dimanche 21 avril 2019

JÉSUS DE NAZARETH




L’HOMME PAR QUI L’HUMANITÉ SERA JUGÉE

Pour les croyants chrétiens, Jésus de Nazareth est le Messie promis par Yahvé pour sortir l’Humanité du marasme dans lequel elle a été entrainée par le péché. Ce péché peut se résumer dans les trois grandes tentations auxquelles il a été soumis.  On se souviendra qu’au sortir du Jourdain, où il a été baptisé par Jean-Baptiste, il s’est réfugié dans le désert. Après quarante jours de jeûne et de réflexion, le « diable », selon la légende, se présenta à lui, le mettant à l’épreuve de trois tentations. Ces dernières mettent en évidence les trois grands pouvoirs qui sont à l’origine du marasme dans lequel se trouve l’Humanité. Ils nous atteignent tous et toutes à des degrés divers. En voici brièvement la présentation.

1.   La tentation du « pouvoir » de l’ « avoir »       Mt. 4,2-4
2.   La tentation du « pouvoir » de « dominer »    Mt. 4,8-10
3.   La tentation du « pouvoir » de « paraitre »     Mt. 4,6-7



Ces trois pouvoirs représentent des forces qui sollicitent les ambitions humaines et qui conduisent à des comportements où seuls comptent ces derniers. Qu’ils soient à l’origine d’injustice, de mensonge, de discrimination sociale, de guerre, peu importe. Leurs auteurs en font des cibles incontournables, pouvant seules les combler pleinement.

Déjà au temps  de la naissance de Jésus, ces pouvoirs s’étaient taillé une place chez les élites dominantes, tant chez les grands prêtres que chez les puissances politiques et sociales.

LE PASSAGE DE JÉSUS DE NAZARETH EN GALILÉE ET À JÉRUSALEM

Il faut noter que son arrivée dans notre monde est plutôt discrète. Il est né à la campagne, dans une crèche entourée d’animaux. Si ce n’eut été de cette légende des rois mages, conduits à cette crèche  par une étoile qui brillait plus que toutes les autres, sa naissance serait passée inaperçue.  Seuls les bergers qui se trouvaient dans les environs en auraient été témoins.

Son enfance s’est déroulée dans la plus grande normalité. Il a grandi au côté de son père, Joseph, charpentier, de profession, et de sa mère,  Marie, femme plutôt discrète. En dehors de certaines anecdotes, dont celle du roi Hérode, ayant été informé qu’un nouveau-né était prédestiné, selon les écritures,  à être Roi, ordonna de tuer tous les nouveau-nés de la région.  Il y a également celle du temple où, l’enfant à l’âge de 12 ans, fit la leçon aux grands prêtres du Temple. Toutefois, sa véritable mission commença avec le Baptême reçu de Jean-Baptiste au Jourdain. 

Son mode de vie demeure ce qu’il y a de plus simple. Il se fond dans la foule sans attirer l’attention sur lui-même. Là où il se démarque, c’est, à la fois, dans ses gestes auprès des malades, des aveugles, des infirmes et dans ses paroles adressées à ses disciples et aux foules qui le suivaient. C’est dans ce vécu quotidien que nous découvrons le vrai visage de ce Jésus de Nazareth. Il se porte à la défense de Marie Magdeleine que les pharisiens veulent lapider. Il guérit des malades, redonne la vue à des aveugles, assure la distribution du pain aux foules qui le suive etc.

Il a su faire parler les paraboles comme celles du bon samaritain ou encore de l’enfant prodigue. Nombreuses sont les paraboles qui incitent à agir de façon à produire des fruits de vie et à investir pour générer plus de richesses à partager. En aucun moment, il n’apparait comme un éteignoir de croissance et de développement.

Là où il s’inscrit en profondeur c’est dans la justice, la vérité, le partage, la solidarité avec les humbles et laissés pour compte. Si j’avais à détacher les quatre interventions les plus significatives du passage de ce Jésus sur cette terre, ce serait :

1.   Le sermon sur la montagne, également appelé les Béatitudes
3.    Lasemonce aux docteursde la loi

CONCLUSION

L’idée principale de cette intervention n’est pas de raconter l’histoire de ce Jésus dans le détail, mais de mettre en relief le fait que ce Jésus de Nazareth est l’homme, choisi par le père, pour juger les humains que nous sommes. 
« 30 Dieu, sans tenir compte des temps d'ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu'ils aient à se repentir,
31 parce qu'il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l'homme qu'il a désigné, ce dont il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts...
Act. 17, 30-31

Nous avons ainsi l’avantage de connaître celui qui nous jugera, un homme parmi tant d’autres qui aura partagé notre itinérance terrestre, qui en aura connu les avenants et aboutissants. Plus que tout, il aura été une des victimes de ces pouvoirs, dominant notre monde. Ce juge sera le même que ce père de l’enfant prodigue qui aura su pardonner à son fils repentant et l’accueillir les bras grands ouverts. Il nous jugera également en fonction de notre bonne foi et de nos solidarités avec nos frères et sœurs les humains. Le récit du jugement dernier nous en donne une bonne idée. Quant aux charmeurs, manipulateurs, hypocrites ce sera un jugement fatal, sans retour. 

Tout avocat, lorsqu’il se présente à la Cour pour défendre un client, se préoccupe de savoir qui en sera le juge désigné. Question d’en connaître les forces et les faiblesses.  Dans le cas du jugement dernier, nous pouvons dès lors avoir une bonne idée de celui qui en sera le juge. La bonne foi, la sincérité, la reconnaissance des faits, seront bien reçues par le juge. Par contre les hypocrites, les menteurs, les manipulateurs, les tricheurs auront de bonne chance de se retrouver à la géhenne éternelle.

« …les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l`étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort. Apoc.21,8

Nous sommes bien loin de tout ce catalogue de péchés que nos institutions religieuses ont prescrit à tous leurs fidèles. Le Jésus de Nazareth nous ramène à l’essentiel de notre quotidien et nous invite à agir, en tout temps, de bonne foi et en solidarité avec ceux et celles que nous croisons dans notre vie.

Oscar Fortin

Jour de PÂQUE en ce 21 avril 2019 


mardi 16 avril 2019

L’INVASION DU VENEZUELA




SIGNERA LA FIN DE L’EMPIRE ET LA HONTE DE SES ALLIÉS

Le Venezuela n’est pas que le Venezuela, il est également porteur de l’aspiration de tous les peuples de l’Amérique latine et des Caraïbes ainsi que de nombreux autres peuples d’à travers le monde. Le socialisme, humaniste, chrétien et anti-impérialiste, porteur d’une démocratie participative, faisant du peuple le maitre du pouvoir, rejoint les aspirations de la grande majorité de ces peuples. Le jeu des grands et des puissants est de plus en plus mis à nue et les mensonges-vérités sont vite retransformés en vérités-mensonges. La grande tricherie et les manipulations qui l’accompagnent n’arrivent plus à convaincre les peuples, toujours plus conscients de cette dernière. 

Le Venezuela n’est pas l’Irak de Saddam Hussein, ni la Libye de Kadhafi, ni la Syrie de Bachar El Assad.  De ces derniers, il a tiré des leçons tant au niveau de la façon de faire des envahisseurs que de la préparation nécessaire pour les vaincre. Si au Moyen Orient,LES ENVHISSEURSont pu saccager des pays entiers et y massacrer des millions de personnes, il ne saurait en être de même avec le Venezuela et l’Amérique latine. Cette fois, ce sont les peuples qui s’organisent. Ces derniers ont des alliés internationaux, tels la Russie, la Chine, l’Iran, la Turquie, entre autres, qui sont prêts à répondre à l’appels des peuples. 

Le gouvernement et le peuple du Venezuela ont déjà lancé cet appel qui a été très bien entendu et reçu par les pays alliés concernés. Pour certains d’entre eux, ils arrivent avec l’expérience de cette guerre du Moyen-Orient où ils ont vu les divers stratagèmes utilisés par l’envahisseur et ont pu mesurer sa capacité de manipuler l’opinion publique en utilisant des faux-positifs comme l’usage d’armes chimiques, de casques blancs et de terroristes, répondant tous au même commandement.

Si les autorités gouvernementales de la Colombie, du Brésil, du Chili, du Canada se joignent à cette opération d’intervention militaire au Venezuela, ce sera le soulèvement des peuples de ces pays vassauxet une réplique sans merci du Venezuela et de ses alliés à ces attaques. Le sang ne coulera pas que d’un côté et les envahisseurs devront inévitablement faire marche arrière. L’Empire connaitra ses dernières heures et ses vassaux  devront s’expliquer devant leurs peuples. Les épiscopats catholiques, alliés des envahisseurs, devront faire leur mea culpa et se retirer dans des couvents pour y saisir l’horreur des crimes auxquels ils auront contribués.

POURQUOI LE VENEZUELA CHAVISTE EST-IL DEVENU LA CIBLE À ABATTRE ?

1- Le prétexte de la démocratie

La propagande, utilisée par ceux qui veulent y mettre fin, en fait un pays non démocratique, alors qu’il a à son compte, depuis les 19 dernières années, plus d’élections que tous les autres pays de l’Amérique latine. Pour eux, il s’agit d’un prétextequi leur permet de transformer leurs interventions criminelles en interventions salvatrices de la démocratie. Ils s’introduisent comme les libérateurs du peuple vénézuélien, soumis à un dictateur tyran. Ce fut d’abord Chavez, puis c’est maintenant, Maduro. Que le peuple vénézuélien ait voté majoritairement pour ses dirigeants, cela ne compte pas. Nicolas Maduro a été élu président du Venezuela, le 20 mai dernier, après des semaines de campagne électorale, mettant en lutte des candidats de diverses tendances politiques. Cette élection s’est déroulée sous le regard vigilant d’observateurs internationaux  qui en ont reconnu toute la légitimité. Il en fut de même pour le Conseil national électoral tout comme pour le Pouvoir suprême de justice. Maduro a gagné avec plus de 68% des voix. Il faut dire que l’opposition, l’épiscopat et les gouvernements ralliés à Washington avaient boycotté cette élection et firent campagne pour que le peuple n’aille pas voter. Le gouvernement canadien, qui se fait promoteur de démocratie, avait refusé au Conseil électoral national vénézuélien (CEN) de placer des urnes de votation à l’ambassade du Venezuela ainsi que dans ses consulats pour que les Vénézuéliens et Vénézuéliennes, vivant au Canada, puissent aller voter. (À ce qu’on dit, une interdiction qui va l’encontre du droit international)

En dépit de tout cela, plus de 8.603.936 personnes sont allées voter. Maduro a obtenu 5.823.728 votes, soit près de 68% des voix. On comprend que la campagne de mobilisation pour que le peuple n’aille pas voter a à voir avec ce taux d’abstention. Par contre, il n’est pas rare,  dans certains pays de l’A.L. qu’il y ait des taux d’abstention élevés, comme c’est souvent le cas au Chili. Au dernier mandat de Michelle Bachelet, l’abstention avait été de plus de 60%. Elle avait gagné son élection à la présidence avec 23% de l’électorat chilien. Ceci n’avait pas empêché les médias de qualifier son élection de grande victoire électorale.

Tout ce scénario se comprend à partir du moment qu’on prend en compte l’accord auquel en était arrivé les représentants du gouvernement vénézuélien et de l’opposition en présence du Président de la République dominicaine et de l’ex président espagnols Zapatero. Ils en étaient arrivés, selon les témoins, à une entente pour des élections anticipées au 22 avril 2018. Au moment où ils allaient en faire l’annonce, un appel en provenance de Colombie où était de passage un haut dignitaire de Washington, mis au fait de cette entente, donna l’ordre de ne pas la signer. Sans doute avait-il l’information qu’une élection anticipée donnerait Maduro vainqueur et qu’il ne saurait être question de donner suite à une telle élection.

Ceci dit, le gouvernement a tout de même décidé d’anticiper les élections pour réaffirmer le caractère démocratique du Venezuela.  Ces élections auraient lieu le 20 mai 2018. 
Tout ceci explique la campagne pour que le maximum de personnes n’aillent pas voter ou ne puissent pas aller voter. De quoi leur permettre de contester par la suite une élection à faible taux de participation. Toujours est-il que Maduro a été élu en pleine conformité avec la Constitution et les pouvoirs en place. Le 10 janvier dernier, il a été assermenté et reconnu officiellement comme Président du Venezuela  par les Nations Unies et la grande majorité des États membres de l’Assemblée générale. Washington et ses alliés qui peuvent totaliser environ 50 États se refusent à reconnaître Maduro comme Président. Ils demeurent dans la logique de la non participation de ceux qui auraient dû participer…

 2- Le prétexte de la crise humanitaire

Il ne fait aucun doute que le peuple vénézuélien connait des moments difficiles tant au niveau de la subsistance qu’au niveau de l’instabilité politique et économique. Pareille situation ne peut être comprise qu’en analysant les principaux facteurs, tant ceux du gouvernement que ceux  en provenance de l’extérieur. Les critiques ne manquent pas et souvent, avec raison, pour attribuer au gouvernement des décisions qui n’ont pas facilité les développements espérés. Ceci dit, on ne peut taire les interventions de certains acteurs internationaux dont les objectifs sont de faire en sorte que l’économie ne puisse fonctionner normalement. Il suffit de penser à cette guerre économique menée depuis Washington ainsi que toutes les sanctions mises en placepour que le Venezuela ne puisse utiliser son argent,  l’argent du peuple pour acheter les médicaments et tous les biens extérieurs nécessaires au développement de ses industries. On calcule à plus de 37 milliards de dollars, les sommes gelées par Washington. Cet argent ne peut pas être utilisé par le gouvernement de Nicolas Maduro. Par contre, il peut être utilisé par leur faux président autoproclamé Guaido pour commettre des actes de déstabilisation du gouvernement.

3- Le prétexte du mauvais exemple pour les pays de l’A.L. »

Ce prétexte est moins bien connu. Il faut savoir que la révolution bolivarienne accorde une place importante à l’habitat, à l’éducation, à la santé. Plus de 2.5 millions de logements ont été créés depuis l’arrivée de cette révolution. Dans les secteurs de la santé et de l’éducation, tout est gratuit du début à la fin. Cet exemple de la gratuité dérange beaucoup les pays voisins qui répriment ceux qui réclament de tels politiques au logement, à la santé et à l’éducation. Les investissements sociaux ne sont pas leur priorité bien que ce soit la volonté de leurs peuples.

4-Le premier et plus important de tous les prétextes, c’est la reprise de contrôle de l’État et de ses richesses.Nous savons tous que l’État vénézuélien disposent des réserves de pétrole les plus importantes au monde, que ses mines d’or et de diamant font l’envie de bien des États. Cet objectif s’impose à tous les prétextes antérieurs. La démocratie et la crise humanitaire ne sont là que pour humaniser une action qui n’a rien d’humanitaire : s’emparer des richesses d’un pays et dominer ses pouvoirs d’État. L’Empire demeure l’empire et ses intérêts passent avant tous les autres.

CONCLUSION

La machine à propagande et à manipulation n’abordera jamais ces éléments qui justifient cet acharnement d’intervention au Venezuela qui n’ont rien à voir avec la démocratie et l’aide humanitaire. 

Le peuple vénézuélien se prépare à l’affrontement, appuyé en cela par des alliés de premiers plans. En attaquant, l’Empire jouera ses dernières cartes, en laissant, sur son passage destruction et morts. Son sort sera encore plus terrible que celui qu’il aura connu au Vietnam.

Que les peuples retrouvent leur dignité et sachent se faire respecter. Ce sera la leçon que ces derniers auront donnée à l’empire.

Oscar Fortin

17 04 2019

dimanche 14 avril 2019

NE PLEUREZ PAS SUR MOI

I


PLEUREZ SUR VOUS-MÊMES ET VOS ENFANTS



Les chrétiens du monde entier célèbrent, en cette semaine sainte, l’arrestation et la mise à mort, sur une croix, de Jésus de Nazareth, l’envoyé du Père. Les célébrations religieuses mettent en évidence le caractère tragique et inhumain du sort réservé à celui que le Père a envoyé pour nous ouvrir les portes de son Royaume. 

Le crime de ce Jésus a été de banaliser les pouvoirs dominants en se faisant proche des pauvres, des humbles, des malades, des laissés pour compte. Son pouvoir lui permettait de lire dans les cœurs des grands et des puissants tout comme dans ceux des humbles de la terre. Dans les premiers, il voyait la suffisance, l’ambition, l’hypocrisie, le mensonge et la dureté de leur cœur. Dans les seconds, il voyait l’humilité, la dépendance, la main tendue pour recevoir soutien et encouragement. Ce même pouvoir lui permettait de guérir les malades, de soutenir les affligés, de pardonner aux cœurs humbles. Ses interventions les plus percutantes sont celles du sermon sur la  montagne, dit  les Béatitudes », sa condamnation des docteurs de la loi et des  scribes et pharisiens  qui mettent sur les épaules des autres des fardeaux qu’eux-mêmes ne peuvent porter, son appel à l’amour des uns et des autres comme puissance de transformation du monde : « aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés ». (Jn 15,12) Finalement son discours sur le jugement dernier(Mt. 25,31 à 25,46) Un survol de ces quatre références nous ouvre la voie à l'Esprit de ce Jésus de Nazareth dont le témoignage garde toute son actualité pour notre temps,

Le panorama du monde dans lequel nous vivons, en 2019, n’est pas sans nous rappeler certaines références fondamentales de ce Jésus de Nazareth. Les pouvoirs dominants, qu’ils soient politiques, économiques ou religieux, demeurent des pouvoirs dont la subsistance n’est pas sans s’alimenter de l’oppression, sous diverses formes, des peuples. En elles, s’affirment les ambitions de conquête et la domination du mensonge qui s’impose comme vérité absolue. Les guerres du Moyen-Orient, tout comme celles qui s’actualisent en ce moment même en Amérique latine, tout particulièrement au Venezuela, illustrent jusqu’où le mensonge et l’oppression peuvent en arriver à se transformer, sous la magie des moyens de communication, en vérité et en sauveur d’humanité. N’avons-nous pas assisté à ces bombardements dits humanitaires qui ont fait en Libye des centaines de milliers de morts? De quoi nous poser des questions sur cette humanité qui ne saurait survivre qu’en tuant cette autre humanité qui ne demande pas mieux que de vivre en paix.

Le cas du Venezuela est de grande actualité. La révolution mise en marche par Hugo Chavez et son peuple est une des révolutions qui colle le plus au message des Évangiles et à la doctrine sociale de l’Église catholique. Il s’agit d’une révolution qui place les intérêts du peuple avant ceux des oligarchies et qui donne au peuple le pouvoir suprême, contrairement à ceux qui s’en remettent à l’Empire et à ses oligarques. Washington n’aime pas ça et le Vatican et ses grands-prêtres y voient du communisme. Les deux s’unissent, comme au temps de la passion du Christ, pour y mettre un terme. Mensonges, manipulation, usage du nom de Dieu et de la religion, tout est bon pour convaincre le monde et le peuple que leurs interventions au Venezuela n’a d’autre objectif que de chasser du pouvoir ces « tyrans », comme les appelle l’épiscopat vénézuélien. L’empire y trouve son compte en ayant comme objectif de reprendre le contrôle de cet État ainsi que de ses nombreuses richesses. La démocratie et le peuple passent au second plan.

NE PLEUREZ PAS SUR MOI, PLEUREZ PLUTÔT SUR VOUS ET VOS ENFANTS. 

Dans toute guerre et confrontation, il y a des agresseurs et des victimes. Il faut pleurer sur vos enfants transformés en agresseurs et tortionnaires tout comme il faut pleurer sur ceux qui en sont les victimes. Il faut non seulement pleurer, mais crier haut et fort la grande trahison faite à la vérité en la substituant au mensonge. Il suffit de voir l’acharnement déployé pour que cette vérité ne sorte pas au grand jour. L’arrestation de Julian Assange, symbole de cette conscience pour la Vérité, nous dit le peu de respect de ces accusateurs pour que cette Vérité soit connue. Ces accusateurs sont les mêmes qui se présentent comme les sauveurs du Venezuela et de bien d'autres peuples.

Cette réflexion s’ajoute à celles faites dans les années passées, à l’occasion de la semaine sainte.




Oscar Fortin

14 mars 2019