jeudi 12 novembre 2009

GANDHI ET LA PROBLÉMATIQUE PALESTINIENNE


Mahatma Gandhi, un des hommes politiques le plus respecté et admiré du siècle dernier, avait été sollicité pour donner son avis sur la question des juifs et des palestiniens. Ce sera en 1938, peu avant la seconde guerre mondiale et la création de l’État d’Israël qu’il le fera. La perspicacité de son regard sur l’histoire ainsi que la sagesse qui en émerge ne sauraient passer inaperçues en ces temps où le conflit palestino-israéliens ne cessent de semer la mort, de bafouer les droits fondamentaux des personnes et du peuple palestinien. Récemment, l’Assemblée générale des Nations Unies a été saisie du Rapport Goldstone qui relève de graves manquements et soulève, dans certains cas, de véritables crimes de l’État d’Israël contre l’Humanité.

Je vous propose donc de lire cette réflexion de Ghandi qui ne peut être soupçonné d’un parti pris antisémite.

Oscar Fortin
Québec, 12 novembre 2009

ANNEXION DE LA COLOMBIE AUX ÉTATS-UNIS


Vous aurez compris que la présente intervention se réfère à l’entente entre la Colombie, pays de l’Amérique du Sud, et les États-Unis de notre Amérique du Nord. Par cette entente la Colombie met à la disposition du Pentagone 7 bases militaires dont celle de Palanquero, plus stratégique que les autres, où des investissements de plus de 46 millions $US y seront faits pour y recevoir des avions et des équipements des plus sophistiqués.

Nos médias reprendront la version officielle des protagonistes de cette entente : combattre les narcotrafiquants et le terrorisme. Rien à y redire à moins d’avoir l’esprit tordu. Le Président Uribe déclare, pour sa part, à qui veut l’entendre, que cette entente ne concerne que la Colombie et que les voisins peuvent dormir tranquilles. S’il y a des troubles, ce sera la faute de ces voisins qui les auront provoqués. UNASUR, ce regroupement de 9 pays de la région, demande des garanties à l’effet que cette entente s’en tiendra exclusivement à la Colombie. Lula, du Brésil, veut que ce soit des garanties écrites, signées par les protagonistes.

Je me permets d’utiliser une autre fois, la tribune, mise à ma disposition par Vigile, pour porter à votre connaissance certains points de vue qui ne seront pas repris par notre presse officielle. Ils vous permettront de faire l’expérience, dans bien des cas, de la désinformation à laquelle seront soumis les Québécois et les Canadiens. Ils vous sont transmis dans leur version française.

Une réflexion de Fidel Castro sur l’annexion de la Colombie par les USA :

Révélations du document officiel de la Force aérienne des USA

Bases aériennes, un danger pour les pays de l’Amérique latine, selon Évo Morales.

Ces quelque références, toutes à la UNE de GRANMA INTENACIONAL du 10 novembre 2009, vous donneront une information de nature à enrichir votre jugement sur ce qui adviendra dans cette région du monde dans les mois et les années à venir.

Oscar Fortin

Québec, 12 novembre 2009

LE DEDANS D'UN SÉPULCRE BLANCHI


Je termine, à l’instant, la lecture d’un article écrit par Paul Craig Roberts, sous-secrétaire au Trésor dans l’administration Reagan, républicain, économiste et ancien éditorialiste au Wall Street Journal et à Business News. J’ignore les motifs qui le rongent ou le « chemin de Damas » qui en a fait un « converti », mais le regard qu’il jette sur la réalité des administrations étasuniennes qui se succèdent et les lobbies qui les dirigent est tout simplement terrifiant. Il ouvre le couvercle de ce « sépulcre blanchi » qu’est « cette grande démocratie » pour nous en faire voir toute la pourriture qui s’y trouve. Pour les initiés, la surprise sera moins grande, mais pour ceux et celles qui ne font que jurer au nom de cette « Amérique étasunienne » et ses grandes valeurs démocratiques, religieuses et humanitaires, ils auront de quoi avoir des cauchemars. À y regarder de près, notre « beau, grand et démocratique Canada » n’est peut-être pas si différent. Bonne lecture… Vous n'avez qu'à aller au lien sur le mot "article".


Oscar Fortin
Québec, le 12 novembre 2009

jeudi 29 octobre 2009

LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT OBAMA

LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT OBAMA

Monsieur le Président,

Je ne suis qu’un parmi les centaines de millions d’humains qui habitent notre planète terre. Si je vous écris c’est qu’une étincelle de lumière, venue d’une étoile lointaine, a frappé mon esprit, vous interpellant, vous, le Président des États-Unis. J’ai dit à la petite étincelle qu’elle s’était trompé d’adresse et qu’il valait mieux qu’elle aille directement frapper à la porte de la Maison Blanche. Elle n’a rien voulu savoir de mon objection et m’a laissé avec la tâche de vous faire part de son message. C’est l’objet de cette missive.

La petite étincelle, sachant que vous êtes un fervent chrétien, a placé sous mes yeux ce passage de l’Évangile qui rappelle qu’on ne peut servir deux maîtres. « Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l'un, et aimera l'autre; ou il s'attachera à l'un, et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon. » (Mt. 6,23)
J’ai compris que MAMON, signifiant RICHESSE en araméen, représentait une des deux grandes forces qui se disputent le contrôle du monde. La lumière de ma petite étincelle m’a aidé à comprendre dans des termes contemporains cette parole de l’Évangile qui remonte à plus de 2000 ans.

Aujourd’hui, au lieu de dire DIEU nous disons plutôt les DROITS FONDAMENTAUX DES PERSONNES ET DES PEUPLES et au lieu de dire MAMON nous disons IMPÉRIALISME. Dans le premier cas, nous retrouvons les militants et les militantes pour un monde plus juste, plus vrai, plus solidaire, plus respectueux des droits des autres, plus « vert ». Dans le second cas, nous retrouvons des multinationales, des monopoles, des oligarchies, des militants et militantes à la cupidité illimitée. Le « On ne peut servir deux maîtres » de l’Évangile s’applique tout autant à la situation actuelle qu’à celle des temps anciens. Nous pourrions dire que vous êtes dans la même situation dans laquelle s’est retrouvé Jésus au désert lorsqu’il a dû faire son choix entre Dieu et MAMON.

« Le diable, l'ayant élevé, lui montra en un instant tous les royaumes de la terre, et lui dit: Je te donnerai toute cette puissance, et la gloire de ces royaumes; car elle m'a été donnée, et je la donne à qui je veux. Si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi. Jésus lui répondit: Il est écrit: Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul. » (Lc. 4 :5-8)

La petite étincelle sait que vous êtes le Président du plus puissant État au monde. Elle sait aussi que vous êtes conscient du rôle que l’impérialisme y joue. De tous les défis que vous avez à relever, le plus important, selon la petite lumière, est celui que soulève votre conscience : « Au service de qui placez-vous votre Présidence? » Le temps pour choisir est arrivé : soit que vous travailliez à la sauvegarde et au développement des DROITS FONDAMENTAUX DES PERSONNES ET DES PEUPLES, ou soit que vous le fassiez au service des intérêts de l’IMPÉRIALISME.

Vous savez quelle fut la réponse de Jésus, mais vous n’arrivez pas encore à vous fixer. Vous hésitez et la tentation d’y succomber est forte, d’autant plus que les forces de l’IMPÉRIALISME sont omniprésentes. Les principales instances gouvernementales, dont le Pentagone et la CIA, continuent d’agir comme s’il n’y avait pas eu de transition entre l’administration Bush et la vôtre. Leurs interventions dans les conflits au Moyen Orient, en Afghanistan, au Pakistan sont toujours dominées par des intérêts impérialistes. Que dire de l’Amérique latine où il y a une recrudescence des forces interventionnistes qui y vont sans trop se préoccuper du détail : la quatrième flotte militaire a repris du service dans les eaux du Pacifique, de l’Atlantique et des Antilles, le Coup d’État militaire au Honduras vient s’attaquer à une démocratie ouverte sur les intérêts du peuple, l’implantation de 7 bases militaires en Colombie crée de l'insécurité régionale, l’infiltration et les efforts de déstabilisation des gouvernements démocratiques émergents comme la Bolivie, le Venezuela, l’Équateur, le Paraguay, le Nicaragua, l’Uruguay vont en s'intensifiant.

Que dire maintenant de la désinformation systématique qui continue de plus belle à taire ce qui devrait être dit, à dire à moitié ce qui devrait être dit en totalité et dans bien des cas à mentir carrément. La politique agressive contre Cuba, ce petit pays de 12 millions d’habitants, soumis depuis plus de 50 ans à un « blocus génocide », rejeté encore tout récemment par 187 pays sur les 192 que compte l’Assemblée générale des Nations Unies et que vous avez, malgré tout, reconduit vous-même pour une autre année, vous rend solidaire de l’IMPÉRIALISME. Au même moment où vous vous félicitez d’avoir réduit le budget militaire en éliminant des dépenses jugées inutiles, vous signiez une entente de plusieurs millions $US avec la Colombie pour y installer sept bases militaires, initiative fortement critiquée par les pays de la région. Le budget pour la CIA dépasse, pour la prochaine année, les 70 Milliards $US. Vous savez qu’il n’est pas dans la pratique de cette agence d’aller au secours des lépreux, des malades et des affamés de la planète. Rien pour rassurer le monde et les pays émergents.

Le temps est donc venu pour vous de choisir entre votre peuple qui vous a porté au pouvoir ou ceux qui tirent les ficelles de ce même pouvoir. Vous ne pouvez plus vous permettre des discours qui servent « LES DROITS DES PERSONNES ET DES PEUPLES» et des décisions qui servent « LES INTÉRÊTS DES PUISSANTS ». Vous ne pouvez pas, monsieur Obama, servir deux maîtres. Vous devez prouver au monde, par des engagements concrets, que le choix que vous avez fait est celui de votre peuple qui veut le respect des droits humains et le respect du droit international. Sinon l’histoire se retournera contre vous et vous imputera la responsabilité d’une occasion manquée pour changer la trajectoire d’une histoire sous domination impérialiste. Votre prix Nobel pour la paix n’aura été qu’une autre tricherie dont est capable ce maître de l'illusionisme.

Oscar Fortin, au nom de la petite étincelle de lumière

Québec, le 29 octobre 2009

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samedi 24 octobre 2009

L'ÉGLISE BOLIVIENNE COURTISE L' ARMÉE ET LA POLICE

De toute ma vie (69 ans), c’est la première fois que je vois une opération comme celle que vient de réaliser l’Église catholique de Bolivie. À moins de deux mois d’une élection générale que les oligarchies traditionnelles ont essayé et essaient toujours par tous les moyens de faire échouer, ELLE procède à la première communion et à la confirmation de plus de 2000 militaires et policiers.

C’est lors d’une célébration solennelle au Colisée Cerrado de la Paz où sont réunis, en ce 23 octobre 2009, au moins deux mille personnes, recrues, élèves et cadets des instituts militaires et policiers, qu’elle procède à leur première communion et à leur confirmation, pour la paix et l’unité nationale. La messe a été présidée par l’évêque des armées, Mgr Gonzalo Pérez del Castillo, qui fut accompagné pour la circonstance par le Nonce apostolique du Vatican, Mgr Giambatista Diquattro et une vingtaine de prêtres, aumôniers de la Police et de diverses paroisses.

À l’agence de presse bolivienne ABI, le nonce apostolique a voulu exprimer l’attachement, l’affection et la bénédiction sans restriction de sa sainteté le Pape Benoît XVI à la famille militaire et policière qui marche unie pour construire les valeurs de foi et de paix. Il a exprimé sa satisfaction d’avoir participé à cette célébration et à fait valoir que lors de sa prochaine audience avec sa Sainteté il lui transmettra les sentiments d’unité qui NOURRISSENT la famille militaire et policière qui sont désormais des missionnaires du Christ.

Dans son homélie, l’officiant principal, Mgr Castillo, a demandé au gouvernement, aux forces armées et aux forces policières d’assurer la paix et de travailler pour l’unité nationale. Il n’y a pas eu un mot pour les forces oligarchiques qui contrôlent une grande partie des terres les plus riches de la Bolivie, ces mêmes forces qui ont fait des tentatives de sécession de cette partie du territoire bolivien pour le soustraire aux réformes constitutionnelles mises de l’avant par le président Évo Morales. Ce sont d’ailleurs eux qui avaient financé des groupes terroristes dont la mission, au printemps dernier, était de créer le chao pour déstabiliser le pays et réaliser ainsi la chute du gouvernement. Heureusement, ils ont été découverts et arrêtés. Pas un mot, non plus sur les impératifs de justice qui inspirent l’actuel gouvernement et l’importance pour les forces armées et policières de répondre aux commandements des autorités légitimement élues dans le cadre de la présente constitution, votée en décembre dernier par une très grande majorité de boliviens et boliviennes.

Cette initiative est d’autant plus symbolique que la présence des USA n’est plus ce qu’elle était depuis le renvoi de leur ambassadeur interventionniste et de plusieurs de leurs représentants œuvrant dans des organismes soit disant de développement. Leur influence sur les forces armées et policières sur lesquelles ils exerçaient un ascendant déterminant n’est plus ce qu’elle était. Le gouvernement, conscient de cette influence, a amorcé des réformes au sein de ces deux forces institutionnelles pour qu’elles soient au service inconditionnel du peuple et non l’inverse.

On sait que les autorités épiscopales ont été et continuent d’être des alliées de premier plan des oligarchies et des politiques interventionnistes des États-Unis. L’Opus Dei, organisme qui répond directement au Pape de ses activités, en mène large dans cette région du monde. Nous savons qu’il est bien présent dans le coup d’État militaire au Honduras et qu’il s’agite beaucoup au Venezuela et en Équateur contre les présidents élus. Ce n’est pas d’hier, il suffit de se rappeler ses liens étroits, au Chili, avec Pinochet et ses collaborateurs.

Je voudrais croire que cette intervention, à moins de deux mois des élections, ne présage pas un coup monté visant à neutraliser l’action des forces armées en soutien aux politiques de l’actuel gouvernement. Disons que le passé des épiscopats est peu garant de l’avenir dans cette région du monde. Leur influence par la voie de la conscience ne doit pas être considérée à la légère.

Les « Oscar Romero », cet évêque du Salvador assassiné, allons donc savoir si ce n’est pas par un « soldat du Christ », se font plutôt rares dans cette Amérique dont les véritables témoins de la foi sont plutôt dans les rues pour réclamer Justice, Vérité et Paix à l’encontre bien souvent des militaires qui leur tirent dessus. Il faut croire que l'Épiscopat du Honduras trouve le travail de l'armée et des forces policières conforme à leur vocation de "missionnaire du Christ" puisqu leur voix demeure bien silencieuse en ces moments de trouble.

Oscar Fortin

Québec, le 24 octobre 2009
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