PENSÉE

LA DÉMOCRATIE QUI NE FAIT PAS DU PEUPLE LE RESPONSABLE DE SES DÉCISIONS EST UNE TROMPERIE.

LA RELIGION QUI NE RECONNAÎT PAS LA FOI COMME UN DON PERSONNEL DE DIEU EST UNE MANIPULATION.

LE BIEN COMMUN QUI NE SE FONDE PAS SUR LA JUSTICE ET LA VÉRITÉ EST UNE ESCROQUERIE.

Oscar Fortin

mardi 19 juin 2012

POUTINE ET OBAMA EN MARGE DU G-20




  
Dans l’édition internet du Devoir en date du 18 juin, figurait un communiqué d’Agence France Presse (AFP) avec comme titre « L’opposition syrienne appelle à une résolution contraignante ».  Il s’agissait évidemment de cette opposition armée et non de celle qui participe à la lutte pacifique pour une Syrie plus démocratique et davantage à l’image de son peuple.

Dans son édition du 19 juin, il n’y a aucune référence à la déclaration commune d’Obama et de Poutine qui se sont rencontrés pendant plus de deux heures, en marge du G-20, traitant, entre autres, des problèmes relatifs à la Syrie et demandant l’arrêt de toute violence et affirmant qu’il appartient au peuple syrien, seul, de décider de son avenir politique.  

Si cette prise de position commune s’avère fondée, il s’agirait d’un tournant majeur, dans les prérogatives de WAHINGTON, quant à sa persistance à exiger le départ de l’actuel Président du pays.


Pourtant, de nombreuses autres agences n’y manquèrent pas.

Al Manar repris par AlterInfo

« Alors que la tension bat son plein entre les « amis » de la Syrie et le bloc Russie-Chine  en territoire syrien, alors que dans les deux camps l’envoi d’armes, de matériels et d'engins militaires est à son apogée, les deux présidents russes et américains sont d’accord pour mettre un terme à la violence en Syrie.
L’annonce a été faîte par le président Russe Vladimir Poutine lui-même, en déclarant avoir partagé avec son homologue américain, Barak Obama, beaucoup de points de vue communs sur nombreuses questions internationales, notamment en ce qui concerne la crise syrienne.

En marge du sommet du G20, dans une conférence de presse conjointe avec le président à Los Cabos, au Mexique, le président Poutine a dit : “nous avons discuté des règlements des problèmes internationaux, surtout la crise syrienne, et nous avons trouvé beaucoup de points communs”.

De son coté, le président Obama a souligné : “Nous nous sommes mis d'accord sur la nécessité de parvenir à l'arrêt de la violence en Syrie et de lancer un processus politique capable d'écarter le déclenchement d'une guerre civile et l'effusion de sang”.

Dans un communiqué conjoint, les deux présidents ont souligné s'être convaincus que le peuple syrien doit lui-même définir son avenir.

Le communiqué appelle à la cessation immédiate de toute forme de violence pour éviter l'effusion de sang en Syrie, tout en appuyant les efforts de l'émissaire spécial des NU pour la Syrie, Kofi Annan, pour passer à un changement politique vers la démocratie et le multipartisme et un régime politique choisi par les Syriens eux-mêmes dans le cadre de la souveraineté, de l'indépendance et de l'unité des territoires syriens. »



« Le président américain Barack Obama et son homologue russe Vladimir Poutine sont parvenus à trouver un terrain d'entente, notamment sur le sujet délicat de la Syrie, qui empoisonne leurs relations depuis plusieurs mois. Dans un communiqué commun publié à l'issue de deux heures de discussions, les deux chefs d'État ont “appelé à un arrêt immédiat de la violence”. Ils se sont dits “unis dans l'idée que le peuple syrien devrait pouvoir choisir son avenir de façon indépendante et démocratique”. 

Cette agence, pro-occidentale, parle très peu du contenu et de ses implications pour la suite des évènements.  Elle met plutôt l’accent sur les comportements des deux hommes et sur l’interprétation  à donner à leurs différentes expressions.

« Lorsque Poutine a studieusement fixé le sol, est-ce qu'il voulait exprimer son désaccord avec les pressions d'Obama sur la Syrie? Lorsqu' Obama a froncé les sourcils, est-ce que ça voulait dire que l'adjectif ‘sérieuses’ utilisé par Poutine pour qualifier leurs discussions était en fait un euphémisme pour décrire un échange bien plus animé? Et ce mince sourire arboré par Poutine lorsqu'il a invité Obama à Moscou, est-ce que c'est un indice d'un réchauffement entre les deux hommes? »





« Nous avons parlé de questions internationales, notamment de la question syrienne », a expliqué Poutine à la conférence de presse. « À mon avis, nous avons découvert beaucoup de points communs sur ces questions. Et nous maintiendrons des contacts personnels, mais aussi au niveau des experts de nos deux pays ».
En ce qui concerne la Syrie, les présidents de la Russie et des États-Unis ont souligné la nécessite de laisser au peuple de ce pays la possibilité de choisir la voie de son développement. Vladimir Poutine et Barack Obama ont appelé les parties au conflit à cesser immédiatement toutes les violences et ont exprimé leur appui des efforts de l'envoyé spécial en Syrie Kofi Annan. »


De quoi faire réfléchir le « va-t’en guerre » des mercenaires et de l’opposition armée qui se présentent sous la peau de démocrate et d’humanitaire. Souhaitons que cette dernière photo ne soit pas le reflet d’une détermination dissimulée de part et d’autre quant à la suite à donner à leurs ententes sur la Syrie. Le sourire n’y est pas et la chimie entre les deux hommes se fait bien discrète.

Oscar Fortin
Québec. Le 19 juin 2012


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