dimanche 4 avril 2021

VENEZUELA:LORSQUE LES MASQUES TOMBENT



  

Lorsque, Hugo Chavez, en 1998, fut élu comme Président du Venezuela avec un fort appui de la population vénézuélienne, les oligarchies nationales ainsi que Washington sonnèrent l’alarme, à l’effet que leur statut de privilégiés serait fortement mis en cause.

 

L’élection d’Hugo Chavez mettait un terme à la quatrième république, entièrement dominée par ces oligarchies nationales et Washington, lequel avait, par ses multinationales pétrolières , plein contrôle sur l’exploitation des gisements pétroliers, considérés comme les plus importants au monde.

 

Hugo Chavez, homme du peuple, avait déjà manifesté ses intentions, en 1992 par une tentative de coup d’État contre la quatrième république. 

 

« Le 4 avril 2012, à l'aube, plusieurs unités de l'armée participent à une tentative de putsch, à Caracas et en province. La rébellion est rapidement matée, tandis que le président Carlos Andrés Pérez lance des appels à l'ordre. Le bilan officiel fait état de dix-neuf morts. Un millier de militaires, dont cent trente-trois officiers sont arrêtés. Leur chef, le lieutenant-colonel parachutiste Hugo Chavez, qui dénonce la corruption et l'incompétence du pouvoir, bénéficie toutefois de la compréhension d'une partie de la population et de la hiérarchie militaire. Le pays vit en régime démocratique depuis le renversement du dictateur Pérez Jiménez en 1958. Les difficultés liées à l'application du programme économique libéral adopté en 1989 par le président social-démocrate ont fait naître un malaise social qui n'épargne pas l'armée.

Le 25 avril, le président Pérez remanie son gouvernement. »

 

Lors de sa campagne électorale, en 1998,  le candidat Chavez promet à son peuple la mise en place d’une nouvelle constitution qui saura répondre aux intérêts  du « peuple » et non à ceux des « oligarchies et de l’Empire ».

 

Dès 1999, la rédaction de cette nouvelle constitution s’est amorcée : « La Constitution de la République bolivarienne du Venezuela est l'actuelle constitution du Venezuela. Le texte a été élaboré par une assemblée constituante qui a proposé son projet, dans le courant de l'année 1999. Le projet de constitution établi, celui-ci a été soumis à un référendum populaire le 15 décembre 1999. Le texte constitutionnel ayant été approuvé par référendum, il est promulgué le 20 décembre 1999, et remplace donc l'ancienne constitution de 1961. Il s'agit de la 26e constitution en vigueur au Venezuela depuis son indépendance en 1811. Le texte constitutionnel a tout d'abord été promulgué par le président de la RépubliqueHugo Chávez, puis a reçu le soutien de nombreuses figures politiques, qui avaient déjà participé à l'élaboration de la Constitution de 1961, comme Luis Miquilena et Carlos Andrés Pérez. Chávez et ses partisans (chavistes) nomment ce texte la « Constitution vénézuélienne »), car selon eux, ce texte est directement inspiré de l'idéologie politique et philosophique de Simón Bolívar, le bolivarisme. » Wikipédia »

 

L’idéologie dominante, inscrite dans cette constitution, est celle d’un socialisme humaniste, chrétien et anti-impérialiste, comme alternative au capitalisme sauvage, largement dénoncé par l'Église et les organismes communautaires. Pour les adversaires et les médias qui les accompagnent, il s’agit d’idéologie communiste, dictatoriale, marxiste et d’athéiste. En ces termes se retrouve le discours de l’épiscopat vénézuélien et des médias meanstream, étroitement liés aux oligarchies nationales avec lesquelles ils ont bénéficié des privilèges que leur octroyait la quatrième république.

 

Il importe de noter qu’Hugo Chavez a toujours été un profond croyant,  en l’Évangile du Nazaréen, et un pratiquant de sa foi tant dans le quotidien de la vie que dans ses pratiques religieuses. Il fut accompagné, tout au long de son règne, par un jésuite, humble curé dans une paroisse de Caracas, lequel est toujours vivant et présent, cette fois, auprès de l’actuel Président, Nicolas Maduro.

 

Le coup d’État d’avril 2002 contre Hugo Chavez et sa Révolution

 

Les principaux participants à ce coup d’État sont, en première ligne, une partie importante des forces armées, transformées en alliées des oligarchies nationales dont Carmona, président du conseil du Patronat, se faisait le candidat substitut d’Hugo Chavez pour prendre le contrôle de l’État vénézuélien. À ces derniers se sont liés les évêques du Venezuela, dont le cardinal que l'on voit en train de confirmer l'annulation de la nouvelle constitution que le peuple venait de se donner. Pour les autorités ecclésiales, le socialisme, proclamé par Chavez, a vite été interprété en termes de communisme, marxisme, dictatorial, athéisme et j'en passe. De quoi se retrovuer sous les jours les plus sombres du stalinisme des années 1940 et 1950. Une déformation complète de la pensée sociale de la révolution bolivarienne, beaucoup plus près de la pensée sociale de l'Égllise qu'autre chause.

https://www.universalis.fr/evenement/11-14-avril-2002-coup-d-etat-sans-lendemain-contre-le-president-hugo-chavez/

 

De fait, Hugo Chavez a été arrêté et conduit en un lieu secret avec intention, selon les informations, de le tuer, mais celui qui devait le faire s’en est abstenu. 

 

Ce que les organisateurs de ce coup d’État, qui n’aura duré que 48 heures, est dû au fait que Chavez avait derrière lui un « Peuple » et une fraction importante de l’armée qui sont intervenus pour mettre fin à ce spectacle.  Carmona, le cardinal de Caracas , l’évêque Porras,  furent vite libérés par Chavez, espérant que cette leçon du peuple et de l’armée saurait les ramener au bon sens de l’authentique démocratie. 


El plan se reeditó en 2017, y dejó más de cien muertos.

Ce qui en a suivi n’a rien changé aux comportements de ces adversaires, tant au national qu’à l’international. Washington et ses alliés nationaux (oligarchies et épiscopat» n’ont fait que maintenir la pression sur le peuple et les adversaires de la Révolution chaviste, pour qu’ils génèrent des interventions de nature à déstabiliser le gouvernement et la paix sociale. Pour sa part, Washington a développé l’outil des sanctions et de la guerre économique pour que le peuple réalise que ses souffrances lui viennent d’un régime politique voué à l’échec.


L'ONU a rpduit un rapport dévastateur sur ces sanctions.

la-rapporteuse-de-l-onu-juge-devastateurs-les-effets-des-sanctions-sur-le-venezuela_6070001_3210.html

 

Tout regard objectif sur le Venezuela ne peut que conclure au fait que l’Empire et tous ses alliés (groupe de Lima, le Vatican, l’épiscopat vénézuélien, Washington et la presse meanstream) se placent au-dessus du droit international, en générant sanctions et contraintes économiques, ainsi que mensonges  et propagandes qui rendent la vie impossible au peuple vénézuélien, tout en dénigrant au plus haut niveau ses dirigeants.

 

Derrière le visage de tout ce bau monde , pleurant la misère du peuple, faisant de ses dirigeants des criminels, s’offrant pour éliminer tous ces derniers  par tous les moyens à la disposition de l’armée la pus puissante de ce monde, il n’y a qu’ambitions et intérêts qui n’ont rien à voir avec le bienêtre du peuple. L’hypocrisie à son comble.

 

S’il faut croire, ce n’est surement pas en ces personnages aux multiples visages qui n’ont qu’un seul intérêt :  le leur.

 

Oscar Fortin

 

Jour de Pâque 4  avril 2021

 

 

samedi 27 mars 2021

Le destin de l’Humanité sur cette terre




 

Plus que jamais, l’Humanité entière se voit confrontée à deux immenses pouvoirs qui se disputent son destin. Le profil de ces derniers se démarque de plus en plus et n’est pas sans nous rappeler la mythologie d’Abel et de Caïn, symbole de l’éternelle lutte du bien contre mal.

 

Au moment d’écrire ces lignes, l’Humanité entière est devenue captive d’un virus, comme jamais  auparavant elle en avait connu de semblables. Un virus qui s’attaque aux relations les plus fondamentales des libertés humaines, isolant les personnes les unes des autres, rendant toute vie sociale pratiquement impossible.

 

De plus en plus de voix se font entendre pour sonner l’alerte d’un montage de grande envergure ayant pour objectif la prise totale de contrôle des personnes, des familles, des peuples et des nations. 

 

Pendant que cette lutte se poursuit pour vaincre ce virus, les tambours de la guerre se font entendre avec de plus en plus de force. Les puissances qui se préparent à ce qui peut devenir la troisième Grande Guerre mondiale, sont, d’une part, les États-Unis d’Amérique avec ses alliés de l’OTAN et, d’autre part, la Chine, la Russie, l’Iran. 

 

Les États-Unis et ses alliés européens se considèrent comme les seuls à pouvoir assumer le « pouvoir » dominant notre monde. Dans une déclaration récente de Joe Biden, président des  EE. UU. : « la Chine ne se convertira pas en première puissance mondiale sous mon mandat et devra rendre compte de ses actions ».

 

De toute évidence, la Chine, la Russie et l’Iran ne sont plus des enfants d’école et disposent d’une technologie militaire, de quoi faire trembler le monde.  Ce que veulent ces derniers n’est pas tant la domination du monde, mais le respect du droit international et la liberté d’agir dans le cadre de ce droit. Ce qui ne va pas dans le sens recherché des EE.UU. et de ses alliés. 

 

La politique des sanctions, utilisée contre ces derniers, n’est pas de nature à favoriser les dialogues nécessaires pour résoudre les problèmes qui se présentent. L’Horloge  de l’Apocalypse était, en 2020, à 23 h 58 m. et 20 s.. Depuis cette date, la perspective des conflits est loin de s‘être atténuée. C’est tout le contraire.

 

Juste pour vous donner une idée, je vous suggère quelques articles :

 

https://reseauinternational.net/la-russie-et-la-chine-veulent-un-sommet-de-lonu-denoncant-loccident/

 

https://reseauinternational.net/le-piege-du-canal-de-suez-grand-reset-et-troisieme-guerre-mondiale/

 

https://reseauinternational.net/bill-gates-et-la-fin-de-lamerique/

 

https://reseauinternational.net/etats-unis-russie-entre-guerre-mentale-et-viol-democratique/

 

https://reseauinternational.net/bienvenue-dans-la-geopolitique-choc-et-effroi-du-xxie-siecle/

 

 

En tant que croyant, en ce Jésus de Nazareth, je me dois d’en faire référence dans le cadre d’un tel contexte. Nous savons tous et toutes que la prochaine guerre mondiale sera la dernière. L’Humanité entière sera consommée par les armes nucléaires. Toute vie sur terre sera devenue impossible.

 

Ces jours-ci, les chrétiens du monde revivent en pensée la vie et le destin de ce Jésus de Nazareth ainsi que le témoignage de vie qu’il a laissé à l’Humanité entière.  Conscient que cette dernière ne saurait survivre qu’en s’unissant et s’entraidant, non pas comme des étrangers et des inconnus, mais comme des frères et des sœurs qui se doivent mutuellement respect, compréhension, indulgence et beaucoup d’amour mutuel.

 

Son passage sur cette terre s’est réalisé dans la plus grande simplicité, se faisant accessible aux humbles, aux malades, aux rejetés, tout en se faisant « critique » aux puissants qui s’imposent, aux pharisiens qui se croient tout permis pour accuser et condamner les autres. Il ne s’est pas fait des amis avec les grands-prêtres et les docteurs de la loi religieuse de l’époque pas plus qu’avec les vendeurs du temple qui en profitaient pour faire du commerce les jours de grandes célébrations. Ce qui devait lui arriver est arrivé.

 

Il fut arrêté, torturé et, malgré la bonne volonté de Pilate qui a voulu que le peuple décide entre Jésus et Barabbas, déjà condamné pour crime commis. La foule, enflammée par les grands-prêtres de l’époque, ceux-là mêmes à qui il avait dit, quelques semaines plus tôt, leurs cinq vérités, a voté pour libérer Barabbas et condamner ce Jésus de Nazareth à la mort sur une croix. Comme prévu, il fut crucifié et mourut sur la croix. Le tout eût pu se terminer là, mais au troisième jour de sa mort, la prédiction qu’il allait  ressusciter s’est confirmé. Marie Madeleine et Marie la mère de Jésus, trouvèrent le tombeau vide et un ange sous forme humaine les avisa qu’il était ressuscité et bien vivant. Sa personne n’était plus liée à cette terre qui tue ses prophètes et ses habitants, mais à une terre nouvelle et à des cieux nouveaux.

 

Pour les croyants, il est le premier née de cette terre nouvelle et de ce ciel nouveau. Par lui et en lui, l’Humanité entière se retrouvera dans ce Nouveau Monde où les invités du Père seront les bienvenus.



 

"Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n`était plus. ..."(Apoc.21)

 

Quoi qu’il en soit, notre destin sur cette terre est condamné à la mort inévitable, ce qui ne veut pas dire « anéantissement ». La porte pour entrer dans ce ciel nouveau et cette terre nouvelle se trouve dans le récit du « Jugement dernier » Mathieu : 25,31

 

Oscar Fortin

27 mars 2021


Joyeuses Pâques

vendredi 19 mars 2021

UN PAPE VITE RAMENÉ AUX VOLONTÉS DE SON ENTOURAGE


 



 

Avec la grande majorité des chrétiens du monde, j'ai célébré l'arrivée du cardinal Jorge Bergoglio en tant que successeur de l'apôtre Pierre.

 

Il avait déjà une réputation d'homme humble, avec une vie simple, sans cette image de cardinaux qui se considèrent comme des «princes» et qui logent dans des immeubles de luxe, s'entourant de serviteurs pour répondre à leurs caprices. Rien de tout cela n'a été reflété dans le cardinal de l'Argentine. Il vivait dans un appartement modeste, cuisinait ses repas, se déplaçait avec le bus et aimait se promener dans les rues comme le font les classes sociales humbles et moyennes. Le nom «François», choisi pour son pontificat, lui convenait parfaitement.

 

Le fait que les électeurs cardinaux aient choisi un personnage tel que le pape François a été une grande surprise pour beaucoup et une grande joie pour tous. Il s'agit d'un pape, sans le profil d'un prince, mais plutôt celui d'un «père» qui marche aux côtés de son peuple, donnant l'exemple d'humilité, de fraternité, se souvenant de ce que Jésus a fait et demandé à ses disciples.

 

Au cours des six premiers mois de son arrivée, en tant que Pape, il se consacra à la rédaction de sa première Exhortation apostolique Evangelii gaudium dans laquelle on reconnait, dès son arrivée, la véritable pensée sociale et politique qui l’inspire. Il s’agit d’une pensée, née de sa propre expérience de vie, en Amérique latine et de sa vision d'un monde profondément divisé. Que une minorité de ce monde possède la grande majorité de la richesse est tout simplement inacceptable. Dans son Exhortation Apostolique E.G. On voit la pensée authentique du Pape François, pas encore soumise à la pression de certains de ses conseillers et représentants de gouvernements qui n'ont pas eu le temps de l'influencer.

 

Cette première déclaration apostolique du pape a fait beaucoup parler ceux (personnes et gouvernements) qui participent à cette richesse mondiale. Avec sa déclaration, le pape est inévitablement devenu un allié des mouvements sociaux et des gouvernements de format socialiste, luttant pour qu'il y ait un équilibre dans le partage des richesses du monde. En Amérique latine, Cuba, le Venezuela, le Nicaragua, l'Argentine, l'Équateur, le Honduras, le Brésil (avec Lula) entre autres, suivent le même chemin. On les appelait  les pays émergents de l’Amérique latine. Evo Morales, devant la déclaration du Pape, a eu cette exclamation «maintenant j'ai un Pape »

 

Ce fut suffisant pour que les opposants à cette pensée du papese mettent en marche pour ramener le pape à un discours différent  de celui exprimé dans son Exhortation apostolique Evangelii Gaudium. Il importe pour ces derniers de procéder subtilement à un « RESET » de la pensée du pape.  Tout doit être fait  pour l'influencer,tant dans sa réflexion sur les pays émergentsque sur le socialisme, défini par Hugo Chávez, comme humaniste, chrétien et anti-impérialiste. Par contre, pour ces derniers, il s’agit plutôt de communiste et de dictature marxiste.

 

 

Piedro Parolin, ancien nonce apostolique au Venezuela, avait toutes les conditions nécessaires pour réorienter subtilement la pensée du 


pape François, à la fois politiquement et socialement. Son séjour au Venezuela, en tant que Nonce, l'avait familiarisé avec l'épiscopat vénézuélien, grand adversaire, depuis les débuts, du socialisme promu par le président Chávez et son peuple. Ce même épiscopat a participé au coup d’État d’avril 2002, avec les oligarchies du pays et le gouvernement des États-Unis. 

 

Pendant toutes les années qui ont suivi, ils ont maintenu, avec les mêmes groupes, de 2002, leur combat contre la révolution bolivarienne. Pour eux, tout ce qui fait souffrir le peuple est la faute du gouvernement. Qu'il y ait des sanctions, des blocus économiques, des menaces d'invasion de la part des États-Unis, ils n'en parlent jamais. L'interventionnisme criminel contre le peuple vénézuélien ne fait pas partie de leur vocabulaire. Pour eux, tout cela est pure invention du gouvernement.

 

Comme on peut le voir, la nomination de Pietro Parolin, ancien nonce apostolique du Venezuela, convient aux épiscopats latinos américains et à Washington qui sait bien traiter ces épiscopats. En tant que secrétaire général du Vatican, il est la personne la plus proche du pape.

 

Le cardinal Oscar Andrés Rodríguez Maradiaga, bien connu pour sa participation au coup d'État, de juin 2009, contre le président légitime du Honduras, Manuel Zelaya, sympathisant de la révolution bolivarienne et de tous les pays émergents de l'époque. 

 

Le dit cardinal, dans ses différentes fonctions, ne se gênait pas pour se déclarer anti-chaviste et souhaiter une intervention de nature à changer ces régimes non désirés para les États Unis et les oligarchies locales. 

 

Voyez ce que dit «El País»à propos de ce cardinal:

 

"Tegucigalpa - Le cardinal hondurien Oscar Andrés Rodríguez Maradiaga maintient la haute influence dans les couloirs du Vatican, ainsi que dans les organes de décision en sa qualité de coordinateur du groupe, dit C-7, et est appelé par le journal espagnol influent "El País" Un des "King Makers" (Grands Electeurs) face à l'élection du futur Pape de l'Église catholique. »

 

Sur ce même personnage voir cet autre article 

 

Il n'est pas surprenant qu'il ait été identifié pour assumer un rôle important aux côtés du pape François. Homme de grande influence et bon manipulateur, sachant bien s’y prendre pour convaincre le pape  que le socialisme est un Fracasso et le néolibéralisme, la voie à la liberté et à la démocratie.

 

Une troisième colonne, celle de l’épiscopat vénézuélien, se joint aux deux premiers.

 

Le cardinal Baltazar Porras est l'un des cardinaux les plus actifs dans la lutte contre le gouvernement légitime du Venezuela. Il faut noter qu’il fut présent, en tant qu'évêque au coup d'État contre Chávez, en avril 2002. Il accompagnait le cardinal Ignacio Velasco en compagnie de Carmonaprésident du conseil du patronat, lequel a dirigé le coup d’État contre le gouvernement légitime d’Hugo Chavez.  Sur la photo ont voir le Cardenal Porras et le cardinal Velasco, signant l’annulation de la Constitution que le peuple s’était donnée par référendum national.

 

Sans surprise, ils se firent présents en nombre et en fréquences à Rome pour discuter des gouvernements socialistes et de leur danger. Leurs  échanges avec le Pape devinrent suffisamment convaincants pour que le pape modifie sa pensée sociale et politique sur les pays émergents de l’Amérique latine. Les références à son Exhortation apostolique E.G. se firent de moins en moins entendre. À ceci s’ajoute le fait que le pape François a suivi les volontés de l’épiscopat vénézuélien en ne reconnaissant pas  l’élection légitime de l’actuelle président du Venezuela  et en  se rangeant avec l épiscopat et le club de Lima à ne reconnaître que l’autoproclamé président, aussitôt confirmé par Donald Trump. 

 

En 2014, le pape François signait un accord de coopération avec le Président Obama pour combattre et éliminer le socialisme en Amérique latine. Une reprise, en termes différents, du pacte signé, en 2002,  entre le pape J.P. II et Donald Reagan ayant le même objectif. 

 

https://humanisme.blogspot.com/search?q=pacte+reagan+jp+II

 

Dans son Encyclique Fratelli Tutti le pape François parle de la fraternité universelle les uns des autres. Il critique une partie du capitalisme qui doit être humanisée. Curieusement, dans cette encyclique, il ne dit rien des pays et des peuples qui tentent de développer une alternative à ce capitalisme que critique le Pape. + Pas un mot sur ce socialisme humaniste, chrétien et anti-impérialiste qui se développe au Venezuela et dans d'autres régions d'Amérique latine. 

Ce silence du Pape ne peut s'expliquer autrement que par l'intervention des personnages mentionnés ci-dessus. Ils ont réussi à modifier la pensée du Pape pour mieux servir le néolibéralisme au format impérial.Le pape François a été très impressionné par la sagesse de l'ayatollah Sistani. C'est comme s'il avait vu le problème du pape en fonction des influences qui l'entourent de la part de certains collaborateurs et politiciens,

Le pape François a été très impressionné par la sagesse de l'ayatollah Sistani. C'est comme s'il avait vu le problème du pape en fonction des influences qui l'entourent de la part de certains collaborateurs et politiciens.

 

En l'écoutant, dit le pape, on

 ne peut que s'en rendre compte. C'est une personne qui porte la sagesse et aussi la prudence. Il m'a dit que depuis plus de dix ans il n'a pas reçu «de personnes qui viennent me rendre visite mais qui ont d'autres objectifs politiques».

 

Le message que Sistani laisse est qu'il faut faire attention aux politiciens et à ceux qui travaillent pour eux. Il faut être plus présent aux humbles des villes. Avec les humbles, s'il y a tromperie, cela ne peut pas être grave. Avec les politiciens, les tromperies peuvent avoir de graves conséquences comme nous l'ont révélé les dernières décennies.

 

Nous avons un Pape de bonne volonté qui reflète bien l'esprit de François d’Assise. Qu’il se reconnaisse lui-même comme quelqu’un de naïf, c'est bien possible. Ce naïveté peut expliquer certaines choses, mais pas toutes.

 

 Comme il le demande, nous devons prier pour lui. Seul l'Esprit peut le guider au-dessus de tous les intérêts qui sont présentés.

 

Oscar Fortin

18 mars 2021

 

 

 

Oscar  Fortín

18 marso 2021

 

 

 

mardi 16 mars 2021

La hiérarchie catholique refuse de bénir le mariage homosexuel avec un argument peu crédible


 


 

Dans une décision récente, relative à l'homosexualité, cardinaux et évêques du Saint-Siège ont avancé comme argument que l'homosexualité était un péché et, par conséquent, qu'ils ne pouvaient pas bénir l'union des couples homosexuels « parce que Dieu ne peut pas bénir le péché ».

 

Vous conviendrez avec moi qu’il s’agit là de deux arguments fort contestables.

 

Depuis que le monde est monde, le péché, comme un virus, est présent de différentes manières dans la vie de chaque être humain. La lutte entre le bien et mal fait partie  de notre condition humaine et personne n’y échappe. Il suffit de nous référer à ce passage de l’Évangile où Jésus s’adresse à ceux qui voulaient lapider la pécheresse Marie Madeleine : « que ceux qui sont sans péché lui tire la première pierre ». Selon le texte qui a suivi : ils se retirèrent tous à commencer par les plus âgés. Nous n’avons pas à juger les autres sans se regarder préalablement soi-même et, encore moins, leur tirer la première pierre. 

 

L’argument utilisé par ces « saints hommes » est plus scolastique qu'évangélique. Permettez-moi de m’expliquer. Dans les Évangiles, le message fondamental de Jésus est l'amour des uns et des autres, rendant chaque personne toujours plus "humaine", plus "solidaire", plus "indulgente", plus juste et compréhensive de ce qui se passe dans la vie de chacune des personnes qui croisent leur chemin.

 

Jésus, dans le jugement final qu'il nous fait connaître (Mt. 25,31),  peu de temps avant d’être arrêté et condamné à mort, va à l’essentiel de son message dirigé à toute personne de bonne volonté.  Ce message vise directement nos divers comportements humains des uns avec les autres. Ce sont ces comportements qui nous ouvrent les yeux sur ceux et celles qui nous entourent et sur ce que réclament les besoins des uns et des autres. La morale de ce jugement dernier porte sur ces comportements qui font de chacun de nous des humains solidaires et sensibles aux conditions de vie des autres. Je vous invite à lire et relire le contenu de ce jugement. En lui vous y trouverez l’essentiel de ce qui peut vraiment inspirer nos vies. Pas nécessaire d'être croyant pour en saisir tout l'humanisme qu'il inspire.

 

https://www.biblegateway.com/passage/?search=Matthieu%2025%3A31-46&version=BDS

 

Dans ce  jugement dernier, évoqué par Jésus lui-même, ne figure pas le catalogue des péchés identifiés, tout au long des siècles, par l’Institution ecclésiale. Il semblerait que la morale du sexe, entre autres, ait pris le dessus sur la morale de la solidarité humaine, de la justice sociale, de la vérité, de la compréhension, de la miséricorde etc.… Pourtant, en cela réside l’essentiel du projet humain de Jésus et de son Père. En cela doit également résider le projet d’une Église qui se proclame représentante de ce Jésus. Cette morale de l'Église ne peut remplacer la morale de Jésus, qui se reflète dans sa vie et dans son Évangile.


Les mutations qui ont accompagné le développement de l'être humain peuvent expliquer que les hommes ou les femmes ont des émotions et des sentiments correspondant à l'opposé de ce qu'ils sont physiquement. Qui sommes-nous pour déclarer de péché, l'amour que deux personnes, du même sexe extérieur, mais de grande complémentarité intérieure dans la façon d’être, de vivre et d’aimer. 

 

Les disciples de Jésus et les pasteurs de l'humanisme auquel il nous invite, n'ont pas de motifs de foi pour se refuser d'accompagner par la bénédiction de Jésus l'amour qui les unit et l'humanité que chacun porte en lui. Il ne s'agit pas de bénir un péché, mais deux personnes unies par l'amour et par leur humanité.

 

Oscar Fortin

 

16 mars 2021

 

https://www.france24.com/fr/europe/20210316-le-vatican-refuse-la-bénédiction-des-unions-homosexuelles-qualifiées-de-péché


vendredi 5 mars 2021

Joe Biden s’attaque au Venezuela


 

Pas surprenant que l’ex vice-président d’Obama poursuive la même politique de ce dernier à l’endroit du Venezuela alors qu’il est devenu Président des Etats-Unis.

 

 Il vient de renouveler le décret proclamé par Obama, faisant du Venezuela une menace à la sécurité nationale des Etats-Unis. Il faut dire que Donald Trump a maintenu, avec ses sanctions, la même offensive contre le peuple et le gouvernement du Venezuela. En cela, les trois Présidents se ressemblent.

 

La principale personnalité du Venezuela, invitée à son assermentation comme président, fut rien de moins que l’autoproclamé Juan Guaido, utilisé par la Maison Blanche pour créer le chaos et  orquestrer un changement de régime au Venezuela.

 

 Joe Biden ne démarre pas des objectifs poursuivis depuis le début de cette révolution, pourtant qualifiée par Chavez de socialisme, démocratique, humaniste, chrétien et anti-impérialiste. Ce n’est évidemment pas la définition qu’utilisent les adversaires de cette révolution, bien qu’elle ait maintenu jusqu’à ce jour ses principes fondamentaux de démocratie, de socialisme humaniste et chrétien, et d’anti-impérialiste. 

 

Ces derniers préfèrent utiliser le langage qui caractérisait la révolution en Russie des années 1940 et 1950. Les écrits de Karl Marx faisaient alors fureur et inspirèrent Lénine et Staline dans la révolution, qualifiée de « communisme et marxisme». Un communisme et un marxisme sans dieu et tout centré sur la lutte des classes et la justice sociale.  Les dirigeants s’autoproclamaient eux-mêmes et prenaient le contrôle de l’État qu’ils dirigeaient avec l’autorité de dictateurs. La démocratie ne faisait pas partie des dictatures en place.

 


Ceux et celles qui s’acharnent à qualifier la révolution, générée par Hugo Chavez, en 1998,  oublient de mentionner que le pouvoir de Chef d’État d’Hugo Chavez résulte d’une élection permettant au peuple vénézuélien de décider de ses dirigeants. La démocratie occupe une place très importante dans cette révolution qui repose sur la volonté du peuple. Jusqu’à ce jour près d’une trentaine d’élections ont eu allant des élections présidentielles  à celles des députés, des maires, des gouverneurs. Seule la mauvaise foi de ces adversaires de cette révolution peut expliquer la déformation de faits. Parmi ces derniers, il faut, malheureusement, signaler le rôle joué par l’Épiscopat vénézuélien qui abonde pour disqualifier  ce socialisme humaniste et chrétien. Pour ces derniers, Maduro est un dictateur,  mais lorsqu’il y  a des élections, ils invitent, plus souvent que moins, le peuple à ne pas aller voter.

 

Il va de soi que cette opposition, interne au Venezuela, a été rapidement récupérée par Washington qui s’en soit fait des alliés de premier plan. Pour Washington, l’objectif est de reprendre le contrôle de l’État et des richesses du Venezuela et faire en sorte que le Venezuela ne soit pas un exemple pour les autres peuples du pouvoir qu’ils peuvent avoir en prenant en main leur propre destin.  

 

Aussi paradoxal que cela puisse paraitre, l’Empire étasunien qui se présente comme le grand promoteur de la démocratie dans le monde est le premier à ne pas y croire et à tout faire pour que les peuples ne puissent décider autrement qu’en votant pour les intérêts de ce dernier. Pour l’Empire, la seule vraie démocratie est celle qui répond à ses intérêts. S’il faut qu’il y ait des fraudes électorales, de la corruption, de la manipulation, des votes et des équipements informatiques frauduleux, tout cela se transformera en véritable démocratie. La véritable démocratie, pouvoir du peuple pour le peuple, ne peut exister à moins qu’il en soit le premier bénéficiaire.

 

Je vous laisse avec ce peuple qui a accompagné son président à son dernier repos.  Une mort qui demeure toujours mystérieuse. Ce fut un 5 mars 2013, jour où Chavez s'est transformé en un peuple.



Oscar Fortin

5 mars 2021