mercredi 31 juillet 2019

MAFIA VERSUS EMPIRE
















Nous avons tous une idée de ce que sont et font les Mafias dans les diverses régions du monde. On les qualifie d’organisations criminelles donnant suite au crime organisé. Selon leur envergure et leur puissance, ces Mafias s’imposeront dans leurs milieux et feront respecter leurs lois.  Leur capacité de corruption leur permettra d’acheter des juges, des politiciens et même des autorités religieuses. Leurs ennemis devront faire face à la loi du plus fort et du plus violent. Les assassinats, les mises à feu de barres et d’édifices qui leur font obstacle, feront partie de leur arsenal pour mettre au pas les récalcitrants.

Le crime organisé, au niveau de ces mafias urbaines et régionales, s’enrichit avec la vente des drogues et des boissons, la traite des femmes,  le commerce des armes, le vol de banques, etc. Ils sont et font la loi qui les sert le mieux. Sous ce dernier aspect, ils ne sont pas sans faire penser à l’Empire, aux ambitions illimitées,  pour qui les lois deviennent celles qui lui permettent de satisfaire pleinement ses intérêts. À ce titre, nous pouvons dire, à la lumière d’un certain nombre de faits, que l’Empire étasunien répond parfaitement à ce profil d’État qui se comporte comme une Mafia pour qui la seule loi qui prévaut est celle qui le sert au mieux.

Lorsque nous regardons le comportement et les interventions de cet Empire au Venezuela et à Cuba, entre autres, nousréalisons que la Loi internationale, consacrée dans la Charte des Nations Unies, n’a aucune influence sur ses actions criminelles menées contre ces deux pays.  

À l’occasion du Forum de Sao Pablo qui s’est réalisée au Venezuela, du 25 au 28 de juillet, le ministre des Relations extérieures de Cuba a pris la parole pour demander aux institutions internationales et régionales d’intervenir devant l’accentuation des sanctions et du blocus économique contre Cuba. Il a eu, entre autres, ces paroles :

« “#EEUU augmente les actions de piratage économique contre #Cuba. Ils exercent des activités illégales de surveillance et de persécution des navires et menacent les compagnies de transport maritime, les compagnies d’assurance et les gouvernements d’empêcher l’arrivée de carburant dans le pays. C'est un plan génocidaire | # NoMoreLock ”



Dans ce cas, l’Empire se comporte comme une véritable organisation criminelle, caractéristique de toute Mafia.

Il en va de même pour le Venezuela, victime de cette mafia impériale qui a mis la main sur plus de 25 milliards de dollars du  peuple vénézuélien, argent destiné à l'achat de médicaments, de produits alimentaires et de produits industriels. Selon des études menées par des étudiants universitaires , ces sanctions auraient fait plus de 40 000 morts de 2017 à 2019. C'est quelque chose de grave. Tout cela, évidemment, hors de toute norme internationale. Non seulement il commet ces crimes, mais il en arrive à se joindre, avec sa corruption, gouvernements,  épiscopat, État du Vatican et pays d’Europe pour faire du Gouvernement  révolutionnaire le grand responsable de la misère du peuple due à  sa mauvaise administration. Inutile d’ajouter que la grande majorité des médias de communication sur lesquels il a plein pouvoir, vont amplifier cette conviction  et passer sous silence tous ces crimes commis à l’encontre du droit international.

Je voudrais bien que toutes ces bonnes âmes qui soutiennent cet Empire nous disent comment il est possible qu’il soit le sauveur de peuples et d’humanité tout en agissant hors du droit international, volant par milliards de dollars ces peuples, générant, par mercenaires interposés, la violence au sein de ces mêmes populations, interdisant le commerce international y pénalisant tous ceux qui se risqueraient à défier ces sanctions. Nous sommes loin du personnage évangélique du bon samaritain. Nous sommes plus près du personnage du « Parrain » qui voit à ses intérêts et qui agit selon ses propres lois. Le silence des pays et institutions religieuses sur ses crimes les transforme en complices de ces derniers.

En 2018, le papa François s’est rendu à Palerme pour y rencontrer le peuple, mais aussi, pour s’adresser à la Mafia en des termes sans équivoques qui les excluaient de toute compatibilité avec les enseignements des Évangiles et de la foi chrétienne.  Il a pris son courage à deux mains et les a excommuniés. 


Dans pareil contexte, il est normal que nous interpellions le pape François par rapport à cette mafia impériale qui agit en défiant le droit international des peuples à disposer d'eux-mêmes. À ce jour, il s'est bien gardé de dénoncer en termes clairs cet interventionnisme illégal et criminel de cet empire dans les pays plus haut mentionnés.  Son silence sur cette question pourrait laisser entendre qu'il n'a pas la liberté pour le faire ou qu'il ne juge pas pertinent de le faire.

Il s'agit de crimes contre le droit international et l'humanité des peuples, directement victimes de ces interventions.


Oscar Fortin 

1er août 2019

vendredi 5 juillet 2019

Qui est Michelle Bachelet ?



Cheval de TROIE de Washington


Du 19 juin au 23 juin,  Michelle Bachelet, haut-commissaire aux droits humains des Nations Unies a procédé à des rencontres, au Venezuela, avec les principaux acteurs politiques ainsi qu’avec ceux et celles qui se disent victimes de l’un ou l’autre de ces acteurs. Suite à ces dernières , elle a produit un Rapport qui a été transmis officiellement aux autorités concernées et à la presse internationale, le 4 juillet 2019. La haute commissaire des Nations Unies pour le respect des droits humains nous livre un rapport entièrement  concentré sur le gouvernement  de Nicolas Maduro, laissant entièrement dans l’ombre les sanctions et la guerre économique persistante de Washington, qui va à l’encontre de la Charte internationale des droits des Nations Unies. La seule référence à ces sanctions se trouve au paragraphe 75, dans sa dernière partie : 

« Les sanctions économiques récentes aggravent la crise économique, ce qui accroîtra à terme l'impact négatif sur la jouissance des droits économiques et sociaux par la population. »

C’est tout ce qu’elle trouve à dire, se gardant bien de faire référence à leurs auteurs (Washington et Union européenne). Aucun rappel n’est fait du droit international qui interdit ces diverses formes d’interventionnisme, lesquelles, soit dit en passant, se font sentir depuis longtemps ? Que des milliards de dollars aient été soustraits à l’usage du gouvernement pour répondre aux besoins de sa population, en médicaments,  nourriture et produits industriels, entre autres, cela la laisse plutôt indifférente et sans lien avec le respect des droits humains des personnes qui en sont les victimes. Ce ne sont pas les documents qui lui manquaient pour en faire le constat.  Il lui est plus facile de reprendre le discours officiel de Washington et de l’opposition qui le représente au Venezuela, faisant du gouvernement de Nicolas Maduro l’unique responsable de tous les maux dont le peuple est victime.

À cette couverture très diplomatique de l’interventionnisme des États-Unis dans les affaires internes du Venezuela, s’ajoute cette autre couverture qui lui permet de passer sous silence les actions terroristes et criminelles d’une opposition qui répond aux ordres de Washington.  Dans son rapport, il n’y a aucune référence à une opposition radicale et criminelle qui agit hors des normes de la Constitution vénézuélienne. Que la révolution bolivarienne soit  la cible des intérêts des oligarchies locales et de Washington ne fait pas partie de ses analyses. Elle a oublié ces interventions, au Chili d'Allende, de la CIA et de tous ses alliés régionaux pour  mettre un terme à l’Unité populaire et au socialisme humanitaire promu par ce dernier. Le charme de Washington et ses attentions à son endroit  l’auront convertie en une fidèle alliée de ce dernier. Il ne faut pas oublier qu’elle a étudié à Washington la Stratégie militaire, une porte d’entrée dans la grande famille des forces impériales.

Il ne fait aucun doute que ce rapport, rendu public, ce 4 juillet 2019, est partial et répond parfaitement aux intérêts de Washington et de ses alliés. Il constitue un pas important visant à manipuler l’opinion mondiale sous le chapeau des Nations Unies.  Il est quelque  peu paradoxal que ces puissances qui passent outre au droit international de non-intervention dans les affaires internes d’autres États se réclament des Nations Unies pour poursuivre leur interventionnisme avec encore plus de force.  

Michelle Bachelet est une femme de grande intelligence qui sait ce qu’elle veut et qui n’hésite pas à s’ajuster à ceux et celles qui répondent à ses attentes. Son peuple, celui du Chili, en avait découvert la nature et le lui avait fait savoir, lors de son dernier mandat, l’élisant avec 23% de l’électorat chilien et 60% d’abstention. Elle pouvait toujours compter sur Washington pour reprendre du service aux Nations unies, là où elle servirait le mieux son maitre. Avec ce Rapport, partial et profondément subjectif, elle a de quoi  le réjouir profondément et s’assurer un avenir encore plus élevé au sein des Nations Unies.

En  2013, lors des élections présidentielles au Chili, j’avais écrit un article sur ce personnage qui assume parfaitement bien le personnage mythique du Cheval de Troie. Beaucoup des éléments qui y sont relevés gardent toute leur pertinence pour les temps que nous vivons. 

Oscar Fortin

lundi 24 juin 2019

QUÉBÉCOIS ET QUÉBÉCOISES HISTOIRE D'UN PEUPLE






Suite à la grande victoire du Parti québécois à l'automne 1976, m'était venu l'inspiration d'un texte qui parlait du destin de notre peuple et du courage de ceux et celles qui lui permirent d'avancer pour mieux être et dire au monde le grand destin qui devrait tous et toutes nous réunir dans la grande diversité des peuples et des nations. À l'occasion de la Saint-Jean-Baptiste, jour de la célébration du peuple que nous sommes, je me permets de partager avec vous cette prose qui se laisse chanter.

 QUÉBÉCOIS ET QUÉBÉCOISES

Québécois histoire d’un peuple
Québécoises conquête de liberté
Nos ancêtres nous ont fait naître
Sur une terre aux nobles destinées.

De la force de tes bras, 
Du courage de ton coeur
A surgit notre mât, 
A grandi notre honneur.

Soumis à la conquête, 
Soumis à l’étranger
De la peur, de la crainte
Ont t’a fait prisonnier.

La force de ton cœur
Le courage de ton destin
Ont secoué tes peurs
T’ont remis sur le chemin.

Chemin de la vie
Chemin de dignité
Chemin de l’amour
Chemin de liberté

Peuple de chez-nous,
Peuple du Québec,
Notre histoire est courte
Il faut continuer.

Peuple de chez-nous
Peuple du Québec
Notre histoire est courte 
Il faut s’engager.

Demain sera le jour,
Jour de notre avenir
Avenir de notre peuple
Avenir de notre vie
Vie de toujours,
Vie de l’amour
Amour de tous les peuples.

Oscar Fortin (1978)
(inspiré de la pensée de l’historien Michel Brunet sur le peuple Québécois.)

vendredi 21 juin 2019

Trump : ses promesses et ses actions






Après trois ans à la présidence des États-Unis, Donald Trump nous donne une idée assez claire  du lien qu’il établit entre ses promesses électorales et ses actions. À ce titre, il est plus que pertinent de revenir à certaines de ses promesses les plus percutantes pour les États-Unis et l’avenir des peuples. Lors de son discours d’investiture, Trump a fait, entre autres, trois déclarations qui ont été reçues avec enthousiasme et beaucoup d’espérance par la communauté internationale. 

La première transforme pour ainsi dire l’Empire, auquel s’identifient les États-Unis, en un simple État, respectueux  du droit des autres États. WASHINGTON, A-T-IL DIT, CESSERA DE DICTER SA LOI AU MONDE. Une déclaration-choc, confirmant sa volonté de respecter le droit international, tel que formulé dans la Charte des Nations Unies. 

La seconde déclaration donne l’esprit de ce changement de cap qui met  l’accent sur le caractère humain et respectueux des relations avec les autres États auxquels il reconnaît les mêmes droits que ceux des États-Unis.  Il la formule de la façon suivante : « «Nous rechercherons l'amitié avec tous les pays du monde. Nous ferons cela avec la compréhension que c'est le droit de chaque pays de placer ses intérêts d'abord. Nous n'imposerons pas notre mode de vie, mais nous dirigerons plutôt par l'exemple», 

La troisième déclaration se réfère à la présence militaire des États-Unis à l’étranger. « Nous obéirons à deux règles simples : acheter américain et embaucher américain. Nous chercherons à garder l’amitié et les bonnes grâces des autres pays du monde, mais ils doivent comprendre que chaque pays a le droit de faire passer ses intérêts avant ceux des autres. Nous ne cherchons pas à imposer notre mode de vie à quiconque, mais nous voulons qu’il serve d’exemple aux autres. Nous voulons être un exemple d’excellence. »

APRÈS TROIS ANS QU’EN EST-IL DE CES DÉCLARATIONS ?

Je pense que les exemples, échelonnés sur les trois dernières années, ne manquent pas pour confirmer  le caractère toujours impérial des interventions des États-Unis avec les autres peuples du monde. La stratégie, développée dans ses relations avec les autres peuples et nations, a beaucoup de similitudes avec celle du bâton et de la carotte. Cette approche est bien illustrée par l’usage des sanctions visant à faire céder l’adversaire auquel il lui consentira, le cas échéant, quelques récompenses. Les problèmes vécus au Venezuela en sont une illustration en gros caractère.  Il en est de même avec Cuba auquel il accentue les contraintes de l’embargo pour ruiner son économie touristique. Les exemples ne manquent pas et je vous invite à partager avec nous ceux qui vous viennent à l’esprit.

Quant à la deuxième déclaration « nous chercherons l’amitié avec tous les pays du monde », il faut faire de grands efforts pour y voir cette recherche d’amitié alors que la politique du bâton et de la carotte est toujours là pour forcer et mettre à sa main l’adversaire. 

Par rapport à la troisième déclaration, on est en droit de se demander comment il peut justifier l’implantation d’une base militaire étasunienne au Pérou, encourager par son silence l’arrivée de l’OTAN en Colombie où les États-Unis ont déjà 7 bases militaires. Au même moment, son Secrétaire d’État aux Affaires extérieures  menace le Venezuela en déclarant qu’il va s’unir au Brésil et à la Colombie pour y réaliser un changement de gouvernement. Ceci remonte déjà au tout début de son mandat.

En Syrie, les mouvements se poursuivent pour créer une nouvelle base militaireoù plus d’un millier de soldats y sont déployés. Rien n’indique que cette initiative soit prise en concertation avec le gouvernement légitime de Syrie. Le «chaque pays » a le droit de faire passer ses intérêts avant ceux des autres» sonne plutôt faux dans pareil contexte.

Les atomes d’interventionnisme qui s’inscrivent dans l’ADN des gouvernants des États-Unis ne semblent pas avoir rendu l’âme avec l’arrivée de Donald Trump. Ses trois années à la présidence ne sont pas très encourageantes pour les années à venir. Il se comporte comme un véritable empereur qui se situe au-dessus des lois internationales et qui s’asservit par la force et les menaces des peuples et des nations. C’est l’exemple que j’en retiens, bien loin de celui qu’il nous proposait dans ses déclarations. 


Oscar Fortin
Le 21 juin 2019 


En janvier 2017, j’avais recueilli de l’information et écrit sur la prise de pouvoir de Donald Trump. Je m’étais promis de relever ses promesses après qu’elles aient été mises à l’épreuve. 





lundi 17 juin 2019

Sans le soutien de l'Église, il n'y aurait pas cette crise au Venezuela




Il y a un dicton qui a de quoi nous interpeler : "En Amérique latine, aucun coup d'État ne serait  possible sans le soutien de l’Église. "  L’histoire des 50 dernières années confirme cette phrase. Cela se confirme encore davantage dans le cas du Venezuela où l'épiscopat, soutenu par le Vatican, mène la lutte contre la révolution bolivarienne. Voyez ce que le cardinal Porrasa récemment déclaré:

"L’institution qui a le plus affronté le régime vénézuélien est l’Église."Plus clair que cela, ce n’est pas possible.

DE QUEL RÉGIME S’AGIT-IL?

Hugo Chávez, grand croyant de cette église, définit ce régime de la façon suivante: humaniste, socialiste, chrétien, avec une démocratie participative et anti-impérialiste. On peut se demander en quoi ces caractéristiques vont à l’encontre de la doctrine sociale de l’Église. Le socialisme dont on parle est un socialisme qui place les intérêts du peuple avant les intérêts des oligarchies et des multinationalesqui opèrent dans le pays. Les richesses du pays doivent avant tout servir les intérêts du bien commun du peuple comme la santé, l'éducation, le logement, le travail avec des salaires justes, entre autres font partie de ces priorités.

QU'EST-CE QUE LA DOCTRINE SOCIALE DE L'ÉGLISE?

En substance, l'ensemble des encycliques sociales de l'Église des cinquante dernières années, que ce soit celles du pape Jean XXIII, du pape Paul VI, du pape  Jean-Paul II, du pape Benoît XVI auxquelles s’ajoute l’Exhortation apostoliqueÉvangilii Gaudium du pape François vont toutes dans cette direction du régime de Chavez. S’affranchir de  l'impérialisme, donner priorité au bien commun de tous, assurer la défense des droits de la personne, transformer le capitalisme sauvage en un socialisme humain et juste.

QU'ATTEND LE PAPE FRANÇOIS POUR  REMÉDIER À CETTE CRISE?

L’Église, y compris le Vatican et les épiscopats, ne peut promouvoir une doctrine sociale, condamnant le capitalisme sauvage tout en luttant contre ceux-là mêmes qui veulent le transformer en socialisme humain. C'est exactement ce qui se passe au Venezuela. L'épiscopat et le Vatican vont de pair avec les oligarchies et l'empire pour empêcher que cette transformation du capitalisme sauvage devienne réalité et que l'empire ne puisse plus intervenir dans les affaires internes d’autres pays.  Sans cette présence active, de l'épiscopat vénézuélien, soutenu par l'État du Vatican, l’opposition et l’empire, ne ferait pas ce qu’ils font présentement. Il n'y aurait pas de crises au Venezuela, comme celle que nous voyons. S'il y a une crise, c'est parce qu'ils sont pleinement impliqués pour que le régime socialiste, tel que défini par Chávez, soit éliminé, par tous les moyens possible. En aucun cas, ils n'élèvent la voix pour condamner l'interventionnisme des É.U. et encore moins les sanctions et la guerre économique qui affectent directement le peuple. La raison est simple, ils font partie de toute cette opération.

Nous avons déjà une idée de ces moyens utilisés : mensonges, manipulations, appel à la désobéissance civile, violence de rues, sanctions de toute nature, guerre économique, menace d'invasion militaire, etc.Tout cela pour que les gens qui accompagnent la révolution et les autres qui ne les accompagnent pas souffrent suffisammentpour blâmer le régime Chavez de tous les malheurs qui leur tombent dessus et pour qu’ils se révoltent contre le gouvernement et soutiennent l’opposition et l’empire dans leurs projets de prise en main de l’État  et de celui du  plein contrôle sur les richesses du pays.

Il y a un jésuite, au Venezuela, curé d'une paroisse de Caracas, qui a eu, la semaine dernière, une rencontre avec le pape Francisco pour lui dire la vérité sur le Venezuela.Je vous invite à lire  ici le résumé qui en a été fait.

Je ne saurais croire que le pape François soit complice de tout ce montage. Je suis plutôt enclin à penser qu’il a été manipulé et induit en erreur par ses collaborateurs à la Secrétariat du Vatican et par un épiscopat, sans scrupule. Quelque chose qui ressemblerait un peu à ce qui s’était passé au Chili, lors de son voyage.  Il est donc urgent, suite aux révélations que le père Numa Molina lui a confié qu’il fasse une enquête sérieuse et qu’il mette fin à cette coopération avec l’opposition et Washington en dénonçant avec vigueur les sanctions et toutes les formes d’interventionnisme qui vont à l’encontre du droit international.  Il faut que le monde sache qu’il a été victime d’une manipulation interne et qu’il est bien décidé à tirer toute cette histoire au clair. Il s’agit d’un problème politique, économique et social  aux conséquences très lourdes pour l’Église et les peuples qui en sont les premières victimes. 

S’il n’est pas complice de ces manœuvres, il est urgent qu'il intervienne pour identifier et condamner ces manipulateurs, tout comme il est urgent qu’il dise aux É. U. de mettre fin aux sanctions, à la guerre économique et à toutes les entraves de nature à nuire au bon fonctionnement de l’État et au bien-être du peuple. Le silence du pape François, sur ce drame dont le peuple vénézuélien est victime, en ferait un complice. Ce serait de quoi à ébranler les murs du temple.

Oscar Fortin
17 juin 2019