie ou encore d’erreurs humaines. Dans tous les cas, n’est-il pas du devoir de tout démocrate de faire en sorte que la « volonté du peuple » soit reconnue et qu’elle « s’impose » à toutes les autres ?

J’espère que M. Harper, en ce 6 juillet 2006, alors qu’il est reçu en grande pompe à la Maison Blanche, saura dire à son interlocuteur, au moment de recevoir ses félicitations pour son engagement au service de la démocratie en Afghanistan, qu’il ne faudrait pas que le Gouvernement des Etats-Unis favorise, pour sa part, un dérapage de la démocratie au Mexique en favorisant la manipulation des votes et des systèmes de recomptage. Les électeurs et électrices doivent eux-mêmes décider de leur avenir politique, économique et social, que ça plaise ou pas. N’est-ce pas là la DÉMOCRATIE pour laquelle on tue en Afghanistan, en Irak et dans beaucoup d’autres endroits du monde ? À moins, évidemment, que l’on ait mal compris la DÉMOCRATIE telle que voulue par nos chefs d’État.

Oscar Fortin
http://humanisme.over-blog.com
6 juillet 2006