HOULA, MAI 2012 ET FAUBOURD DE DAMAS,
AOÛT 2013
Au moment où les États-Unis et la France se préparent
à attaquer la Syrie, tous les moyens sont bons pour convaincre l’opinion
publique mondiale de la justesse humanitaire de leur intervention militaire.
Les «médias propagandes» que sont devenus nos médias officiels ne manquent ni
d’images atroces ni de vidéos que des spécialistes bien formatés viennent
commenter avec l’arme à l’œil et l’expression d’horreur dont ils sont les seuls
à connaître le secret.
Que s’est-il
passé à Houla, localité syrienne, en ce 25 mai 2012?
Il s’y est produit un massacre d’hommes, de femmes et
d’enfants. Un massacre qui nous fut présenté par les pays alliés de Washington comme
l’œuvre du régime syrien. Les cadavres
de ces pauvres victimes, enveloppés dans des draps blancs, alignés les uns près
des autres ne pouvaient que nous inspirer les pires sentiments pour les auteurs
de ces crimes gratuits, ces auteurs étant évidemment les forces gouvernementales
du gouvernement Al Assad.
Les membres du Conseil de sécurité se sont réunis
d’urgence pour décider d’une intervention en vue d’arrêter ces massacres. Les
pays membres de l’OTAN et les pays de la
ligue arabe qui leur sont alliés promirent de poursuivre les coupables jusqu’à
la Cour internationale de justice.
À les voir et à les entendre, on aurait cru voir
l’humanité dans tout ce qu’elle a de bon et de solidarité à l’endroit de ces
pauvres victimes et du désarroi de leurs familles.
Mais voilà que les jours, les semaines passèrent
amenant avec elles de nouvelles informations levant le voile sur les véritables
auteurs de ces crimes. Ce n’était plus le régime Al-Assad qui en était le
responsable, mais des mercenaires, soutenus et financés par ceux et celles qui
se présentaient avec des larmes de crocodiles pour en accuser le régime et
justifier ainsi leur sale guerre.
J’avais écrit, à l’époque, un article sur le sujet que
je vous invite à lire ici.
Ce fut depuis le grand silence. Le drame d’Houla est
tombé dans l’oubli et l’on ne parla plus de poursuivre devant le Tribunal
international de justice les véritables coupables.
Que s’est-il
passé au Faubourg de Damas, ce 21 août 2013?
Il s’est produit un
massacre d’innocentes victimes avec des armes chimiques. Pour les États-Unis et
la France, il ne fait aucun doute que le régime d’Al-Assad est le seul
responsable de l’usage de ces armes chimiques. Ce dernier, en dépit du fait
qu’il savait qu’il s’agissait d’une ligne rouge à ne pas franchir, aurait tout
de même utilisé ces armes au moment même où il avait déjà un bon avantage dans
sa lutte contre les rebelles. De quoi, évidemment, se poser quelques bonnes questions,
dont celle de savoir à qui profite le crime.
À écouter les nouvelles et à visionner les images des
victimes qu’on nous présente pendant qu’un commentateur sous-entend qu’Al-Assad
pourrait en être le grand responsable j’ai l’impression de revivre ce qui s’est
passé le 25 mai 2012 à Houla. Il suffit de lire cette
page de Libération pour s’en convaincre. Au moment où s’écrit cette page,
aucune preuve déterminante ne confirme que le gouvernement syrien est le
responsable de l’usage des armes chimiques. Tout n'est que supposition, mais le
discours s’en accommode comme si ces suppositions étaient déjà des preuves en
béton.
Le sujet est trop sérieux pour ne s’en tenir qu’à des
suppositions. On ne peut déclarer une guerre d’invasion sur des suppositions,
d’autant moins qu’une telle guerre peut générer une guerre aux conséquences
imprévisibles pour l’humanité. De plus, les arguments et les éléments de preuve
allant dans le sens contraire ne cessent de s’accumuler.
D’où vient-il donc cet empressement à partir en guerre
avant même que les analystes des Nations Unies n’aient produit leur rapport
d’inspection? Et si c’était les rebelles qui étaient à l’origine de cette
attaque à l’arme chimique? Des rebelles soutenus par l’Arabie Saoudite et
l’OTAN. Peut-on dire avec certitude et preuves à l’appui que ce ne sont pas
eux?
La situation est trop sérieuse pour ne pas clarifier
dans ses moindres détails ce qui s’est véritablement passé. La COMMUNAUTÉ
INTERNATIONALE, LA VRAIE, ne saurait cautionner les aventures de quelques pays,
si puissants puissent-ils être, pour entraîner l’humanité dans le feu d’une
troisième guerre mondiale. Celui qui allume le feu de la guerre ne peut prévoir
lorsqu’il s’éteindra.
Voici quelques références à lire pour comprendre ce
qui se passe à cette étape du conflit en Syrie.
Heureusement que nous disposons d’autres sources
d’informations que de celles de nos médias meanstream pour décoder les réalités
de notre monde.
Oscar Fortin
Québec, le 3 septembre 2013




