
Les résultats transmis par le Conseil national électoral (CNE), tou

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Si le CNE a le contrôle sur l’ensemble des infrastructures mis en place pour le jour de la votation, il a peu de prise sur l’information ou la désinformation dont se font les protagonistes des médias de communication tout au long de la campagne électorale. Son autorité se ramène aux règles qu’elle se doit de faire respecter pour la semaine précédant la votation. Durant cette semaine, l’électeur et l’électrices sont laissés à eux-mêmes pour peser le pour et le contre d’une information qui leur a été présentée tout au long de la campagne électorale. Dans pareil contexte, il est évident que ceux et celles qui disposent des moyens de communications les plus développés et les plus accessibles au peuple auront une influence considérable sur la formation de l’opinion de l’électeur et de l’électrice. Tous savent, qu’au Venezuela, les médias sous contrôle des forces de l’opposition sont nombreux et très puissants. Il est vrai que le PSUV a également développé des moyens pour rejoindre le plus possible la population. Il faut, toutefois, admettre qu’il ne parvient pas toujours à contrer la désinformation transmise par les autres médias. Le peuple ne s’y retrouve pas toujours. Beaucoup de confusion rend parfois la démocratie plus difficile à vivre dans un climat de vérité.
Il faut espérer qu’un peuple de plus en plus scolarisé et participatif à la vie politique en arrivera à s’immuniser contre ces virus de la désinformation et de la manipulation. Il saura apprécier par les réalisations et leurs engagements envers la santé, l’éducation, la qualité de vie et la solidarité humaine ceux et celles qui se présenteront pour les représenter. Les résultats de la présente élection sont un bon indice d’une maturité croissante de l’électorat vénézuélien.
Oscar Fortin
Québec, 24 novembre 2008
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