samedi 20 février 2021

QUESTIONNEMENTS du rôle de l’Église catholique dans le monde




 

Que l’on soit croyant ou pas, l’existence de l’État du Vatican et de l’Église catholique dans le monde interpelle tout autant ceux et celles qui en sont des membres croyants que ceux et celles qui n’en sont pas membres tout en se posant de sérieuses questions sur le rôle réel qu’elles jouent dans le monde.

 

DE LA PART DES croyants et croyantes


Bon nombre de croyants, dont je suis, se posent de sérieuses questions sur ce qu’est devenue cette « communauté de foi des premiers disciples qui ont cru en Jésus de Nazareth, en son enseignement et en ses engagements ».

 


Ces premières communautés chrétiennes qui assumaient, à travers leur quotidien, les consignes laissées par Jésus : s’aimer mutuellement, s’entraider, se pardonner, se faire artisan de la justice et de la vérité,   partager son pain quotidien avec les plus délaissés, ont vite été transformées en une Église, institution, devenue, avec les siècles qui ont suivi, l’Église et le Vaticanque nous connaissons aujourd’hui.

 

Les disciples du premier siècle se sont métamorphosés en prêtres, évêques, cardinaux et pape et sont vite devenus des personnages, occupant des fonctions de pouvoir et d’autorité. Quant au message  des Évangiles, il a été métamorphosé en doctrines, dogmes, droits canoniques, accompagnés par la morale qui définit la nature et le niveau de gravité des péchés commis. À ceci s’est ajoutée la définition des « sacrements » qui deviendront, jusqu’à nos jours, la pratique cultuelle de l’Église.(baptême-confirmation-eucharistie-réconciliation-mariage-Ordre- extrême onction)


Or, cette Église est profondément questionnée en ces temps que nous vivons. Le Jésus de Nazareth et des Évangiles ne saurait s’y reconnaître. Ce dont l’Église d’aujourd’hui a besoin, ce n’est pas d’un ajustement, pas plus qu’un ménage de printemps, mais d’une véritable conversion à l’esprit de ses origines. Elle doit se dépouiller de tout et retrouver la simplicité du message de Jésus que l’on retrouve dans « LesBéatitudes », dans le récit qu’il nous a laissé sur le jugement dernier(Mt.25.31-46),  ainsi que ses remontrances aux scribes et grands-prêtres(23.1-39) sans oublier sa colère contre les vendeurs du temple.(Mt.21,12-13)

 

Un message relativement simple, mais qui va à l’essentiel. Le culte qui plaît à ce Jésus de Nazareth est celui de l’amour, de la justice, de la vérité, de la fraternité humaine, de la miséricorde. Son message se résume en ce que nous soyions tous et toutes profondément humains les uns avec les autres.Ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas qu’on vous fasse.

 

DE LA PART de non croyants et croyants

 


L’Église catholique est devenue, plus que jamais, un pouvoir politique que certaines grandes puissances préfèrent avoir comme alliée. Effectivement, les faits ne manquent pas pour reconnaître la proximité du pouvoir politique du Vatican avec Washington. Pour les sympathisants de ce dernier, cette proximité est un grand bien. Il faut savoir que le Vatican a ses antennes partout à travers le monde et que ses épiscopats sont souvent nommés en fonction de leur sensibilité aux intérêts de l’empire et au néolibéralisme sous contrôle de ce dernier. Il n'est donc pas surprenant que représentants de la CIA et d’importants acteurs des politiques de Washington aient leur entrée au Vatican comme bon leur semble. Entre amis, le protocole se fait moins imposant.


 


Par contre, pour ceux et celles qui ne partagent pas les actions interventionnistes illégales des États-Unis, dans les affaires intérieures des autres pays et qui y voient une certaine complicité du Vatican, par ses silences, ce n’est pas du tout ce qu’on attend d’une Église qui se qualifie de catholique et porteuse d’un message qui s’adresse à l’humanité entière.  

 

Les exemples ne manquent pas. Il nous suffit de regarder ce qui se passe et se dit sur Cuba et le Venezuela, deux pays victimes de l’interventionnisme illégal et criminel des États-Unis. Il appartient aux Nations Unies d’analyser et d’assurer le respect du droit international des personnes et des peuples. Les États-Unis n’ont aucun mandat à ce titre. Dans ce contexte, une Église indépendante et libre aurait, depuis longtemps, dénoncé ces actions criminelles et exigé, avec les membres des Nations Unies, que soit mis un terme à ces actions interventionnistes qui touchent directement le droit des peuples  et des personnes. En relation avec le Venezuela, le Vatican s’est fait bien discret. Le plus loin qu’est allé le Pape dans ses propos sur le sujet, fut de demander à Washington de rendre les sanctions contre le peuple vénézuélien moins dures à son endroit. Au même moment, le Secrétaire général des N.U. demandait que les É.U. mettent un terme à ces actions criminelles qui vont à l’encontre du droit international.

 

On peut écrire des Encycliques et des Exhortations apostoliques  au contenu fort courageux comme ce fut d’ailleurs le cas avec Fratelli Tutti,sur la fraternité universelle, tout comme ce fut le cas avec Evangelii Gaudium, sur le capitalisme sauvage. Malheureusement, dans les faits, le Vatican maintient son alliance avec celui qui est à l’origine de bien des tors, pourtant dénoncés dans ces documents avec courage. Entre ce qui se dit et ce qui se fait il y a deux mondes.

 

Seule une mutation profonde de l’Église lui permettra de retrouver la crédibilité que le Nazaréen Jésus a donné à son enseignement en allant jusqu’au bout de ses engagements : condamné et crucifié sur une croix. Ce fut la voie qui l’a conduit à vaincre la mort.

 

Oscar Fortin






 


 


jeudi 28 janvier 2021

UN MONDE DE PAIX SANS EMPIRE


 

 

La seule institution à caractère politique mondiale que les 175 États existants se sont donnée porte le nom d’« Organisation des Nations Unies. (ONU) ». En elle, les peuples et les nations ont mis leur confiance pour assurer la paix dans le monde.

 

Coiffée de la Charte des droits des personnes et des peuples, elle a tout le pouvoir moral et politique de veiller à ce que les États du monde, petits et grands, faibles et puissants, respectent ces droits.  À ce jour, à ce que je sache, elle n’a pas abdiqué à cette responsabilité.

 

 Ceci dit, il est devenu plus qu’évident, que les EEUU d’Amérique, l’une des plus grandes puissances du monde, se considère « autorisées »à passer outre à la Charte des Nations Unies. Si les élus de ce gouvernement, l’ont été par le vote des électeurs et des électrices des EEUU, ils ne l’ont pas été par les citoyens du monde.

 

 Les faits sont suffisamment nombreux pour confirmer, sans se tromper, que les interférences de cette puissance dans les affaires internes, d’autres États, souverains et indépendants, sont la cause la plus sérieuse des conflits dans le monde.

 

Parler de paix sans parler de cet interventionnisme impérial dans les affaires internes d’autres pays, c’est se payer la tête du monde et couvrir, par ce silence, cet interventionnisme. C’est souvent le cas d’Églises et d’organismes humanitaires, largement financés par cet Empire. Le Venezuela et Cuba sont devenus des cas classiques de cet interventionnisme. Ils ne sont pas les seuls, évidemment. Il n’est du ressort d’aucun gouvernement, étasunien ou autre, de décider, hors du droit international, du sort des autres peuples. Cette responsabilité relève directement des Nations Unies.

 

Ceux et celles qui pouvaient penser que quelque chose allait changer, avec Joe Biden, quant au respect du droit international, il n’en est rien. Le nouveau président des Etats-Unis poursuit la tradition de ses prédécesseurs. Sur le Venezuela, il a fait savoir que son administration allait agir dans le but de favoriser une transition pacifique du pouvoir à travers des élections libres.  Il en parle comme si le Venezuela ne disposait pas d’une constitution et de pouvoirs d’État qui en assurent le respect. Les élections sont dictées par la Constitution et sanctionnées par le pouvoir du Conseil électoral et le pouvoir judiciaire. Pour le moment, l’actuel président du Venezuela est officiellement reconnu par les Nations Unies et plus des 2/3 des États du monde..

 

Joe Biden doit savoir qu’il appartient au peuple de décider des transitions ou pas de ses dirigeants. La Constitution est là pour leur en donner l’opportunité. Il suffit de penser au « référendum révocatoire » tel que prévu dans la Constitution. En janvier prochain, le peuple aura toute la légitimité de procéder à un tel référendum, pour autant que les requérants aient le nombre suffisant de signatures prévues dans la Constitution. Il s’agit d’une activité interne au Venezuela et, je ne vois pas ce que Joe. Biden  viendrait y faire. Quant à la démocratie dont il parle, je ne pense pas qu’il soit le mieux placé pour parler d’élections justes. S’il n’y a pas de fumée sans feu, on peut dire que la fumée s’est faite intensive suite à son élection comme président.

 

Si nous voulons la paix, il faut que les peuples, les États, les Églises du monde rappellent avec force l’existence du « droit international » et l’obligation pour tous les États,  puissants ou pas » de respecter ce droit et de mettre fin à cet interventionnisme qui se présente comme un sauveur d’humanité, alors qu’il n’ait qu’ambitions de conquête et de domination.

 

Il est bien connu que le nouveau Président des EEUU est de confession catholique, étant le second, après John F. Kennedy, à occuper cette fonction. Le Pape François s’en réjouis et se dit tout disposé à collaborer avec ce dernier pour la paix dans le monde. 

 

Nous avons pu constater, lors des dernières élections présidentielles, que le candidat Joe Biden ne voulait surtout pas que des pays comme la Russie et la Chine interviennent de quelques manières que ce soit dans les affaires internes des EEUU.

 

En tant que catholique, je me permets de lui demander ce qu’il pense de ce que nous dit l’Évangile  « de ne pas faire aux autres ce qu’on aime pas que l’on nous fasse.

« « Ainsi, tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous- mêmes pour eux : c’est la Loi et les Prophètes » 

« Et comme vous voulez que les hommes agissent envers vous, agissez de mémé envers eux » Lc, 6,31

Le respect de la Loi international s’impose à tous les États. Aucune nation ne souhaite qu’on intervienne illégalement  dans ses affaires internes.

 

Oscar Fortin

28 janvier 2001

mercredi 20 janvier 2021

Venezuela: victime de gouvernements délinquants



 Nous parlons beaucoup des Nations Unies , mais très peu du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Une des causes reconnues des conflits entre « États » est l’interventionnisme. La Charte des droits, sanctionnées par les 175 pays, membres des Nations unies, condamne toutes ces formes d’interventionnisme et de ce qui en découle avec les sanctions et blocus économique. 

 « La Charte des Nations Unies proclame de façon expresse le principe de la non-intervention aux paragraphe 4 et 7 de son article 2. Ces dispositions postulent respectivement la prohibition du recours à la force et la non-intervention dans les affaires intérieures des États.. » 

 Cependant, la pratique internationale des dernières décennies se caractérise par un nombre croissant d’interventions armées, justifiées par des motifs d’humanité. Il s’agit le plus souvent d’interventions de type étatique. 

 Ces interventions sont-elles licites au regard de la Charte? 

 « Seules les réactions armées, menées dans un cadre collectif, sous le contrôle du Conseil de sécurité des N.U., principal responsable du maintien de la paix et de la sécurité international et selon les termes du Chapitre VII sont permises par la Charte des N.U.. » 

 Dans le préambule à la Charte on y retrouve également ces déclarations :

 6.Convaincus que la soumission des peuples à l'assujettissement, à la domination et à l'exploitation étrangers constitue l'un des plus grands obstacles à la promotion de la paix et de la sécurité internationales. 

 7 Convaincue que le principe de l'égalité des droits et de l'autodétermination des peuples constitue une contribution importante au droit international contemporain et que son application effective est de la plus haute importance pour promouvoir des relations amicales entre les États fondées sur le respect du principe d'égalité souveraine,

 Tout ceci pour dire que l’interventionnisme dans les affaires internes d’un autre État est tout simplement condamné par la Charte des droits. Il en va de même pour les sanctions qui sont autant de manières d’intervenir dans les affaires internes d’un autre État. 

 Que se passe-t-il dans le cas du Venezuela? 

 Selon les intérêts recherchés, les réponses peuvent être multiples. Il n’y a pas de doute que l’arrivée de la révolution bolivarienne, en 1998, a bouleversée l’ordre des soi-disant ayants droits au pouvoir de l’État. Les oligarchies traditionnelles ne l’ont pas pris et en ces derniers, Washington, qui avait main mise sur l’État du Venezuela, s’en est vite fait des alliés pour mettre fin à une telle révolution, faisant du peuple, le pouvoir dominant, et du gouvernement, l’artisan d’un socialisme à visage humain, chrétien et anti-impérialiste. 

 Avril 2002 sera la première grande intervention ayant pour objectif de reprendre le contrôle de l’État. Soutenu par Washington, ce coup d’État avait réuni une partie de l’armée ainsi que les principaux représentants de l’Oligarchie nationale, accompagnée, accompagnée par le cardinal et un Évêques de l’Époque. 

 Tout au long des années qui suivirent, l’objectif de mettre fin à cette révolution a donné lieu à bien des initiatives tant à l’interne qu’à l’externe. Leur plus grand défi est le peuple lui-même qui soutient majoritairement la révolution bolivarienne qui repose sur ne Constitution, voulue et votée par ces derniers. Les élections se déroulent conformément aux dispositions de la Constitution et elles se déroulent dans le cadre d’une technologie qualifiée par l’ex-Président Carter comme une des meilleures au monde. De toutes ces élections la « révolution » en a perdu deux qu’il a aussitôt reconnues.

 Il importe de rappeler que le Venezuela dispose d’une des plus importante de pétrole au monde, que ses mines d’or font rêver les prospecteurs d’or et les pays qui les accompagnent.

Il faut comprendre que derrière ces approches qui se présentent sous les dehors d’objectifs humanitaires et démocratiques, se cachent ces grands objectifs de reprise de contrôle de l’État vénézuélien et la prise en main de ses principales ressources. 

 C’est dans un tel contexte que les Etats-Unis, maitre d’œuvre de la mise hors service de la révolution bolivarienne, qu’il faut comprendre la base de cet interventionnisme qui vise à épuiser le peuple et à le détourner de la révolution bolivarienne. 

 Toutes ces actions se réalisent à l’encontre de la Charte des droits des personnes et des peuples des Nation Unies. Le Conseil de sécurité n’y peut rien, l’empire dispose d’un pouvoir de force qui lui permet d’agir au-delà du droit international. Les alliés de Washington sont là pour accentuer les frappes et discréditer, autant faire se peu, tout ce qui se fait au Venezuela. Il peut compter sur le groupe de Lima auquel le Canada est associé, il peut également compté sur le Vatican et l’épiscopat vénézuélien. L’Union Européenne et la Grande Bretagne sont également coopérant avec Washington. 

 On peut ajouter à tous ces derniers, les médias sur lesquels, le pouvoir de l’empire et de ses alliés agissent. 

 Selon la Charte des droits des Nations Unies, ils agissent à l’encontre de cette dernière en s’immisçant dans les affaires internes du Venezuela. 

 Il appartient aux N.U. et non à Washington et alliés, d’évaluer le gouvernement du Venezuela, dans l’exercice de la démocratie et du respect des droits de la personne et des peuples. Cette responsabilité incombe au Conseil de sécurité des Nations Unies.


Oscar Fortin
20 janvier 2020


mardi 29 décembre 2020

Trump n’en démord pas


 



Le Venezuela de nouveau menacé

 

Faut-il y voir, dans ces sourires, une victoire possible de Washington  sur le gouvernement du Venezuela ou encore une guerre à ne plus finir qui justifierait la prolongation de la présidence actuelle de Donald Trump ?

 


Le président Nicolas Maduro s’est adressé, le 28 décembre, aux forces armées pour les informer 
qu’une agression contre des installations militaires vénézuéliennes était en préparation depuis la Colombie. Des mesures ont été aussitôt prises pour contrer de telles attaques. Derrière cette nouvelle initiative d’invasion faut-il y coir Donald Trump? La réussite d’un nouveau coup d’État au Venezuela serait-il à la source de ce grand sourire de Trump et de son conseiller juridique. 

 


Pendant que les groupes militaires se préparent en Colombie, au Venezuela le cardinal  Balthazar Porras écrit un long article pour mettre en évidence la grande misère du peuple qui lui brise le cœur. Pour lui, cette souffrance n’a qu’un seul responsable, le gouvernement de Nicolas Maduro. Il ne lui vient pas à l’esprit que l’ingérence des É.U. avec ses sanctions, ses menaces et la saisie des
centaines de millions de dollars, que la crise du covid-19  puissent être également la cause de cette souffrance de ce peuple. De cela, pas un mot. Le seul objectif qu’il a est celui d’un coup d’État visant le renversement du gouvernement, légitimement élu. Il ne faut pas oublier qu’en avril 2002, ce même personnage  accompagnait le cardinal de l’époque lors du coup d’État, soutenu et célébré par l’épiscopat vénézuélien. Un coup d’état qui n’aura duré que quelques heures. Le paragraphe qui suit est de ce manipulateur d’opinion, jouant avec la foi et les émotions.

 

«Le cri silencieux de tant de pauvres doit trouver le peuple de Dieu en première ligne, toujours et partout, pour leur donner une voix, les défendre et faire preuve de solidarité avec eux face à tant d’hypocrisie et tant de promesses non tenues, et les inviter à participer à la vie de la communauté ». C'est bien plus que du militantisme social. Opter pour les pauvres, c'est aussi lutter contre les causes de la pauvreté. »

 


Deux jours plus tard, c’est Juan Guaido, l’auto proclamé président par intérim qui annonce que 2021 sera le jour de la libération du peuple.  

 

2021 sera la clôture du cycle historique de plus de 20 ans et le début d'un nouveau Venezuela sera donné ", a-t-il déclaré, dans une vidéo qu'il a diffusée sur les réseaux sociaux dans laquelle il a réitéré de faire tout ce qui est en son pouvoir" pour forcer une solution politique "qui retire le président Nicolas Maduro du pouvoir". 

 

"Nous savons aussi qu'aujourd'hui la dictature ne quittera pas volontairement le pouvoir, à moins qu'elle ne soit obligée de le faire, et bien sûr nous avons besoin de la force, à la fois des forces armées et de la communauté internationale". 

 

"A partir du 5 janvier, nous élèverons nos voix dans les rues du Venezuela et du monde pour lutter pour le salut de notre pays. C'est dans les rues où nousexerçons la majorité, où nous construisons cette option pour le Venezuela"

 

Le harcèlement contre le gouvernement et le peuple est persistant. Le Venezuela est la mire de tous les peuples de l’Amérique latine ainsi que de nombreux autres peuples dans le monde. Les peuples sont l’ennemi numéro 1 de l’empire tout comme l’empire est l’ennemi numéro 1 des peuples.

 

Trump peut compter sur un Episcopat et une opposition radicale, soutenue et encadrée en Colombie. Maduro peut compter sur une armée qui lui est toujours, majoritairement fidèle et sur la grande majorité de son peuple.

 

Les semaines qui viennent nous en diront davantage sur le destin des uns et des autres.

 

Oscar Fortin

 

29 décembre 2020

 

 

 

 

 

mercredi 9 décembre 2020

Élections législatives du 6 décembre dernier au Venezuela

Maduro doit sa Présidence au 40% d’abstention






 Les médias de communication, dans leur ensemble, ainsi que les opposants au gouvernement et à la révolution bolivarienne, interprètent cet absentéisme comme un acte de rejet du gouvernement et de la révolution. C'est, évidemment le cas de Washington et de ses subordonnés, tout comme celui de l'UE qui s’empressèrent de dénoncer cette élection, considérée comme non légitime en raison du taux élevé d’abstention. Il va de soi que l'opposition radicale du Venezuela maintient le même cantique.

 

Cette interprétation, un peu trop facile de la part des ennemis de la révolution bolivarienne,  m'interpelle tout particulièrement. Normalement, en démocratie, lorsqu’on n'aime pas un gouvernement ou le régime en place, la première chose à faire est d’aller exprimer son désaccord par un vote massif de tous les opposants pour vaincre ce gouvernement et changer le régime qui ne convient pas aux intérêts du peuple. Dans le cas présent, un élément supplémentaire et non des moindres vient s’ajouter :le président Nicolas Maduro, quelques jours avant les élections, a fait savoir, de façon officielle, qu’advenant une victoire majoritaire de l’opposition, il se retirerait volontairement de la présidence, ouvrant ainsi la porte  à de nouvelles élections présidentielles selon les délais prévus par la constitution. La vice-présidente assurerait l’intérim et procèderait à de nouvelles élections présidentielles. 

 


« Mardi 1er décembre 2020 ((rezonodwes.com))–« Je ne resterai plus ici« , si l’opposition gagne les élections, a laissé entendre Nicolas Maduro, lors d’une rencontre électorale en dehors de Caracas.

Le président Maduro a déclaré qu’il quitterait la présidence du pays si l’opposition remportait les élections législatives dimanche. Dans le même temps, il est confiant dans le fait qu’il obtiendra une grande victoire.

« Si nous gagnons, nous irons de l’avant, mais je dois aussi dire aux gens, je leur dit que : je laisse mon destin entre vos mains. Si l’opposition gagne à nouveau, je suis exclu de la présidence. Si l’opposition gagne les élections, je ne resterai plus ici« , a-t-il soulevé. »

De quoi donner des ailes à une opposition qui lutte depuis des années pour se débarrasser de Maduro et de la révolution bolivarienne. Pourtant tel ne fut pas le cas.

Dans ce contexte, comment expliquer que 40% des Vénézuéliens et Vénézuéliennes ne soient pas allés voter? Beaucoup soulignent le contexte de la pandémie, d'autres l'interprètent comme une protestation contre le gouvernement de Maduro, ce qui est le cas de l'opposition radicale vénézuélienne ainsi que de Washington et des pays qui lui sont soumis, tels le Canada et les pays membres du Groupe de Lima. Ces derniers veulent mettre fin à la révolution bolivarienne et reprendre le contrôle de l’État. Faire de cette abstention un acte allant contre le gouvernement de Nicolas Maduro est ce qu’il y a de moins certain. Les faits réels ne vont pas en ce sens.

 

 UNE AUTRE INTERPRÉTATION EST POSSIBLE 

 

Je pense et propose tout à la fois que cette abstention de 40% des électeurs et électrices exprime leur rejet de l'opposition radicaleet violente, laquelle a fait tant de tort au peuple. C'est cette opposition qui a dirigé l’Assemblé nationale législative tout au long des cinq dernières années. C'est elle qui a réclamé les sanctions contre le peuple pour que ce dernier rejette toute la responsabilité de sa misère sur le gouvernement et la révolution bolivarienne. C'est cette même opposition qui a voulu l'intervention militaire des États-Unis et qui a encouragé les actions violentes dans le pays. 

 

Voter massivement pour cette opposition entrainerait automatiquement le départ de Maduro mais, également, le retour de cette opposition radicale de laquelle, le peuple ne veut plus rien savoir. Tout semble indiqué que le peuple, face à ce dilemme  ait choisi le maintien de Nicolas Maduro comme Président du Venezuela. Il y a ceux qui par leurs votes ont permis à l’opposition « démocratique » d’être présente comme députés actifs au sein du nouveau parlement. Il y a les abstentionnistes qui ont choisi, pour leur part, de maintenir Nicolas Maduro comme président du Venezuela. Ce fut, pour ainsi dire, un véritable plébiscite à son endroit.  Le moyen le plus sûr de se défaire de la opposition radicale et violente était l’abstention massive, assurant ainsi la continuité de la Présidence de Nicolas Maduro alors que ceux qui ont voté pour l’opposition démocratique ont assuré la présence de ces derniers dans les débats parlementaires et législatifs.

 

Il s’agit d’une interprétation qui va tout à fait à l’opposé de celle soutenue officiellement par les médias y les pays adversaires de la révolution bolivarienne. Elle se justifie, selon ce que j'en comprend, par elle-même sur la base de la rationalité et de la logique des actions d'un peuple conscient. 

 

Entre deux forces opposées qui s'affrontant, 40% de l’électorat a choisi la partie qui représente le moins de danger et de meilleures conditions pour l’avenir. Dans le cas présent on peut dire que ce 40% a plébiscité Nicolas Maduro comme président légitime du Venezuela. Dans le cas contraire, ils auraient tous voté pour l’opposition en liste pour cette élection et faire en sorte que Nicolas Maduro quitte la presidente, tellle que promis,

 

Oscar Fortin

 

9 de décembre 2020