jeudi 28 février 2008

LE VATICAN ET LE BLOCUS CONTRE CUBA

LE VATICAN RÉAFFIRME LA CONDAMNATION DU BLOCUS DES ÉTATS-UNIS CONTRE CUBA

Vatican : « Le blocus de Cuba est injuste et éthiquement inacceptable »
mercredi 27 février

LE secrétaire d’État du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone, a repris les propos du Pape Jean-Paul II lors de son séjour à La Havane, en 1998, en qualifiant le blocus exercé par les États-Unis contre l’île d’ « injuste et éthiquement inacceptable ».

Dans une conférence de presse tenue conjointement avec le ministre des Relations extérieures Felipe Pérez Roque, Mgr Bertone a considéré les mesures restrictives imposées depuis Washington comme une oppression contre le peuple cubain et une violation de son indépendance.

Mgr Bertone a dit avoir fait plusieurs tentatives pour amener le gouvernement des États-Unis à mettre un terme à cette politique, et avoir demandé aux autorités de ce pays d’autoriser les retrouvailles des familles cubaines séparées, comme un geste d’humanité.

En raison de ces mesures imposées par l’administration Bush, les Cubains résidant aux États-Unis ne sont autorisés à rendre visite à leurs familles dans l’île qu’une fois tous les trois ans.

Le secrétaire d’État du pape Benoît XVI a rappelé que ce voyage avait pour but de commémorer le 10e anniversaire de la visite à Cuba du défunt pape Jean-Paul II, qu’il a qualifié de « combattant en faveur de la justice et de la paix dans le monde » et qui, a-t-il dit « a laissé un immense souvenir dans l’île ».

Après avoir adressé ses salutations respectueuses à Fidel Castro, le cardinal Bertone a qualifié d’ « excellentes » les relations bilatérales, faisant remarquer que l’Église catholique et le nouveau Conseil d’État de Cuba, présidé par Raul Castro, partagent l’aspiration de développement du peuple cubain.

Par ailleurs, Son Éminence Mgr Bertone a dit avoir constaté au cours de son séjour dans l’île une convergence de positions entre l’Église catholique et les autorités cubaines vis-à-vis de questions médullaires de l’agenda internationale, comme la nécessité d’une restructuration de l’ONU et d’une démocratisation des relations internationales, notamment des relations économiques au profit des pays les plus pauvres, ainsi que sur les problèmes environnementaux.

Il a précisé que ces questions importantes seront au centre du discours que prononcera le pape Benoît XVI au siège des Nations unes, au mois d’avril.

Le cardinal Bertone a tenu à exprimer sa gratitude aux autorités cubaines pour les facilités qui lui avaient été accordées dans l’accomplissement de ce voyage, notamment à La Havane, Santa Clara, Santiago de Cuba et Guantanamo, ainsi que lors de l’inauguration du monument à la mémoire de Jean-Paul II.

Pour sa part, le ministre des Relations extérieures Felipe Pérez Roque a réitéré sa satisfaction pour la présence du haut dignitaire de l’Église catholique, « porteur de la parole et du message du pape Benoît XVI aux Cubains, comme une expression des relations fluides, cordiales et respectueuses entre le Saint-siège et Cuba », a-t-il dit.

Le ministre a qualifié son entretien avec le secrétaire d’État du Vatican de « cordial, franc et respectueux », en précisant qu’ils avaient pu discuter abondamment sur les relations bilatérales et les principaux problèmes d’actualité internationale. « Il est ressorti une convergence de vues sur des questions de la plus haute importance », a dit le ministre.

Pérez Roque a indiqué que lors de sa conversation « agréable et profonde », il a réitéré à son illustre interlocuteur la volonté des autorités de continuer d’œuvrer en faveur de l’élargissement et de l’approfondissement de la communication entre l’Église catholique et l’État cubain.

Finalement le ministre des Relations extérieures a remercié Mgr Bertone pour ses paroles d’encouragement et de reconnaissance envers les nouvelles autorités élues le 24 février à la session constitutive du Parlement.
(...)
Sources Granma
Référence
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=
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Cet évènement ainsi que celui de la libération des otages colombiens, auraient certes connu une toute autre couverture s’ils avaient été réalisés par d’autres acteurs ou avec un contenu plus près des politiques éditoriales de nos grands médias.

Oscar Fortin
28 février 2008

LIBÉRATION D'OTAGES COLOMBIENS


LA LIBÉRATION, EN CE 27 FÉVRIER, DE 4 NOUVEAUX OTAGES DE LA FARC GRÂCE À LA MÉDIATION DE CHAVEZ

Des forêts colombiennes à Miraflores

Les Forces armées révolutionnaires de Colombie ont libéré, mercredi, quatre députés colombiens, qu'ils retenaient en otages, depuis des années, dans le cadre d'un accord conclu, sous l'égide du Président vénézuélien, Hugo Chavez. Un groupe d'une soixantaine de rebelles a remis Gloria Polanco, Luis Eladio Perez, Orlando Beltran et Jorge Gechem, qui souffriraient de problèmes cardiaques, ont affirmé les sources proches du gouvernement colombien. Cette libération constitue un nouveau succès pour Chavez, qui a irrité le Président colombien, Alvaro Uribe, en demandant une reconnaissance politique des FARC.


Le Président Chavez a reçu officiellement ce grand groupe de frères colombiens, lors d’une cérémonie dépourvue de tout protocole à 19h à la résidence officielle de Miraflores.


Le chant des hymnes nationaux des deux nations frères fut l’expression d’une grande joie pour le succès de la Mission humanitaire Camino a la Paz, rendu possible grâce a la médiation du Venezuela.

De quoi donner espoir à toutes les familles dont un des leurs est détenu par l’une ou l’autre des forces en présence. Pour le moment, les Forces révolutionnaires colombiennes (FARC) procèdent à la libération des otages de façon unilatérale et dans des conditions que l’armée colombienne ne facilite pas toujours. À signaler que le Président du Venezuela s’est adressé directement au chef des FARC pour qu’il prenne les dispositions nécessaires pour assurer les meilleures conditions de santé d’Ingrid Betancourt à la libération de laquelle il promet de déployer tout ce qui est en son pouvoir.

Source : http://www.vtv.gob.ve/VTV(reload)/detalle.php?id=10394

Oscar Fortin
28 février 2008

dimanche 27 janvier 2008

L'OPÉRATION "BALBOA"


Hugo Chavez, Président légitiment élu du Venezuela, dénonce la préparation par la Colombie d'une agression militaire en complicité avec les États-Unis

On se souviendra qu’à l’occasion du référendum sur la modification de la Constitution vénézuélienne, une opération terroriste d’envergure, baptisée « TENAZA », avait été dénoncée. Elle visait le sabotage du Référendum et le renversement, par la force, du gouvernement Chavez. À cette occasion, j’avais même fait référence à une rencontre secrète visant le sabotage de ce Référendum, à laquelle aurait participé notre Gouverneure générale, Michael Jean. Une correspondance au Gouvernement canadien sur le sujet est toujours sans réponse.

Aujourd’hui, c’est l’opération « BALBOA » qui est mise à jour. Dans une déclaration officielle, en date du 25 janvier 2008, le Président Chavez alerte le monde que le gouvernement d’Alvaro Uribe de Colombie transforme le territoire national de son pays en « porte avions » mis à la disposition des forces militaires des EEUU en vue d’actions de provocations contre le Venezuela et d’interventions militaires.

« Une agression militaire de la Colombie se prépare contre le Venezuela et c'est une agression étasunienne. Une provocation est ourdie pour nous contraindre de lancer une riposte risquant de déclencher une guerre. Cela rentre dans le cadre du plan Balboa, le plan pour l'invasion du Venezuela. »

Le Président Chavez appuie ses accusations sur des informations compilées par les services secrets vénézuéliens et par ceux d’autres pays latino américains. C’est dans ce contexte, dit-il, qu’il faut voir la visite toute récente à Bogota de Condoleezza Rice, la secrétaire d’État du Président Bush, suivan de près celle de hauts chefs militaires étasuniens.

«J'accuse le gouvernement de la Colombie d'agir en pion de l'empire des États-Unis, d'ourdir une conspiration, une provocation militaire contre le Venezuela parce que c'est un gouvernement pour la guerre alors que nous, nous sommes un gouvernement pour la paix " a souligné le Président Chavez. »

En moins d’une semaine de hauts représentants colombiens se sont rendu au Venezuela pour y faire circuler des rumeurs et de fausses informations que les réseaux privés d’information ont repris à grande échelle. Ces fausses informations visent à lier le Venezuela à la contrebande de drogue et aux Forces armées révolutionnaires colombiennes (FARC). Elles sont lancées sans preuves et n’ont pour objectifs que ceux de justifier n’importe quelle action contre le Venezuela à partir de la Colombie.

Si le mensonge et la manipulation de l’information ont eu autant de succès pour justifier l’intervention des EEUU en Irak et couvrir les horreurs qui s’y sont produites POURQUOI ne donneraient-ils pas d’aussi bons résultats pour une intervention au Venezuela? Il suffit de rappeler que « l'Ex-secrétaire américain à la Défense, Donald ‎Rumsfeld a reconnu, tout récemment, avoir payé des pots-de-vin, aux ‎journalistes, afin de les persuader de publier des ‎mensonges sur la situation en Irak. Selon le numéro de ‎vendredi, 25 janvier 2008, du quotidien émirati Al-Khalij, Donald ‎Rumsfeld n'a, non seulement, reconnu avoir payé des pots-‎de-vin en échange de la divulgation des mensonges sur ‎la situation de l'Irak, mais encore, il a défendu, fièrement, ‎cette méthode et, même, critiqué la presse américaine ‎pour avoir révélé l'affaire. L'Ex-patron du Pentagone a ‎aussi reconnu que la Maison Blanche n'avait pas réussi sa ‎lutte contre le terrorisme. Il a cependant proposé la mise ‎en place d'une agence mondiale pour propager, par des ‎méthodes modernes, la démocratie, la liberté et les ‎valeurs occidentales, partout dans le monde. »

Cette déclaration de ce haut dirigeant étasunien jette un éclairage bien particulier sur la nature de la Démocratie recherchée, de la liberté à sauvegarder et des valeurs de l’Occident à promouvoir. Faut-il entendre et comprendre par ces propos que la « démocratie » est celle qui leur est soumise, que la « liberté » est celle réservée aux puissants et à ceux qui dominent le monde, que les « valeurs de l’Occident » sont celles qui reposent sur le mensonge, la tromperie, l’hypocrisie ?
Ne sommes-nous pas en droit de nous demander pour quelle démocratie, quelle liberté, quelles valeurs de l'Occident se bat le Canada en Afghanistan et dans le monde ?

Oscar Fortin

27 janvier 2008

vendredi 11 janvier 2008

LE CHEMIN DE LA PAIX


D’Hugo Chavez, ses adversaires peuvent dire beaucoup de choses, mais aucun ne peut lui reprocher d’agir pour lui-même et ses intérêts personnels. Il est fondamentalement un grand humaniste qu’alimentent tout autant la détermination pour un monde plus juste, plus vrai qu’une foi bien enracinée dans les Évangiles et dans l’histoire. Pour découvrir cette facette qu’on nous cache de cet homme, rien de mieux que cette photo. Elle nous montre Hugo Chavez en compagnie de ces deux femmes, Clara Rojas et Consuelo Gonazalez, que sa médiation a rendu possible. Elles étaient détenues, depuis plusieurs années, comme otages des Forces armées révolutionnaires colombiennes (FARC). L’enfant qu’il porte dans ses bras est sa petite fille. Cette libération s'est réalisée le 10 janvier 2008. Une voie nouvelle pour faire la paix.
Oscar Fortin
11 janvier 2008

mercredi 12 décembre 2007

À MON PETIT FILS LUCAS

POUR SON DEUXIÈME ANNIVERSAIRE

Une autre année vient s’ajouter à ton histoire dans ce nouveau monde que tu n’as pas fini de découvrir. Si ta première année t’a rempli les yeux d’un monde aux multiples visages et aux sons bien variés, si elle t’a appris les premiers mouvements pour une plus grande autonomie, ta seconde année t’a fait faire des bonds énormes dans l’un et l’autre cas.



À peine franchi le cap de ta première année, tu t’envolais dès janvier 2007 vers Santiago du Chili. Tu es passé, dans l’espace de 12 heures, du froid et de la neige à un soleil chaud et à une verdure estivale. Tu n’as certainement pas réalisé, à ce moment, que tu venais de traverser la moitié de la planète terre. Du nord au sud la vie suivait son cours et les personnes t’entouraient de toute leur affection. Tu as connu le métro de Santiago, toujours bondé de monde, surtout que c’était la réforme, appelée alors, Transantiago. Ce fut un véritable drame pour des milliers de familles vivant dans les quartiers éloignés du centre ville et un fiasco pour ceux qui en avaient pris l’initiative. Tu as connu ta première garderie et beaucoup d’oncles, de tantes, de cousins et de cousines. Tu as également connu de nombreux amis et amies de ta grand-mère.



Ton retour s’est effectué en passant, l’espace d’une nuit, de l’automne au printemps, du froid humide à la fonde des neiges et à une nature anxieuse de montrer à nouveau les charmes de ses apparats. Tu as retrouvé tes « affaires » et nous avons repris nos sorties quotidiennes en direction de la promenade du Château Frontenac avec un retour par les Plaines d’Abraham pour y voir naître un nouvel été. Je t’ai vu plus sensible et attentif aux personnes rencontrées. Ta grande sociabilité en a été que plus affermie.




En septembre, tu as eu la chance d’être accueilli dans une garderie merveilleuse. Si, les premiers jours, tu y restais avec hésitation et un peu de chagrin, tu as vite retrouvé la joie d’y arriver et de partager avec des amis (es) jouets, jeux extérieurs et apprentissage en groupe. Le matin, au réveil, ta grand-mère te transférait de lit pour y voir quelques uns de tes programmes animés, puis vers les 7hrs elle allait te préparer ton déjeuner qu’elle t’apportait à la chambre. Pendant que le grand-père que je suis t’accompagnait pour manger, ta grand-mère allait préparer ton linge pour la journée. J’avais la tâche de t’habiller et d’aller te conduire à ta garderie. En général je t’y laissais vers les 8hres et retournais te chercher vers les 17h. Je t’y trouvais toujours heureux et occupé à faire des jeux avec d’autres.



Nous voilà maintenant à la veille de célébrer ton deuxième anniversaire. Ta mère et ton père qui n’ont jamais négligé de venir te voir tous les jours et de prendre de leur temps pour jouer avec toi, se préparent fébrilement pour cet anniversaire de leur grand garçon. Ta mère compte les jours et ton père arrête tous les matins avant de partir pour son travail à passer quelques moments avec toi. Les fins de semaine c’est avec ta tante Carmen que tu passes tes meilleurs moments. Elle te prend souvent pour sortir glisser ou encore cueillir des pommes, magasiner ou manger au restaurant. Elle te gâte comme une marraine peut le faire.



Je te laisse donc avec ces quelques photos dont la toute dernière en compagnie de ton père et de ta mère la veille de ce deuxième anniversaire.




Bonne fête cher petit-fils

Ton grand père qui t’aime beaucoup

12 décembre 2007


NOTE : Deux lettres ont déjà été écrites à Lucas : la première à sa naissance et la seconde à son premier anniversaire.

http://humanisme.blogspot.com/2005/12/bienvenue-lucas-gabriel.html

http://humanisme.blogspot.com/search?q=bienvenu+%C3%A0+Lucas