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jeudi 24 février 2022

IL Y A L’UKRAINE DES MÉDIAS ET L’UKRAINE DU PEUPLE UKRÉNIEN RUSSE


Au secour de ses compatriotes ukréniens

 

 

On nous parle beaucoup de l’Ukraine auquel s’acharne l’OTAN pour en faire un de ses membres. En cela, les ÉÉ.UU apportent tout son support. Il en va de même pour l’Union européenne. L’objectif est de prendre le contrôle complet de l’Ukraine pour en faire une voie vers les frontières de la Russie.

 

Pas surprenant que la Russie de Vladimir Poutin ait vite saisi les objectifs de ce projet. Ce fut l’objet des premiers affrontements avec l’OTAN, LA UNION EUROPÉEEN ET EE.UU.. L’argument utilisé par la Russie fut le même que John F. Kennedy lors de la crise des armes nucléaires à Cuba, mettant en péril la sécurité du peuple étasunien.

 

Vladimir Poutine réclame ces mêmes droits, reliés à la sécurité du peuple russe.  Pendant que l’Occident continue à transporter des armes lourdes en Ukraine, rendant la sécurité des frontières russes de plus en plus vulnérables,  Vladimir Poutine a demandé aux principaux acteurs occidentaux de lui faire parvenir un document assurant l’entière sécurité de la frontière russe. La lenteur des réponses et l’insatisfaction des informations fournies, Poutin a compris   qu’il n’y aurait pas d’entente avec ces personnages qui continuaient à fournir des armes à Kief, lui permettant d’accentuer ses attaques contre les « séparatistes » (russes du Donbass situé à l’est près des frontières avec la Russie, leur pays d’origine. Suite au coup d’État de 2014, ils se sont transformés en deux républiques indépendantes : Lougansk y Donetsk. Il s’agit d’une population d’environ 4 millions de personnes.

 

Cette même population a été, à partir de 2014,  la cible d’attaques militaires visant à les éliminer complètement. On évalue à 14 000 les morts de cette guerre. Ce sont ces deux Républiques Lougansk et donetsk  qui ont demandé à Poutine de leur venir en aide pour les libérer de ces actions génocidaires. 

 

De cette guerre interne en Ukraine, nos médias n’en ont guère parlé. Pourquoi rappeler ces faits, soutenus par les bons samaritains occidentaux dont la liste peut passer par nos gouvernements, par le Vatican et bien d’autres.

 

Comme nous le savons tous et toutes, Vladimir Poutine a dit oui à ses compatriotes ukrainiens, oui pour mettre un terme à cette guerre cachée. De quoi générer l’hystérie des bons samaritains occidentaux, criant au scandale et à l’ignominie d’un Président. 


Je ne doute pas que Vladimir Poutine savait qu’ on en arriverait là et que les bons samaritains de l’Occident se réveilleraient avec fait accompli de la part de la Russie. Sa mission n’est pas de faire la  guerre, mais de mettre fin à une guerre qui n’avait aucune justification constitutionnelle. Tout se passait sous silence. 

 

Voici la dernière déclaration du Président de Russie. 24/02/2022

 

Vladimir Poutine a déclaré que la Russie n'avait pas l'intention d'occuper l'Ukraine, mais chercherait plutôt sa démilitarisation.

 

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé jeudi qu'il avait décidé de mener une opération militaire spéciale pour défendre les citoyens vivant dans les régions de Donetsk et Lougansk contre l'agression de l'Ukraine.

 

LIRE AUSSI :

 

La Russie exhorte l'ONU à être impartiale dans la crise de l'Ukraine

 

"J'ai pris la décision de mener une opération militaire spéciale", a déclaré Poutine dans un message aux citoyens russes.

 

Le président russe a indiqué que l'objectif de l'opération est "de protéger les personnes victimes d'abus et de génocide par le régime de Kiev depuis huit ans".

 

"A cette fin, nous nous efforcerons de démilitariser et de dénazifier l'Ukraine. Et aussi de traduire en justice ceux qui ont commis de nombreux crimes sanglants contre la population civile, y compris les citoyens de la Fédération de Russie", a ajouté Poutine.

 

Le chef de l'État russe a souligné que les circonstances actuelles exigent que Moscou agisse immédiatement, ajoutant que "les républiques populaires du Donbass ont demandé l'aide de la Russie".

 

Poutine a expliqué que son pays ne peut pas exister avec une menace constante émanant du territoire ukrainien et que les autorités russes n'ont pas eu d'autre choix pour protéger le peuple de son pays.

 

Vladimir Poutine a déclaré que la Russie n'avait pas l'intention d'occuper l'Ukraine, mais chercherait plutôt sa démilitarisation. "Nos plans n'incluent pas l'occupation des territoires ukrainiens, nous n'allons rien imposer à qui que ce soit par la force", a-t-il ajouté.

 

Le président russe a annoncé lundi sa décision de reconnaître l'indépendance des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, après quoi des accords d'amitié, de coopération et d'assistance mutuelle ont été signés entre la Russie et les deux républiques.

 

Poutine a soutenu que pratiquement pas un seul jour ne se passe sans bombardements dans les villes du Donbass. "Le massacre de civils, le siège, le harcèlement de personnes, y compris des enfants, des femmes, des personnes âgées, ne s'arrêtent pas."

 

Vladimir Poutine a dénoncé que les Etats-Unis et leurs partenaires européens ont ignoré l'agression de Kiev contre Donetsk et Lougansk, "comme si toute cette horreur, ce génocide, dont sont victimes près de 4 millions de personnes, n'existait pas".

 

Pour sa part, le représentant permanent de la Russie auprès de l'ONU, Vasili Nebenzia, a déclaré mercredi dans son discours devant l'Assemblée générale des Nations unies que la décision de reconnaître l'indépendance des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk est la conséquence d'années de sabotage par Kiev de son obligations directes en vertu d'un ensemble de mesures approuvées par la résolution 2202 du Conseil de sécurité.

 

Nebenzia a averti que la communauté internationale avait été trompée par Kiev pendant les huit années du conflit, en assurant son attachement aux accords de Minsk, et a souligné que Kiev s'était en fait consacré à "saboter" les travaux du groupe de contact.

 

Ainsi se termine ce texte qui contraste beaucoup d’avec ce que les médias et gouvernements nous disent. 

 

Pepe Escobar, un des analystes, les plus crédibles, fait cette analyse :


https://reseauinternational.net/de-la-mer-noire-a-la-mediterranee-orientale-ne-pas-titiller-lours-russe/


Dernier message du 24 février de Poutine


https://reseauinternational.net/ukraine-dernier-message-du-24-fevrier-de-vladimir-poutine-a-son-peuple/


mardi 29 décembre 2015

QUI EST VLADIMIR POUTINE ?









Si nous lisons la presse occidentale et que nous nous alimentons des productions d’Hollywood, nous aurons de Poutine et de la Russie une opinion négative et de rejet.  Peu nombreux sont ceux et celles qui aiment être identifiés au mal dans tout ce qu’il y a de plus diabolique. Comme le disait G.W. Bush, dans le but de rallier le monde derrière sa cause, « vous êtes avec nous pour le bien ou contre nous pour le mal », reprenant à son compte les paroles du Christ dans Mathieu 12:30 : "Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui ne se joint pas à moi s’égare."


On peut comprendre, pour les gouvernements, qu’il est plus facile d’avoir l’appui de leur peuple si l’ennemi à abattre est l’incarnation de ce Satan qui veut dominer le monde. D’où l’importance de diaboliser par tous les moyens possibles cet ennemi qui se met au travers de leurs projets. Au temps du président Bush, ce fut surtout les terroristes, identifiés comme les auteurs du 11 septembre 2001, qui furent la


cible incarnant ce mal absolu. Ce combat a conduit à la guerre en Irak avec plus d’un million de victimes, à la guerre en Afghanistan et en Libye avec plus de 250 000 morts. Toutes ces guerres ont été réalisées au nom de la lutte contre le terrorisme et elles allaient se poursuivre en Syrie contre le président Bachar Al-Assad lorsque Vladimir Poutine, président de la Russie, a répondu à l’appel du gouvernement légitime de la Syrie pour lutter contre les véritables terroristes.


L’Occident, loin de s’en réjouir, comme on aurait pu s’y attendre, trouve plutôt à redire de cette intervention de la Russie, pourtant légitime et conforme au droit international, ce qui n’est pas le cas de la coalition internationale sous la


direction des États-Unis. Cette réaction de l’Occident fait dire à plusieurs analystes que les terroristes qu’ils disent combattre en Syrie sont plutôt des alliés soutenus pour renverser le gouvernement de Bachar Al Assad dont ils veulent le départ. Par son intervention, Vladimir Poutine est plus que jamais l’ennemi à abattre, d’autant plus qu’il a décodé le jeu véritable des États-Unis et de l’OTAN dans leur volonté de prendre le contrôle de la Syrie et du Moyen-Orient. Il n’en fallait pas plus pour qu’il devienne le nouveau « Satan »



Vladimir Poutine devient ainsi la « bête noire » qui s’interpose aux projets de conquête de la Syrie par l’Occident. Cet engagement de la Russie, dans cette lutte contre les terroristes en Syrie, ne plaît pas du tout aux autorités


gouvernementales étasuniennes et européennes. De plus, cette intervention met à jour la haute performance de la technologie militaire qui a fait plus en trois mois que ce que les États-Unis et ses partenaires européens ont fait pendant toute une année. Pas surprenant que tout ce qui peut être dit pour diaboliser cet homme d’État soit proclamé haut et fort par les médias occidentaux.


LE VÉRITABLE VISAGE DE POUTINE

Poutine est sans aucun doute un homme exceptionnel, amant de la nature, discipliné, partageant un esprit analytique et pratique avec une vision humaniste et spirituelle. Il sait faire preuve d’un esprit ouvert, mais aussi de liberté et de détermination dans ses décisions. Il demeure maître de son agenda. Son amour pour son peuple est indéniable et sa vision du monde rejoint celle qui fait des personnes, des peuples et des nations des entités autonomes et sujets de droit et de respect. Ce n’est pas pour rien qu’il se fait le promoteur, avec ses collègues du BRICS, d’un monde multipolaire harmonisé sur la base de consensus et d’entendement. Une vision, tout à l’opposé de celle promue par les États-Unis et ses alliés de l’OTAN d’un monde unipolaire sous la gouverne de l’Empire. En cela, Poutine devient l’ennemi à abattre.

Quelques références ou vidéos qui mettent en évidence des traits de cet homme.

Peu nombreux sont ceux qui imaginent Poutine recueilli quelque part dans un monastère pour y trouver paix et lumière. C’est pourtant ce qu’il fait, dans la plus grande discrétion, une ou deux fois par année. On se souviendra de sa disparition de la scène publique, au printemps 2015, ce qui avait donné lieu à tous les scénarios allant de sa mort jusqu’à celui d’un enlèvement. Personne n’avait alors pensé qu’il ait pu se retirer pour prier et méditer. http://humanisme.blogspot.ca/2015/03/poutine-ou-etait-il-donc.html

Alors que Vladimir Poutine était premier ministre de la Russie, il y eut, en 2012, une grève importante dans le secteur de la cimenterie. Les oligarques, propriétaires des cimenteries, se refusaient de répondre aux demandes des travailleurs et n’éprouvaient aucune gêne des effets désastreux de cette grève sur l’économie régionale et sur la vie des populations directement concernées. C’est alors que le premier ministre Poutine décida de mettre un terme à cette fermeture des cimenteries. Il s’est alors rendu chez les oligarques propriétaires pour les convaincre de mettre fin à ce conflit et de remettre en opération ces cimenteries. https://www.youtube.com/watch?v=cfOgahR3NI4&feature=youtu.be


Poutine n’est pas du genre à réagir sous l’effet de la colère. Il se donne le temps de cueillir l’information la plus fiable, de l’analyser, de la discuter avec ses plus proches collaborateurs avant de passer à l’action. Il revient rarement sur ses décisions une fois qu’elles ont été prises. Au cours des deux dernières années, il s’est présenté devant plus de mille journalistes pour expliquer sa compréhension des problèmes et les solutions qui s’imposent. Pendant des heures, il répond aux questions sans utiliser la « langue de bois ». C’est ainsi qu’il a donné son point de vue sur ce qui se passait en Ukraine et sur l’intervention de la Russie en Syrie. Dans les deux cas, il fait appel au respect du droit international et défend le droit des peuples à décider eux-mêmes de leurs destinées. Ces choix ne relèvent pas de puissances étrangères. Par contre, toutes les forces démocratiques doivent s’unir pour éliminer le terrorisme de l’État islamique.  http://humanisme.blogspot.ca/2015/10/si-la-bagarre-est-inevitable-il-faut.html également Lorsque la Russie pose ses conditions » et « Poutine au Parlement russe».

Si Poutine ne recule pas devant la menace, il n’est pas un promoteur de guerres. Il a doté la Russie d’armements les plus modernes capables de répondre adéquatement à ceux qui oseraient s’en prendre à la Russie. Comme tous les États, il assume la responsabilité des intérêts du peuple russe dont la sécurité figure au premier plan. Lors de sa seconde rencontre au Vatican avec le pape François, ce dernier lui a remis la médaille de l’Ange faiseur de Paix. Je ne sais si ce geste avait quelque chose à voir avec cette remise du Prix Nobel de la paix à Obama, au lendemain de son élection à la présidence des États-Unis, en 2008. Toujours est-il que le pape a jugé pertinent d’honorer de Président de la Russie de cette médaille de l’ange faiseur de paix.



Cet homme, diabolisé par les uns, soutenu à plus de 85% de son peuple et respecté dans le monde par une grande majorité, demeure égal à lui-même, peu importe les circonstances. Il porte la fierté de son peuple avec lequel il partage sa compréhension des choses et le pourquoi des actions qu’il entreprend. Il aime la nature et trouve en elle sérénité et paix. Je termine ce portrait avec ces photos qui nous montrent Poutine amoureux des animaux. http://www.canalfrance.info/Il-etait-une-fois-Vladimir-Poutine-et-les-animaux_a695.html



Oscar Fortin
Le 29 décembre 2015



vendredi 23 décembre 2016

VLADIMIR POUTINE



LE CHEF D’ÉTAT QUE DE NOMBREUX PEUPLES VOUDRAIENT AVOIR




Si les chefs d’État de la coalition internationale, dirigée par les États-Unis, n’ont que du mépris pour cet homme qu’ils rendent responsable de tous les maux, soutenus en cela par les médias qui leur sont assujettis,  nombreux sont, par contre, les peuples de ce même Occident qui souhaiteraient avoir un tel Chef d’État. Qu’a-t-il donc de si différent de ceux qui nous dirigent ? Ce qui fait de V. Poutine un homme exceptionnel et un chef d’État, aimé de son peuple et de nombreux autres peuples du monde, comportent de nombreuses facettes dont les principales reposent tout à la fois sur sa courtoisie et sa franchise, sur sa vision d’un monde respectueux du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et, finalement, sur sa cohérence et l’efficacité de son action pour qu’il en soit ainsi. Il est de toute évidence un très grand stratège.

SA COURTOISIE ET SA FRANCHISE

Vladimir Poutine n’est pas homme à élever la voix ou à mettre le poing sur la table pour se faire comprendre. Le ton est toujours modéré et ses interlocuteurs et interlocutrices qu’il identifie comme des partenaires ont toujours une porte ouverte pour s’expliquer ou rectifier certains de leurs comportements ou engagements. S’il faut rompre, ce ne sera qu’à la limite des possibilités d’une entente,

Il ne fait pas de doute que l’homme est intelligent et qu’il sait placer ses pions de manière à atteindre ses objectifs. Mais là encore, il sait communiquer avec ses divers interlocuteurs, que ce soit le Parlement russe, les experts internationaux ou encore les journalistes. Chaque année, il se présente devant ces trois grands interlocuteurs pour partager et discuter de ses politiques et de ses engagements. 

Il y a cette rencontre annuelle avec les Parlementaires russes diffusée à grande échelle en Russie et ailleurs dans le monde. Il y fait le bilan de son administration et expose les grandes orientations vers lesquelles il dirige les destinées du peuple russe. 

Il en fait tout autant avec ses conférences annuelles de Valdaï où il explique aux journalistes du monde entier la lecture qu’il fait des évènements qui interpellent notre monde et du rôle que la Russie croit devoir y jouer.  Il met cartes sur table quant aux grands objectifs d’un monde multipolaire, respectueux des droits des peuples et des nations.

Sa rencontre annuelle avec les journalistes se réalise sur la fin de l’année. Ces derniers viennent de toutes les parties du monde. Celle de la présente année vient tout juste de se terminer après 4hres d’échanges sur des questions provenant d’un auditoire qui a dépassé les 1400 journalistes.  Ces échanges spontanés et la manière avec laquelle Vladimir Poutine répond aux questions suscitent un grand intérêt.

Tout ceci pour dire qu’il se présente comme un chef d’État entièrement libre et ouvert à partager les interrogations et préoccupations de ses interlocuteurs et interlocutrices. Il y trouve évidemment une tribune exceptionnelle pour corriger des informations qui circulent contre la Russie et son Président dans certains milieux d’Europe et d’Amérique qui font de ces derniers les grands coupables de tout ce qui ne va pas bien dans le monde.

SA PENSÉE POLITIQUE SUR LE DROIT DES PEUPLES À DISPOSER D’EUX-MÊMES

En tant qu’acteur principal du regroupement des pays, tels le Brésil, la Russie, la Chine, l’Inde et l’Afrique du Sud (BRICS),  il se fait promoteur d’un monde multipolaire à l’intérieur duquel chaque peuple, chaque nation, chaque État doivent être reconnus et respectés. En ce sens, il se fait un devoir de rappeler à qui veut l’entendre que la Charte des droits des peuples des Nations Unies doit être respectée par tous, puissant et moins puissant. Il s’affirme ainsi contre les tendances du Nouvel  Ordre mondial qui prétend s’imposer comme force dominante  des peuples et des nations. Ce discours frappe de plein foie les artisans de ce nouvel ordre mondial, dont les États-Unis s’en proclament les grands leaders.

Tout ce discours de Vladimir Poutine repose sur le respect du droit international  des peuples à disposer d’eux-mêmes et dont il appartient aux Nations Unies de le faire respecter. Il sait, cependant , que les Nations Unies demeurent une Organisation sous influence dominante des États-Unis et qu’elle est  utilisée, plus souvent que moins, pour couvrir des interventions qui vont à l’encontre du droit international.

Le cas de la Syrie, plus que tout autre, a mis en évidence cette complicité et aussi ce silence sur le non-respect des droits de l’État syrien et de ceux de l’inviolabilité de son territoire. L’arrivée de Poutine, à l’invitation du gouvernement de l’État syrien, est venue modifier la donne : sa présence légitime et son engagement à lutter directement contre les terroristes, soutenus et financés en grande partie, par la Coalition, dite internationale, ont mis à jour ce double jeu de lcette Coalition.

LA COHÉRENCE ET L’EFFICACITÉ DE SES ENGAGEMENTS

L’entrée de la Russie en Syrie s’est réalisée d’une manière concertée avec le gouvernement de Syrie et ses alliés. Le déploiement des forces aériennes et navales nous en a donné plein la vue et en peu de semaines ils en avaient réalisé plus contre les terroristes que la coalition internationale en deux ans. Il s’est ainsi imposé avec crédibilité comme maître du jeu de cette guerre contre le terrorisme et pour le respect des droits de l’État syrien: deux points fondamentaux, devenus incontournables à toute résolution du conflit par la voie diplomatique. Les États-Unis et la coalition n’ont pu se soustraire à ces derniers et ont dû mettre toute leur confiance dans leurs terroristes  pour déloger le Président Bachar Al Assad, objectif auquel ils n’ont jamais renoncé. Sur ce plan, Poutine a démontré le grand stratège qu’il est en écartant, par cette voie, les États-Unis et la Coalition de toute participation aux négociations de paix entre les opposants modérés  et le gouvernement de Bachar Al Assad.

Il faut également noter que l’arrivée de la Russie en Syrie comportait un objectif stratégique important,  à savoir celui de déplacer du territoire ukrainien au territoire syrien cette confrontation devenue inévitable avec les États-Unis et l’OTAN. Il a su détecter chez ses partenaires étasuniens et européens leur volonté d’affronter la Russie en territoire ukrainien et de là attaquer la Russie.

Poutine et son équipe, au premier rang duquel il faut mentionner son ministre des Affaires extérieures, Sergueï Lavrov, ont su mesurer les risques et éviter les pièges tendus. On peut leur reconnaître le mérite de nous avoir évité, à ce moment-là, une troisième guerre mondiale.

En conclusion

Je termine avec cette réponse que Vladimir Poutine a donnée à une petite fille de 8 ans  qui lui demandait "Quel robot vous manque au Kremlin?",

"Quand nous prenons des décisions dont dépend la vie des gens, nous devons en premier rester des êtres humains. Les robots sont incapables de nous aider dans ce cas. »

Dans cette réponse se révèlent l’humain qui l’habite et la confiance qu’il inspire.

Oscar Fortin
Le 23 décembre 2016

Quelques articles écrits par l’auteur sur Vladimir Poutine