dimanche 2 mai 2021

Intervention ambigüe du Pape au Peuple vénézuélien



 

La béatification du médecin José Gregorio Hernandes a été l’occasion pour le pape François de faire un appel majeur au peuple vénézuélien et à tous les acteurs de la société vénézuélienne, entre autres, épiscopat et gouvernement, pour qu’il y ait une grande réconciliation entre tous et toutes. 

 

Je ne doute pas des bonnes intentions du Pape François pour que la paix et la réconciliation entre adversaires soient réalisées au plus vite. Le problème qui se pose est celui de sa crédibilité. De fait, le pape François, l’État du Vatican et l’épiscopat vénézuélien ont suivi, en 2019, les directives de Washington de ne pas reconnaître la légitimité de l’élection de l’actuel président, Nicolas Maduro.

 

Il faut noter que les Nations Unies et les 2/3 des pays du monde reconnaissent la légitimité de l’élection de l’actuel Président ainsi que les observateurs internationaux qui ont suivis le déroulement de l’élection. 

 

Lorsque le pape François demande la réconciliation du peuple, on ne sait pas à quoi il pense vraiment. Est-ce un appel à l'opposition radicale et à l'épiscopat pour qu'ils reviennent à l'État de droit et reconnaissent le président élu par le peuple? Ou est-ce un appel à la démission du gouvernement et que de nouvelles élections soient convoquées? Les deux alternatives sont possibles sans qu’il nous dise, toutefois,  celle qui répond le mieux à son choix. Par contre, si nous en tenons à l’opinion de l’épiscopat vénézuélien avec laquelle le pape se dit en pleine conformité, la réponse est sans équivoque : la démission du gouvernement et de nouvelles élections.

 

Il y a dans l’intervention du Pape, une phrase qui peut être interprétée de diverses manières, dont celle d’un appel aux forces d’opposition à reprendre le contrôle du Venezuela :

 

« "Recuperar a Venezuela". El llamado de Francisco a la unidad operativa

 

«"Reprenez le Venezuela". L'appel de Francisco à l'unité opérationnelle » ” (Tradiution Google)

 

Que veut-il vraiment dire le Pape lorsqu’il parle de récupération du Venezuela et à qui se réfère-t-il lorsqu’il parle de l’’unité opérationnelle? Vous conviendrez avec moi que c’est pour le moins ambigu. 

 

Certains peuvent penser, avec raison,  que le désir du Pape est de récupérer le Venezuela de la démocratie néolibérale qui assure à l’oligarchie nationale la prise de contrôle des pouvoirs de l’État avec, évidemment, porte ouverte à Washington pour qu’il agisse comme bon lui semble au niveau des pouvoirs de l’État.

 

Les propos du Pape ouvrent la porte à une telle interprétation. Dans son intervention, le Pape ne revient pas sur sa décision et celle du Vatican de reconnaître comme président par intérim du Venezuela à l’autoproclamé, Juan Guaido.  Dans son intervention, le pape ne fait aucune référence à ce personnage dont l’image internationale en fait  de plus en plus un profiteur éhonté de l’argent du peuple que Washington met entre ses mains. Des dizaines de millions de dollars, du peuple vénézuélien, sont détournés à des fins d’enrichissement personnel, de soutien à des interventions terroristes, planifiées depuis Washington, contre le peuple vénézuélien. Le pape François est au fait de tout cela. Pourtant il n’en dit mot. D’où vient ce silence sur tout ce volet des activités clandestines et terroristes?

 

Pourtant, le pape se prononce clairement sur le fait que toute intervention extérieure devrait être exclue. Que dit-il de son président autoproclamé Juan Guaido qui agit aux ordres de Washington? Rien

 

« Le Pape François s’est prononcé jeudi 29 avril contre toute «intervention extérieure» au Venezuela dans un message vidéo envoyé à l’occasion de la béatification du docteur José Gregorio Hernández »

 

Dans son discours, le Pape François dit, en relation aux conditions de vie du peuple, qu'il est conscient : «comme mes frères évêques je connais bien la situation dont il souffre et je suis conscient que leurs souffrances prolongées et leur angoisse ont été aggravées par la terrible pandémie de covid-19 qui nous affecte tous », a-t-il déclaré.

 

Ce que le pape ne mentionne pas, c'est cette autre pandémie, celle des sanctions, encore plus déstabilisante que celle du Covid-19. Qu'il n'en dise rien n'est guère compréhensible. Il parle de peines prolongées et d'angoisse, dans le paragraphe précédent, sans préciser à quoi ou à qui il se réfère, laissant entendre que cette souffrance prolongée est la cause du gouvernement, tout comme le pense et le dit l’épiscopat.  

 

Pourquoi ne pas mentionner l'auteur ou les auteurs de ces longues peines? Ç’eut été l’occasion toute désignée de s'adresser directement au Président des Etats-Unis, dont il se fait proche, pour mettre fin à son interventionnisme criminel contre le gouvernement et à ses sanctions contre le peuple. Il n’y a pas encore longtemps, une délégation des Nations Uniesa mis à jour les effets dévastateurs de ces sanctions.

 

Il s’agit évidemment des Etats-Unis, une puissance qui, en dehors de toutes les lois internationales, intervient au Venezuela comme elle l'entend : geler des dizaines de millions de dollars, argent du peuple que le gouvernement ne peut pas utiliser pour acheter des biens essentiels tels que des médicaments et des vaccins, entre autres. Sur cette question, le silence complet du pape, qui est bien conscient des effets de ces sanctions, nous laisse avec de nombreuses interrogations. 

 


Ses bonnes relations avec le nouveau président américain, Joe Biden, lui donnaient l'occasion de faire pression sur lui pour qu'il mette fin aux sanctions et qu'il respecte le droit international dans ses relations avec le gouvernement légitime du Venezuela.

 

 Il est important que le peuple sache que bon nombre de ses soufrances proviennent des sanctions de l'empire et non du gouvernement auquel tous ceux de l'opposition et de l'épiscopat voudraient qu'il en soit ainsi. Le pape semble se ranger de leur côté, prenant pour parole celle de l’épiscopat avec lequel il se dit en pleine communion.

 

Si tel est le cas, l’intervention du pape ne serait pas de servir les intérêts du peuple vénézuélien, mais les intérêts des oligarchies et de l’empire.

 

Nicolas Maduro, président légitime du Venezuela prend la parole au terme des célébrations de la béatification de José Gregorio Hernandez.

 

La version espagnole de son intervention se trouve dans ce lien :  https://videos.telesurtv.net/es/content/267843

 

Je pense que le président Maduro a su répondre au message du pape avec toute l’intelligence qu’on lui connait. 

 


Il est allé à la rencontre du représentant de l’Épiscopat, le cardinal Balthazar Porras et du Nonce apostolique, représentant l’État du Vatican. Avec ces derniers il a passé 1hre.  De cette rencontre il nous informe que la grande réconciliation entre l’épiscopat et le gouvernement est chose faite. Il félicite l’intervention du pape qui a demandé qu’il y ait une grande réconciliation entre Vénézuéliens et Vénézuéliennes, ainsi qu’entre l'Église et le Gouvernement. Pour le moment, aucun autre détail n’a été donné et aucune déclaration n’a été faite de la part de l’Épiscopat et de la Nonciature apostolique.

 

Dans son intervention, le président Maduro a pris en compte « les portes ouvertes » laissées par le pape, pour entrer dans le cœur du débat. Il a largement dénoncé l’interventionnisme des Etats-Unis et le caractère criminel des sanctions. Il a finalement dit ce que le pape n’avait pas osé dire en se référant aux véritables coupables des souffrances du peuple, à savoir les É.U. et ses alliés.

 

Seul l’avenir nous dira la profondeur de cette grande réconciliation. Pour le moment, la presse mainstream nous dit que Maduro s’est réconcilié avec les évêques sans nous dire si les évêques se sont réconciliés avec Maduro. Là est également la question. Personnellement, je n’y crois pas. Les Évêques vivent avec la certitude de leur analyse et de leur vérité.

 

Nous en sommes là.

 

 

Oscar Fortin

 

 

 

 

 

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https://youtu.be/8f-3qPbB4ko

 

 

lundi 19 avril 2021

Le langage apocalyptique des temps que nous vivons



 

Si j’écoute ce langage qui englobe la totalité de notre monde je ne puis que constater l’avènement d’une mutation profonde qui touche toutes les sphères de la vie sur terre. Ce qui nous différencie des générations antérieures ce sont ces technologies qui nous  permettent de voir et d’entendre en direct tout ce qui se dit et tout ce qui se passe dans notre univers. Ce qui nous était caché nous est révélé et le constat qui en résulte est une prise de conscience douloureuse d’un monde, manipulé et utilisé par des puissances religieuses, politiques, économiques et sociales qui en ont  finalement que pour eux-mêmes. Le voile se lève sur ce monde et il nous en révèle, tout à la fois, les ambitions des uns  et la profonde humanité des autres. Nous nous retrouvons dans une Humanité, devenue une véritable Tour de Babeloù les mots ont perdu tout leur sens : les bons deviennent les méchants, les mauvais deviennent les bons, la vérité est transformée en mensonge et le mensonge est transformé en vérité.  

 

Toutes les puissances qui ont plein pouvoir sur les moyens de communication peuvent se permettre ces métamorphoses inversées des bons et des méchants, du vrai et du faux.  Ils prennent ainsi contrôle d’une Humanité de bonne foi qui prend pour « parole d’évangile » ce que les médias de communication leur disent. 

 

https://reseauinternational.net/la-cia-avait-lhabitude-dinfiltrer-les-medias-maintenant-la-cia-est-les-medias/

 

Trois personnes, de notre époque, ont joué leur destin à lever ce voile du grand mensonge de ces puissances au visage angélique qui se paient la tête et la vie de   la très grande majorité des humains. Ces trois personnes  sont Julian AssangeEdward SnowdenChelsea Manning.  Ils ont mis à jour et dénoncé  les grands mensonges institutionnels de ces puissances, tout particulièrement de celle qui s’impose au monde comme l’envoyé de Dieu pour faire le grand ménage entre les « bons » et les « méchants », les bons étant évidemment eux-mêmes et les méchants tous ceux qui leur résistent. Il s’agit des Etats-Unis, véritable Empire qui s’impose au monde et qui décide, comme un dieu, du bien et du mal, du vrai et du faux. Il se situe au delà du droit international et se fait sourd et muet aux clameurs des peuples qui réclament justice et respect de leurs droits. L’Autorité des Nations unies n’y peut rien, par contre, certaines grandes puissances, telles la Russie, la Chine, l’Iran, élèvent la voix et font entendre à l’Empire « assez c’est assez ».

 

Nous en sommes rendus là, luttant contre le virus Covid-19, sans trop savoir où cela va nous conduire, luttant également contre le virus, encore plus criminel, de la manipulation du sens à donner aux mots « bons » « méchants, « vérité », « mensonge ». À mon humble avis, une confrontation est devenue inévitable, l’empire, s’obstinant à demeurer le maitre du monde.

 

Pour les sceptiques, je vous laisse avec ces quelques références sur les mouvements de guerre.

 

https://reseauinternational.net/des-navires-de-guerre-britanniques-envoyes-en-mer-noire-sur-fond-descalade-en-ukraine/

 

https://reseauinternational.net/alors-qui-veut-une-guerre-chaude/

 

https://reseauinternational.net/sanctions-americaines-la-russie-releve-le-defi-avec-force/

 

Au sujet d’Assange, de Snowden et de Chelsea Manning

(https://humanisme.blogspot.com/search?q=Snowden%2C+Assange+ )  repris par Réseau international : 

https://reseauinternational.net/julian-assange-doit-etre-libere-appel-au-pape-francois/



Oscar Fortin

19 avril 2021

 

 

 

dimanche 18 avril 2021

DEUX PHOTOS QUI PARLENT PAR ELLES-MÊMES

l’église du temps de Jésus à celle de notre temps



  Le Jésus de Nazaret avec ses disciples 

Humilité et service 

Tout quitter pour suivre Jésus : LUC 9, 57-62


Le Souverain pontife avec ses collaborateurs

         honneurs et privilèges 


PEUT-ON APPELER CELA UNE ÉVOLUTION DANS LA FOI? 


Oscar Fortin

dimanche 4 avril 2021

VENEZUELA:LORSQUE LES MASQUES TOMBENT



  

Lorsque, Hugo Chavez, en 1998, fut élu comme Président du Venezuela avec un fort appui de la population vénézuélienne, les oligarchies nationales ainsi que Washington sonnèrent l’alarme, à l’effet que leur statut de privilégiés serait fortement mis en cause.

 

L’élection d’Hugo Chavez mettait un terme à la quatrième république, entièrement dominée par ces oligarchies nationales et Washington, lequel avait, par ses multinationales pétrolières , plein contrôle sur l’exploitation des gisements pétroliers, considérés comme les plus importants au monde.

 

Hugo Chavez, homme du peuple, avait déjà manifesté ses intentions, en 1992 par une tentative de coup d’État contre la quatrième république. 

 

« Le 4 avril 2012, à l'aube, plusieurs unités de l'armée participent à une tentative de putsch, à Caracas et en province. La rébellion est rapidement matée, tandis que le président Carlos Andrés Pérez lance des appels à l'ordre. Le bilan officiel fait état de dix-neuf morts. Un millier de militaires, dont cent trente-trois officiers sont arrêtés. Leur chef, le lieutenant-colonel parachutiste Hugo Chavez, qui dénonce la corruption et l'incompétence du pouvoir, bénéficie toutefois de la compréhension d'une partie de la population et de la hiérarchie militaire. Le pays vit en régime démocratique depuis le renversement du dictateur Pérez Jiménez en 1958. Les difficultés liées à l'application du programme économique libéral adopté en 1989 par le président social-démocrate ont fait naître un malaise social qui n'épargne pas l'armée.

Le 25 avril, le président Pérez remanie son gouvernement. »

 

Lors de sa campagne électorale, en 1998,  le candidat Chavez promet à son peuple la mise en place d’une nouvelle constitution qui saura répondre aux intérêts  du « peuple » et non à ceux des « oligarchies et de l’Empire ».

 

Dès 1999, la rédaction de cette nouvelle constitution s’est amorcée : « La Constitution de la République bolivarienne du Venezuela est l'actuelle constitution du Venezuela. Le texte a été élaboré par une assemblée constituante qui a proposé son projet, dans le courant de l'année 1999. Le projet de constitution établi, celui-ci a été soumis à un référendum populaire le 15 décembre 1999. Le texte constitutionnel ayant été approuvé par référendum, il est promulgué le 20 décembre 1999, et remplace donc l'ancienne constitution de 1961. Il s'agit de la 26e constitution en vigueur au Venezuela depuis son indépendance en 1811. Le texte constitutionnel a tout d'abord été promulgué par le président de la RépubliqueHugo Chávez, puis a reçu le soutien de nombreuses figures politiques, qui avaient déjà participé à l'élaboration de la Constitution de 1961, comme Luis Miquilena et Carlos Andrés Pérez. Chávez et ses partisans (chavistes) nomment ce texte la « Constitution vénézuélienne »), car selon eux, ce texte est directement inspiré de l'idéologie politique et philosophique de Simón Bolívar, le bolivarisme. » Wikipédia »

 

L’idéologie dominante, inscrite dans cette constitution, est celle d’un socialisme humaniste, chrétien et anti-impérialiste, comme alternative au capitalisme sauvage, largement dénoncé par l'Église et les organismes communautaires. Pour les adversaires et les médias qui les accompagnent, il s’agit d’idéologie communiste, dictatoriale, marxiste et d’athéiste. En ces termes se retrouve le discours de l’épiscopat vénézuélien et des médias meanstream, étroitement liés aux oligarchies nationales avec lesquelles ils ont bénéficié des privilèges que leur octroyait la quatrième république.

 

Il importe de noter qu’Hugo Chavez a toujours été un profond croyant,  en l’Évangile du Nazaréen, et un pratiquant de sa foi tant dans le quotidien de la vie que dans ses pratiques religieuses. Il fut accompagné, tout au long de son règne, par un jésuite, humble curé dans une paroisse de Caracas, lequel est toujours vivant et présent, cette fois, auprès de l’actuel Président, Nicolas Maduro.

 

Le coup d’État d’avril 2002 contre Hugo Chavez et sa Révolution

 

Les principaux participants à ce coup d’État sont, en première ligne, une partie importante des forces armées, transformées en alliées des oligarchies nationales dont Carmona, président du conseil du Patronat, se faisait le candidat substitut d’Hugo Chavez pour prendre le contrôle de l’État vénézuélien. À ces derniers se sont liés les évêques du Venezuela, dont le cardinal que l'on voit en train de confirmer l'annulation de la nouvelle constitution que le peuple venait de se donner. Pour les autorités ecclésiales, le socialisme, proclamé par Chavez, a vite été interprété en termes de communisme, marxisme, dictatorial, athéisme et j'en passe. De quoi se retrovuer sous les jours les plus sombres du stalinisme des années 1940 et 1950. Une déformation complète de la pensée sociale de la révolution bolivarienne, beaucoup plus près de la pensée sociale de l'Égllise qu'autre chause.

https://www.universalis.fr/evenement/11-14-avril-2002-coup-d-etat-sans-lendemain-contre-le-president-hugo-chavez/

 

De fait, Hugo Chavez a été arrêté et conduit en un lieu secret avec intention, selon les informations, de le tuer, mais celui qui devait le faire s’en est abstenu. 

 

Ce que les organisateurs de ce coup d’État, qui n’aura duré que 48 heures, est dû au fait que Chavez avait derrière lui un « Peuple » et une fraction importante de l’armée qui sont intervenus pour mettre fin à ce spectacle.  Carmona, le cardinal de Caracas , l’évêque Porras,  furent vite libérés par Chavez, espérant que cette leçon du peuple et de l’armée saurait les ramener au bon sens de l’authentique démocratie. 


El plan se reeditó en 2017, y dejó más de cien muertos.

Ce qui en a suivi n’a rien changé aux comportements de ces adversaires, tant au national qu’à l’international. Washington et ses alliés nationaux (oligarchies et épiscopat» n’ont fait que maintenir la pression sur le peuple et les adversaires de la Révolution chaviste, pour qu’ils génèrent des interventions de nature à déstabiliser le gouvernement et la paix sociale. Pour sa part, Washington a développé l’outil des sanctions et de la guerre économique pour que le peuple réalise que ses souffrances lui viennent d’un régime politique voué à l’échec.


L'ONU a rpduit un rapport dévastateur sur ces sanctions.

la-rapporteuse-de-l-onu-juge-devastateurs-les-effets-des-sanctions-sur-le-venezuela_6070001_3210.html

 

Tout regard objectif sur le Venezuela ne peut que conclure au fait que l’Empire et tous ses alliés (groupe de Lima, le Vatican, l’épiscopat vénézuélien, Washington et la presse meanstream) se placent au-dessus du droit international, en générant sanctions et contraintes économiques, ainsi que mensonges  et propagandes qui rendent la vie impossible au peuple vénézuélien, tout en dénigrant au plus haut niveau ses dirigeants.

 

Derrière le visage de tout ce bau monde , pleurant la misère du peuple, faisant de ses dirigeants des criminels, s’offrant pour éliminer tous ces derniers  par tous les moyens à la disposition de l’armée la pus puissante de ce monde, il n’y a qu’ambitions et intérêts qui n’ont rien à voir avec le bienêtre du peuple. L’hypocrisie à son comble.

 

S’il faut croire, ce n’est surement pas en ces personnages aux multiples visages qui n’ont qu’un seul intérêt :  le leur.

 

Oscar Fortin

 

Jour de Pâque 4  avril 2021

 

 

samedi 27 mars 2021

Le destin de l’Humanité sur cette terre




 

Plus que jamais, l’Humanité entière se voit confrontée à deux immenses pouvoirs qui se disputent son destin. Le profil de ces derniers se démarque de plus en plus et n’est pas sans nous rappeler la mythologie d’Abel et de Caïn, symbole de l’éternelle lutte du bien contre mal.

 

Au moment d’écrire ces lignes, l’Humanité entière est devenue captive d’un virus, comme jamais  auparavant elle en avait connu de semblables. Un virus qui s’attaque aux relations les plus fondamentales des libertés humaines, isolant les personnes les unes des autres, rendant toute vie sociale pratiquement impossible.

 

De plus en plus de voix se font entendre pour sonner l’alerte d’un montage de grande envergure ayant pour objectif la prise totale de contrôle des personnes, des familles, des peuples et des nations. 

 

Pendant que cette lutte se poursuit pour vaincre ce virus, les tambours de la guerre se font entendre avec de plus en plus de force. Les puissances qui se préparent à ce qui peut devenir la troisième Grande Guerre mondiale, sont, d’une part, les États-Unis d’Amérique avec ses alliés de l’OTAN et, d’autre part, la Chine, la Russie, l’Iran. 

 

Les États-Unis et ses alliés européens se considèrent comme les seuls à pouvoir assumer le « pouvoir » dominant notre monde. Dans une déclaration récente de Joe Biden, président des  EE. UU. : « la Chine ne se convertira pas en première puissance mondiale sous mon mandat et devra rendre compte de ses actions ».

 

De toute évidence, la Chine, la Russie et l’Iran ne sont plus des enfants d’école et disposent d’une technologie militaire, de quoi faire trembler le monde.  Ce que veulent ces derniers n’est pas tant la domination du monde, mais le respect du droit international et la liberté d’agir dans le cadre de ce droit. Ce qui ne va pas dans le sens recherché des EE.UU. et de ses alliés. 

 

La politique des sanctions, utilisée contre ces derniers, n’est pas de nature à favoriser les dialogues nécessaires pour résoudre les problèmes qui se présentent. L’Horloge  de l’Apocalypse était, en 2020, à 23 h 58 m. et 20 s.. Depuis cette date, la perspective des conflits est loin de s‘être atténuée. C’est tout le contraire.

 

Juste pour vous donner une idée, je vous suggère quelques articles :

 

https://reseauinternational.net/la-russie-et-la-chine-veulent-un-sommet-de-lonu-denoncant-loccident/

 

https://reseauinternational.net/le-piege-du-canal-de-suez-grand-reset-et-troisieme-guerre-mondiale/

 

https://reseauinternational.net/bill-gates-et-la-fin-de-lamerique/

 

https://reseauinternational.net/etats-unis-russie-entre-guerre-mentale-et-viol-democratique/

 

https://reseauinternational.net/bienvenue-dans-la-geopolitique-choc-et-effroi-du-xxie-siecle/

 

 

En tant que croyant, en ce Jésus de Nazareth, je me dois d’en faire référence dans le cadre d’un tel contexte. Nous savons tous et toutes que la prochaine guerre mondiale sera la dernière. L’Humanité entière sera consommée par les armes nucléaires. Toute vie sur terre sera devenue impossible.

 

Ces jours-ci, les chrétiens du monde revivent en pensée la vie et le destin de ce Jésus de Nazareth ainsi que le témoignage de vie qu’il a laissé à l’Humanité entière.  Conscient que cette dernière ne saurait survivre qu’en s’unissant et s’entraidant, non pas comme des étrangers et des inconnus, mais comme des frères et des sœurs qui se doivent mutuellement respect, compréhension, indulgence et beaucoup d’amour mutuel.

 

Son passage sur cette terre s’est réalisé dans la plus grande simplicité, se faisant accessible aux humbles, aux malades, aux rejetés, tout en se faisant « critique » aux puissants qui s’imposent, aux pharisiens qui se croient tout permis pour accuser et condamner les autres. Il ne s’est pas fait des amis avec les grands-prêtres et les docteurs de la loi religieuse de l’époque pas plus qu’avec les vendeurs du temple qui en profitaient pour faire du commerce les jours de grandes célébrations. Ce qui devait lui arriver est arrivé.

 

Il fut arrêté, torturé et, malgré la bonne volonté de Pilate qui a voulu que le peuple décide entre Jésus et Barabbas, déjà condamné pour crime commis. La foule, enflammée par les grands-prêtres de l’époque, ceux-là mêmes à qui il avait dit, quelques semaines plus tôt, leurs cinq vérités, a voté pour libérer Barabbas et condamner ce Jésus de Nazareth à la mort sur une croix. Comme prévu, il fut crucifié et mourut sur la croix. Le tout eût pu se terminer là, mais au troisième jour de sa mort, la prédiction qu’il allait  ressusciter s’est confirmé. Marie Madeleine et Marie la mère de Jésus, trouvèrent le tombeau vide et un ange sous forme humaine les avisa qu’il était ressuscité et bien vivant. Sa personne n’était plus liée à cette terre qui tue ses prophètes et ses habitants, mais à une terre nouvelle et à des cieux nouveaux.

 

Pour les croyants, il est le premier née de cette terre nouvelle et de ce ciel nouveau. Par lui et en lui, l’Humanité entière se retrouvera dans ce Nouveau Monde où les invités du Père seront les bienvenus.



 

"Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n`était plus. ..."(Apoc.21)

 

Quoi qu’il en soit, notre destin sur cette terre est condamné à la mort inévitable, ce qui ne veut pas dire « anéantissement ». La porte pour entrer dans ce ciel nouveau et cette terre nouvelle se trouve dans le récit du « Jugement dernier » Mathieu : 25,31

 

Oscar Fortin

27 mars 2021


Joyeuses Pâques

vendredi 19 mars 2021

UN PAPE VITE RAMENÉ AUX VOLONTÉS DE SON ENTOURAGE


 



 

Avec la grande majorité des chrétiens du monde, j'ai célébré l'arrivée du cardinal Jorge Bergoglio en tant que successeur de l'apôtre Pierre.

 

Il avait déjà une réputation d'homme humble, avec une vie simple, sans cette image de cardinaux qui se considèrent comme des «princes» et qui logent dans des immeubles de luxe, s'entourant de serviteurs pour répondre à leurs caprices. Rien de tout cela n'a été reflété dans le cardinal de l'Argentine. Il vivait dans un appartement modeste, cuisinait ses repas, se déplaçait avec le bus et aimait se promener dans les rues comme le font les classes sociales humbles et moyennes. Le nom «François», choisi pour son pontificat, lui convenait parfaitement.

 

Le fait que les électeurs cardinaux aient choisi un personnage tel que le pape François a été une grande surprise pour beaucoup et une grande joie pour tous. Il s'agit d'un pape, sans le profil d'un prince, mais plutôt celui d'un «père» qui marche aux côtés de son peuple, donnant l'exemple d'humilité, de fraternité, se souvenant de ce que Jésus a fait et demandé à ses disciples.

 

Au cours des six premiers mois de son arrivée, en tant que Pape, il se consacra à la rédaction de sa première Exhortation apostolique Evangelii gaudium dans laquelle on reconnait, dès son arrivée, la véritable pensée sociale et politique qui l’inspire. Il s’agit d’une pensée, née de sa propre expérience de vie, en Amérique latine et de sa vision d'un monde profondément divisé. Que une minorité de ce monde possède la grande majorité de la richesse est tout simplement inacceptable. Dans son Exhortation Apostolique E.G. On voit la pensée authentique du Pape François, pas encore soumise à la pression de certains de ses conseillers et représentants de gouvernements qui n'ont pas eu le temps de l'influencer.

 

Cette première déclaration apostolique du pape a fait beaucoup parler ceux (personnes et gouvernements) qui participent à cette richesse mondiale. Avec sa déclaration, le pape est inévitablement devenu un allié des mouvements sociaux et des gouvernements de format socialiste, luttant pour qu'il y ait un équilibre dans le partage des richesses du monde. En Amérique latine, Cuba, le Venezuela, le Nicaragua, l'Argentine, l'Équateur, le Honduras, le Brésil (avec Lula) entre autres, suivent le même chemin. On les appelait  les pays émergents de l’Amérique latine. Evo Morales, devant la déclaration du Pape, a eu cette exclamation «maintenant j'ai un Pape »

 

Ce fut suffisant pour que les opposants à cette pensée du papese mettent en marche pour ramener le pape à un discours différent  de celui exprimé dans son Exhortation apostolique Evangelii Gaudium. Il importe pour ces derniers de procéder subtilement à un « RESET » de la pensée du pape.  Tout doit être fait  pour l'influencer,tant dans sa réflexion sur les pays émergentsque sur le socialisme, défini par Hugo Chávez, comme humaniste, chrétien et anti-impérialiste. Par contre, pour ces derniers, il s’agit plutôt de communiste et de dictature marxiste.

 

 

Piedro Parolin, ancien nonce apostolique au Venezuela, avait toutes les conditions nécessaires pour réorienter subtilement la pensée du 


pape François, à la fois politiquement et socialement. Son séjour au Venezuela, en tant que Nonce, l'avait familiarisé avec l'épiscopat vénézuélien, grand adversaire, depuis les débuts, du socialisme promu par le président Chávez et son peuple. Ce même épiscopat a participé au coup d’État d’avril 2002, avec les oligarchies du pays et le gouvernement des États-Unis. 

 

Pendant toutes les années qui ont suivi, ils ont maintenu, avec les mêmes groupes, de 2002, leur combat contre la révolution bolivarienne. Pour eux, tout ce qui fait souffrir le peuple est la faute du gouvernement. Qu'il y ait des sanctions, des blocus économiques, des menaces d'invasion de la part des États-Unis, ils n'en parlent jamais. L'interventionnisme criminel contre le peuple vénézuélien ne fait pas partie de leur vocabulaire. Pour eux, tout cela est pure invention du gouvernement.

 

Comme on peut le voir, la nomination de Pietro Parolin, ancien nonce apostolique du Venezuela, convient aux épiscopats latinos américains et à Washington qui sait bien traiter ces épiscopats. En tant que secrétaire général du Vatican, il est la personne la plus proche du pape.

 

Le cardinal Oscar Andrés Rodríguez Maradiaga, bien connu pour sa participation au coup d'État, de juin 2009, contre le président légitime du Honduras, Manuel Zelaya, sympathisant de la révolution bolivarienne et de tous les pays émergents de l'époque. 

 

Le dit cardinal, dans ses différentes fonctions, ne se gênait pas pour se déclarer anti-chaviste et souhaiter une intervention de nature à changer ces régimes non désirés para les États Unis et les oligarchies locales. 

 

Voyez ce que dit «El País»à propos de ce cardinal:

 

"Tegucigalpa - Le cardinal hondurien Oscar Andrés Rodríguez Maradiaga maintient la haute influence dans les couloirs du Vatican, ainsi que dans les organes de décision en sa qualité de coordinateur du groupe, dit C-7, et est appelé par le journal espagnol influent "El País" Un des "King Makers" (Grands Electeurs) face à l'élection du futur Pape de l'Église catholique. »

 

Sur ce même personnage voir cet autre article 

 

Il n'est pas surprenant qu'il ait été identifié pour assumer un rôle important aux côtés du pape François. Homme de grande influence et bon manipulateur, sachant bien s’y prendre pour convaincre le pape  que le socialisme est un Fracasso et le néolibéralisme, la voie à la liberté et à la démocratie.

 

Une troisième colonne, celle de l’épiscopat vénézuélien, se joint aux deux premiers.

 

Le cardinal Baltazar Porras est l'un des cardinaux les plus actifs dans la lutte contre le gouvernement légitime du Venezuela. Il faut noter qu’il fut présent, en tant qu'évêque au coup d'État contre Chávez, en avril 2002. Il accompagnait le cardinal Ignacio Velasco en compagnie de Carmonaprésident du conseil du patronat, lequel a dirigé le coup d’État contre le gouvernement légitime d’Hugo Chavez.  Sur la photo ont voir le Cardenal Porras et le cardinal Velasco, signant l’annulation de la Constitution que le peuple s’était donnée par référendum national.

 

Sans surprise, ils se firent présents en nombre et en fréquences à Rome pour discuter des gouvernements socialistes et de leur danger. Leurs  échanges avec le Pape devinrent suffisamment convaincants pour que le pape modifie sa pensée sociale et politique sur les pays émergents de l’Amérique latine. Les références à son Exhortation apostolique E.G. se firent de moins en moins entendre. À ceci s’ajoute le fait que le pape François a suivi les volontés de l’épiscopat vénézuélien en ne reconnaissant pas  l’élection légitime de l’actuelle président du Venezuela  et en  se rangeant avec l épiscopat et le club de Lima à ne reconnaître que l’autoproclamé président, aussitôt confirmé par Donald Trump. 

 

En 2014, le pape François signait un accord de coopération avec le Président Obama pour combattre et éliminer le socialisme en Amérique latine. Une reprise, en termes différents, du pacte signé, en 2002,  entre le pape J.P. II et Donald Reagan ayant le même objectif. 

 

https://humanisme.blogspot.com/search?q=pacte+reagan+jp+II

 

Dans son Encyclique Fratelli Tutti le pape François parle de la fraternité universelle les uns des autres. Il critique une partie du capitalisme qui doit être humanisée. Curieusement, dans cette encyclique, il ne dit rien des pays et des peuples qui tentent de développer une alternative à ce capitalisme que critique le Pape. + Pas un mot sur ce socialisme humaniste, chrétien et anti-impérialiste qui se développe au Venezuela et dans d'autres régions d'Amérique latine. 

Ce silence du Pape ne peut s'expliquer autrement que par l'intervention des personnages mentionnés ci-dessus. Ils ont réussi à modifier la pensée du Pape pour mieux servir le néolibéralisme au format impérial.Le pape François a été très impressionné par la sagesse de l'ayatollah Sistani. C'est comme s'il avait vu le problème du pape en fonction des influences qui l'entourent de la part de certains collaborateurs et politiciens,

Le pape François a été très impressionné par la sagesse de l'ayatollah Sistani. C'est comme s'il avait vu le problème du pape en fonction des influences qui l'entourent de la part de certains collaborateurs et politiciens.

 

En l'écoutant, dit le pape, on

 ne peut que s'en rendre compte. C'est une personne qui porte la sagesse et aussi la prudence. Il m'a dit que depuis plus de dix ans il n'a pas reçu «de personnes qui viennent me rendre visite mais qui ont d'autres objectifs politiques».

 

Le message que Sistani laisse est qu'il faut faire attention aux politiciens et à ceux qui travaillent pour eux. Il faut être plus présent aux humbles des villes. Avec les humbles, s'il y a tromperie, cela ne peut pas être grave. Avec les politiciens, les tromperies peuvent avoir de graves conséquences comme nous l'ont révélé les dernières décennies.

 

Nous avons un Pape de bonne volonté qui reflète bien l'esprit de François d’Assise. Qu’il se reconnaisse lui-même comme quelqu’un de naïf, c'est bien possible. Ce naïveté peut expliquer certaines choses, mais pas toutes.

 

 Comme il le demande, nous devons prier pour lui. Seul l'Esprit peut le guider au-dessus de tous les intérêts qui sont présentés.

 

Oscar Fortin

18 mars 2021

 

 

 

Oscar  Fortín

18 marso 2021