mercredi 14 octobre 2015

ISAIE PROPHÈTE DES TEMPS MODERNES

NOTE: Il s'agit d'un article écrit en 2007 que je me permets de reproduire pour les temps que nous vivons.  Je laisse aux lecteurs et lectrices de réactualiser les principaux acteurs qui marquent, aujourd'hui,  le destin des peuples. Bush laisse la place à Obama, Benoit XVI cède la sienne au pape François. Plusieurs pourront voir en Poutine le Cyrus des temps modernes. Le message du prophète Isaie garde toute son actualité.

Relire ce prophète à la lumière des temps présents apporte un éclairage qui mérite qu’on s’y attarde. Dès ses premières interventions, Isaïe donne le ton sur le culte qui plaît à l’Éternel et sur ce qu’il fait pour apporter justice et paix.


« Cessez d'apporter de vaines offrandes : J'ai en horreur l'encens, Les nouvelles lunes, les sabbats et les assemblées ; Je ne puis voir le crime s'associer aux solennités. Quand vous étendez vos mains, je détourne de vous mes yeux ; Quand vous multipliez les prières, je n'écoute pas : Vos mains sont pleines de sang. Apprenez à faire le bien, recherchez la justice, Protégez l'opprimé ; Faites droit à l'orphelin, Défendez la veuve. (Is.1, 13-17) »



Le ton est donné : le culte pour le culte ne l’intéresse aucunement. Il n’a que faire de ces prières et de ces dévotions de complaisance. Il a un impératif autrement plus important qui met à l’épreuve la sincérité du cœur : recherchez la justice, faites droit à l’orphelin, défendez la veuve. En d’autres mots, soyez justes, bons et sincères.

Cette justice dont parle le prophète est une préoccupation constante qui traverse tout l’Ancien et le Nouveau Testament. Déjà le choix d’Abraham porte le mandat de pratiquer la droiture et la justice pour que s’accomplisse les promesses de l’Éternel (Gn. 18 :19). Ce dernier jugera le monde avec justice, il jugera les peuples avec droiture (Ps.9 :9). Celui qui marche dans l’intégrité, qui pratique la justice et qui dit la vérité selon son cœur (Ps.15 :2) trouvera grâce à ses yeux. La pratique de la justice et de l’équité, voilà ce que l’Éternel préfère aux sacrifices. (Pr.21 :3) « Celui qui marche dans la justice, Et qui parle selon la droiture, Qui méprise un gain acquis par extorsion, Qui secoue les mains pour ne pas accepter un présent, Qui ferme l'oreille pour ne pas entendre des propos sanguinaires, Et qui se bande les yeux pour ne pas voir le mal. Celui-là habitera dans des lieux élevés ; Des rochers fortifiés seront sa retraite ; Du pain lui sera donné, De l'eau lui sera assurée. » (Is.33 :15-16)

"Mais malheur à ceux qui ajoutent maison à maison, et qui joignent champ à champ, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'espace, et qu'ils habitent seuls au milieu du pays ! Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, Qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres, Qui changent l'amertume en douceur, et la douceur en amertume; Qui justifient le coupable pour un présent, Et enlèvent aux innocents leurs droits ! Malheur à ceux qui prononcent des ordonnances iniques, Et à ceux qui transcrivent des arrêts injustes, pour refuser justice aux pauvres, et ravir leur droit aux malheureux de mon peuple, pour faire des veuves leur proie, et des orphelins leur butin ! "(Is.5-10)

Hugo Chavez Frias s’exprimant à le veille de Noël devant une association catholique, déclarait : « Le monde appartient à tous, toutefois des minorités, les descendants de ceux-là mêmes qui crucifièrent le Christ, les descendants de ceux-là mêmes qui expulsèrent Bolivar d’ici et le crucifièrent d’une certaine manière à Santa-Marta, en Colombie ; une minorité s’est approprié les richesses du monde ; une minorité s’est approprié l’or de la planète, l’argent, les minéraux, l’eau, les bonnes terres, le pétrole, les richesses donc, et les a concentrées entre quelques mains : moins de 10 % de la population mondiale est propriétaire de plus de la moitié des richesses du monde » [6]. http://www.voltairenet.org/article133475.html

Comment ne pas entendre ce cri des deux tiers de l’humanité qui crépissent dans la sous-alimentation, la misère, privés de leurs biens et dominés par des oligarchies nationales et internationales? Comment ne pas entendre le désespoir de ces milliers d’immigrants et de réfugiés refoulés aux portes des sociétés bien nantis? Comment ne pas voir cette force manipulatrice qu’ont les médias, transformant le vrai en faux, le faux en vrai, le saint en diable et le diable en saint. « Rends-moi justice, ô Dieu, défends ma cause contre une nation infidèle! Délivre-moi des hommes de fraude et d’iniquité! Sois vainqueur, monte sur ton char, défends la vérité, la douceur et la justice, et que ta droite se signale par de merveilleux exploits. (Ps.43 :1;45 :4) »

Au temps d’Isaïe, Cyrus, le roi des Perses, a été choisi par l’Éternel pour apporter justice au peuple. « C’est moi qui ai suscité Cyrus dans ma justice. J’aplanirai toutes ses voies; il rebâtira ma ville et libèrera mes captifs, sans rançon ni présent, dit l’Éternel des armées. » (Isaïe 45 :24)


Qui sont, aujourd’hui, les Cyrus qui livrent le combat de l’Éternel, apportant justice, libérant les captifs, redonnant le pays à leur peuple? Est-ce un G.W. Bush, à la remorque des multinationales et des privilèges de domination dont il dispose? Est-ce le roi Juan Carlos d’Espagne dont la fortune le place aux premiers rangs des grandes fortunes du monde? Ou plutôt, ne seraient-ce pas un Fidel Castro, redonnant à tout un peuple, dignité, santé, éducation, un Evo Morales, remettant les richesses de son pays au service des besoins de son peuple, un Hugo Chavez, chassant l’impérialisme pour redonner à son peuple plein pouvoir sur ses richesses? Chacun peut faire sa liste sur la base de ceux qui s’adonnent à donner consistance à la justice par rapport à ceux qui se réclament de toutes les libertés pour mieux manipuler et piller.


« Ainsi parle l'Éternel : Pratiquez la justice et l'équité ; délivrez l'opprimé des mains de l'oppresseur ; ne maltraitez pas l'étranger, l'orphelin et la veuve ; n'usez pas de violence, et ne répandez point de sang innocent dans ce lieu. "(Jér. 22 :3)


Que ceux qui ont des yeux pour voir, voient, des oreilles pour entendre, entendent.

Oscar fortin
17 novembre 2007

samedi 10 octobre 2015

LORSQUE LA PEUR DEVIENT L’ARME DE DOMINATION


TOUTE LIBERTÉ DEVIENT IMPOSSIBLE




Je me souviens de l’histoire du Bonhomme Sept Heures qui poursuivait tous les enfants qui n’étaient pas entrés à la maison avant sept heures. Il était, évidemment, un personnage imaginaire au service des parents qui voulaient que leurs enfants soient à la maison avant 7 heures. La peur de ce personnage maléfique suffisait pour qu’à l’heure désignée les enfants soient de retour à la maison. 

Cet usage de la peur est vite devenu l’arme privilégiée de ceux et celles qui ont pour objectifs la conquête et la domination du monde. Le personnage imaginaire du Bonhomme Sept Heures s’est transformé en un personnage bien réel dont le nom est TERRORISME. Il y a eu à travers les siècles du terrorisme qui a servi les brigands, les voleurs, les psychopathes et nombre de personnes inadaptées aux sociétés ambiantes. Ce n’est évidemment pas de ce terrorisme dont il est question dans cet article. Il s’agit plutôt de ce terrorisme structuré et organisé pour créer la peur et les conditions favorisant la prise de contrôle d’un gouvernement, d’un territoire, des richesses qui s’y trouvent. Nous vivons à l’ère de ce terrorisme qui ne frappe pas seulement l’imaginaire, mais bel et bien les personnes, femmes, enfants, hommes, gouvernants, institutions, etc.

En Occident, me référant particulièrement à l’Europe et à l’Amérique, ce terrorisme nous a été présenté par nos gouvernants comme l’ennemi numéro un à abattre. C’est d’ailleurs au nom de cette lutte contre le terrorisme, source de la peur des peuples, que nos armées et tous les services secrets à leur disposition, sans oublier l’apport essentiel des moyens de communication, sont partis pour le combattre là où il se manifestait le plus. Des centaines de milliards de dollars et des milliers de soldats morts au combat ont été le prix consenti pour vaincre cet ennemi insaisissable.

Ce réveil à ce Bonhomme Sept Heures des temps modernes s’est réalisé de façon toute particulière avec cette attaque « terroriste » du 11 septembre 2001 où le monde entier a pu voir de ses yeux la terreur dont leurs auteurs étaient capables. Suite à un tel crime, il ne faisait plus aucun doute que ces terroristes étaient devenus ce que l’humanité avait le plus à craindre. Nos gouvernements n’ont pas perdu de temps, à commencer par celui des États-Unis, pour partir en guerre contre ce terrorisme sans frontières pouvant frapper n’importe où. Un motif de plus pour les apôtres de la lutte antiterroriste d’agir sans se préoccuper des frontières et du droit international. Ce fut la guerre en Irak avec plus d’un million de morts, la guerre en Afghanistan avec plusieurs centaines de milliers de morts,  la guerre en Libye avec ses 250 000 morts et maintenant en Syrie dont le bilan dépasse déjà les 100 000 morts. Tout cela sans parler des blessés et des milliers de victimes du terrorisme.

Si le Bonhomme Sept Heures de notre enfance était le produit imaginaire de nos parents,  il n’en est plus de même avec « le terrorisme » créature réelle, formée, financée et armée par ceux-là même qui en prennent prétexte pour envahir des pays, détrôner des gouvernements, s’emparer de leurs richesses et s’imposer au monde. Il s’agit là d’un choc qui ne peut que bouleverser la conscience des peuples qui ont mis toute leur confiance dans leurs gouvernants et gouvernements. Une tricherie dont le secret aura résisté jusqu’au jour où le gouvernement de Russie, répondant à l’appel du gouvernement syrien pour lutter contre les terroristes, est entré en action. Ses attaques bien ciblées ont semé la terreur chez les terroristes dont un grand nombre a pris la fuite alors que d’autres se sont terrés dans des caches souterraines ou dans des mosquées. C’est alors que les soi-disant ennemis du terrorisme sont sortis pour se porter à la défense de ce terrorisme mis en déroute par les bombardements de la Russie et les attaques terrestres de l’armée syrienne.

Plutôt que de se réjouir de cet apport important de l’aviation russe dans cette lutte contre le terrorisme, ils deviennent tout d’un coup hystériques devant ces victoires successives de l’intervention russe contre ces terroristes. Ils réagissent comme s’ils étaient eux-mêmes les victimes de ces attaques. Il suffit de lire la requête de Brzezinsky à Poutine ou encore la déclaration de McCain qui demande une intervention militaire contre le gouvernement de Syrie. De fait les évènements se multiplient et confirment qu’il en est bien ainsi. Les terroristes font partie de cette armée secrète dont les mandats et les objectifs n’ont pas à se soumettre à des lois internationales pas plus qu’aux droits de l’homme.

Les larmes que nous avons versées devant la cruauté des crimes commis par ces terroristes ainsi que la haine qu’ils ont semée en nous se retournent aujourd’hui contre ceux et celles en qui nous avions mis toute notre confiance et qui se révèlent être les véritables auteurs intellectuels de ces horreurs. Nos médias, asservis aux pouvoirs dominants, ne peuvent échapper à cette responsabilité pour les crimes commis et pour avoir trompé sciemment les peuples.

Je vous invite à lire cet article qui développe bien la mise à nue de cette armée secrète. À chacun d’en tirer ses propres conclusions. Il y a également celui-ci qui va dans le même sens.

Le « Bonhomme Sept Heures»,  de nos parents, tout à fait inoffensif est devenu le « terrorisme offensif et cruel» de l’Empire .


Oscar fortin
Le 10 octobre 2015

lundi 5 octobre 2015

L’OCCIDENT DANS TOUS SES ÉTATS



LA RUSSIE PREND LES CHOSES EN MAIN EN SYRIE





La plus forte et la plus puissante armée du monde, telle que proclamée par le président des Etats-Unis, Barack Obama,  ainsi que les forces de l’OTAN, se voient ombragées par l’entrée en scène,  en Syrie, de l’armée Russe. En moins d’une semaine cette armée arrive à faire ce que les armées des Etats-Unis et de l’OTAN ne sont  parvenues à faire dans une année et demie. Les terroristes y régnaient en rois et maitres.

Il faut préciser que cette entrée en scène de la Russie se réalise conformément au droit international et à la demande explicite des autorités syriennes. Le double objectif, maintes fois répété, est celui d’anéantir les divers réseaux terroristes, véritables fléaux qui mettent en danger la sécurité et la paix en Syrie et dans le monde. La Russie ne veut pas que cette contamination atteigne la Russie et, de là, sa détermination à les combattre à la source. Le second objectif qui découle tout naturellement du premier est celui de stabiliser l’État syrien tout en favorisant les  conditions pour que le peuple syrien puisse lui-même décider de son avenir politique.

D’où vient-elle donc cette clameur de l’Occident qui fait de ses guerres et interventions dans le monde un combat sans merci contre le terrorisme? Pourquoi ne se réjouit-il pas de cette intervention efficace et hautement ciblée : destruction des voies d’approvisionnement en armement, destructions des bunkers et entrepôts d’armements de toute nature, destruction des centres de communication. À ceci s’ajoute la consigne donnée à tous les pays, États-Unis et autres, que l’espace aérien ainsi que l’accès au territoire syrien ne pourront être franchis qu’avec l’accord des autorités syriennes.  Un droit dont tous les pays se réclament.

La Russie travaille en étroite collaboration avec l’armée syrienne et c’est d’ailleurs elle qui s’attaquera à ce que Washington et l’OTAN identifient comme  « opposition armée de libération » de laquelle ils se font solidaires. Ce que vise la Russie par ses bombardements ce sont les terroristes qui sèment la terreur et n’ont de respect pour aucun droit.  Sur le terrain cette lutte contre l’opposition armée relève de l’armée syrienne, comme ce serait le cas pour tous les pays souverains. C’est donc de plein droit que l’État prend tous les moyens légitimes pour assurer la paix dans le cadre de la constitution du pays. En Colombie, une guerre semblable existe depuis plus de 50 ans et des négociations sont présentement en déroulement  en vue d’un accord de paix. Cette négociation se réalise entre les colombiens révolutionnaires et l’État de Colombie. Souhaitons, qu’une fois les terroristes éliminés du territoire syriens, de telles négociations puissent se concrétiser entre l’opposition armée de libération et le gouvernement syrien.

Ce qui rend fous Washington et ses alliés c’est cette grande contradiction  qu’ils portent face à la présente situation. D’une part, plutôt que de se réjouir de l’intervention russe contre les terroristes, ils s’en scandalisent en prétextant que c’est pour consolider le président légitime Bachar El Assad. En se positionnant ainsi, ils adoptent une position tout à fait antidémocratique qui va à l’encontre du droit international. Il appartient aux peuples de décider de leur avenir politique et non à quelques illuminés ou dictateurs à le leur imposer.

Comment, ces sauveurs d’humanité, ces grands défenseurs de la démocratie dans le monde, ces apôtres du droit international des peuples et des personnes, peuvent-ils en arriver à être et à promouvoir tout le contraire de ce qu’ils prétendent être et de ce qu’ils prêchent.

Dans les Évangiles, il y a une diatribe de première classe contre ces faiseurs de leçons et ces maitres à imposer leurs lois. Elle ne s’applique pas seulement aux docteurs de la loi, mais aussi à tous ces dirigeants et à leurs subordonnés qui leur sont soumis comme des caniches à leurs maitres.

Je me permets d’en relever quelques extraits qui n’offensent en rien les croyances et les non croyances, seulement les hypocrites, les menteurs et les manipulateurs.

 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte; et, quand il l`est devenu, vous en faites un fils de la géhenne deux fois plus que vous. (Mt. 23,15)

Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, et qu`au dedans ils sont pleins de rapine et d`intempérance. (M.23, 25)

Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors, et qui, au dedans, sont pleins d`ossements de morts et de toute espèce d`impuretés. (Mt.23,27)

Vous de même, au dehors, vous paraissez justes aux hommes, mais, au dedans, vous êtes pleins d`hypocrisie et d’iniquité.(Mt. 23,28.)

La fumée qui couvrait l’hypocrisie et les mensonges de nos sauveurs d’humanité se dissipe de plus en plus. Il y a Poutine,  mais aussi tout cet éveil des consciences qui ouvrent de plus en plus les yeux.

Oscar Fortin
le 5 octobre 2015   

samedi 3 octobre 2015

LA COURSE AU POSTE DE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DES NATIONS UNIES





Il ne fait aucun doute que le poste de Secrétaire général des Nations Unies revêt une importance toute particulière tant pour la personne qui en sera titulaire que pour les États qui auront à traiter avec elle.

La procédure de nomination du candidat ou de la candidate passe par le Conseil de sécurité à l’intérieur duquel les détenteurs du droit de veto peuvent l’exercer pour bloquer l’une ou l’autre des candidatures. Ce ne sera qu’une fois acquise l’unanimité des principaux membres du  Conseil de sécurité sur l’une ou l’autre des candidatures, que cette dernière étape ne sera finalement qu’une formalité, le choix du Conseil de sécurité étant normalement entériné par les membres de l’Assemblée générale. Pour plus de détails sur cette procédure, je vous renvoie à ce lien.

L’actuel mandat du Secrétaire général prendra fin le 31 décembre 2016. Il est normal que les diverses forces sociales, politiques, économiques et financières se mettent en campagne pour promouvoir des candidatures qui répondent le mieux à leurs intérêts. Dans cette procédure, comme plus haut mentionné, les cinq membres du Conseil de sécurité, ayant droit de veto (Chine, Angleterre, France, États-Unis et Russie), occupent une place prépondérante. Déjà, des noms commencent à sortir et il ne fait aucun doute que la course à cette haute fonction est commencée. Voyons un peu ce qui en ressort pour le moment. 

D’abord, le président du Costa Rica, Luis Guillermo Solis, lors de son intervention devant l’Assemblée générale des Nations Unies a souhaité que le poste de Secrétaire générale des Nations Unies soit assumé, pour les années à venir, par une femme. Le président de l’Équateur, Rafael Correa, a repris à son compte cette proposition y ajoutant, qu’en Amérique latine, il y avait de ces femmes tout à fait aptes pour occuper cette fonction. Il mentionna, entre autres, Dilma Rousseff, présidente du Brésil, Cristina Fernandez, présidente d’Argentine, Michelle Bachelet, présidente du Chili. Ces propositions n’ont guère retenu l’attention de nos médias. Par contre, il en va autrement avec la proposition de personnalités importantes d’Europe qui font d’Angela Merkel, chancelière de la République fédérale d’Allemagne, la candidate toute désignée pour cette fonction. Voici en résumé le portrait de ces premières candidates.

Dilma Rousseff (67 ans)

Réélue présidente du Brésil pour un second mandat de 4 ans, le 26 octobre 2014, elle poursuit les politiques, amorcées par Luis Ignacio Lula dans les deux premiers mandats de ce dernier. Elle représente les intérêts du Brésil au sein des pays du BRICS dont le Brésil est l’un des membres importants. Elle partage la vision d’un monde multipolaire qui se développe, à un rythme accéléré, un peu partout dans le monde sous l’influence de ce regroupement au sein duquel la Russie et la Chine jouent un rôle majeur. Elle est fortement contestée par la droite de son pays et son leadeurship est fortement contesté par ces dernie


Présidente d’Argentine depuis 2007, son second mandat prendra fin en octobre prochain alors que sa popularité n’a cessé de croitre. Elle a, comme on dit, du panache et de la détermination. Elle a su affronter de nombreux défis au cours de ses deux mandats et ses adversaires n’ont pas ménagé leurs insultes pour la discréditer et la démolir. 

Elle s’est affirmé pour réclamer les droits de l’Argentine sur les Îles Malouines et elle a su faire appel aux Nations Unies pour exiger que l’Angleterre s’assoit à une table pour résoudre ce différent par les voies diplomatiques.. Elle s’est également fait remarquer par cette bataille épique contre les rongeurs de dettes que l’on identifie avec les fonds vautours. Après de nombreux débats et interventions, elle a obtenu des Nations Unies l’adoption d’une résolution qui permet à un gouvernement de restructurer sa dette sans devoir sacrifier les besoins essentiels de sa population. Cette résolution a été votée au début septembre 2015 par le Conseil des droits de l’Homme et par l’Assemblée générale des Nations Unies. Son mandat prend fin ce mois-ci, alors que sa popularité est encore très élevée.   


Michelle Bachelet (64 ans), actuelle présidente du Chili, fait partie de ces femmes qui peuvent aspirer au poste prestigieux de Secrétaire général des Nations Unies. Après son premier mandat comme présidente du Chili (2006-2010), elle a occupé un poste important aux Nations Unies à la tête de ONU Femmes. À ce titre, elle a pu se familiariser avec tous les rouages de l’ONU et établir de solides relations avec des centres de pouvoir qui gravitent autour de cette Institution qui représente plus de 194 pays dans le monde.

Lors des dernières élections, elle a obtenu moins de 24% des suffrages de l’électorat chilien. Il faut dire que plus de 60% de cet électorat a soit annulé son vote ou s’est tout simplement abstenu d’aller voter. C’est sous l’emblème du socialisme qu’elle préside une coalition qui regroupe un peu de toutes les tendances. Son parcours politique nous la fait découvrir davantage comme une alliée fidèle de Washington et elle parvient à bien jouer ce rôle dans les divers organismes d’intégration de l’Amérique latine dont, entre autres, UNASUR et CELAC.


Angela Merkel (61 ans),

Chancelière de la Fédération d’Allemagne. Depuis 2005, elle est bien connue pour le rôle qu’elle joue au sein de l’Europe, mais également comme alliée indéfectible de Washington et de l’OTAN. Elle demeure un personnage quelque peu énigmatique. Dans certains milieux, on aime la relier à des influences nazies, mais sans jamais en faire la démonstration. D’autres laissent entendre que certains éléments secrets la rendraient dépendante des volontés de Washington. Son engagement en faveur des sanctions imposées à la Russie peut difficilement se comprendre du seul point de vue des intérêts d’Allemagne. D’ailleurs, elle perd de plus en plus l’appui de son électorat, au point qu’elle songerait démissionner avant les élections plutôt que de les perdre en se présentant de nouveau. Elle est vite devenue la candidate à mettre au premier rang pour occuper le poste de Secrétaire général des Nations Unies. On la présente comme la candidate au prix Nobel de la paix et comme la future Secrétaire générales des Nations Unies, un poste de fin de carrière fait sur mesure pour elle, selon ses admirateurs et promoteurs.


Commentaires

Prenant en compte que la procédure de nomination du  Secrétaire général des Nations Unies ne sera pas modifiée d’ici à décembre 2016, il serait souhaitable que les réseaux d’information alternative se mettent à l’œuvre pour faire valoir le profil des personnes qui répondraient bien à ce poste.

Il serait également important de faire valoir l’idée d’un débat et d’un vote non contraignant de l’Assemblée générale sur les quatre ou cinq candidates  les plus susceptibles d’être présentées aux membres du Conseil de Sécurité. Il serait alors intéressant de voir jusqu’à quel point la recommandation du Conseil de sécurité prendrait en compte le choix de l’Assemblée générale. Rien n’empêche l’Assemblée générale de discuter des candidatures avant que la recommandation du CS leur soit transmise.

J’invite tous les internautes à intervenir sur le sujet et à faire valoir des candidatures, ignorées de plusieurs, qui mériteraient d’être prises en considération.

Je pense que ce sujet a de quoi susciter beaucoup d’intérêts auprès des internautes, mais aussi auprès de personnalités politiques, sociales et même religieuses.

Il ne faudrait surtout pas que ce poste prestigieux, mais aussi très important, serve de prime ou de  récompense pour des personnes auxquelles on doit beaucoup. Il faut autre chose que cela. Il faut la compétence et les qualités qui vont avec un mond multipolaire et multicentrique. 

Oscar Fortin

Le 3 octobre 2015