lundi 10 août 2015

RUSSIE: VOL MH17 et présence en Asie




UNE ENTREVUE DU MINISTRE DES AFFAIRES EXTÉRIEURES DE RUSSIE 



Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, apporte, dans cette entrevue accordée à une chaine malaisienne, des réponses et des interrogations sur l’enquête relative à l’écrasement du vol MH-17 et au rôle joué par la Russie en Asie. Pour qui s’intéresse à ces questions et à la diplomatie, trouveront dans cette entrevue un diplomate de très haut niveau et de très grandes qualités. Ses réponses aux questions posées et ses interrogations sur les comportements de certains de ses collègues diplomates rejoignent le gros bon sens et donnent à ses propos une grande crédibilité.

Sur le vol MH-17, il revient sur la résolution 2166 du Conseil de sécurité  qui n’a pas été scrupuleusement respectée par ceux qui ont pris en charge l’enquête.

Sur l’Asie, il rappelle la place importante qu’y occupe la Russie dont toute une partie de son territoire est de ce Continent. Le regroupement des pays s’impose pour contrer les menaces venant tout autant de la piraterie, de la contrebande d’armes, que d’ambitions de conquêtes venant d’autres pays.

Je vous laisse avec cette entrevue, sous-titrée en français, qui révèle la prestation d’un grand diplomate tout en levant le voile sur une enquête prise en charge par des intérêts politiques.




Oscar Fortin
Le 10 août 2015




samedi 8 août 2015

LES CARTES D'OBAMA


PAIX ET GUERRE



C’est un secret pour personne que les grandes puissances qui se disputent les destinées de notre monde jouent des cartes stratégiques de nature à leur assurer la victoire. Dans ce jeu, Obama a ses propres cartes. Il lui faut évidemment se gagner l’appui le plus large possible des populations occidentales tout comme de s’assurer les meilleurs appuis des deux Chambres (Sénat et Représentants) auxquelles il ne peut se soustraire. Les peuples veulent la paix alors que les représentants des deux chambres sont plus inclinés vers la guerre. Dans le premier cas, il jouera ses cartes pour la paix, et dans le second cas ce seront des cartes pour la guerre.

Ses cartes pour la paix

En tout premier lieu, il faut relever cette reprise des relations diplomatiques des États-Unis avec Cuba. Une reprise qui prend d’autant plus de relief que le pape François, un des hommes les plus choyés des peuples et respectés dans le monde, y est pour quelque chose. C’est dans le cadre de cette reprise des négociations avec Cuba que le président Obama a reconnu publiquement que la politique du blocus économique, menée depuis plus de 50 ans, avait été un grand fiasco. Déjà, les deux pays ont inauguré la réouverture de leur ambassade et peuvent compter sur la présence du pape François qui se rendra en septembre dans chacun des deux pays.

À cet évènement historique, de premier plan, s’ajoute cet autre accord, cette fois, avec l’Iran, portant sur le nucléaire. Depuis des années, l’Iran était soupçonné de vouloir se doter d’armes nucléaires. Tout a été mis en œuvre pour l’en dissuader. Des sanctions ont été mises en place pour affecter le développement de son économie et des menaces de toute nature, visant à déstabiliser le régime politique en place. Ce fut, finalement par la voie des négociations qu’une entente a pu être signée. Obama en ressort avec tous les honneurs et l’aura d’un homme de paix. Il s’en fait le défenseur devant les deux Chambres.

La dernière grande initiative de nature à renforcer son image auprès des peuples est celle de faire sienne la dernière encyclique du pape François (Lautdato si) portant sur l’environnement et la protection de notre maison commune qu’est notre planète terre.   Un plan d’action audacieux sera mis en place pour contrer les divers facteurs et intervenants qui ont une incidence directe sur le changement climatique. Par cette initiative, le président Obama se place à l’avant-garde des leaders qui prend au sérieux les exhortations du pape François. De quoi en faire un allié du pape et du Vatican et d’en retirer un reflet de sa popularité mondiale.

« À l’approche de la conférence de Paris en décembre, qui vise à conclure un accord mondial sur le climat, « j’espère que tous les dirigeants de la planète – et tous les enfants de Dieu – entendront l’appel du pape François à se rassembler pour prendre soin de notre maison commune. » 

À cet Obama, le pacifique  pour un monde meilleur, s’ajoute cet autre Obama, le guerrier et le conquérant.

Ses cartes pour la guerre

Il n’y a pas à s’y tromper, Obama n’en continu pas moins à fomenter des guerres, à déroger au droit international, à déployer des armements un peu partout en Europe, au Moyen Orient, en Afrique, en Asie et en Amérique latine et à promouvoir l’arme des sanctions que ce soit contre la Russie, le Venezuela et même contre Cuba. Obama, le guerrier est toujours là pour soutenir ces diverses interventions. L’oncle Sam n’a pas l’intention de cesser d’être le grand leaders destiné à régner sur les Nations et les Peuples.

En Syrie, il se permet des interventions militaires sans l’accord des Nations Unies et sans celui du gouvernement légitime de Syrie. Il prend prétexte de la protection de l’opposition armée menacée par l’armée régulière de l’État syrien pour bombarder des populations qu’il qualifie pour la circonstance de terroristes islamiques. Il ne se fait aucun scrupule de ces bombardements non autorisés par le gouvernement légitime, pas plus que par le Conseil de sécurité des Nations Unies.

« En autorisant maintenant des raids aériens pour soutenir les « rebelles » entraînés par le Pentagone, « même si ce seront les forces du président Assad qui les attaqueront », Obama autorise la guerre aérienne USA/OTAN contre les forces gouvernementales syriennes. »

En Ukraine, il se fait plus que présent, il s’impose comme l’autorité suprême. Il nomme, par marionnettes interposées, ceux et celles qu’il veut voir à la gouvernance du pays. Il envoie des armes pour alimenter le conflit, des soldats pour entretenir les braises d’une guerre internes entre Ukrainiens du Sud-est et le gouvernement central de Kiev. Ce conflit interne est  présenté comme un conflit entre l’Ukraine et la Russie.

En Russie, il n’a de cesse de provoquer par tous les moyens le gouvernement de Poutine. Il y a eu le coup d’État militaire en Ukraine qui le plaçait à la frontière de la Russie. Vinrent par la suite les sanctions dont les premières victimes sont la Russie et les pays d’Europe. Des sanctions qui s’avèrent aussi inefficaces qu’inutiles que celles utilisées contre Cuba. Ce sont des milliers de morts et la désintégration de tout un pays qui résultent de ces interventions directement rattachées aux intérêts géostratégique des Etats-Unis en Europe.

En Amérique latine, il n’a pas lâché prise pour renverser les gouvernements émergents, tels le Venezuela, la Bolivie, l’Équateur, l’Argentine et le Brésil. En Amérique centrale, il soutient des mouvements subversifs, particulièrement au Salvador et au Nicaragua. Il a donné son aval au coup d’État au Honduras en 2009 et à celui au Paraguay, en 2012. Sa présence se fait également sentir auprès des gouvernements dont les dirigeants lui sont acquis. Il renforce les bases militaires et soutient des régimes de répression du peuple comme c’est actuellement le cas au Honduras. Il proclame haut et fort que le temps de l’interventionnisme est maintenant du passé, tout en poursuivant, à travers les diverses agences gouvernementales et d’importants budgets, à déstabiliser les gouvernements qui lui échappent par les voies démocratiques.

Que conclure?

Tant que les États-Unis s’arrogeront le droit de s’assujettir les peuples et les nations et que ce droit sera partie intégrante de ses intérêts nationaux, les guerres continueront à faire des ravages et des millions de morts à travers le monde. Cette prétention d’être destiné à diriger le monde ne lui vient que de sa puissance à dominer et à conquérir.   

Il n’est plus seul à disposer de cette puissance. De nouvelles voix se font entendre pour dire que ce monde de la puissance impériale est terminé et que le temps est venu pour passer à un monde multipolaire et respectueux du droit des peuples et des nations.

Obama, sous le couvert d’un certain humanisme, n’en continue pas moins à servir les intérêts de l’Empire, lesquels passent avant celui du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. L’Empire n’accepte aucun droit qui lui soit supérieur. Il est celui qui décide des lois et des droits.




Oscar Fortin
Le 8 août 2015

http://humanisme.blogspot.com

dimanche 2 août 2015

Honduras: ?Que dice el cardenal Maradiaga de los reclamos de su pueblo?


Desde meses el pueblo se levanta para denunciar la corrupción y las persecuciones del gobierno 



 Importa recordar que, en enero 2014, el cardenal Maradiaga llamaba, desde  Berlín donde se encontraba y se prestaba a una conferencia de prensa, (1) a una primavera latino-americana  como sucedió en muchos países de Medio Oriente.

"¿Cuándo vendrá la Primavera Latinoamericana?", se preguntaba el cardenal hondureño haciendo un paralelismo con lo sucedido en las revoluciones que arrancaron en 2011 el mundo árabe.

Por supuesto, que en su mente, no se trataba de Honduras, su país, sino mas bien de esos países emergentes que molestan por sus políticas sociales a favor de los pobres y por su democracia participativa que molestan a los dirigentes de la Iglesia y de Washington. Su llamada, desde Berlín, puede interpretarse como la señal del golpe de Estado del 26 febrero 2014 en Venezuela, el cual ha sido neutralizado a tiempo por el gobierno democrático.

Desde meses, el pueblo de Honduras manifiesta por marchas y huelga de hambre en contra la corrupción que involucra, a los mas altos niveles, el actual gobierno. Encuentro curioso que RD que nos informa de  lo que sucede en Venezuela se haga tan silencio sobre lo que esta sucediendo en Honduras.

Me permito compartir con ustedes algo del panorama de lo que esta sucediendo en Honduras, país donde el cardenal Maradiaga es el pastor de mas alto nivel.  He aquí unas referencias de lo que esta sucediendo.

“Turcios Genesis: Viva mi gente catracha...viva mi Honduras..(2)....viva mi nación. ...Hoy JOH debería de darse cuenta que la mayoría del pueblo no lo eligió esta allí en ese puesto por su misma corrupción. ...que se quite esa máscara de cinismo....Hoy una nación a despertado. ...hoy una nación gritan en una Sola voz.”

“Las protestas se han intensificado en los últimos días tras el informe presentado por una comisión legislativa, en el que aseguran que el Partido Nacional, (3) de Juan Orlando Hernández, recibió cerca de 94 mil dólares del Seguro Social durante la campaña electoral.”

“Las 22 personas que se encontraban en huelga de hambre (4) como protesta en contra de la corrupción en Honduras, levantaron la medida este viernes, tras permanecer 40 días en las cercanías de la Casa Presidencial en Tegucigalpa (capital).”

“El juicio contra el periodista hondureño David Romero,  (5) quien dio a conocer las pruebas del caso de corrupción del Instituto Hondureño de Seguro Social (IHSS), fue suspendido y convocado para el próximo lunes.”

“El diputado del Partido Libertad y Refundación (Libre) de Honduras, Manuel Zelaya,(6) calificó este viernes fuera de lugar que la Corte Suprema de Justicia (CSJ) esté militarizada por el juicio contra el periodista David Romero y a quien en un principio se le había negado la entrada al máximo tribunal.”

“
Los estudiantes se oponen  (7) a la matrícula condicionada, la cual consiste en la inscripción del alumnado en función del índice académico, situación que consideran como una violación al derecho universal de acceso a la educación.”

“La periodista y corresponsal de teleSUR en Honduras, Gilda Silvetrucci, informó este martes a través de su cuenta en Twitter que el presidente Juan Orlando Hernández  (8) le ofreció un aumento de sueldo al juez José Echenique a cambio de condenar al periodista David Romero, que está siendo enjuiciado por revelar el caso de corrupción en el Instituto Hondureño de Seguro Social (IHSS). »

“La marcha  (9) de las antorchas número nueve se desarrolló este viernes en Honduras para exigir una vez más la renuncia del presidente Juan Orlando Hernández y la instalación de un comité internacional que se encargue de investigar los casos de corrupción en el país, similar al que se instaló en Guatemala.”

Como pueden darse cuenta, se trata de unas referencias que nos recuerdan que algo esta pasando en Honduras, No se si estas manifestaciones corresponden a su anhelo de una primavera latino americana. Veamos unas de sus intervenciones en anos anteriores.

El 6 de febrero 2007, (10) bajo la presidencia de Manuel Zelaya

“Ante la situación de corrupción que vive Honduras, el cardenal Oscar Rodríguez Maradiaga pidió el pasado 3 de febrero al Gobierno que realice una «lucha frontal» contra esta lacra social y que aplique la ley para que cesen los asesinatos de reos en las cárceles, así como la explotación minera irracional.

El cardenal Maradiaga, arzobispo de Tegucigalpa, también señaló que «no podemos seguir con una justicia débil», durante la homilía que pronunció en la misa de conmemoración del Día de la Virgen de Suyapa, patrona de Honduras. “

En abril 2012, con motivo de la Pascua,(11) bajo la presidencia de Porfirio Lobo

“Un país en donde se destierre para siempre la cultura de la muerte, un país en donde la corrupción y el dinero fácil desaparezca para siempre”, exclamó. Si cada uno se convierte en mensajero de la Resurrección de Cristo garantizo que habrá esperanza para Honduras. “Honduras tiene dignidad, los hondureños tenemos dignidad, porque Cristo ha resucitado y el bien va a vencer el mal, ese es el mensaje de vida nueva que hoy nos llena de alegría y de esperanza”, puntualizó Rodríguez.”

El 2 de  abril 2015, con motivo de la Pascua, (12) bajo la presidencia de Juan Orlando Hernández

“Las cosas grandes se preparan, la familia hay que prepararla; el amor y la familia es una vocación, es una llamada y no se puede improvisar, cuando hay una familia improvisada los que terminan pagando son los hijos”, lamentó el sacerdote.”

Breve comentario al respecto de esas tres intervenciones

Bajo la presidencia de Zelaya, el cardenal alza la voz para dirigirse directamente al gobierno para que realice una lucha frontal contra esta lacra social y que aplique la ley para que cesen los asesinos.

Bajo la presidencia de Lobo, habla mas de una Honduras que renace y que lleva esperanza. Nada de criticas relacionadas a los asesinados, tampoco a la corrupción dentro del gobierno.

Bajo de la presidencia de Hernández, su mensaje se hace totalmente espiritual, haciendo de la fe en Cristo y en su Espíritu el fundamento para cambiar su vida. No hay ni una referencia a los problemas de corrupción, de asesinatos, de persecuciones directamente relacionados al gobierno. Un silencio que deja interrogantes sobre las verdaderas complicidades del cardenal con los actuales gobernantes.


“No podemos callar ante el triste caso del Seguro Social, donde miles fueron y siguen siendo víctimas. Tampoco podemos callar ante la depuración inconclusa de la Policía Nacional, ante el sicarito, la extorsión o el mal llamado impuesto de guerra, que tanto hacen sufrir a la población", indicaron los obispos en un comunicado. »


“No podemos ser indiferentes ante el clamor de un pueblo que llora sus muertos por tanta violencia; que sufre la pobreza por falta de empleo y ve partir a sus hijos en una migración forzosa que separa familias y desarraiga a las personas de su Fe y cultura, porque no hay que comer o la muerte por homicidio les acecha, devorando cada día a muchos Hondureños.

Por eso, nosotros, miembros de la Conferencia Episcopal, representando al pueblo católico que peregrina en Honduras, nos unimos a todos los que luchan por una Honduras mejor y proclamamos que no podrá haber paz sin justicia social, fraternidad sin reconciliación, solidaridad sin compasión por los mas pobres, armonía social sin erradicar la impunidad, ni progreso echar fuera la corrupción que tanto mal nos hace a todos.

En un país donde se han roto muchas reglas morales, jurídicas y laborales, a fin de beneficiar a pocos que se enriquecen indebidamente, creemos que se debe seguir de erradicar el crimen organizado, la delincuencia y el consumo de drogas que causa tanta destrucción a los jóvenes y a las familias.”

Breve comentario
 
En ningún momento, la Conferencia episcopal se refiere a los documentos sociales del papa Francisco, tales Evangelii Gaudium y Laudato si, en los cuales denuncia el sistema capitalista que genera pobreza y miseria. Aun menos, se dirigieron directamente al gobierno y a sus dirigentes para llamarlos a cambiar profundamente sus políticas y formas de actuar para mejor responder a las llamas del pueblo y al bien común. Al contrario, llaman mas bien al gobierno para que proceda urgentemente  al fortalecimiento institucional del Estado como si los problemas vinieran de la falta de fuerza estructural del Estado para actuar. No toman en cuenta el hecho que son los mismos actores del Estado, presidente, ministros, funcionarios, policías y militares, que hacen problema y no la institucionalidad del Estado.

Con un tal discurso, el Episcopado supo preparar el camino a la graduación de mas de 152 agentes, 109 de  la ATIC, apadrinada por el embajador de E.U., James Nealson,(15) y 43 de la DLCN (16).  Estos nuevos agentes  recibieron su certificado en una ceremonia encabezada por el presidente Juan Orlando Hernández en el Centro Palabra de Vida donde funciona la Escuela de Formación del Ministerio Público. Estuvieron presentes el fiscal general, Óscar Chinchilla; el fiscal adjunto, Rigoberto Cuéllar, y el embajador de Estados Unidos, James Nealon, quien fue designado padrino de la graduación.


“Quiero decir a todos los miembros del Ministerio Público que reconocemos que lo que han hecho en los últimos 18 meses no tiene precedentes en la historia de Honduras”, dijo el mandatario en el acto de graduación. “El crimen organizado ha mantenido sometido al pueblo hondureño y el narcotráfico ha sido una de las causas de tantas muertes en el país; pero su accionar se ha reducido con las medidas que ha tomado el Gobierno para garantizar la paz que se merece el país”, dijo.

¿Qué concluir?

Ante todo, vemos que el cardenal Maradiaga se hace silencioso. En secundo lugar, la declaración del Episcopado toca puntos muy importantes, pero no logra poner el dedo sobre los responsables gubernamentales. Dejan la puerta abierta para que, al final, sea el crimen organizado el gran responsable de todo lo malo que sucede en Honduras.  Con esas decisiones se ve una tendencia a mas represión en contra del pueblo y a una mejor protección de los dirigentes políticos involucrados en los crímenes.

El cardenal de la teología de liberación y de los pobres, como ciertos medios nos lo presentan, se hace bien discreto en su tierra y su pueblo se siente bien huérfano de parte de sus pastores. Laudato si (18) y Evangelii Gaudium no son mensajes que el Cardenal y el Episcopado están dispuestos a difundir y aun menos a jugarse de completo para defenderlos.

Oscar Fortín
El 1er de agosto 2015