mercredi 26 novembre 2014

LE MUR DE LA GRANDE TRICHERIE S'ÉCROULE





On a beaucoup parlé du mur de Berlin, ce mur qui séparait les deux Allemagnes. C’est avec de grandes célébrations que le monde en a rappelé la démolition, il y a de cela 25 ans. Les médias ont rappelé cette grande victoire de l’Occident sur l’ex-URSS et ont vanté les bienfaits des libertés, de la démocratie et du néo-libéralisme. Pourtant, certains continuent d’affirmer que les deux Allemagnes sont toujours séparées, cette fois par les inégalités sociales, la pauvreté et la discrimination. Voir ici un reportage de Jean-François Bélanger de Radio-Canada.

Pendant qu’on célébrait la chute de ce mur, on poursuivait la prolongation d’un mur semblable en Israël pour séparer les Palestiniens des Israéliens et un autre à la frontière entre les États-Unis et le Mexique pour empêcher l’arrivée de nouveaux immigrants en provenance des pays de l’Amérique centrale et du Mexique. Ces murs sont érigés sous le regard bienveillant d’un Occident au service, soi-disant, du mieux-être de l’humanité.

Un autre mur, plus subtil que tous les autres, véritable muraille qui présente au monde, comme sur un écran géant, une réalité pensée et construite de manière à se substituer à la réalité. Elle le fait si bien qu’elle parvient à tromper à peu près tout le monde. Une œuvre qui a de quoi faire l’envie des magiciens et des maîtres de l’illusionnisme.

Si nous descendons dans la rue et que nous demandons aux citoyens et citoyennes à quoi servent les armées qu’ils financent à même leurs impôts, ils répondront que c’est pour défendre les grandes valeurs de liberté et de démocratie de l’Occident et pour assurer ainsi la paix dans le monde. Si nous leur demandons ce qu’ils pensent de Poutine ou encore de Fidel Castro, ils répondront que ce sont des personnes dont les mains sont souillées du sang de leurs victimes. Ils ajouteront que ce sont des dictateurs sanguinaires et corrompus. Si nous poursuivons nos interrogations sur les guerres en Irak, en Libye, en Syrie, en Ukraine les réponses iront dans le même sens, à savoir : des guerres pour libérer ces peuples de dictateurs sanguinaires et corrompus.


Toutefois, voilà que maintenant, cette réalité que nous présentent nos médias officiels, que nous décrivent nos gouvernements sur cette grande muraille planétaire commence à se dissoudre au même rythme que la neige qui fond au soleil ou les nuages qui s’évaporent à  la chaleur du soleil. Ce monde du mensonge, de l’hypocrisie, de la manipulation, de la corruption, de conquête et de domination cède de plus en plus la place à ce monde réel de la vérité, de la justice, de la solidarité, du respect. Un monde toujours plus ouvert à la multipolarité, au respect des droits des personnes  et des peuples, à la non-ingérence.

Les mots retrouvent leur véritable signification. Par exemple, le mot démocratie signifie pouvoir du peuple et non plus pouvoir des oligarchies; le mot justice n’est plus basé sur la loi du plus fort, mais sur les droits fondamentaux des personnes et des peuples; le mot solidarité signifie partage et compassion avec les plus faibles et non complicité et corruption entre les plus puissants; le mot foi signifie vivre radicalement l’humanité dans tout ce qu’elle est et dans tout ce qu’elle porte d’avenir et non une forme d’idéologie qui s’exprime par des cultes souvent détachée de la vraie vie.

Les diables et les dictateurs d’hier se révèlent souvent être de grands patriotes et combattants qui ont œuvré et continuent d’œuvrer pour faire disparaître ce mur de la grande illusion. Leur combat n’aura pas été vain et les peuples sauront les reconnaître et sans les confondre avec ces manipulateurs et conquérants de notre temps. L’information alternative fait partie de cette force qui fait tomber pierre par pierre cette grande muraille en voie de disparaître.

Nous sommes arrivés au dernier acte où le voile du Temple-Humanité se déchire en deux pour laisser voir l’unique et véritable réalité.

Oscar Fortin
26 novembre 2014




lundi 24 novembre 2014

LORSQUE LA RUSSIE POSE SES CONDITIONS





Si le président Poutine a donné les grandes orientations des politiques de la Russie et les principes qui les inspirent lors de sa conférence à Valdaï,  il passe maintenant aux conditions qu’il exige pour que la paix puisse avoir une chance de se concrétiser.

La semaine dernière. il a clairement indiqué que la Russie ne bougera sur la question de l’Ukraine qu’à condition d’avoir des garanties fermes à 100 % que l’Ukraine ne sera pas entraînée dans le giron de l’Union européenne et qu’elle ne sera pas intégrée comme membre de l’OTAN. Par cette exigence, le président Poutine fait entendre à l’Europe et à Washington qu’il ne saurait tolérer la présence des forces armées de l’OTAN à la frontière de Russie. Il s’agit d’une question fondamentale qui répond aux exigences de sa sécurité nationale et des intérêts du peuple russe.

« La Russie a besoin des "garanties à 100 %" assurant la non-adhésion de l'Ukraine au sein de l'Alliance atlantique, a déclaré le porte-parole du président russe Dmitri Peskov dans une interview accordée à la BBC.

Selon le porte-parole, le rapprochement des forces de l'Alliance des frontières russes a rendu Moscou "inquiet". M.Peskov a également reproché à l'OTAN de chercher à "déséquilibrer le rapport des forces".

Cette prise de position du Kremlin nous a valu une déclaration du président Obama qui fera histoire. Après six ans à la tête de la Maison-Blanche, il sait et connaittous les efforts déployés à travers les diverse agences multiples gouvernementales qui s’infiltrent dans à peu près tous les pays du monde pour y réaliser des missions au service des intérêts des États-Unis d’Amérique. Il n’ignore pas le nombre de bases militaires qu’ils ont dans des dizaines de pays ainsi que les centaines de navires de guerre ancrés dans des dizaines de ports de mer à travers le monde. Pas plus, il ne peut ignorer les invasions d’Afghanistan, d’Irak, de Libye, de Syrie, du Venezuela et tout dernièrement de l’Ukraine. C’est donc cet homme qui sait tout cela qui dit ceci devant le parquet du G-20 et les caméras de monde entier :

“Les É.-U. tiennent fermement au maintien de principes fondamentaux dans les relations internationales, et l’un de ces principes est que l’on n’envahit pas un autre pays”

Comment est-ce possible qu’il puisse dire une telle chose avec le plus grand sérieux de monde sans se payer la tête de ses interlocuteurs? Je ne pense pas qu’avec une telle affirmation il ait augmenté son niveau de crédibilité, déjà passablement bas.

Le second point qui a été relevé par le président Poutine est celui des révolutions de couleurs qu’il ne saurait tolérer sur le territoire Russe. Il va déployer tout ce qui est en son pouvoir pour que ces révolutions qui ont fait des ravages dans de nombreux pays ne puissent s’implanter en Russie.

“Les autorités russes mettront tout en œuvre pour éviter qu'une "révolution de couleur" ne se produise en Russie, a indiqué jeudi le président russe Vladimir Poutine lors d'une réunion du Conseil national de sécurité.

"Dans le monde contemporain, l'extrémisme est souvent instrumentalisé à des fins géopolitiques, pour une nouvelle répartition des sphères d'influence. Nous pouvons voir les conséquences tragiques de la vague de soi-disant révolutions colorées, les souffrances des peuples ayant vécu ces expérimentations irresponsables (…) d'ingérence grossière dans leur vie. Il s'agit pour nous d'une leçon et d'une mise en garde, et nous ferons tout notre possible pour que cela ne se produise jamais en Russie".

Sur les révolutions couleur à lire un article de Luc Michel qui fournit de nombreuses références. Un autre de Maria Baliabina et un dernier de Pablo Gonzalez.

Il est évident que toute action de sécurité gouvernementale pour contrer les leaders à l’origine de ces mouvements subversifs sera considérée par la presse meanstream comme une mesure répressive, augmentant ainsi le discrédit sur les autorités du pays. On parlera alors de prisonniers politiques et non de délinquants ou d’ennemis à charge pour faire le travail de bras des maîtres du jeu. On transformera tous les personnages politiques importants en des êtres corrompus et hypocrites.  Comme on dit, ils en savent quelque chose pour en être eux-mêmes.

Pour le moment, Poutine est l’objet de tout ce qui peut se dire pour le diaboliser et le discréditer. Heureusement, son peuple, à 85%, est là pour lui faire savoir qu’il est avec lui et en accord avec sa manière de gérer le pays.

Pour finir, il est intéressant de noter un changement de comportements chez certains pays européens. Il faut relever la toute dernière intervention du  ministre des Relations extérieures d’Allemagne.

"A mon avis, des relations de partenariat sont possibles entre l'Ukraine et l'OTAN, mais pas l'adhésion", a déclaré le chef de la diplomatie allemande dans une interview accordée au journal Spiegel.

Dans le même temps, M.Steinmeier a qualifié d'"irréaliste" le scénario prévoyant l'entrée de Kiev à l'UE à long terme, car la modernisation économique et politique de l'Ukraine constitue selon lui "un projet pour plusieurs générations".

Nous assistons peut-être aux premiers signaux d’une solidarité qui commence à se fragiliser d’une part entre les membres de la communauté européenne et d’autre part avec Washington.

Vladimir Poutine demeure un grand stratège, un homme posé, mais aussi fortement déterminé. L’Occident ne fera pas avec lui ce qu’il a fait avec de nombreux autres présidents dans divers pays. Il ne cherche ni conquête ni domination sur d’autres peuples. Il sait toutefois ce qu’il veut et où il va. Un homme qui se veut cohérent avec ses principes et à ce jour, il en fait la démonstration.

Oscar Fortin
Le 24 novembre 2014




dimanche 23 novembre 2014

LE CANADA EN FAVEUR DE LA GLORIFICATION DU NAZISME





Bien peu ont entendu parler de cette résolution, présentée par la Russie aux pays membres des Nations Unies, portant sur la condamnation du nazisme et de sa glorification sous diverses formes. Voir ici, le texte intégral de cette résolution.

Trois pays ont voté contre : le Canada, les États-Unis et l’Ukraine. Il y eut 55 abstentions, dont les membres de la communauté européenne, et 115 pays ont voté pour. La compilation des votes et des abs tentions peut être consultée ici.

Que n’a-t-on pas dit au sujet de ce nazisme, incarné en la personne d’Hitler, ce führer qui donna naissance aux chambres à gaz et fit de la race allemande l’élite porteuse de l’ADN de la gouvernance mondiale? Il s’agit d’une idéologie politique et militaire qui s’est incarnée dans le peuple allemand et qui a conduit à la Seconde Guerre mondiale.

« Le nazisme est en fait une doctrine politique d'extrême droite qui prône l'inégalité raciale et l'élitisme en affirmant la supériorité de la «race aryenne»; d'où la politique raciste et antisémite. » Équipe perspective monde.


Déjà, en octobre dernier, le président Poutine exprimait sa préoccupation à propos de la résurgence du « virus du nazisme ». Il disait, entre autres que  « l’idéologie misanthropique a été détruite il y a 70 ans, il faut que la tragédie ne se reproduise plus. » C’est dans cet esprit que la résolution russe, présentée aux membres des Nations Unies, a été élaborée et soumise au vote.

La Russie s’est réjouie que la majorité des pays membres des Nations Unies ait voté en faveur de la résolution, mais s’est dite tout à la fois surprise et déçue que les États-Unis, le Canada et l’Ukraine aient voté contre. Trois pays qui ont lutté contre le nazisme, lors de la dernière guerre mondiale, et dans le cas d’Ukraine, qui en a été directement victime. Comment ces pays ont-ils pu voter contre le document qui condamne la glorification du nazisme?

Je trouve scandaleux que le Canada, à travers son gouvernement et le silence des partis d’opposition, ait été un des trois pays à voter contre le document et indirectement pour la glorification du nazisme.

Pauvre Canada! Comment comprendre qu’un gouvernement élu avec moins de 25 % de l’électorat canadien et moins de 40 % des votes, émis, peut-il parler au nom de tous les Canadiens et Canadiennes et les associer à un vote qui glorifie le nazisme? Faut-il comprendre que c’est ça notre démocratie du peuple pour le peuple ?

Une fois encore, ce n’est pas la Russie qui est isolée, mais bel et bien le Canada, les États-Unis et l’Ukraine. Faut-il le rappeler, ce sont 115 pays qui ont voté contre la glorification du nazisme, 3 pour et 55 abstentions. Une résolution qui fut acceptée par une forte majorité.

Nous sommes loin de Lester B. Pearson et du temps où le Canada avait une certaine personnalité internationale.


Oscar Fortin
Le 23 novembre 2014