

Réflexions sur tout ce qui touche l'Humain dans ses réalités sociale, politique, économique et religieuse.


Donald Trump sélectionné pour le prix Nobel de la paix
Le champion des sanctions et des coups d’État, subtilement orchestrés en Amérique latine et ailleurs dans le monde, a trouvé les moyens pour qu’on en fasse un candidat crédible au prix Nobel de la paix. Les élections présidentielles approchent et c’est comme si c’était chose faite : Donald Trump, prix Nobel de la paix 2021.
On aura évidemment tout vu. C’est comme si le plus grand délinquant du Droit international était déclaré l’homme de l’année des Nations Unies. Maître de la diplomatie du « bâton et de la carotte », il fait de ses adversaires les cibles de ses sanctions et menaces d’intervention militaire. Cette politique s’illustre à merveille dans ses interventions contre le peuple vénézuélien, contre celui de Cuba, toujours victime du blocus économique, et contre le peuple de Bolivie. Ce sont des milliers de personnes qui sont victimes de ces sanctions. On y dénonce des milliers de morts et beaucoup de détresse et de souffrance.
Par contre avec ses alliés, amplement corrompus et soumis, il se fait le grand réconciliateur de ces États, tels ceux du groupe de Lima. Ce sont des États qui lui sont serviles en échange de certains privilèges et avantages. Ils seront là pour défendre ses intérêts et ses projets d’intervention dans les pays récalcitrants, détenant d’énormes richesses minières et des réserves pétrolières de grande importance.
C’est ce qui se passe avec le Venezuela et la Bolivie, pays aux énormes richesses. En novembre dernier, il a soutenu le coup d’État qui a renversé Evo Morales, vainqueur des récentes élections présidentielles. Celui qui se présente comme le défenseur de la Démocratie en Amérique latine a plutôt choisi lui-même qui allait diriger le pays. Un scénario semblable d’avec celui adopté au Venezuela, après les élections présidentielles, gagnées para Nicolas Maduro. La différence est que l’armée vénézuélienne soutient le gouvernement constitutionnel, ce qui ne fut pas le cas avec l’armée boliivienne. Le plus qu’il a pu faire, fut de nommer un président intérimaire, en la personne de Juan Guaido, pour miner de l’intérieur les activités du gouvernement et discréditer à l’international la présidence de Nicolas Maduro. Tous les États alliés, soumis à Donald Trump, ont, d’une seule voix, reconnu le candidat de Trump, Juan Guaido, et refuser de reconnaître la légitimité du président Nicolas Maduro.
Le candidat sélectionné pour le Prix Nobel de la paix 2021, Donald Trump, n’aime pas les peuples qui affirment leur indépendance et souveraineté. Il n’aime pas les gouvernements que ces peuples se donnent par les voies démocratiques. Pour lui, ces peuples et gouvernements doivent se soumettre à l’empire.
Il est à la tête de l’Empire et cet empire est celui qui décide des lois, de ce qui est bon et de ce qui est mauvais. À ce titre, tout ce qu’il fait est bon et légal, de quoi en faire le candidat idéal pour le Prix Nobel de la paix. Que ceux qui auront à choisir se le tiennent pour dit, surtout s’il est réélu président des États-Unis.
Oscar Fortin
9 septembre 2020
Le mois des enjeux latino-américains
Mardi, le 3 novembre, ce sera jour d’élection de celui qui assumera la présidence des États-Unis. Les deux candidats en lice, Donald Trump et Joe Baden, partagent l’idée que l’Amérique latine doit demeurer l’arrière-cour des États-Unis. Ils diffèrent, toutefois, sur les stratégies pour remettre à leur place les pays récalcitrants. Pour Baden, il est évident que la stratégie de Trump est un fiasco complet. Tout en affirmant ce fait, il se garde bien de révéler ce que sera sa stratégie s’il est élu Président.
Donald Trump maintient sa stratégie d’intervention comprenant des sanctions de nature à discréditer le gouvernement et à faire souffrir le peuple, reportant cette misère du peuple sur la responsabilité du Président Nicolas Maduro. À ces sanctions, s’ajoutent la préparation d’élites militaires, en collaboration avec l’armée colombienne, et des actions terroristes contre les hauts dirigeants du gouvernement. Il ne faut surtout pas oublier le rôle de certains groupes religieux (épiscopat) qui se chargent de faire connaître au monde toute la misère et la souffrance dont les seuls responsables sont les dirigeants du gouvernement révolutionnaire. Leurs déclarations ont de quoi faire pleurer. Par contre, ces derniers se gardent bien de dénoncer les sanctions que les États-Unis imposent au Venezuela ainsi que celles qu’il impose à tout pays qui fait du commerce avec ce dernier.
De cela l’épiscopat vénézuélien et le Vatican ne parlent pas. Il faut que le gouvernement soit le seul responsable de la misère du peuple. L’un et l’autre se gardent bien de dénoncer l’interventionnisme des États unis dans les affaires internes de pays souverains et indépendants.
Octobre risque d’être le mois des confrontations.
Au Venezuela, les élections législatives sont prévues pour le 6 décembre prochain. Lors de la dernière élection législative, l’opposition avait gagné la majorité des élus. Dans le cas présent, les candidats de la révolution ont de bonnes chances de l’emporter en dépit de tous les problèmes rencontrés. Cette possibilité qui se confirme de plus en plus vient renforcer la détermination de Washington d’intervenir avant qu’il ne soit trop tard. Il y a en cela un motif réel pour que Washington fasse intervenir ses soldats, en attente en Colombie.
Déjà nous savons que les élections présidentielles aux É.U. se réaliseront le 3 novembre prochain. Une victoire sur le Venezuela assurerait au candidat Donald Trump, un second mandat comme président des É.U.. De quoi accélérer le processus d’intervention militaire visant le renversement du gouvernement et la prise de contrôle total de l’État et de ses richesses.
À cela s’ajoutent ces autres élections, cette fois en Bolivie, pour le 18 octobre.Les élections présidentielles de l’an dernier, gagnées par Evo Morales, ont donné lieu à un coup d’État avec un gouvernement provisoire. Tout est mis en place pour que l’équipe de Washington gagne ces élections. Les membres du Conseil électoral ont été changés par ceux désignés à partir de Washington. Une victoire sur le Venezuela lui assurerait plus de tranquillité pour gérer le cas de la Bolivie.
Le 3 octobre prochain, le pape François se rend, comme par hasard, à Assise pour y faire connaître sa nouvelle encyclique, portant sur la fraternité universelle. De quoi retenir l’attention du monde des médias pour en faire connaître les contenus. Ce serait une date bien choisie pour une intervention militaire au Venezuela. Pendant que le pape parlera de fraternité universelle, Washington motivera ses soldats et alliés pour les encourager « à sauver un peuple abandonné dans la misère et y instaurer ladémocratie. » Rien à voir, évidemment, avec les richesses du pétrole, d’or et de diamants, ainsi que la prise de contrôle de l’État.
Octobre semble être un mois prédestiné pour générer des conflits. Espérons que les peuples concernés sauront donner la réplique aux envahisseurs. Le lien qui suit fait référence à tous ces conflits qui ont émergé en ce mois d’octobre.
Oscar Fortin
Le 6 septembre 2020
VATICAN ET WASHINGTON
C’est maintenant devenu une évidence pour toute personne de « bonne foi ». Le Vatican, les épiscopats latino-américains travaillent en étroite collaboration pour permettre à l’Empire étasunien de reprendre le contrôle de tous les états dissidents à ses politiques impériales.
Ces États sont de plus en plus la cible de politiques interventionnistes dont l’objectif est de paralyser tous les leviers politiques, économiques et administratifs de ces États dissidents. Les épiscopats, pour leur part, reportent sur les gouvernements visés tous les problèmes générés par ces politiques interventionnistes. Ils ne manquent pas l’occasion pour amplifier l’incompétence de ces gouvernements et en qualifier les dirigeants de dictateurs, même s’ils ont été élus par le peuple dans le respect de leur Constitution.
Cette pratique remonte au temps où Eisenhower cherchait une manière de transformer le peuple cubain, profondément attaché à Fidel, en un adversaire de ce dernier. Il envoya en mission à Cuba un de ses hauts fonctionnaires pour prendre le pouls de la population à l’endroit de Fidel.
« Le 6 avril 1960, Lester D. Mallory, sous-secrétaire d’État adjoint aux Affaires interaméricaines affirma que « la majorité des Cubains soutenait Castro » et qu’il « n’existait pas une opposition politique effective », en ajoutant que « le seul moyen prévisible de réduire le soutien interne passait par le désenchantement et le découragement basés sur l’insatisfaction et les difficultés économiques (…) Tout moyen pour affaiblir la vie économique de Cuba doit être utilisé rapidement (…) : refuser de faire crédit et d’approvisionner Cuba pour diminuer les salaires réels et monétaires dans le but de provoquer la faim, le désespoir et le renversement du gouvernement. »
https://fr.wikipedia.org/wiki/Embargo_des_États-Unis_contre_Cuba
Cette politique de déstabilisation des gouvernements dissidents, hautement appuyés par leur peuple, s’est accentuée tout au long des années à l’encontre des gouvernements ayant récupéré leur indépendance et souveraineté.C’est à la base de cette indépendance et souveraineté qu’ils ont pu se donner des régimes politiques répondant au mieux à leurs valeurs et à leurs intérêts. Le caractère socialistede ces gouvernements n’a rien à voir avec ces conceptions véhiculées dans les années 1940 et 1950 relativement à l’ex-URSS. Il s’agit plutôt d’un socialisme humanitaire, chrétien, pour la majorité, anti-impérialiste, aux objectifs d’égalité et de justice sociale.
Prenons le cas du Venezuela
En 1998, lorsqu’Hugo Chavez, croyant authentique, se présenta aux élections présidentielles ce fut pour apporter des changements profonds aux politiques de la quatrième république. Ce fut la promesse d’une constitution qui serait rédigée et votée par le peuple. Dans cette approche le pouvoir passe des oligarchies à celui du peuple. Un choix de nature qui n’a rien pour plaire à ces oligarchies et à ceux qui s’en faisaient des proches, dont les évêques et les cardinaux. Il va de soi que Washington a trouvé dans ces derniers ses alliés indispensables pour reprendre en main le destin de cet État et de ce peuple.
C’est à partir de cet instant que ces forces, réactionnaires au changement démocratique de régime politique et économique, sont passées à l’action. En avril 2002, ce sont ces réactionnaires plus haut mentionnés qui ont procédé au premier coup d’État contre Hugo Chavez. Le cardinal et un évêque accompagnaient le président de la chambre du patronat, Carmona, devant se substituer à Chavez. Ce qui n’avait pas été prévu c’est cet engament du peuple et d’une partie importante de l’armée, fidèle à Chavez, qui sont passés à l’attaque des mercenaires putschistes qui ont dû dégager vite et ramener dans les meilleurs délais le Président légitime du Venezuela, Hugo Chavez.
Nous en sommes rendus à l’année 2020 et ce sont ces mêmes acteurs institutionnels, oligarchies nationales, épiscopat vénézuélien, opposition radicale, tout ce beau monde chapeauté par Washington et un État du Vatican qui ne voit le tort que dans le gouvernement de Nicolas Maduro. Il ignore tout simplement les sanctions économiques, les menaces d’invasion, le gel de centaines de millions de dollars devenus inaccessibles au Gouvernement légitime qui se doit d’acheter médicaments, alimentations, pièces industrielles pour les industries et entreprises.
Cette semaine, le pape François a reçu Michelle Bachelet, devenue la haute responsable au Commissariat aux droits des personnes et des peuples. Selon l’information transmise, ils auraient surtout parlé du Venezuela, de la misère et de la souffrance du peuple et du non-respect des droits de la personne. Pas un mot sur le coup d’État militaire en Bolivie, pas un mot sur les assassinats n’en série des leaders sociaux en Colombie. Pas un mot sur le plan de Washington rendu public, il y a quelques jours, pour réaliser un coup d’État, au Nicaragua, contre le président Daniel Ortega.
Ni l’un ni l’autre ne fit référence aux interventions illégales et criminelles des États-Unis dans les affaires internes de ces pays.
Ce qu’il y a de plus lamentable dans tout cela c’est la manipulation que l’on fait en se couvrant de la foi chrétienne et du sentiment religieux du peuple.
Je suis moi-même un croyant aux Évangiles et en ce Jésus qui n’a pas mâché ses mots lorsqu’ils s’est adressé à ces scribes et grands prêtres qui mettent sur les épaules des autres des fardeaux qu’ils ne peuvent supporter eux-mêmes et qui sacrifient la justice et la bonne foi pour protéger leurs privilèges et leur apparat.
Matthieu 23:23 ^
Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! … vous laissez ce qui est plus important dans la loi, la justice, la miséricorde et la fidélité: c`est là ce qu`il fallait pratiquer, sans négliger les autres choses.
Oscar Fortin
15 août 2020
https://humanisme.blogspot.com/2018/05/les-engagements-politiques-du-vatican.html
http://humanisme.blogspot.com/2015/02/la-prostituee-de-lapocalypse.html
https://humanisme.blogspot.com/2019/03/ici-sarrete-limperialisme.html
Pour comprendre ce qui se passe en Amérique latine, il faut prendre en compte les gouvernements qui se soumettent à Washington et ceux qui ne s’y soumettent pas, se déclarant indépendants et souverains. Ces derniers sont considérés comme des gouvernements récalcitrants. Washington ne peut pas tolérer une telle dissidence dans sa cour arrièrequ’est l’Amérique latine pour lui. Son objectif est d’en finir avec ces derniers qui osent s’affirmer socialistes et anti-impérialistes.
Dans la majorité des pays qui lui sont soumis, dont le groupe de Lima, Washington s’impose sans que les gouvernements, les oligarchies nationales et les épiscopats aient rien à y redire. Quant aux peuplesde ces pays, ils doivent compter sur eux-mêmes s’ils souhaitent se libérer de cette dépendance et voguer a leur propre développement.
Pour le moment, trois de ces peuples sont parvenus à résister aux nombreuses tentatives de coups d’État visant leur indépendance et souveraineté: Cuba, Nicaragua Venezuela. On se souviendra du Coup d’État au Chili, en 1973 et de ceux au Brésil, en 1964, et de l’Argentine, en 1976, tout comme ce tout récent coup d’État en Bolivie qui n’est toutefois pas encore complètement consommé. Diverses méthodes sont utilisées pour renverser ces régimes politiques de profil socialiste. Les présidents récents de l’Équateur, d’Argentine, du Brésil et du Paraguay en savent quelque chose.
Les trois pays, toujours souverains et indépendants, Cuba, Venezuela et Nicaragua font l’objet d’un harcèlement politique, économique et social. Les sanctions se multiplient, les groupes terroristes se forment sous les directives de Washington. Des millions de dollars y sont investis pour qui parviendra à éliminer ou tuer les principales têtes dirigeantes de ces pays.
Cuba a déjà une longue histoire de résistance et de harcèlement venant de Washington avec son blocus économique et ses diverses sanctions. Pendant longtemps, l’épiscopat catholique de Cuba a été les yeux et les oreilles de Washington à Cuba. Depuis un certain temps, sa présence se fait plus discrète. Par contre, il se garde bien de dénoncer le blocus économique ainsi que toutes les sanctions qui rendent de plus en plus difficile la vie des Cubains et Cubaines.
Venezuela a déjà une histoire de plus de 20 ans de résistance aux multiples tentatives de coups d’État. Dans ce pays, Washington peut compter à plein sur les bons services de l’épiscopat vénézuélien. Ce dernier agit et se comporte comme une véritable opposition. Il faut signaler qu’il en fut de même avec l’épiscopat de Bolivie lors du récent coup d’État. Les évêques se faisaient les dénonciateurs des fraudes électorales, sans jamais en apporter de preuve. L’histoire a révélé qu’aucune fraude n’avait été reconnue lors de ces élections de novembre dernier. L’épiscopat n’en a pris note, maintenant son appui aux putschistes.
Nicaraguaest de nouveau la cible d’un coup d’État. Il y a quelques jours, R.I. portait à notre connaissance le plan de Washington pour réaliser un « coup d’État » contre le gouvernement de Daniel Ortega. Cette nouvelle coïncide avec la mise à feu, dans la cathédrale de Managua, de l’image du sang du Christ, vieille de 300 ans. Un évènement, aussitôt dénoncé par le cardinal et aussitôt attribué, par ce dernier, au gouvernement de Daniel Ortega.
On se souviendra qu’en 2018, ce même cardinal avait participé et soutenu pendant des mois des manifestations dans les rues de la capitale et dans les diverses régions du pays. Elles furent vite identifiées comme faisant partie d’une tentative de coup d’État, voulue et dirigée par Washington. Malheureusement, pour ces derniers, ce coup d’État a échoué. Le pays a retrouvé son calme et les institutions gouvernementales ont opéré sans entrave jusqu’à ce jour. Mais voilà qu’avec ce feu à la cathédrale que le cardinal attribue, sans preuve, au gouvernement, il y a motif pour relancer les manifestations et pour amplifier toute la misère dont le peuple a à souffrir d’un tel gouvernement.
Pour le moment, personne ne sait qui est à l’origine de ce feu à la cathédrale. Chacun peut imaginer ce qu’il veut selon ses intérêts et ses objectifs. Pour le cardinal, ça lui convient de faire ,du gouvernement, le responsable de ce sacrilège. Pour d’autres, surtout après avoir pris connaissance du plan de Washington pour éliminer le gouvernement de DanielOrtega, ce feu à la cathédrale devient un déclencheur de protestations et d’accusations de toute nature contre le gouvernement Ortega. Ce serait, ce qu’on appelle, en Amérique latine, un « faux positif », provoqué par Washington, mais attribué au gouvernement. La personne du cardinal est tout à fait désignée pour mener cette campagne de dénigrement contre ce gouvernement qui ne respecte pas la foi religieuse du peuple.
Selon les analystes, si Ortega y son peuple sont parvenus à vaincre la dernière tentative de coup d’État (2018), ils sauront vaincre la prochaine.
Pour qui voudra en savoir plus sur la visite du pape Jean-Paul II au Nicaragua, en avril 2005, je vous réfère à un excellent article, écrit par celui qui était, à l’époque, ministre de la Culture, Ernesto Cardenal. De quoi à ne pas manquer pour saisir la complicité du Vatican et de Washington pour éliminer les régimes de format socialiste.
https://www.voltairenet.org/article16841.html
Oscar Fortin
5 août 2020
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