mercredi 18 février 2015

LE TÉMOIGNAGE EXCEPTIONNEL D’UN JOURNALISTE ALLEMAND





« Udo Ulfkotte, un ancien rédacteur en chef d’un des plus grands quotidiens allemands de grand tirage Frankfurter Allgemeine Zeitung, admet qu’il a travaillé pour la CIA et que le métier de journaliste consiste à déformer l’information pour manipuler le peuple pour le compte des gouvernements. »

Son témoignage a de quoi nous faire réfléchir sur ce que nous transmettent nos médias à travers des journalistes qui ont tout pour gagner notre confiance. Cette grande tricherie qui nous éloigne chaque jour un peu plus de la vérité transforme nos esprits en « pâte à modeler » avec lesquels ils peuvent nous faire croire tout ce qu’ils veulent.


La vérité qui libère rend invincible ceux qui en témoignent. Elle fait disparaître la peur et donne à l’humain toute sa dignité.

Merci à Udo Ulfkotte pour cette conversion à la vérité, ce qui l’honore au plus haut point. Véritable appel à la conversion de la grande majorité de nos journalistes qui servent leurs maîtres au détriment de la vérité.

Oscar Fortin
Québec, le 18 février 2015



Quelques références d’articles récents sur la désinformation





vendredi 13 février 2015

VENEZUELA: Coup d'état militaire démonté


VENEZUELA; Tentative de coup d’État démontée


Le 12 février dernier marquait le premier anniversaire des actions violentes enclenchées par les forces de l’opposition d’extrême droite pour déstabiliser et renverser le gouvernement de Nicolas Maduro. Comme nous le savons tous, cette opération avait été soigneusement préparée et financée par des fonds venant de Washington et de l’oligarchie nationale. Malheureusement pour eux, le gouvernement a survécu à ces actions « terroristes » et ses principaux instigateurs dans le pays furent arrêtés et faits prisonniers. Une défaite amère qui donna lieu à l’élaboration d’un nouveau plan, cette fois pour janvier et février 2015. C’est de ce plan qu’il est question dans cet article.

Il faut dire que l’ambition du pouvoir, mais surtout des richesses qui tombent sous la coupe de ce pouvoir est persistante et tenace. Depuis que Chavez a pris le pouvoir, en 1999, par des élections, tout ce qu’il y a de plus démocratique, et qu’il dota le pays d’une Constitution, reconnue et acceptée par le peuple, les oligarchies nationales, la cupule épiscopale et Washington ne font qu’un pour mettre un terme à cette aventure d’un peuple à la conquête de son indépendance et du contrôle de ses richesses.

Ce club des forts et des puissants peut compter sur une presse qui couvre le pays et le monde dont les journalistes sont devenus des spécialistes de la manipulation et de la désinformation. Un instrument indispensable pour diaboliser ceux qui doivent l’être et diviniser ceux qui doivent agir. Il faut que l’opinion publique nationale et internationale voie et comprenne que leurs actions de reconquête du pouvoir n’est que pour mieux servir les intérêts de ces pauvres gens soumis à un régime inhumain d’un gouvernement socialiste, marxiste, communiste, etc. Les déclarations de l’épiscopat viendront renforcer le rejet moral de ces idéologies «populistes» qui n’auront été que des échecs là où ils ont voulu prendre racine. À ces déclarations s’ajouteront des millions de dollars pour corrompre, acheter et payer des mercenaires et des volontaires pour créer le désordre et commettre des crimes sous fausses bannières.

Certains se souviendront du coup d’État militaire d’avril 2002 qui nous révéla à visage découvert certains de ces acteurs ainsi que leur projet funeste de remettre le peuple là où il aurait dû toujours resté et pour reprendre, à leur compte, un pourvoir qui n’aurait jamais dû leur échapper.

Suite à cette expérience ratée de coup d’État, une alternative de déstabilisation se présenta du côté des dirigeants et syndicats anti-Chavez de l’entreprise nationale du pétrole vénézuélien PDVSA dont les principaux responsables avaient été nommés par le gouvernement précédent. Ce fut d’abord une grève qui s’étendit sur plusieurs mois, affectant ainsi la principale source de revenus du Venezuela, mais sans donner les résultats escomptés. C’est alors que l’opposition oligarchique se tourna vers cette disposition de la Constitution qui permet de révoquer par référendum un dirigeant qui n’est pas à la hauteur des fonctions qu’il se doit d’assumer. Ce fut alors la grande mobilisation pour obtenir les signatures nécessaires pour enclencher ce référendum révocatoire contre Chavez. Encore là, aucune chance. Le peuple est avec Chavez.

Tout au long des années qui vont suivre, le gouvernement Chavez sera harcelé, élection après élection,  par Washington et une opposition qui n’ont pas l’intention de démordre, peu importe les moyens à utiliser. En février 2014, les activités de sabotages ont fait plus de 60 morts et plus de cent blessés, sans compter les dommages matériels avoisinant les cent millions de dollars.

Cette année, 2015, n’allait pas échapper à ces actions criminelles, toujours présentées par les médias meanstream comme des luttes pour la liberté et le respect des droits humains. Voici en quelques mots le scénario prévu pour janvier et février 2015.

Déjà au début de janvier, il y a eu une première déclaration d’un cardinal important de l’Amérique centrale et qui occupe également un poste de grande influence au Vatican. Il s’agit du cardinal Oscar Andres Rodriguez Maradiaga du Honduras qui agit également comme secrétaire du G-9, groupe qui a pour mission de conseiller le pape sur les réformes de la Curie. Ce n’est donc pas n’importe qui. Or, au début de , il a parlé du socialisme de Chavez comme d’une idéologie populiste et en voie de s’écrouler. Une semaine plus tard, ce fut autour de la Conférence épiscopale de dénoncer le socialisme et d’accuser le gouvernement pour les problèmes de distribution des produits de première nécessité. Sur ce type d’interventions, je vous réfère à cet article.

Ce fut comme un signal de départ pour amplifier la rareté des biens de première nécessité en contrôlant leur distribution. Il faut savoir que cette distribution est  à 70% sous le contrôle d’entreprises privées. Cette rareté a donné naissance à des files d’attente pouvant durer des heures aux portes des centres de distribution, tout pour exaspérer la population et  la soulever contre le gouvernement, présenté par les médias meanstream comme l’unique responsable de cette rareté.

Des groupes mobilisés et financés par cette même oligarchie avaient pour mission de faire monter la colère des gens et de les inciter à des actions de sabotages contre les centres de distribution et édifices publics, l’objectif étant de créer le chaos ouvrant la voie à une intervention militaire.

Il faut reconnaître au gouvernement de Nicolas Maduro d’avoir bien saisi la nature de ces évènements et de les avoir affrontés pour ce qu’ils étaient. Les entrepôts gonflés de ces biens essentiels ont été découverts et portés à la connaissance du public. Le gouvernement a pris le contrôle des principaux centres de distribution pour rendre accessibles des tonnes d’aliments et de biens essentiels. Il a également pris des mesures pour contrer le commerce au noir de ces biens qui se revendaient à haut prix.

Là ne s’arrêtait toutefois pas ce plan de coup d’État. Grâce au service d’intelligence et de jeunes officiers de l’armée, fidèles à la Constitution, le gouvernement a pu démonter, ces derniers jours, ce qui aurait pu devenir un véritable coup d’État militaire réalisé en concertation avec certains membres de l’armée, ayant choisi la corruption et la trahison.

Ces militaires ont été identifiés et mis en prison. Leur arrestation a permis au gouvernement d’en savoir plus sur ce plan. L’action militaire devait se dérouler le 12 ou le 13 février, ayant pour objectif principal le  bombardement de la Résidence officielle du Président ou de l’endroit où il se trouverait à ce moment, également la destruction du Centre d’information nationale et internationale de telesur.net., entre autres. Ces militaires disposaient d’un visa leur donnant accès en tout temps aux États-Unis. Le gouvernement a également mis la main sur la liste des candidats pour former le gouvernement intérimaire, sur les décisions d’annulation de la constitution dans ses éléments essentiels, etc.

Pendant que les militaires procéderaient, des manifestations programmées se réaliseraient dans les principaux centres du pays de manière à créer le désordre et à justifier une loi de couvre-feu de la part des nouveaux gouvernants.

En somme, une opération qui emprunte ses bombardements à ceux du Chili d’Allende, qui procède pour la gouvernance sous le modèle du coup d’État militaire de 2002 et qui met à la disposition de la presse nationale et internationale des montages vidéo et des déclarations, créés spécialement pour la circonstance.

C’est sans doute en pensant à ce coup d’État militaire qui était planifié pour le lendemain qu’Obama  glissa cette phrase lors d’une longue entrevue à Vox: « On est bien obligé de tordre le bras des pays qui ne font pas ce que nous voulons. » Une phrase qui s’appliquerait bien à un gouvernement vénézuélien renversé par un coup d’État militaire soutenu par Washington. Malheureusement pour lui et ses alliés oligarchiques et épiscopaux, le Gouvernement de Maduro est toujours là et ces criminels immédiats de cette autre aventure de coups d’État prennent le chemin de la prison.

Ma seule conclusion est celle de dire que les chantres de la démocratie et du néo-libéralisme, de l’humanisme chrétien sont trop souvent, à mon goût, des hypocrites, des menteurs, des manipulateurs qui n’ont pour objectifs que leur prestige et pouvoir personnel.

Je suis pour la démocratie, celle qui fait participer le peuple. Je suis pour le néo-libéralisme, soumis aux exigences du bien commun dont l’État est l’ultime responsable. Je suis pour l’humanisme chrétien, celui qui met l’institution ecclésiale au service des Évangiles et qui fait des Évangiles une source d’inspiration pour les peuples.


Oscar Fortin

Québec, le 13 février 2015









jeudi 12 février 2015

UKRAINE: Une trêve sans solution définitive






Il semble que toutes les parties aient besoin d’un peu plus de temps pour que la paix revienne vraiment.

Pour Kiev, ce sera un temps indispensable pour refaire ses forces armées et permettre à ses maîtres étasuniens de former ses soldats et de lui fournir les armes appropriées lui permettant de se soumettre les Républiques autoproclamées du Donbass.

Pour Hollande et Merkel, la trêve leur permettra de sauver la face devant l’OTAN et les États-Unis qui ont toujours besoin d’une porte ouverte, leur permettant de poursuivre en douce leur projet  d’invasion et de contrôle.  En effet, dans la feuille de route, rien n’interdit la coopération militaire avec ces deux instances. De plus, ce pas important qui vient d'être franchi est tout à leur honneur.

Enfin, pour Poutine, il faut croire qu’il mise sur un effondrement prochain de la grande coalition entre l’Europe et Washington. Des signes se multiplient à l’effet que cette coalition commence à avoir des fissures qui ne feront que de s’amplifier. La photo, coiffant cet article, nous en dit plus de ce que nous pourrions en penser. Porochenko, la marionnette de Washington, ne semble pas très heureux de ce qui vient de se passer lors de la première ronde de négociation, celle qui a duré deux heures. Enfin, je me permets de relever quelques indications plus substantielles laissant entrevoir ce possible effondrement.

Il y a évidemment l’opinion publique européenne qui retrouve ses esprits après avoir été chloroformée par une désinformation relative à tout ce qui touche à la Russie et en particulier à Poutine. Les yeux s’ouvrent, les langues se délient et les Européens se demandent de plus en plus ce qu’ils font en Ukraine et pourquoi ils y risqueraient une guerre pouvant entraîner la destruction de l’Europe.

S’ajoute également cette prise de consciente, toujours plus aiguë, d’être les otages des politiques de Washington qui en font à la fois les financiers et les miliciens de première ligne. On y voit de plus en plus une Europe qui ne s’appartient plus, une Europe qui va chercher ses ordres à Washington, une Europe qui s’expose à la ligne de front pour que l’oncle Sam puisse se présenter sans grands risques pour lui-même et réaliser ses grands projets d’extension de son Empire jusqu’aux aux portes de la Russie.

Une Europe qui a perdu sa fierté, son indépendance, sa capacité de décider par elle-même de ses intérêts et de ses alliances. De plus en plus de voix respectées se font entendre pour dire que l’Europe ne peut se détacher de la Russie et encore moins s’en faire une ennemie. Cette dernière est essentielle pour la vitalité et le développement de l’Europe. Ces rappels ne sont pas sans que soient soulevées ces autres questions qui portent toutes sur les véritables objectifs de Washington dans ses aventures en Europe. Est-ce vraiment l’Ukraine qu’il veut ou l’Europe tout entière? Quels intérêts a-t-il vraiment et jusqu’à quel point l’Europe est-elle partie active dans la définition des objectifs et les prises de décision?

De plus en plus d’Européens se remémorent ces paroles tenues par une haute responsable du Secrétariat d’État des États-Unis lors d’une conversation téléphonique, enregistrée à son insu, «Que l'UE aille se faire foutre». Une fois connus ces propos, il y a eu des excuses, mais ces dernières ne changent en rien le véritable sentiment de ces hauts fonctionnaires et de leurs patrons sur l’Europe. D’ailleurs, cette haute fonctionnaire, à ce que je sache, est toujours en fonction.

Il est fort probable que la patience de Poutine à l’endroit des pays européens et de façon particulière à l’endroit de l’Allemagne et de la France trouve sa motivation sur cette fissure qui ne pourrait tarder encore longtemps avant de céder aux pressions des Européennes qui ne voient comment ils pourraient sacrifier leur vie et leur sécurité pour faire plaisir à l’oncle Sam. À cet égard, les attentions de la Russie à l’endroit de ces deux intervenants ne sont jamais marquées par la colère ou la violence. Au contraire, on fait tout pour les mettre en évidence, comme ce fut le cas avec la déclaration du ministre des Relations extérieures de Russie qui a mis en évidence la contribution exceptionnelle de ces deux pays pour assurer le succès de la rencontre de Minsk. Déjà, les défis politiques, économiques et sociaux sont suffisamment importants pour que l’Europe ne se laisse pas emporter par des ambitions d’un voisin lointain qui n’a d’autres intérêts que celui de dominer le monde en se servant de l’Europe comme d’un bouclier.

Si tel est le cas qu’anticipe Poutine, la fin de cette grande alliance entre l’Europe et les États-Unis marquerait l’écroulement de l’empire et avec lui celui d’un monde unipolaire qui l’aura si bien servis. Ce serait  alors l’avènement d’une ère nouvelle caractérisée par un monde multipolaire et multicentrique. Le droit redeviendra la propriété de la communauté internationale, des peuples et des personnes. Le monde n’aura plus besoin de l’Oncle Sam pour lui « tordre les bras » lorsqu’il ne fait pas ce qu’il veut qu’il fasse.


Oscar Fortin
Le 12 février 2015