PENSÉE

LA DÉMOCRATIE QUI NE FAIT PAS DU PEUPLE LE RESPONSABLE DE SES DÉCISIONS EST UNE TROMPERIE.

LA RELIGION QUI NE RECONNAÎT PAS LA FOI COMME UN DON PERSONNEL DE DIEU EST UNE MANIPULATION.

LE BIEN COMMUN QUI NE SE FONDE PAS SUR LA JUSTICE ET LA VÉRITÉ EST UNE ESCROQUERIE.

Oscar Fortin

Blog espagnol

vendredi 20 janvier 2017

DONALD TRUMP LE RÉVOLUTIONNAIRE ?





J’ai lu et relu le discoursde Donald Trump à son peuple au moment d’assumer la présidence des États-Unis d’Amérique. Un discours que bien des chefs d’État des pays émergents en Amérique latine et ailleurs dans le monde pourraient faire leur sur de nombreux points.

Le diagnostique, trop sombre pour certains, qu’il fait sur l’état de la Nation met en évidence les faiblesses d’un système qui a servi les intérêts d’une certaine élite, mais qui a laissé dépérir les conditions des travailleurs et du peuple.

« Pendant des décennies, nous avons enrichi l'industrie étrangère aux dépens de l'industrie américaine; subventionné les armées d'autres pays tout en permettant le très triste appauvrissement de notre armée; nous avons défendu les frontières d'une autre nation tout en refusant de défendre les nôtres; et dépensé des milliards de milliards de dollars à l'étranger pendant que les infrastructures de l'Amérique se sont délabrées et abîmées. »

C’est le genre de diagnostique que font bien des pays du Tiers-monde qui ont souffert de la colonisation de pays puissants venus s’enrichir au dépens des populations et avec la complicité d’une certaine élite nationale corrompue et de politiciens soumis.

Que l’on pense à Fidel Castro qui s’est porté au secours de son peuple, soumis à la dictature de Batista et aux multinationales qui en ratissaient les richesses.  Que l’on pense au Chili d’Allende soucieux de redonner à son peuple son indépendance et les richesses de son pays pour vaincre la pauvreté, assurer des écoles gratuites, des services de santé et redonner espoir et confiance à tous et à toutes. C’est également le cas de la Bolivie d’Évo Morales, de l’Équateur de Rafael Correa, du Venezuela d’Hugo Chavez et de Maduro. Tous veulent redonner le pouvoir à leur peuple et lui assurer la priorité sur ses propres richesses, son indépendance, l’accès à l’éducation, à la santé et à un niveau de vie respectueux de la personne humaine.

N’en va-t-il pas  de même avec Donald Trump ?

« Les Américains veulent de bonnes écoles pour leurs enfants, des quartiers sûrs pour leurs familles et de bons emplois pour eux-mêmes. 

Ce sont des revendications légitimes et raisonnables pour un public juste. »

Comment ne pas partager ce point de vue et vouloir qu’il en soit ainsi pour tous les peuples de la terre?

Ces objectifs comportent toutefois des mesures concrètes qui ne seront pas sans affecter ceux et celles qui s’accommodaient bien du système existant.

« Chaque décision sur le commerce, les impôts, l'immigration, les affaires étrangères sera prise au bénéfice des familles et des travailleurs américains.
Nous devons protéger nos frontières des ravages des autres pays fabriquant nos produits, spoliant nos entreprises et détruisant nos emplois. La protection conduira à une grande force et prospérité. »

Ces mesures ne sont pas sans nous rappeler celles prises par plusieurs pays émergents dans le monde. De nombreuses nationalisations se sont avérées nécessaires pour que les pays concernés puissent retrouver leur plein pouvoir sur leurs richesses. Il y eut également l’expulsion de diplomates, d’organisations humanitaires aux objectifs malveillants. Des mesures que les grandes puissances qui en bénéficiaient n’apprécièrent guère.

Un des points, sans doute le plus important sur le plan des relations internationales, est celui de reconnaître que chaque peuple dispose de ces mêmes droits et qu’il n’est pas dans sa politique d’intervenir par la force ou les menaces dans les affaires internes des autres peuples.

« Nous rechercherons l'amitié et la bonne volonté des autres nations du monde, mais nous le ferons avec l'idée que c'est le droit de tout pays de mettre ses propres intérêts en avant.

Nous ne cherchons pas à imposer notre mode de vie, mais plutôt à le rendre éclatant comme un exemple à suivre. »

Si Donald Trump donne suite à cette promesse, bien des peuples, victimes de l’interventionnisme étasunien, lui en seront grandement reconnaissants. Il en va de même pour ces centaines de bases militaires qui s’imposent à de nombreux peuples à travers le monde.  Le rapatriement de ces bases militaires lui permettra de faire de grandes économies pour son peuple tout en redonnant aux nations concernées leur indépendance.

La vision que nous livre Donald Trump le rapproche davantage d’un monde multipolaire que d’un monde unipolaire. À ce titre, il se montre ouvert au respect de chaque peuple au droit de chacun de travailler en priorité pour ses propres intérêts. Dans une telle optique, le monde des échanges se convertira en gagnant-gagnant, chacun y trouvant  ses propres intérêts. Un principe avancé par le Président chinois au sommet tout récent de Davos.

L’avenir nous dira si les paroles de Donald Trump seront suivies d’actions concrètes et cohérentes avec ces dernières. La non-intervention dans les affaires internes des autres pays fait partie de celles-là. À y donner suite, les relations internationales entre les peuples en seront profondément modifiées pour le mieux-être de ces peuples.

Ses rencontres à venir avec Vladimir Poutine et le Président chinois nous donneront une première idée jusqu’où il est prêt à aller dans cette révolution.

Oscar Fortin
Le 20 janvier, 2017


2 commentaires:

André a dit...

C'est beau ce que Trump a dit aux américains et par le biais au monde; mais il y a les forces obscures qui règnent en maître aux USA; vous savez, la cia, nsa, fbi..lobby juif...lobby des armes, l'armée...les médias et la constitution américaine...etc. La constitution américaine est sans doute la force obscure la plus puissante qui règne sur les américains. Cette constitution leur donne le droit de s'ingérer dans les affaires des autres nations; elle leur donne le droit de penser à régner sur le monde; le maudit langage de la liberté, que les américains utilisent en se mêlant des choses des autres nations. Ce langage vient de la constitution, force obscure par excellence. Si vous connaissez l'histoire du grand satan, c'est son langage; il parle de liberté dans sa chute, en entraînant avec lui une multitude d'êtres spirituels.
Ces forces obscures sont derrières, on les voient peu, mais elles sont présentes, et se plaise à contourner la présidence, pour étendre leurs filets sur les nations. Ces forces, parfois, en arrivent même à menacer l'occupant de la présidence. Obama a eu à faire face à ces éventuels menaces: il devait suivre le courant de ces forces obscures, sinon, gare à lui.
C'est pourquoi je doute, non pas de Trump, qui est sincère, mais de la nation américaine gangrenée par la présence de ses forces obscures. Trump ne pourra pas faire tout ce qu'il dit.

La nation américaine est condamnée; elle ne pourra jamais comprendre le respect des autres nations. La sagesse, elle ne connaît pas ça! Plus vite cette nation disparaîtra, mieux ce sera pour tout le monde. Le peuple russe a eu l'avantage de passer par la souffrance, pour apprendre un brin de sagesse.

Joaquín Martínez a dit...

Et que dire de la question de l'environnement?