samedi 7 juin 2014

UN JOUR POUR LA PAIX DES DEUX FRÈRES ENNEMIS


 UNE RÉCONCILIATION POUR LA VIE
JACOB Y ISAÜ 




Le pape François, lors de son voyage en Jordanie, Palestine et Israël a posé de nombreux gestes qui l’ont révélé dans son authenticité et sa grande volonté de briser les barrières des divisions et des guerres. Lorsqu’il a demandé au roi de Jordanie qui était aux commandes de la jeep qui le conduisait à au lien de la naissance de Jésus, de s’arrêter pour qu’il aille faire une prière près du mur de la honte, il a posé un geste spontané non prévu au protocole. Il en fut de même pour l’invitation spontanée que le pape a faite aux dirigeants de la Palestine et d’Israël,  Mahmud Abbas et Simon Perez de le rejoindre dans sa maison, Rome, pour une prier pour la paix.

Le Vatican a choisi, pour cette rencontre inédite pour la paix, un endroit neutre, en plein air et sans aucune connotation religieuse. Ce sera le un coin en forme de triangle du merveilleux jardin du Vatican où des arbustes et des fleurs de toute provenance rappellent les multiples facettes d’un Dieu fait pour la  beauté et la bonté. De cette endroit se laisse entrevoir la cupule de la basilique de  Saint Pierre.

C’est à cet endroit que vont se rencontrer les invités du pape, ce dimanche 8 juin 2014, à 18 h 35, heure de Rome. Ce jour correspond à la célébration du jour de la Pentecôte qui rappelle cette intervention mystérieuse de l’Esprit Saint dans l’histoire de l’Humanité. Les douze apôtres et sans doute ses disciples les plus proches, regroupés à cet endroit, se virent investis de la puissance de l’Esprit de Jésus, les transformant ainsi en des témoins authentiques de Jésus et de sa puissance au ciel et sur la terre.

« Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer. »
—   Actes 2:1-4
—    
Selon l’évangéliste Saint Jean, cette venue de l’Esprit Saint est ce Consolateur et conseiller que Jésus avait alors promis d’envoyer.

« A l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Je m’en vais maintenant vers celui qui m’a envoyé, et aucun de vous ne me demande : « Où vas-tu ? » Mais, parce que je vous ai parlé ainsi, votre cœur est plein de tristesse.
Pourtant, je vous dis la vérité : c’est votre intérêt que je m’en aille, car, si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas à vous ; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai. Quand il viendra, il dénoncera l’erreur du monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement : en ce qui concerne le péché, parce qu’ils ne croient pas en moi ; la justice, parce que je vais au Père, et que vous ne me verrez plus ; le jugement, parce que le prince de ce monde est déjà jugé. » (Jn 16,5-11)

Faut-il voir dans cette invitation du pape François une inspiration directe de l’Esprit Saint, assurant par ce fait même sa présence de Consolateur et de Conseiller pour que les deux frères ennemis, Jacob et Esaü, se retrouvent dans la vérité de leurs missions respectives.

‘Rebecca tomba enceinte de jumeaux, et le premier à naître fut Ésaü, talonné par son frère Jacob. Ésaü était donc l'aîné. Il était roux, et velu comme une fourrure de bête.
En grandissant, Ésaü devint un chasseur expérimenté et aventureux, tandis que son frère cadet Jacob était casanier et réfléchi. Isaac préférait Ésaü, et Rébecca préférait Jacob. Un jour, Ésaü rentra affamé d'une de ses chasses. Jacob, qui était en train de préparer la cuisine, ne voulut le nourrir qu'à la condition qu'il lui cède immédiatement son droit d'aînesse. Ésaü fut d'accord.

Ésaü épousa ensuite deux femmes, sa cousine Mahalath fille d'Ismaël et Judith, qui furent pénibles avec Isaac et Rébecca. Plus tard, Isaac, devenu vieux et aveugle, voulut bénir Ésaü avant de mourir. Il lui demanda de partir à la chasse pour lui préparer un bon plat, afin de pouvoir se régaler en le bénissant. Ésaü s'exécuta et partit en chasse. Mais Jacob, aidé par sa mère, se présenta en premier devant son père, qui le bénit en pensant avoir affaire à Ésaü, et le fit chef de sa fratrie et héritier de ses biens.

Lorsqu'Ésaü rentra de sa chasse et se présenta à son tour devant son père, il était trop tard. Isaac ne pouvait retirer sa bénédiction envers Jacob. Il fit tout de même une bénédiction pour Ésaü, et lui prophétisa qu'il s'affranchirait de Jacob. Ésaü attendait la mort d'Isaac pour pouvoir tuer Jacob, mais grâce à Rébecca, ce dernier partit vivre chez son oncle Laban pour épouser l'une de ses filles. Comprenant que ses deux femmes déplaisaient à son père à cause de leur origine, Ésaü en épousa deux autres qui venaient d'un autre pays, dont Adah.

Vingt ans plus tard, Ésaü retrouva Jacob, et lui fit comprendre qu'il lui avait pardonné. Tous deux s'étaient considérablement enrichis durant l'intervalle. Ils enterrèrent ensemble leur père Isaac, et Ésaü s'installa au pays d'Édom, hors de la présence de son frère, car la somme de leurs deux troupeaux était trop importante pour être nourrie par un seul pays. »

On se souviendra de cette histoire que nous rapporte l’Ancien Testament dans le livre de la Genèse comme éclairage prophétique de la grande domination du peuple issu de Jacob sur celui issu de Esaü. À Rebecca qui se plaignait de deux enfants qui se remuaient fortement dans son ventre, Yahvé eut ces paroles :

 « Il y a deux nations en ton sein, deux peuples, issus de toi, se sépareront, un peuple dominera un peuple, l'aîné servira le cadet. » Gen.25, 22


En ces temps qui sont les derniers, cette confrontation entre les deux frères jumeaux a atteint des limites où seule une conversion à la vérité et à l’amour pourra permettre l’avènement d’une paix de tous les jours.  Ici l'histoire merveilleuse de cette première grande réconciliation entre les deux frères ennemis.

"Jacob leva les yeux et regarda, et voici, Esaü venait, ayant avec lui quatre cents hommes. Ayant distribué les enfants par groupes auprès de Lia, auprès de Rachel et auprès des deux

il plaça en tête les servantes avec leurs enfants, puis Lia avec ses enfants, et enfin Rachel avec Joseph.

Lui-même passa devant eux, et il se courba vers la terre sept fois, jusqu'à ce qu'il fût proche de son frère Esaü.

Esaü courut à sa rencontre, l'embrassa, se jeta à son cou et le baisa; et ils pleurèrent.

Puis, levant les yeux, Esaü vit les femmes et les enfants, et il dit: " Qui sont ceux que tu as là? " Jacob répondit:

Ce sont les enfants que Dieu a accordés à ton serviteur. " Les servantes s'approchèrent, elles et leurs enfants, et se prosternèrent.

Lia et ses enfants s'approchèrent aussi, et ils se prosternèrent; ensuite s'approchèrent joseph et Rachel, et ils se prosternèrent.

Et Esaü dit: " Que veux-tu faire avec tout ce camp que j'ai rencontré? " Et Jacob dit: " C'est pour trouver grâce aux yeux de mon seigneur. "

Esaü dit " Je suis dans l'abondance, mon frère; garde ce qui est à toi. "

Et Jacob dit " Non, je te prie, si j'ai trouvé grâce à tes yeux, accepte mon présent de ma main; car c'est pour cela que j'ai vu ta face comme on voit la face de Dieu, et tu m'as accueilli favorablement.

Accepte donc mon offrande qui t'a été amenée, car Dieu m'a accordé sa faveur et je ne manque de rien. " Il le pressa si bien qu'Esaü accepta.

Esaü dit: " Partons, mettons-nous en route; je marcherai devant toi. "

Jacob répondit: "Mon seigneur sait que les enfants sont délicats, et que je suis chargé de brebis et de vaches qui allaitent; si on les pressait un seul jour, tout le troupeau périrait.

Que mon seigneur prenne les devants sur son serviteur, et moi, je suivrai doucement, au pas du troupeau qui marche devant moi, et au pas des enfants, jusqu'à ce que j'arrive chez mon seigneur, à Séir. "




Puisse cette rencontre de prière ouvrir les cœurs et les bras de ces deux peuples dont les pères jumeaux  ont trouvé, en leur temps, le pouvoir de la réconciliation et de l’amour fraternel.


Oscar Fortin
Le 8 juin 2014








jeudi 22 mai 2014

VOYAGE DU PAPE FRANÇOIS EN TERRE SAINTE





Le Vatican a confirmé le voyage du pape en Terre Sainte du 24 au 26 mais prochain. Un voyage qui suscite beaucoup d’attentes de la part des divers milieux religieux et politiques. Il se rendra à Amman, en Jordanie, à Belen, en Palestine et à Jérusalem, en Israël.

De gros et grands défis attendent le pape François lors de cette visite. Il nous a habitués à un pape qui parle avec grande liberté et dont le principal souci est de remettre au premier plan de la pensée de l’Église les impératifs évangéliques dont Jésus a été le premier témoin et le premier martyr.

C’est là, à Jérusalem, que les pouvoirs religieux (Caïphe) et politiques (Pilate et Hérode) l’ont arrêté, torturé et mis à mort sur une croix. On se souviendra que Pierre lui avait dit de ne pas se rendre à Jérusalem, qu’ils allaient le mettre à mort. La réponse de Jésus avait été cinglante à son sujet : « Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route; tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » (Mt.16, 23)

Jésus savait ce qu’il ferait à Jérusalem et ce qu'il en résulterait. Il y chasserait les vendeurs du temple, il dénoncerait l’hypocrisie des docteurs de la loi et des pharisiens, il rappellerait l’essentiel de la loi et des prophètes que sont « la justice, la miséricorde et la fidélité ». (Mt. 23,23) Il confirmerait que le règne de son Père n’est pas celui des grands et des puissants, mais celui des humbles et laissés pour compte. Il savait que ce ne serait pas de nature à lui attirer la complaisance de ses hôtes et que le châtiment suivrait.

Les défis de ce voyage du pape François se situent à divers niveaux.

Il y a, avant tout, cette histoire d’une foi commune qui couvre la période de l’Ancien Testament (A.T). Sur cette période, les chrétiens ont toujours leurs mots à dire, ces mêmes mots que Jésus, de la descendance de David, a tenus aux scribes et aux pharisiens qui l’interrogeaient sur la loi et les prophètes. Ils lui demandaient quel était le premier de tous les commandements. Jésus leur répondit « Voici le premier: Écoute, Israël, le Seigneur, notre Dieu, est l`unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force. Voici le second: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n`y a pas d`autre commandement plus grand que ceux-là. » (Marc, 12, 29-31)
Le pape François doit trouver dans ces deux grands commandements de l’amour de Dieu et du prochain, commandements partagés par la foi hébraïque et chrétienne, de quoi alimenter les échanges sur la paix et l’harmonie entre les diverses communautés qui vivent sur les territoires palestiniens et israéliens. .

Il y a également cette compréhension qu’a l’Église de l’alliance de Dieu avec son peuple. Selon le Nouveau Testament (N.T.), le peuple auquel se réfère cette alliance déborde de beaucoup les frontières raciales du peuple juif.  Il ne s’agit plus d’un peuple, défini par le sang, mais d’un peuple, défini par la foi. L’apôtre Paul aborde cette question de la manière suivante : une partie du peuple juif a rejeté le message de Jésus, ouvrant ainsi la porte à tous les autres peuples de la terre à se joindre à la nouvelle alliance, scellée en la personne de Jésus de Nazareth. À la fin des temps, ce petit reste endurci du peuple juif, sera, par grâce, réincorporé à la grande alliance de Dieu réalisée en Jésus. (Romain, 11) En Jésus, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob réconcilie tous les peuples de la terre, non pas par le sang d’une descendance, mais par la foi qui en a été l’inspiration.  De cela, le pape François doit parler. L’Alliance de Dieu couvre tous les peuples de la terre et non seulement le peuple d’Israël. Ce dernier point conduit directement au débat politique et idéologique sur le sionisme.

La compréhension que se fait l’Église de l’histoire de l’A.T. et du N.T. éclaire de façon particulière les conflits entre les Palestiniens et les Israéliens. Dans ce contexte, le pape François ne peut se taire sur l’idéologie sioniste qui se fonde sur les liens de sang et les promesses faites à Abraham pour occuper, de droit divin, le territoire palestinien et, de là, y régner sur tous les peuples du monde. Le pape François doit dénoncer cette idéologie fondée sur une interprétation erronée de la promesse faite à Abraham.  Déjà, de nombreux juifs, chrétiens et islamistes dénoncent cette idéologie sioniste.

Sur ce point très précis du sionisme, le pape François doit avoir une parole sans équivoque et faire entendre aux dirigeants israéliens qui se laissent guider par cette idéologie qu’ils font fausse route. Il doit leur rappeler que cette orientation va à l’encontre tout autant de la promesse fondée sur la foi d’Abraham que sur celle des deux plus grands commandements qui résument la loi et les prophètes, celui de l’amour de Dieu et du prochain. Finalement il doit leur que le sionisme va à l’encontre du respect des droits du peuple palestinien de vivre sur ses terres en Palestine et contre, également, la charte des droits fondamentaux des personnes, toutes égales en droit.

Cette visite devrait se couronner par une déclaration du pape François souhaitant que la Terre Sainte devienne le prisme d’une humanité où se côtoient et vivent des gens venant de tous les horizons, de toutes les races, de toutes les cultures, symbole parfait du peuple voulu et aimé de Dieu. En somme, un grand Israël, non plus fondé sur le pouvoir des armes et de l’argent pour dominer le monde, mais sur cet esprit de solidarité, de fraternité, de justice, d’entraide, d’accueil, de service, révélant ainsi, dans ce prisme d’humanité le véritable visage de Dieu.

Juifs, chrétiens, islamistes et toutes les personnes de bonne volonté sauront se reconnaître dans cette humanité. Seuls s’y rebuteront les manipulateurs du nom de Dieu et de ses promesses, pour faire de cet État d’Israël une enclave aux pouvoirs de domination et de puissance. Jésus, en son temps, n’a pas hésité à les dénoncer et à en payer le prix. C’était la volonté de son Père. Il en est demandé tout autant, aujourd’hui, au pape François.

Déjà, il a eu une parole claire concernant ces mains invisibles du marché, de l’économie et des finances qui ravalent la personne humaine au rang de déchets. Puisse-t-il avoir une parole aussi claire pour faire entendre que le sionisme est incompatible tant avec les véritables croyants juifs qu’avec le christianisme.

L’amitié entre chrétiens et juifs doit être toujours plus intense et leur lutte contre le sionisme, chaque jour plus forte.

Oscar Fortin
Québec, le 9 janvier 2014








lundi 5 mai 2014

L’INDÉPENDANCE POUR UN QUÉBEC FORT





Si nous ne sommes pas convaincus que l’indépendance est un levier indispensable à notre développement économique, social et politique, aussi bien en faire notre deuil. L’indépendance n’est pas un élément de folklore national, mais un ingrédient essentiel à notre développement.

Si certains d’entre nous en sommes convaincus, il faut que cette conviction s’étende au plus grand nombre, non pas par des arguments de dénigrements des fédéralistes, mais par des arguments d’analyses objectives qui démontrent que le système actuel auquel nous avons été intégrés sans qu’on ait eu mot à dire, ne répond tout simplement pas aux possibilités de développement qu’un Québec indépendant rendrait possible.

Il faut que nous sortions à la rencontre des citoyens et des citoyennes et que nous mettions en évidence les contraintes économiques, politiques et sociales à l’intérieur desquelles nous place le fédéralisme canadien. Peu importe les hommes politiques en place, les arguments doivent porter sur les effets pervers d’un tel système. À cet effet, je trouve que les arguments et réflexions apportés par Jean-Jacques Nantel dans ses divers articles et vidéos présentés sur le site de Vigile, vont en ce sens. Il faut sortir de nos isoloirs individuels ou corporatifs pour aller là où sont et vivent les premiers concernés par l’indépendance du Québec, à savoir le peuple. Sans une prise de conscience collective de la pertinence de l’indépendance pour le mieux-être des familles québécoises, le projet sera condamné inévitablement à l’échec.

La première grande tâche est de faire l’unité de tous les indépendantistes sur les failles du système fédéraliste qui sont autant d’irritants pour notre développement économique, politique et social. C’est ce système qu’il faut discréditer au plus haut point avec des arguments et faits qui ne peuvent que susciter la réflexion. Toutes les forces indépendentistes doivent être mises à contribution et nous ne pouvons pas nous payer le luxe de l’exclusivité partisane.

La seconde grande tâche est de mettre en évidence les capacités objectives d’un Québec indépendant à relever les défis économiques, politiques et sociaux pour le mieux-être des citoyens et citoyennes du Québec. Lorsque le peuple québécois réalisera que l’indépendance n’est pas une fausse aux lions, mais un tremplin pur un mieux-être collectif, il saura alors devenir artisan de sa propre indépendance.

La troisième grande tâche porte sur la plateforme politique, incluant tous les partis qui ont l’indépendance comme objectif. L’engagement premier de cette élection devrait porter sur la mise en place d’une constituante ayant pour mandat l’élaboration d’une constitution à l’image du peuple québécois. L’indépendance du Québec devra être au coeur de cette constitution. Elle sera alors soumise par voie référendaire, après une ample consultation, à l’approbation ou au refus du peuple québécois. Ce sera alors l’acte par excellence de l’expression de sa souveraineté et de son indépendance.

Aucun parti n’a le monopole de l’indépendance, seul le peuple l’aura lorsqu’il en aura pris pleinement conscience. Dans pareil cas, aussi bien nous unir pour favoriser cette prise de conscience.

Si certains pensent que c’est en crachant sur Québec solidaire et sur les dissidents du Parti Québécois que l’on va faire avancer la cause de l’indépendance, ils se trompent. Seuls les ennemis de l’indépendance ont intérêt à ces petites guerres sales entre partis indépendantistes. Tablons sur ce que nous avons en commun: l’indépendance et l’humanisme qui l’inspire.

Tout doit être mis en oeuvre pour rejoindre le peuple: les moyens de communication traditionnels, les réseaux sociaux, les sites internet, la présence dans les institutions d’enseignement, du secondaire à l’universitaire, des rencontres avec les travailleurs, la production d’outils qui permettent de mieux comprendre les tares d’un système fédéral qui fait de nous une minorité et non un peuple. En somme une grande mission pour les patriotes de l’indépendance du Québec. On ne peut sacrifier sur l’autel de la partisanerie des ressources indispensables à cette grande mission.

Un Québec indépendant laissera grande ouverte les portes à ces débats indispensables au développement de toute démocratie.

En marche pour le grand rendez-vous. Ne craignons pas le sang neuf et la créativité des jeunes.



Oscar Fortin
Le 5 mai 2014

http://humanisme.blogspot.com