dimanche 17 octobre 2021

Réflexion chrétienne sur la vieillesse.

 

José Mª Díez-Alegria


J'ai 84 ans, 7 mois et 15 jours lorsque je commence à écrire ces lignes, dans l'après-midi du 6 juin 1996. Je vais réfléchir de manière autobiographique, parlant de ma propre expérience, mais ouverte à l'expérience de autres. Je suis privilégiée, car jusqu'à présent, j'ai une bonne santé physique et mentale et je me consacre à la lecture, à la parole et à la prière, comme je l'ai fait dans ma jeunesse et ma maturité. Je crois en Dieu dans la tradition chrétienne (j'appartiens à l'Église catholique romaine) et j'essaie de suivre Jésus de Nazareth, en qui je crois. Naturellement ma réflexion sur la vieillesse, à partir de mon expérience de vieillard, est pénétrée de ma vie de foi, mais elle reste ouverte au dialogue et à la communication avec d'autres expériences qui partent d'autres présupposés vitaux. Et, bien sûr, ils auront des éléments communs, car je suis avant tout un être humain, un animal pensant, avec une forme de vie biologique qui s'étend inexorablement de la naissance à la mort, et cela se passe successivement (si on ne s'arrête pas à l'un d'eux) à travers les étapes de la petite enfance, de l'enfance, de l'adolescence, de la jeunesse, de la maturité, de la sénescence et, enfin, de la décrépitude.

 

Je suis dans la vieillesse, mais, aujourd'hui, pas dans la décrépitude, et je veux que le cours de ma vie s'interrompe dans la vieillesse avant de connaître l'extrême décadence sénile. Mais je suis prêt à affronter ce que Dieu le Père (d'autres diront « destin ») me réserve. C'est pourquoi je ne m'inquiète pas de la possibilité d'atteindre une situation de dégradation psychophysique extrême.

 

Je m'en tiens à l'évangélique « ne t'inquiète pas pour demain, demain se fera tout seul. Son problème lui suffit chaque jour » (Mt 6,34). Bien sûr, je déteste la possibilité d'être soumis à la soi-disant « férocité thérapeutique », pour prolonger « in extrémis » une vie qui ne se donne plus. Je souhaite, bien sûr, qu'en cas de nécessité on m'applique la soi-disant "euthanasie passive", et, comme la frontière entre cela et "l'actif" n'est pas toujours très claire, je voudrais que "l'euthanasie passive" soit comprise en ce qui me concerne avec la plus grande amplitude possible.

 

 

Quand je pense à ma longue vieillesse, les premières strophes d'un admirable poème de Ruben Darío, écrit lors de son séjour sur l'île de Majorque, me viennent à l'esprit :

 

Ici, au bord de la mer latine,

je dis la vérité:

Je me sens dans la roche, l'huile et le vin,

J'ai mon ancienneté.

Oh quel âge j'ai, bon Dieu ;

Oh, quel vieil homme je suis !...

D'où vient ma chanson ?

Et moi, où vais-je ?

 

Dès la vieillesse, il est juste de contempler notre propre vie, mais de la contempler aussi incarnée dans l'histoire et dans le flux de l'humanité, dont nous sommes une infime goutte dans le grand fleuve mystérieux qui avance sans répit. Mystère de l'existence et drame de l'espèce dans laquelle nous sommes enracinés. Ce que j'ai fait dans ma vie a été dans des proportions très modestes, mais il me semble qu'il y a eu des choses dont je peux être heureux. Et j'ai le sentiment que le bilan est positif, étant donné la limitation de mes facultés et, surtout, de mes vertus morales et ma capacité à me laisser sur les ailes d'un amour vrai et gratuit. En tant que croyant, je sens que le Père (mystère insondable) m'a conduit avec patience et miséricorde).

 

 

Je ne me suis jamais senti mordu d'être un héros ou un surhomme, ni en tant qu'être humain ni en tant que chrétien sauvé par le Seigneur Jésus. Le Psaume 131 de la Bible m'appartient profondément : Seigneur, mon cœur n'est pas hautain et mes yeux ne sont pas arrogants.

 

Je ne prétends pas à une grandeur qui dépasse mes capacités,

mais je garde mon âme encore en moi,

comme un enfant dans les bras de sa mère.

Comme un petit garçon dans les bras de sa mère.

Mon âme est en moi.

 

Espérez Israel dans le  Seigneur, aujourd’hui et pour toujours.

 

Si cela a été le cas tout au long de ma vie, je crois que, lorsque j'atteins la vieillesse, je suis encore plus à l'heure de la pudeur, de la compréhension, de la bienveillance, de l'humour tolérant et d'une douce ironie, sans amertume et avec une affection affectueuse. Mais c'est aussi un temps de prière et d'humble contemplation religieuse qui fait écho aux douleurs et aux peines de chacun, surtout des petits, des simples, des humbles, des pauvres. Sans exclure les puissants, les grands, les conquérants, les compétitifs. J'ai une respectueuse sympathie pour ceux-ci, car j'avoue — comme John Stuart Mill l'a fait en son temps — que je n'aime pas l'idéal de vie entretenu par ceux qui pensent que l'état normal de l'être humain est celui de la lutte pour s'épanouir ; que se bousculer, se serrer et se marcher sur les talons, qui caractérise la forme actuelle de la vie sociale, est l'état le plus désirable pour l'être humain. Je les confie à la miséricorde du Père des lumières, en qui il n'y a ni changement ni ombre de vicissitude. (J'aime beaucoup cette expression dans la lettre de Santiago).

 

Le cardinal Newman disait que pour se préparer à la prière, il faut lire la Bible et le journal. C'est ce que je fais assidument. Je parle à Dieu des hommes et de moi-même. Dans mon cœur j'entends le silence du Père, comme une tranquille rumeur d'espérance. C'est (à un niveau très modeste) quelque chose de ce que saint Jean de la Croix a exprimé sur lui-même :

 

Dans la nuit bienheureuse,

en secret, que personne ne m'a vu,

je n'ai rien regardé non plus,

sans autre lumière ou guide

mais celui qui brulait dans le cœur.

 

Vieillesse. Pour être vivant de paix, il faut de la patience. Aujourd'hui, beaucoup de gens se rebellent contre la douleur et ne voient aucun sens à la souffrance. C'est probablement une réaction compréhensible au masochisme dont on a tant abusé dans la tradition ascète-chrétienne. Mais c'est enfantin, car une certaine marge de souffrance appartient à la condition humaine en ce monde. Saint Paul a dit que « la tribulation engendre la patience, la patience a prouvé la vertu ; vertu prouvée espérance »(Rom. 5,3-4). Un être humain qui ne sait pas ce que c'est que de souffrir n'est pas une personne complète. Cela ne signifie pas que nous ne devons pas nous efforcer d'atténuer et de supprimer la douleur (chez les autres et en nous-mêmes) autant que possible. Mais assumant courageusement avec amour et foi, comme Jésus, la part de douleur qui nous arrivera, même avec un certain sentiment de solidarité avec toute la douleur de l'humanité. Je trouve l'attitude de Simone Weil très significative (bien que non universalisable), qui meurt de tuberculose à Londres par manque de nourriture, car elle ne voulait pas consommer de plus grandes quantités que ses compatriotes recevaient en ration dans la France occupée par les nazis.

 

Deux annotations pour terminer. L'un sur la douleur et l'autre sur la mort. 

 

Quant à la mort, je la vois venir, à mon âge, comme saint François d'Assise, comme une « sœur ». Peut-être que l'horreur de la mort et de ne pas vouloir la regarder de face, même dans la vieillesse, vient-elle de l'abus des terreurs infernales qui nous hantent depuis l'enfance et que nous pouvons garder dans l'inconscient. Mais la mort pour le vieillard a un air bienveillant, même en guise de repos. Le poète Manuel Machado l'exprime très joliment :

 

-Fils, pour se reposer:

il faut dormir,

ne pas penser,

ne pas ressentir,

ne pas rêver.

           -Mère, pour se reposer:

Mourir.

 

Pour moi qui suis chrétien, la mort est avant tout une ouverture au mystère de Dieu. Le Psaume 17 l'exprime dans un verset merveilleux : « Quand je me réveillerai, je serai satisfait de ton visage.

 

Peut-être qu'un ami agnostique pense (et accepte même avec une sérénité admirable) que lorsqu'il meurt, il va au Néant. J'espère que, pour lui et moi, que le Rien deviendra le Tout, l'Amour ineffable. Selon Nicolás de Cusa, on ne peut pas dire de Dieu ce qu'il est, ou ce qu'il n'est pas, ou ce qu'il est et n'est pas. Alors pour nous, le dernier mot est le silence. Mais j'ai la ferme confiance qu'à la fin le Père de Jésus prononcera la parole mystérieuse qu'il n'a pas dite à Job.

 

samedi 28 août 2021

La mort d'un Pape qui continue à faire jaser

Foto: Juan Pablo I, algunos días antes de fallecer. (CC/Wikimedia Commons)

Hoy, 28 août 2021 marque le 43ième anniversaire de l'élection d'Albino Luciani comme successeur  du Pape Paul VI. Il était agenda de 65 anos.


Sa mort, 33 jours plus tard, a été totalement imprévisible  et les circonstances l'entourant plutôt suspectes.


La réalisation d'une autopsie a été, dès le depart, écartée par ceux-là mêmes qui l'ont entouré dès le constat de  son décès. Jusqu'à ce jour, cet autopsie n'a jamais pu se concrétiser.


Au delà des journalistes de recherche qui ont levé le voile sur la mort du papa J.P. 1, mettant en évidence que cette mort était plus près d'un  assassinat que d'un infractus, s'est présenté, 43 ans après sa mort, un haut gradé de la Mafia qui avoue,  dans un livre, qu'il est lui-même le responsable de la mort du pape J.P. 1er. C'est ce récit que Ruben Rodriguez porte à notre attention.


Par Ruben Rodriguez

 

29/10/2019 - 11:29 Mise à jour: 30/10/2019 - 11:50

 

Le 28 septembre 1978 semblait être un autre jour au Vatican. Le pape de l'époque, Jean-Paul Ier, prenait le thé, tout en passant en revue mentalement les tâches qui restaient à accomplir pendant la journée. Cependant, après plusieurs gorgées de tasse, il a commencé à se sentir lent et lourd : quelques minutes plus tard, il s'était profondément endormi... pour ne plus jamais se réveiller. 

 


Aujourd'hui, 41 ans plus tard, l'un des gangsters les plus connus au monde prétend que c'est lui qui a comploté son assassinat. Anthony Raimondi était l'un des gangsters les plus actifs du dernier quart du 20e siècle. Appartenant à la mafia de Colombo, il a contrôlé pendant de nombreuses années les rues de New York d'une main de fer. Il était non seulement respecté pour ses mauvais arts, mais aussi en grande partie pour être le neveu du mythique Lucky Luciano, connu pour être le père du crime organisé en Amérique du Nord. Mais l'une de ses missions les plus secrètes a eu lieu au Vatican, comme il l'explique dans une interview au 'The New York Post'.

 

 Raimondi lui-même qui se reproche d'avoir été responsable de l'assassinat du pape Jean-Paul I. Il l'a fait dans son dernier livre, intitulé "Quand la balle frappe l'os" ("Quand la balle frappe l'os"), une sorte d'autobiographie dans laquelle il raconte certains de ses actes criminels les plus notoires. Et c'est précisément là qu'il explique comment le pontife est mort : d'abord, il a été drogué au Valium et, peu de temps après, il a été assassiné avec une solution à base de cyanure. Raimondi assure avoir reçu un appel de l'archevêque Paul Marcinkus (Directeur de la Banque du Vatican), qui était son cousin, pour lui expliquer que le Pape allait rendre public une série de documents auxquels il avait réussi à accéder : dans ceux-ci, il serait prétendument prouvé que plusieurs fonctionnaires du Vatican avaient procédé à une fraude financière estimée à près d'1 milliard d'euros, en vendant de faux certificats d'actions à des acheteurs naïfs. Et le scandale devait être réduit au silence


.La Banca Vaticana: banqueros de Dios, dinero del diablo

 

Si cela était révélé, Marcinkus et d'autres fonctionnaires du Vatican auraient non seulement été expulsés de l'Église, mais auraient été jugés dans cette affaire et, selon toute vraisemblance, auraient mis fin à leurs jours en prison. Pour cette raison, Raimondi s'est rendu au Vatican, où sa mission principale était d'observer les routines de Jean-Paul Ier et d'essayer de trouver une faille de sécurité avec laquelle mettre fin à ses jours. Bientôt, il trouva un moyen de l'atteindre. Dans sa chambre, Marcinkus a préparé un thé pour le Pape avec une grande dose de Valium dedans. Pendant que cela fonctionnait, Raimondi a pris sur lui de fabriquer une solution à base de cyanure. Lorsque le pontife s'endormit, l'archevêque se rendit chez son cousin pour recueillir le poison et, sur le chemin du retour vers le Saint-Siège, le lui fit boire puis s'enfuit du lieu du crime. Lorsque quelques minutes plus tard, un cardinal vit que quelque chose d'étrange était en train d'arriver à Jean-Paul Ier, il était trop tard.

 

Lorsque les alarmes se sont déclenchées, Marcinkus s'est précipité pour aider le Pape comme s'il ne savait pas ce qui se passait : lorsque les services médicaux ont voulu arriver, il n'y avait rien à faire. Seulement 33 jours après avoir été proclamé pontife, Jean-Paul Ier est décédé, selon le rapport médical officiel, d'un infarctus aigu du myocarde. 

 

Aujourd'hui, Raimondi confirme qu'il s’est chargé d'élaborer le plan de son exécution et va même plus loin : il déclare avoir également élaboré un plan pour tuer Jean-Paul II. Comme il l'explique dans son interview au 'The New York Post', le nouveau pape a également eu accès aux documents en question, mais était conscient que sa vie était en danger si l'information était révélée, il a donc décidé de ne pas agir. C'est ce qui l'a empêché d'être assassiné comme son prédécesseur, a avoué Raimondi dans son nouveau livre. Un complot présumé avec de faux documents qui a été stoppé avec du poison : "Là, j'ai acheté un aller simple pour l'enfer", raconte le truand.

 

Traduction de l’Espagnol au français  (Google traduction)

 

URL :https://www.elconfidencial.com/mundo/europa/2019-10-29/mafioso-asesino-juan-pablo-i-valium-cianuro-fraude-297_2304087/

 

dimanche 15 août 2021

LE CANADA VASSAL DES EE.UU


 



 

Ceux et celles qui pensent que le Canada est un pays souverain et indépendant ne réalisent tout simplement pas qu’il est une dépendance de l’Oncle Sam et qu’il ajuste sa politique extérieure selon la volonté de ce dernier.

 

Loin de répondre à l’application de la Charte des droits des Nations Unies, il se fait complice de son voisin du sud en s’ingérant indûment dans les affaires internes des autres nations. Sa complicité avec ce dernier en fait un État délinquant.

 

De fait, de quel droit le gouvernement canadien intervient-il dans les affaires internes du Venezuela et de Cuba, entre autres, pour les forcer à changer leurs politiques intérieures de manière à complaire à l’Oncle Sam ? 

 

En démocratie, ce ne sont pas les gouvernements étrangers qui décident des politiques internes des gouvernements, mais les peuples. Seules les Nations Unies ont ce pouvoir d’intervention,  une fois identifiées les anomalies qui rendent la vie des peuples insupportables. Ce n’est pas le cas ni du Venezuela ni de Cuba. 

 

Le Canada, plutôt que de répondre aux requêtes des Nations Unies se fait servile auprès de l’Oncle Sam et ses ambitions de conquêtes. Il se transforme en délinquant international, soutenant des sanctions criminelles et illégitimes contre des peuples, dont celui du Venezuela et de Cuba.

 

Au moment d’écrire ces lignes, le gouvernement du Venezuela et les forces de l’opposition ont convenu d’un dialogue, appuyé par la communauté internationale. Ce dialogue comporte l’obligation pour les pays belligérants de mettre un terme à toutes leurs sanctions à l’endroit du Peuple vénézuélien.

 

Les sénateurs des États-Unis ont réclamé, eux-mêmes, que soient retirées toutes les sanctions pour permettre la libre expression des négociateurs.

 

Au même moment, l’Union européennele Canadaet l’Oncle Samse refusent à mettre un terme à ces sanctions illégales et criminelles.  Ils préfèrent les garder comme instruments de pression sur les négociateurs pour les influencer dans le sens de leurs propres intérêts qui ne sont pas ceux des Vénézuéliens.

 

En tant que Canadien, je réclame que le gouvernement de Justin Trudeau se conforme au droit international et qu’il réponde, avant tout, aux directives des Nations Unies. Nous sommes loin d’un Lester B. Pearson, Prix Nobel de la paix et grand promoteur du droit international.

 

Le gouvernement de Justin Trudeau doit respecter les Canadiens et Canadiennes qui ne sont pas des délinquants du droit international. On ne négocie pas des avantages légitimes par la corruption et des crimes organisés.

 

Nous, les canadiens, voulons que le gouvernement canadien respecte le droit international et les démocraties des peuples.

 

Laissons aux Nations Unies les responsabilités qui lui  reviennent.  Il est le seul à en avoir le mandat.

 

Oscar Fortin

15 août 2021


https://www.international.gc.ca/world-monde/international_relations-relations_internationales/sanctions/venezuela.aspx?lang=fra


références  en espagnol

 

https://www.telesurtv.net/news/venezuela-gobierno-pide-eeuu-ue-fin-medidas-coercitivas-20210815-0003.html 

 

https://www.aporrea.org/tiburon/n366942.html

 

https://www.religiondigital.org/humanismo_de_jesus/presidente-catolico-EU-puesto-prueba_7_2368633126.html

jeudi 15 juillet 2021

CUBA LA GRANDE TRICHERIE DE NOS BONS SAMARITAINS

 

 

Ceux qui  se disent émus devant la souffrance du Peuple cubain et qui prennent la parole pour condamner le gouvernement de toute cette souffrance sont ceux-là même qui l’ont fomentée durant plus de 60 ans. Vous ne me croyez pas, alors allons voir.

 

 La grande majorité d’entre vous a entendu parler de la Révolution cubaine, sous la direction de Fidel Castro, qui chassa du pouvoir, en janvier1959, le dictateur Batista. À l’époque, Cuba était le petit royaume d’une mafia internationale qui s’accommodait bien avec Washington.

 


Fidel avait d’autres projets pour le Peuple cubain, celui de son indépendance et souveraineté ainsi que celui du développement d’un peuple autonome et fier de ce qu’il fait.  C’est alors que le Président Eisenhower décida, en janvier 1960, d’envoyer à Cuba un de ses représentants   pour sonder à quel point le Peuple suivait vraiment Fidel et son projet révolutionnaire.

 

Le 6 avril 1960, Lester D. Mallory, sous-secrétaire d’État adjoint aux Affaires interaméricaines affirma que « la majorité des Cubains soutenait Castro » et qu’il « n’existait pas une opposition politique effective », en ajoutant que « le seul moyen prévisible de réduire le soutien interne passait par le désenchantement et le découragement basés sur l’insatisfaction et les difficultés économiques (…) Tout moyen pour affaiblir la vie économique de Cuba doit être utilisé rapidement (…)  

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Embargo_des_États-Unis_contre_Cuba

 

Nous avons là la voie choisie, para Washington et ses alliés, pour contrer les effets positifs d’une révolution, porteuse d’un grand humanisme. L’histoire nous en donnera de nombreux exemples de cet humanisme qui a atteint plusieurs pays d’Afrique et d’Amérique latine et sauvé bien des vies, un peu partout à travers le monde. 

 

L’arme stratégique pour combattre cette révolution et son leader se trouve exprimer dans le  compte rendu de Lester D. Mallory, plus haut mentionné. Ce sera la fonction de l’embargo, imposé au peuple cubain, pour, qu'à la longue, il se désillusionne de ses leaders et de la révolution.  En cela, ils ne manqueront pas une occasion de le faire. Que le peuple souffre, qu’il soit affamé, que les médicaments soient retenus et que l’économie soit chambardée, cela ne les dérange en rien. Aucun scrupule à ce sujet.

 

« « le seul moyen prévisible de réduire le soutien interne passait par le désenchantement et le découragement basés sur l’insatisfaction et les difficultés économiques (…) Tout moyen pour affaiblir la vie économique de Cuba doit être utilisé rapidement (…) : refuser de faire crédit et d’approvisionner Cuba pour diminuer les salaires réels et monétaires dans le but de provoquer la faim, le désespoir et le renversement du gouvernement. »

 

Voilà ce que les bons samaritains d’aujourd’hui avaient déjà planifié, des années antérieures : un désenchantement, encouragé et soutenu par ces derniers.

 

Aujourd’hui, une partie du peuple cubain se retrouve désenchanté de son gouvernement. Elle est devenue, à travers les médias, la grande  expression d’un peuple qui se retourne contre son gouvernement et sa révolution. 

 

Ce n’est toutefois pas le cas. Une grande partie du Peuple se maintient solidaire de son gouvernement et connaît les dessous d’un empire qui n’a de cesse de harceler le peuple pour le tourner contre son gouvernement.  Les médias sont là pour amplifier les conflits et les bons samaritains pour réclamer de nouvelles élections sous le contrôle d’observateurs judicieusement choisies par eux.

 

Washington peut également compter sur l'appui du Vatican et de l’épiscopat cubain qui ont  oublié, l’un et l’autre, l’existence d’un blocus économique contre Cuba, à la source de nombreux  problèmes. Le mot « blocus contre Cuba » n’existe tout simplement pas dans leurs déclarations.

 

Comme le déclarait, tôt ce matin, le Président cubain, il s’agit d’un coup d’État que Washington essaie de passer en douceur. 

 

https://www.telesurtv.net/news/cuba-presidente-diaz-canel-plan-golpe-suave-bloqueo-eeuu-20210714-0033.html  (en espagnol)

 

Encore tout dernièrement, une très grande majorité des États du monde, dont les Nations Unies, ont voté pour que les É.U. mettent un terme à cet embargo criminel contre un peuple dont les œuvres humanitaires sont un exemple pour bien des peuples.


https://www.un.org/press/fr/2021/ag12341.doc.htm



 

 Oscar Fortin

15 juillet 2021

 

dimanche 13 juin 2021

L'Église catholique en voie de conversión 3/3

Le Peuple de Dieu 3/3

  


Les deux principaux acteurs de l'Église, les hiérarchies institutionnelles et le peuple de Dieu, sont ceux qui sont particulièrement interpellés par l'Église en voie de conversion.

 

Il importe de rappeler que Pierre et le Peuple  de Dieu ont reçu le même pouvoir de Jésus : “Mateo16,19: à Pierre:« Je te donnerai les clefs du royaume des cieux: ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. Matthieu 18,18 :  au Peuple«Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel. »

 

Peuple de Dieu et Pasteurs doivent s’entendre pour accomplir la mission laissée par Jésus à ses disciples. Quand l'apôtre Saint Paul nous dit que l'Esprit distribue ses dons comme il l'entend (sans passer par les autorités ecclésiales). (1 Corinthien 12 :11) Il en va de même des dons spirituels que Dieu distribue à son peuple. Les Hiérarchies de l’Église doivent prendre en considération cette présence de l’Esprit et du Ressuscité au sein de son peuple.

 

Les derniers temps nous ont révélé que le Ressuscité et l'Esprit sont bien présents en chacun des êtres humains et qu'ils ne restent pas les bras croisés. Nous avons des prophètes qui élèvent la voix pour dénoncer les injustices, les mensonges, les tromperies de toutes sortes. Il appartient à l'Église, dans son ensemble, de reconnaître les signes des temps dans lesquels nous vivons et d'agir avec foi pour soutenir ces prophètes, en se souvenant du « jugement dernier ».

 

Les hommes et les femmes doivent avoir accès aux différents services qui correspondent à l'Église universelle,

 

Ceux du ciel comme ceux de la terre se rassemblent dans la foi du royaume du Père qui a déjà conquis les Tout-Puissants de ce monde. Ceux du pouvoir dominant ne doivent pas être confondus avec ceux du pouvoir de fraternité et de service. Jésus ressuscité, lors de sa prochaine venue sur terre, saura les reconnaître.

 

Peuples de foi et de bonne volonté, nous sommes tous du Peuple de Dieu.

 

Encore une fois, je répète que la conversion de l'Église n'est pas un nettoyage de printanier, mais un changement radical la rapprochant de l'Esprit de l'Évangile.

 

Que la foi soit celle qui nous ouvre à l'humanité et nous transforme en plus de vérité, de justice, d'humilité, de miséricorde, de solidarité, de compassion de foi et d'amour.

 

 Oscar Fortin

L’ÉGLISE CATHOLIQUE EN VOIE DE CONVERSION 2/3


Le culte qui plaît le plus au Père 2/3 ?



 

Au fil des siècles, la foi chrétienne est devenue un culte liturgique sacramentel à travers lequel le salut de tous est assuré pour autant qu’on en soit des pratiquants fidèles. 

 

C'est ce que nous appelons le culte des sept sacrements : le baptêmel'Eucharistie, la confirmation,la confessionle mariage, le sacerdoce et l'onction des malades.

 

 Le droit canonique détermine les circonstances et les obligations des croyants dans l’accomplissement de ces sacrements. En ne se conformant pas à ces règles, le chrétien est affecté d'un péché qui peut être véniel ou de gravité mortelle de « l'âme ». Ces sacrements  sont, pratiquement, le centre des principales activités des prêtres et des évêques qui s'attachent à les valoriser auprès de leurs fidèles pour mieux vivre leur foi chrétienne.

 

Il s’agit d’un culte sacramentel de caractère liturgique , élaboré sans prendre en compte les instructions, laissées par Jésus dans « son jugement dernier ». 

 

Je pense que toutes les personnes de bonne foi, croyantes ou pas, veulent accéder au meilleur des mondes et répondre, par leurs actions , aux grandes consignes humanitaires que nous retrouvons dans le récit du Jugement dernier. Jésus dans le "jugement final" nous indique la voie à suivre pour survivre aux calamités des temps que nous vivons et rejoindre l’Humanité, libérée de toutes ces forces maléfiques qui contaminent l’humanité que nous vivons. 

 

Dans ce "jugement final", annoncé et présidé par Jésus ressuscité, il n'y a pas un mot lié au culte liturgique sacramentel promu par l'Église depuis les premiers siècles. La prise de conscience de l'importance de ce « Jugement dernier » oblige les autorités de l’Église ainsi que le Peuple de Dieu à revoir complètement le culte qui nous permettra de répondre le mieux aux consignes que nous laisse ce « Jugement dernier » dont l'autorité s'impose à toutes les personnes de bonne volonté. Ce ne sont plus les paroles qui comptent, mais ce que nous faisons dans les faits de la réalité quotidienne. Il faut relire ce texte qui nous dit ce sur quoi nous serons jugés.

 

Le jugement sur les nations " Matthieu 25 : " le culte qui plaît le plus au Père " 

 

31 « Quand le Fils de l'homme viendra entouré de splendeur et de tous les anges, il s'assiéra sur son trône glorieux. 32 Toutes les nations se rassembleront devant lui, et il séparera les unes des autres comme un berger sépare les brebis des boucs. 33 Il mettra les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche 34 et le roi dira à ceux qui seront à sa droite : « Venez, vous que mon Père a bénis, recevez le royaume qui vous a été préparé depuis la création du monde. 35 Parce que j'avais faim et tu m'as donné à manger, j'avais soif et tu m'as donné à boire, j'étais un étranger et tu m'as accueilli, 36 je suis allé sans vêtements et tu m'as vêtu, je suis tombé malade et tu m'as visité, j'étais en prison et tu es venu me voir.’37 Alors les justes demanderont : ‘Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim et te nourrir, ou avoir soif et te donner à boire ? 38 Ou quand t'avons-nous vu étranger et t'avons-nous accueilli, ou avons-nous manqué de vêtements et t'avons-nous vêtu ? 39 Ou quand vous avons-nous vu malade ou en prison, et sommes-nous allés vous voir ?» 40 Le Roi leur répondra : « Je vous assure que tout ce que vous avez fait pour l'un de mes plus humbles frères, vous l'avez fait pour moi. 'N 41 "Alors le roi dira à ceux qui sont à sa gauche: 'Retirez de moi, vous maudit: allez dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. 42 Car j'avais faim et vous ne m'avez pas nourri, j'étais j'avais soif et tu ne m'as rien donné à boire, 43 J'étais un étranger et tu ne m'as pas accueilli, j'étais sans vêtements et tu ne m'as pas vêtu, je suis tombé malade et j'étais en prison, et tu ne m'as pas rendu visite. '44 alors ils demanderont : " Seigneur, quand t'avons-nous vu affamé ou assoiffé, ou un étranger ou sans vêtements, ou malade ou en prison, et nous ne t'aiderons pas ? " 45 le roi leur répondra : " Je vous assure que tout ce que vous n'avez pas fait pour l'une de ces personnes les plus humbles, vous ne l'avez pas fait pour moi non plus. 'O 46 Ceux-ci iront au châtiment éternel, et les justes à la vie éternelle. " p

 

De la prise de conscience de ce jugement dernier ressort une nouvelle conception du culte de la foi chrétienneà travers de ce que nous pourrions appeler  les « sacrements de la vie quotidienne ».

 

Le Jésus ressuscité et son esprit sont présents dans l'humanité, dans les peuples, dans les familles et nous appellent à respecter les pratiques de ce "jugement dernier".

 

Dans ce contexte, sept sacrements de la vie quotidienne se sont imposés à mon esprit et ont été identifiés comme sources de vie chrétienne et de grand engagement envers toute l'Humanité.

 

Voici une première version de ces sept sacrements de la vie quotidienne, proposés comme nouveau culte de l'Église.

 

Les sacrements de la vie quotidienne

 

Dans les religions chrétiennes, la sacramentalité occupe une place importante ; les sacrements  qui s’imposent pour le moment ont été définis au cours des siècles pour devenir les sept sacrements qui définissent exclusivement l'action salvifique du Christ dans le monde.Les autorités ecclésiales en sont évidemment les gestionnaires. Dans chacun, il y a une action divine qui se produit et il faut croire que c'est le cas.



Cette approche de l'action salvifique du Christ dans le monde ne résiste plus au développement des connaissances bibliques, exégétiques, théologiques et historiques des dernières décennies. Le Jésus de Nazareth, dont la figure se rapproche de plus en plus de nous, a une action et un message qui nous guident différemment pour comprendre sa présence au monde. C'est lui qui nous rapproche des petits, des exclus, des laissés pour compte, en s'identifiant à eux. "Ce que vous ferez à mes petits, vous le ferez à moi. » C'est lui qui a encouragé ceux qui luttent pour la justice en les déclarant bienheureux dans les persécutions inévitables auxquelles ils seront soumis. Dans cet esprit, nous pourrions identifier sept actions par lesquelles nous pourrions modifier quelque chose dans le culte et dans le monde, nous pourrions les appeler les sept sacrements de la vie.

 

Il y a le sacrement de la JUSTICE qui reconnaît que les richesses de la terre doivent être utilisées au profit de toute l'humanité, assurant des conditions de vie décentes, l'éducation, la santé, la paix pour tous. Il y a le sacrement de la VÉRITÉ qui soutient et encourage ceux qui lèvent les voiles de l'hypocrisie, des mensonges, des manipulations pour révéler la transparence de ce qui se passe dans notre monde. Il y a le sacrement de l'HUMILITÉ qui rend possibles des relations humaines qui valorisent et font grandir les gens et donnent la force de reconnaître leurs erreurs. Il y a le sacrement de la MISÉRICORDE qui permet de raviver les relations blessées, de pardonner et de s'ouvrir à la réconciliation. Il y a le sacrement de la SOLIDARITÉ qui unit les gens et qui nous permet d'être avec les plus abandonnés. Il y a le sacrement de la FOIqui permet de reconnaître les lois fondamentales de la nature, de discerner l'action du Christ au service des valeurs humaines et spirituelles de chaque personne et communauté. Enfin, il y a le sacrement de l'AMOUR qui unit les êtres humains dans une relation qui les transforme en une communauté vivante et fraternelle.

 

Ces sept points de repère renvoient aux pôles les plus importants de l'action et du message de Jésus de Nazareth. De plus, le Jugement dernier que nous rapporte Matthieu (25,31-26) met particulièrement l'accent sur cette sacramentalité de la vie. Ils ajoutent également à ce que les prophètes de l'Ancien Testament ont constamment rappelé.

 

« Cessez d'apporter de vaines offrandes : je hais l'encens, les nouvelles lunes, les samedis et les assemblées ; Je ne vois pas le crime associé aux solennités. Quand tu écartes les mains, je détourne le regard de toi ; Quand tu multiplies les phrases, je n'entends pas : Tes mains sont pleines de sang. Apprenez à faire le bien, recherchez la justice, protégez les opprimés, défendez l'orphelin, défendez la veuve. (Isaïe 1, 13-17) "

 

Celui qui marche dans la justice et parle avec droiture, celui qui méprise le profit obtenu de l'extorsion, celui qui serre la main pour ne pas accepter un cadeau, celui qui ferme son oreille pour ne pas entendre de paroles sanglantes, et celui qui aveugle ses yeux pour ne pas voir le mal. Il habitera dans les hauts lieux ; Les rochers fortifiés seront votre refuge ; On vous donnera du pain et vous serez assuré d'avoir de l'eau."

 

(Esaïe 33 : 15-16)

 

Mais malheur à ceux qui ajoutent maison à maison et joignent champ à champ jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de place et qu'ils vivent seuls au milieu de la terre ! Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière et la lumière en ténèbres, qui changent l'amertume en douceur et la douceur en amertume ; Qui justifient les coupables par un don et privent les innocents de leurs droits. Malheur à ceux qui prononcent des ordonnances mauvaises, et qui transcrivent des jugements injustes, pour nier la justice aux pauvres et ôter leurs droits aux pauvres de mon peuple, pour faire des veuves leur proie et des orphelins leur butin !(Isaïe 5-10)

 

« Rends-moi justice, ô Dieu, défends ma cause contre une nation infidèle ! Délivre-moi des hommes de tromperie et d'iniquité. Sois victorieux, monte dans ton char, défends la vérité, la douceur et la justice, et que ta main droite soit marquée par des exploits merveilleux(Psaume 43 : 1 ; 45 : 4)"

 

Des chercheurs qui me sont inconnus se sont intéressés à ce texte des sept sacrements de la vie quotidienne. Dans leur analyse  de l’Encyclique  « Amoris Laetitia» du Pape François, ils ont remarqué que le pape utilisait les mêmes sacrements de vie qui étaient dans le présent texte. Voyez par vous-mêmes.

 

https://iftp.org/wp-content/uploads/2018/07/Les-Sacrements-de-la-vie-et-Amoris-Laetitia.pdf

 

Je me permets aussi de partager avec vous un commentaire du grand Xabier Pikaza, qui m'a permis d'ouvrir un blogue sur Religion digital.

 

https://www.religiondigital.org/el_blog_de_x-_pikaza/Sacramentos-rituales-sacramentos-conversacion-Fortin_7_951574851.html

 

Comme on peut le voir, il ne s'agit pas d'un grand ménage de printemps, mais d'une CONVERSION

 

Oscar Fortin

samedi 12 juin 2021

L" ÉGLISE CATHOLIQUE EN VOIE DE CONVERSION 1/3


Préliminaire 

 

 



Le pape François, dans le contexte d’une rénovation profonde de l’Église, ( en espagnol : Iglesia en salida), fait appel à une  véritable  conversion. Ce qui signifie un changement radical de l’Église dans notre monde. (Le Pape: Une Église sortante exige une conversion missionnaire constante


Cet appel touche inévitablement les trois secteurs les plus importants qui composent l'Église catholique :

 

·      Celui des pasteurs et hiérarchiesqui dirigent l'institution ecclésiale

·      Celui du culte qui occupe une place centrale dans la pratique religieuse.

·      Celui du Peuple de Dieuqui vit sa foi à sa manière et comme il l’entend.

 

En tant que chrétien, je me permets d’exprimer mon point de vue, en trois articles reliés chacun à l’un de ces secteurs. Vos commentaires seront les bienvenus. 

 

Les pasteurs qui dirigent l'institution ecclésiale 1/3

 


 

D'après ce que l'on peut espérer, de cette Église en transformation, c'est sa conversion,  passant d'un état de puissance matérielle à un état de service conformément à  l'Esprit de Jésus et de son message, transmis dans les Évangiles. D'eux vient la foi qui nous révèle le destin que l'humanité attend et la voie à suivre pour accomplir la volonté du Père.

 

Le premier mot d'ordre de Jésus, donné à ses disciples, fut de « tout quitter » pour le suivre et réaliser le message proclamé à toutes les personnes de bonne volonté : aimez-vous les uns les autres.

 

Il est évident qu'au cours des siècles, les pasteurs au service de l'Esprit de Jésus et de son message se sont progressivement transformés en personnages, ressemblant aux personnage des gouvernements civils. De disciples et d'apôtres, ils sont passés à éminence, monseigneur, sa sainteté, évêques, etc., chacun avec un titre prestigieux, accompagné de vêtements caractéristiques du niveau d'autorité et de pouvoir correspondant. Une sorte de mise en scène théatrale.

 

Une Église émergente doit faire disparaitre tout ce montage de titres et de personnages qui reflètent plus le pouvoir et la vanité que le service et l'humilité. Les puissances et les exemples qui viennent de l'Esprit de Jésus se reflètent davantage dans l'humilité, la simplicité et le détachement. En cela c'est une vraie conversion.

 

"Si quelqu'un veut être mon disciple, il doit s'oublier, porter sa croix et me suivre."

 

Ce slogan se retrouve dans les évangiles des quatre évangélistes. C'est un slogan qui s'impose à ceux qui veulent être disciples de Jésus.

 

Je ne doute pas qu'au moment de devenir prêtre, chacun avait à cœur : suivre Jésus et annoncer la bonne nouvelle du salut de l'Humanité en la personne de Jésus, ressuscité par le Père.

 

L'évangéliste, Jean 15:20, met ces mots dans la bouche de Jésus :

 

18 « Si le monde vous hait, sachez qu'il m'a haï le premier. 19 Si vous étiez du monde, les peuples du monde vous aimeraient comme ils aiment les leurs. Mais je t'ai choisi parmi ceux qui sont du monde, et c'est pourquoi le monde te hait, parce que tu n'es plus du monde.20 Souviens-toi de ce que je t'ai dit : « Aucun serviteur n'est plus que son maître. toi aussi tu seras persécuté ; Et s'ils ont écouté ma parole, ils écouteront aussi la vôtre. 21 Tout cela, ils vont te faire à cause de moi, ou parce qu'ils ne connaissent pas celui qui m'a envoyé.

 

Il n'y a pas d'autre voie que celle du détachemen, si l’on veut redonner à l’Église sa véritable nature, celle des Évangiles. Tout ce qui est théâtral dans l'institution ecclésiale doit disparaitre.

 

La maison du ressuscité est l'Humanité, par laquelle il se rend présent, avec son Esprit, à tous les hommes de bonne volonté. En elle se trouve l'Église et en elle il appartient aux apôtres et aux pasteurs de vivre et de témoigner des Béatitudes.

 

La version de l'évangéliste Luc nous donne la clé pour mieux comprendre ces béatitudes qui peuvent nous laisser avec l'idée de ne rien faire pour changer les choses dans ce monde. Deux prémisses doivent être prises en compte. "Luc 6 : 19-..

 

https://www.biblija.net/biblija.cgi?m=Lc+6&id9=1&pos=0&set=4&l=fr

 

 Et levant les yeux vers ses disciples, il dit : Heureux êtes-vous les pauvres ! car le vôtre est le royaume de Dieu. 21Heureux êtes-vous qui avez faim maintenant! car vous serez satisfait. Heureux vous qui pleurez maintenant, car vous rirez, 22 Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent, et quand ils vous séparent d'eux-mêmes, et vous insultent, et rejettent votre nom comme un mal, à cause du Fils de l'homme. 23 Réjouissez-vous en ce jour-là, et soyez dans l'allégresse; car voici, ta récompense est grande dans le ciel ; car ainsi firent leurs pères envers les prophètes. 24Mais malheur à toi riche ! parce que tu as ta consolation. 25 Malheur à vous qui en avez marre ! car vous aurez faim. Malheur à vous qui riez maintenant ! car vous vous lamenterez et pleurerez. 26 Malheur à toi, quand tous les hommes te disent du bien ! car ainsi faisaient leurs pères aux faux prophètes.

 

Le postulat dont il faut tenir compte est que cette Humanité, dominée par des forces de pouvoir dont les objectifs se réduisent, pour l'essentiel, à la prise de contrôle des personnes, d'institutions, de peuples, d'États, tous appelés à se soumettre à ces maitres du monde. C'est comme le pouvoir dont « Satan » issu de la tentation de Jésus dans le désert, se déclarant avoir le pouvoir pour faire du monde ce qu'il veut. Cette Humanité de Satan n'est pas l'Humanité préparée par le Peuple de Dieu.

 

Avec la venue de Jésus cette humanité des puissants sera détruite, pour donner naissance à une nouvelle Humanité avec un nouveau ciel et une nouvelle terre. Ce sera le royaume du Père et de son Fils Jésus de Nazareth, ressuscité des morts.

 

Juan Apocalypse, 21 ans :

 

2 J'ai vu la ville sainte et la nouvelle Jérusalem descendre du ciel, de la face de Dieu. Elle était arrangée comme une mariée se parant pour son fiancé. Et j'entendis une voix forte venant du trône et disant : « Dieu habite ici avec les hommes. Il vivra avec eux, ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux comme leur Dieu. 4 Il sèchera toutes les larmes

 

La seconde partie, le culte religieux, suivra 2/3

 

Oscar Fortin